Le Pape François contre les longues préparations au baptême par LouisL 2013-03-15 10:45:53 |
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Depuis hier soir, Habemus Papam ! Que dire d’autre sur Perepiscopus sinon que nous nous réjouissons de l’élection du successeur de Saint Pierre, le Souverain Pontife François 1er ?
En recherchant dans les archives qui était ce cardinal Bergoglio, j’ai trouvé ce qu’il disait en 2009 à propos du baptême, et qui tranche singulièrement avec les parcours catéchétique en 3 années obligatoires proposées en France pour les adultes, et qui font fuir un certain nombre de nouveaux baptisés. Récemment, l’abbé Zanotii-Sorkine, curé à Marseille, critiquait cette méthode imposée par la CEF, qui faisait fuir les fidèles, et surtout qui les laissait tomber une fois le baptême reçu, alors que c’est après le baptême qu’il faut suivre les nouveaux baptisés.
Le cardinal Bergoglio ordonnait en effet de ne pas refuser le baptême à ceux qui sont éloignés de la pratique religieuse. En Europe, baptiser un enfant est devenu un geste minoritaire dont l’accomplissement suppose une décision à contre-courant. En Argentine aussi, de plus en plus d’enfants, d’adolescents, de jeunes, d’adultes ne sont pas baptisés. Dans le clergé, certains en ont déduit que, là où l’on voit les signes de la foi s’éteindre, il n’y a même pas lieu d’administrer les sacrements.
Au contraire, en 2002, l’archevêché de Buenos Aires et les évêchés voisins avaient publié une instruction recommandant vivement de baptiser à la fois les enfants et les adultes. Depuis 2009, les curés argentins annoncent périodiquement des « journées du baptême », au cours desquelles ils administrent le sacrement à des enfants et à des adultes en situation de pauvreté ou issus de familles divisées. Le cardinal Bergoglio a expliqué le sens de tout cela dans un entretien accordé à la revue « 30 Jours » :
« L’enfant n’est aucunement responsable de l’état du mariage de ses parents. Le baptême des enfants peut même devenir pour leurs parents un nouveau départ. Il y a quelque temps, j’ai moi-même baptisé les sept enfants d’une femme seule, une pauvre veuve qui fait des ménages. Elle les a eus de deux hommes différents. Je l’avais rencontrée à la fête de Saint Gaétan. Elle m’avait dit : mon père, je suis en état de péché mortel, j’ai sept enfants et je ne les ai jamais fait baptiser, je n’ai pas d’argent pour les parrains et pour la fête… On s’est revus et, après une brève catéchèse, je les ai baptisés à la chapelle de l’archevêché. Cette femme m’a dit : mon père, je ne peux pas y croire, vous me rendez importante. Je lui ai répondu : mais madame, je n’y suis pour rien, c’est Jésus qui vous rend importante ».
« Là-bas la piété populaire sent que les enfants doivent être baptisés dès que possible. Alors un homme ou une femme, connus de tous comme ‘bautizadores’, baptisent les enfants à la naissance, en attendant la venue du prêtre. Quand celui-ci arrive, on lui apporte les enfants pour qu’il complète le rite par une onction d’huile sainte. Quand j’y pense, cela me rappelle l’histoire de ces communautés chrétiennes du Japon restées sans prêtre pendant plus de 200 ans. Quand les missionnaires revinrent, ils les trouvèrent tous baptisés et sacramentellement mariés ».
« La conférence d’Aparecida nous a incités à annoncer l’Evangile en allant vers les gens au lieu d’attendre qu’ils viennent à nous. La ferveur missionnaire ne demande pas d’évènements extraordinaires. C’est dans la vie ordinaire que se fait la mission. Le baptême a valeur d’exemple à cet égard. Les sacrements sont destinés aux hommes et aux femmes tels qu’ils sont : ils ne font peut-être pas tant de discours et pourtant leur ‘sensus fidei’ perçoit la réalité des sacrements plus clairement que bien des spécialistes ».
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