J'ai lu... Il y aurait beaucoup de bien si.... il n'y avait pas ces dessous non fondés... par Glycéra 2013-12-16 22:28:22 |
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Sur chacun des paragraphes :
Garder le calme dans les tempêtes, abbé R. de Cacqueray
- L’insurrection agréée comme dogme unique et comme seul système moral et politique.
Du bon.
Une analyse de ce qu'est la révolte, la destruction de l'homme par des hommes qui s'imaginent agir sur une nature (cosmique ou humaine) qu'ils n'ont pas créée.
La société qui se révolte détruit d'abord ce qu'elle voit de structuré : autels, trône, famille etc. Puis, elle tue l'individu : en cassant les foyers (divorces, avortements, euthanasie de ce qui ne lui est pas "normal", ou promotion du suicide).
Où va-t-elle ? Nulle part, puisqu'une société sans Dieu est une structure sans tête, donc sans coeur.
[Je pense aux lombrics : les taupes en font des réserves, gardés vivants, mais coupés à la tête : la partie sans tête reste là, elle ne s'en va pas ; ainsi se nourrissent les taupes en hiver]
Cette société ne va nulle part, elle descend vers un néant. C'est sa destruction, même pas une mort, puisqu'elle ne vivra nulle part ailleurs.
J'ai aimé cette présentation
- Du vicaire savoyard au Vicaire du Christ : le pape François, comme tous ses prédécesseurs depuis le Concile, est un révolutionnaire.
Là, cela démarre sur une hypothèse : le Pape actuel est révolutionnaire. Aucune preuve, juste un rapprochement vague, un préjugé, classé, fini, c'est admis...
D'ailleurs le Pape parle comme Rousseau, ce type qui a inspiré la révolution. Que cite-t-on ? Un truc flou, dans un texte remis en cause, mal rendu par un rédacteur non catholique.
On tord un peu le propos et cela devient : le Pape a dit de ne pas s'obstiner à garder le contenu intangible de l'Evangile...
Là, je cale, je ne peux comprendre que ce raisonnement soit admis comme juste, ne soit pas dénoncé comme ridiculement faible.
Le Pape dit "Chacun doit avoir conscience en lui de ce qui est vrai."
C'est exact : notre foi est intime, intérieure. Elle diffère de celle des Pharisiens trop attachés à des préceptes extérieurs, à des règles qu'ils idolâtrent. Un moine prisonnier de sa règle est un idolâtre. Un moine qui garde sa règle est libre, il a sa conviction intérieure et sa sûreté de conscience est ce que Dieu demande.
Le Pape dit qu'il est mauvais de s'accrocher aux mots figés. C'est précisément ce que l'Eglise fait : les pères du III° ont tenus des propos que les suivants ont approfondis, etc. Les doctrines se clarifient, les détails se creusent. Les formules se précisent. Le fond ne change pas, les mots écrits pour en parler vivent. Ce n'est pas un progrès, c'est une vie de l'Eglise. N'est-ce pas ainsi que les dogmes ont été écrits, par précisions après des études inspirées ?
Chacun doit suivre la voie qu'il perçoit en lui. Nul n'a le droit d'entrer dans l'âme de son frère... Dieu sait ce qu'il fait, dans la vie de chacun. Tout concourt au bien... même le péché. SI mon frère estime en son âme, en sa conscience, qui suis-je pour lui dire qu'il a tort ?
Informer de ce que je sais. Ecouter ce qu'il dit, si je suis fort dans ma conviction ne me fera pas douter. Entendre où il en est, le faire parler, et converser à fond avec honnêteté et respect de sa liberté, lui faire dire ce qu'il envisage, parce que dire le mal, prononcer l'erreur, c'est la voir, c'est l'expurger, c'est (avec un prochain honnête) le guérir de ses erreurs. Relever les endroits où je ne sais, en toute conviction, répondre, renseigner plus avant, c'est aussi voir mon ignorance ou mon erreur, ma mauvaise vision, et cela me permet aussi de devenir plus honnête, plus vrai, plus catholique.
Qui sont donc ces catholiques qui ont peur d'aller entendre les opinions des autres ? Des gens mous ? Des mal instruits ? des gens sans conviction intérieure ? Nous serons jugés sur notre amour de la Vérité ! C'est la charité suprême : donner à autrui d'aimer la Vérité. Donc la lui dire avec de la vie, la Vie de Dieu en nous, c'est cela la conscience vivante et sûre de sa Foi.
Jésus a toujours adapté ses Paroles, sans rien renier de Lui. Sans jamais employer les mêmes formules, pas de technique, pas de procédure extérieures, tout vient de notre coeur. Là est le Feu de l'Esprit. Les lettres sont mortes.
M L'abbé de C rapporte encore ... une liste avec en dernier mot... la politique.
Là je décroche aussi. Ce n'est pas son job de nous lancer. On peut être bon catholique sans rentrer dans le moule de cette société pourrissante. La politique fonctionne justement selon des systèmes, et pas selon des coeurs. La république est une chose, alors que la Royauté était incarnée dans un homme... sacré de Dieu, en notre pays.
- Garder le calme dans les tempêtes.
J'ai un peu de mal avec la rédaction de ce paragraphe. Cela souffle le chaud (Dieu veille, restez avec confiance en Lui) et le glacial (tout est gelé, ou secoué, ou rempli de vers).
Pas calme tout cela.
Or Jésus a reproché l'inquiétude de panique par un : "Hommes de peu de Foi"
Pour recevoir la Foi, il faut la demander à Dieu.
Pour la faire grandir ensuite, au fil des jours, il faut étudier.
Alors étudions : les vues de Dieu, la prière d'oraison (et pas seulement les mécaniques de dizaines ou de pélerinages), la vie personnelle en Dieu, le saint abandon aux évènements que Dieu produit, l'anthropologie religieuse et la croissance de la conscience intérieure. Moins de dictionnaires et plus d'intime conviction. Moins de manoeuvres ou de débats quasi politiques et plus de vertus à pratiquer.
- Notre devoir est de devenir saints.
Suite du précédent...
Les moyens ressemblent à des règles pour gamins.
Où mettra-t-on St François d'Assise là ? Ou St Alphonse de Liguori ? Où la créativité de Ste Jeanne Arc ?
Ce qui compte :
Parents, montrez l'exemple !
Enfants : apprenez à dire merci !
Curés : Priez, et enseignez les vertus !
Le Royaume de Dieu d'abord.
C'est à dire une vie dévote d'abord,
et le reste se déduit.
On peut devenir saint en allant dans les lycées d'état.
On peut susciter des saints au sein d'un état communiste, ou presque !
La suite de petites règles mises ici n'est pas fausse...
Mais elle est externe, elle est limitée, elle est pharisienne.
Ce n'est pas cela l'important !
Mgr Lefebvre doit souvent pleurer...
Il voulait une autre grandeur à notre service de l'Eglise !
Glycéra
qui voit l'heure tardive et va se consoler avec son grand et immense ocnvertisseur de protestants du Chablais : Mgr St François de Sales...
Il avait une autre carrure que l'éditorial pondu là...
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