Autant que je puisse voir, l'archiconfrérie de saint Étienne est internationale mais pas universelle, étant limitée en étendue aux pays faisant partie de l'Empire Britannique en 1904. Certes cela comprenait un quart de la surface de la terre, mais sauf erreur la France n'en faisait pas partie.
Quel bel
understatement, cher M. Daly !
Cela me rappelle un autre, qui se passa à peu près à la même époque que l'érection de cette archiconfrérie, aux débuts du règne (trop court hélas à mon avis) de votre Roi Edouard VII, en 1903.
On peut lire, si mes souvenirs sont bons, dans les
Recollections of Three Reigns [je n'ai pas cet ouvrage sous la main] de Sir Frederick (Fritz) Ponsonby, secrétaire privé du roi Edouard VII, que la foule qui l'accueilla à Paris, en 1903, lorsqu'il prit la route des Champs-Elysées, venant en carrosse avec le président Loubet de la gare ferroviaire de la Porte Dauphine, pour sceller l'Entente Cordiale, restait silencieuse, hostile, ne le saluait point, et qu'il y avait même quelques révoltés qui criaient "Vive Fashoda", "Vive les Boers", voire "Vive Jeanne d'Arc" ...
Ponsonby, inquiet, dit au Roi:
The French don't like us.
Et le Roi de répondre sèchement:
Why should they? ...
(L'anecdote est bien connue, je ne vous apprends sans doute rien !)
Plus sérieusement :
Il va sans dire que j'abonde dans votre sens et celui de la critique de Nemo concernant l'usurpation abusive de votre archiconfrérie vénérable.
Mais je me suis limité (de temps en temps mon passé de philologue, mon premier métier, et celui qui m'a marqué le plus, prend le dessus), à une remarque d'ordre linguistique, sans doute pédante, au mieux scrupuleuse. J'assume les deux !
Mais on m'a quand-même lu dans les hauts lieux fraternitaires ! La preuve: le cérémoniaire de Posen apparaît désormais au
casus rectus sur La Porte Latine.
Reste encore à clarifier l'imbroglio plus oblique, hélas, la dérive gallicano-anarchiste de cette
pia unio qu'on aimerait pouvoir louer davantage.