Ecrivons lui, écrivons leur, même si c'est apparemment "inutile". par Scrutator Sapientiæ 2013-04-23 08:17:36 |
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Rebonjour,
Ecrivons lui, écrivons leur, pour préciser ou rappeler certaines vérités premières, adossées à l'Ecriture, à la Tradition, au Magistère romain, même si c'est apparemment inutile, mais je crois qu'il est toujours utile, même si ce n'est pas immédiatement efficace, de préciser ou de rappeler certaines vérités inhérentes au christianisme catholique.
Je pense qu'il n'est pas bon, ou qu'il ne serait pas bon, que qui que ce soit ressasse ou rumine telle ou telle déception ou frustration légitime, sur internet ou dans son coeur, au contact de telle ou telle déclaration épiscopale qui émanerait d'un membre de la CEF, mais qui relèverait parfois du CEF, du Chauffage de l'Eau Froide, pour qu'elle soit tiède, bien tiède.
En outre, avec les moyens technologiques donc nous disposons aujourd'hui, écrire à un évêque, même si c'est, encore une fois, apparemment inutile, ne prend pas beaucoup de temps.
Pour ma part, je l'ai déjà fait, avec autant de diplomatie que de pédagogique, et je n'ai jamais eu à le regretter ; il m'est même arrivé de recevoir quelques réponses encourageantes, voire compréhensives et coopératives, y compris sur des problématiques contemporaines sur lesquelles, dès que l'on dit ce qui est vrai, mais que les autres taisent, on s'exclut de soi-même du consensul fraternel.
Nous ne soupçonnons pas, vous ne soupçonnez pas, ils ne soupçonnent pas eux-mêmes, l'ampleur du conditionnement intellectuel et moral, axiologique et psychologique auxquels ils sont soumis, compte tenu notamment de la formation qu'ils ont reçue, ou plutôt de la déformation qu'ils ont subie.
N'en doutez pas : un évêque adepte du dialogue à tout prix ira jusqu'à nier ou jusqu'à taire une réalité factuelle des plus élémentaire, y compris une réalité factuelle d'ordre historique, culturel, matériel ou temporel, plutôt que de s'exposer au risque de déplaire à son interlocuteur non catholique ou non chrétien ; je ne dis pas cela en pensant à Mgr CARRE en particulier, mais je peux vous assurer que nous sommes parfois en présence d'une véritable pathologie du coeur ou de l'esprit.
Deux exemples :
- l'utilisation de la notion "d'accueil inconditionnel", qui est "parfois" mise en avant pour accueillir toutes les personnes sans condamner, contester, dénoncer ou réprouver formellement quelque principe ou pratique non chrétien(ne) que ce soit
- l'utilisation de la notion de "parole d'exclusion", qui est "parfois" mise en forme pour répandre un interdit mental, moral et social sur les paroles de vérité qui excluent, non des personnes, mais des conceptions ou convictions non chrétiennes, des actes concrets ou des comportements non chrétiens.
Je pense aussi à l'idée, incroyablement répandue, selon laquelle une parole de vérité (je n'ai pas dit : une parole agressive), a priori désagréable, de par son contenu, du point de vue d'un non catholique, est nécessairement en contradiction avec l'Evangile, et ne doit donc pas être exprimée ni formulée, car elle porterait atteinte au respect des personnes, de leur dignité ou de leur liberté.
Dressons la liste de toutes les expressions philosophiques ou théologiques, parfaitement orthodoxes, qu'il est absolument impossible d'utiliser, en présence de nombreux catholiques, sans nous faire aussitôt traiter "d'intégristes", remontons de cet effet verbal à sa cause mentale, et nous discernerons encore plus le conditionnement idéologique dont il est question ici.
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.
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