On peut parler de choses que l'on connaît par Jean-Paul PARFU 2014-01-20 14:46:29 |
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jejomau et non de choses que l'on maîtrise un peu moins !
1) Si le Christ prêche la pauvreté évangélique et explique qu'il doit y avoir des priorités, qu'avant l'action, il y a, par exemple, la contemplation, cela ne veut bien entendu pas dire qu'on ne doive pas s'occuper de ceux qui ont faim etc ... ou pire que l'on doive s'ingénier en quelque sorte à créer partout ou à conserver partout la misère économique, sociale et morale ... !!!
Jean Ferrand a donc raison de vous faire là-dessus des reproches.
Maintenant, il s'agit aussi de savoir qu'elle doit être le rôle de l'Eglise dans l'amélioration des conditions socio-économiques : s'agit-il d'un rôle premier ou s'agit-il d'un rôle second, en ce sens que les coeurs qu'elle change et les structures qui se mettent petit à petit en place en raison de son influence sociale, y compris des intitutions de charité créées par elle : hôpitaux etc ..., modifieraient les conditions de vie socio-économiques ?
Encore une fois, l'Eglise ne doit pas remplacer l'Etat ou l'autorité civile au sens large et l'Eglise doit se souvenir qu'on ne peut faire le Ciel sur la Terre, comme voudraient l'y inciter les utopies millénaristes, les idéologies révolutionnaires.
Il s'agit ici dans les deux cas, vous l'avez compris, du principe de distinction (et non de séparation) des pouvoirs temporel et spirituel, de l'Eglise et de l'Etat !
2) Léon XIII, contrairement à ce que vous dites jejomau, n'a pas prêché le ralliement à la République jacobine. Léon XIII a prêché le ralliement à la République en tant qu'elle serait un système comme un autre de gouvernement de la cité.
En un mot, Léon XIII n'a pas prêché ou prôné le ralliement aux principes philosophiques et politiques révolutionnaires issus notamment de la Révolution française, mais simplement le ralliement à un système de gouvernement comme un autre, qui correspond seulement à l'émergence dans la cité de nouvelles forces socio-économiques.
L'autorité et la légitimité du pouvoir viennent toujours d'en haut, mais ce pouvoir est exercé différemment par des hommes issus de nouveaux milieux sociaux. Le peuple, en effet, peut désigner celui qui porte l'autorité, "habite", "remplit" les cadres, les structures de l'autorité, même s'il ne donne pas l'autorité qui vient de Dieu : "omnis paternitas a Deo" dit St Paul !
On peut penser que, s'agissant de la France, on ne pouvait pas distinguer la République comme régime comme un autre, système entre autres de désignation des titulaires de l'autorité, de la République jacobine, système de valeurs et de principes philosophiques et politiques révoltuionnaires, contrairement à ce qu'a pensé ou a tenté le Pape et donc que Léon XIII a manqué de lucidité ou de prudence dans cette affaire. Mais c'est une autre histoire. Et encore une fois, était-il sain que les catholiques se désintéressent totalement de la vie publique au point de laisser les Francs-Maçons prendre les rennes du pouvoir et fonder la 3ème République ?
En ce qui me concerne, jejomau, je vous invite à lire les encycliques de Léon XIII qui sont parmi les plus grandes et les plus belles écrites par les papes !
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