pour corriger les erreurs et imprécisions de ce fil par Luc Perrin 2014-03-04 21:30:29 |
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Non, le diable seul sait mon Père où vous avez pêché cela, le royaume puis république (1966) du Burundi n'a jamais ô grand jamais été un régime soviétique ni allié de l'URSS ou de la Chine.
Le régime pseudo-socialisant du colonel Micombero s'affichait certes avec l'étiquette "socialiste" et une rhétorique "révolutionnaire" mais autant qu'un Sedar Senghor pouvait l'être ou un Cohn Bendit aujourd'hui. Au demeurant, le fondateur du parti et père de l'indépendance était Son Exc. le ... prince héritier Louis Rwagasore, hélas tragiquement assassiné trop tôt.
Oui c'est avec le Rwanda voisin non pas le pays le plus "chrétien" d'Afrique mais le plus catholique, légèrement au-dessus du Rwanda et au-delà des 65% annoncés : plus près de 75%. A cet égard, ces 2 petites Pologne africaines devraient nous intéresser bien davantage.
Comme au Rwanda voisin qui a 2,6 PLUS de vocations sacerdotales que la France (en proportion), le Burundi jouit d'un catholicisme florissant même s'il peut être localement pauvre en moyens matériels.
S'il y a eu effectivement une domination tutsi (et ganwa surtout) qui s'est traduite en 1972 par de terribles massacres parmi l'élite hutu et par des coups d'état militaires et encore des assassinats de masse effroyables en 1993, le Burundi a pu sortir de cette spirale : en 1994, hutu très majoritaires et tutsi se sont entendus pour confirmer cette transition malgré la mort du président burundais dans l'avion abattu du président rwandais à Kigali.
Au moment où le génocide se déchaîne au Rwanda, la transition démocratique pacifique est consolidée à Bujumbura.
La hièrarchie catholique locale et les religieux étrangers présents (tout le temps depuis la colonisation allemande puis le mandat belge) ont été plus actifs au Burundi qu'au Rwanda pour freiner et enrayer les haines communautaires.
On peut les saluer, spécialement Mgr Grauls (1899-1986).
Enfin NON la France n'a pas 'accord-cadre" avec le Saint-Siège comparable à celui du Burundi. NON la jurisprudence du Conseil d'Etat de 1923 sur les associations cultuelles dites diocésaines n'est pas de cette nature. Au mieux un échange de lettres en 1923-1924 pour confirmer l'existence de ma Faculté à Strasbourg mais ce n'est pas un accord-"cadre" justement.
Le "concordat" de 1801 est un accord-cadre et d'ailleurs s'appelle officiellement "convention" et non "concordat". Bref le vocable "concordat" importe peu : c'est le flacon, l'important est le contenu. Il ne vaut plus qu'en Alsace-Moselle.
En 1956-1958 une négociation en vue d'un accord-cadre avait été entamée mais n'a jamais abouti : le récit en a été publié.
De plus en plus, comme en Italie, le Saint-Siège signe des "accords-cadre" généraux qui font une place à des conventions postérieures spécialisées - sur un aspect précis ex. l'aumônerie militaire, le patrimoine religieux etc. - à négocier avec la Conférence épiscopale locale.
ps. à la différence du Rwanda après 1994, passé sous influence anglophone et officiellement depuis 2006 (le français n'y est plus que 3è langue), le Burundi est resté, à côté bien sûr de la langue nationale (kirundi), de langue française. Un contingent burundais participe à la Misca en Centrafrique.
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