Voici les références précises de la citation du futur Benoît XVI. par Scrutator Sapientiæ 2014-03-08 08:10:18 |
|
Imprimer |
Bonjour Mistral,
Voici :
Joseph RATZINGER, Les principes de la théologie catholique, reparu en 2008 aux éditions Parole et Silence / Téqui.
Lire les pages 13 à 15, d'une manière très localisée, 13 à 26, d'une manière plus englobante, pour se faire idée complète, précise, exacte, fidèle, de ce dont il est vraiment question.
Nous sommes en présence d'une citation, partiale et partielle, d'une phrase privée de son contexte, qui est l'objet d'un contre-emploi et d'un détournement de finalité, compte tenu de la motivation, descriptive, et non prescriptrice, de son auteur, le futur Pape Benoît XVI, en ce qui concerne ce que Joseph RATZINGER lui-même appelle, à cet endroit de son ouvrage, la "position du problème".
Mais quelle est donc l'intention qui préside à un tel acte ?
S'agit-il plutôt d'une intention d'éclairer et d'inspirer, d'une manière objective,
ou
s'agit-il plutôt d'une intention d'influencer et d'orienter, d'une manière partisane ?
S'agit-il plutôt d'un discours à usage interne, dans lequel on déforme ou on mélange beaucoup de choses qui ne sont pas du même ordre, et qui est destiné à resserrer les rangs, en un moment critique,
ou
s'agit-il plutôt d'une interpellation ad extra, qui pourrait être filiale, sans être servile, et qui pourrait prendre appui sur une partie du Magistère ou de la théologie catholique, pour poser la question, non du "qui on canonise", mais du "qu'est-ce que l'on canonise", quand on canonise un Souverain pontife, en un sens, quel qu'il soit ?
Je me demande parfois s'il n'y a pas un lien entre le fait que l'on n'a "presque" jamais de réponse, en provenance de la FSSPX, à la question de savoir sur quelle théologie ou sur quels théologiens, non néo-modernes, mais contemporains, ses responsables prennent appui, et ce type de prise de position.
Il y a au moins deux manières de s'en prendre aux théologies respectives de Balthasar, Congar, de Lubac, Rahner : une manière avant tout accusatoire ou incriminatrice, celle que l'on trouve, notamment, dans le Catéchisme catholique de la crise dans l'Eglise, et une manière avant tout analytique et interrogative, celle que je m'efforce d'avoir.
Cela ne signifie en rien que les conclusions auxquelles je parviens sont toutes approbatrices de ces théologies, ni que les conclusions auxquelles arrivent ceux qui recourent à la première manière de réfléchir à leur contact sont toutes erronées, mais cela signifie parfois que les jugements auxquels ils parviennent ne sont ni assez étayés, ni dans leur fond, ni assez étoffés, dans leur forme.
Le risque couru alors est que l'on s'habitue soi-même, et que l'on habitue les autres, à une expression formulée par slogans, uniquement dépréciateurs.
Je n'en fais évidemment pas une affaire personnelle, mais je suis peiné, comme beaucoup, assurément, par une telle situation, qui ne fait de bien à personne.
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|