C'est debout à l'icône, chez les orthodoxes par Glycéra 2013-07-20 23:54:57 |
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que sont dites les prières initiales avant la confession proprement dite.
Debout, côte à côte, devant le Christ pantocrator.
Une présentation ici
Il y a, en fait, une relation réciproque entre le prêtre et celui qui se confesse : le père spirituel est aidé par ses enfants, comme ils le sont par lui.
Le prêtre-confesseur doit aussi, à son tour, aller se confesser ; et quand il le fait, il est d'usage qu'il enlève la croix sacerdotale qu'il porte autour du cou.
Le rôle du prêtre en tant que témoin et compagnon de pénitence apparaît clairement dans les modalités extérieures du sacrement.
Normalement, le prêtre ne devrait pas être assis lorsque le pénitent est agenouillé, car cela laisserait entendre qu'il est juge plutôt que témoin.
Pendant les prières initiales, avant la confession proprement dite, le pénitent est debout face à l'icône du Christ ou à l'Évangile, et le prêtre se tient à ses côtés.
Ensuite, pour la confession en tant que telle, le prêtre et le pénitent peuvent tous deux s’asseoir (pratique grecque) ou rester debout (pratique russe) : dans chaque cas, les deux font la même chose et sont comme sur un plan d'égalité. Il arrive que le pénitent s’agenouille et que le prêtre reste debout ; dans ce cas, le prêtre devra s’incliner pour entendre ce qui est dit, et ce geste a aussi sa signification propre. Au cours de l'absolution finale, le pénitent incline la tête - non pas vers le prêtre, mais vers l'icône ou l'Évangile, qui symbolisent la présence invisible du Christ, le seul à avoir le pouvoir de remettre les péchés.
La prière d'absolution indique sans équivoque que c'est le Christ, et non le prêtre, qui accorde le pardon. Dans la formule la plus ancienne, toujours en usage chez les Grecs, le prêtre ne dit pas "Je te pardonne", mais "Que Dieu te pardonne".
Au XVIIe siècle, sous l'influence de l'Église catholique romaine, l'expression a été changée dans les livres slavons et mise à la première personne : "(...) et moi, son indigne prêtre, par le pouvoir qu'il m'a donné, je te pardonne..." ; cependant, pour aucun autre sacrement de l'Église orthodoxe, le célébrant n'utilise la première personne dans son administration.
On retrouve l'ancienne tradition dans la coutume du pardon mutuel, toujours observée par les Russes et d'autres orthodoxes avant de recevoir la communion : un membre de l'assemblée - ou du clergé - dit "Pardonne-moi" à une autre personne, laquelle lui répond : "Dieu pardonne".
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