Comment avez-vous pu en douter? par le torrentiel 2013-02-24 09:11:01 |
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"Les arguments avancés disant que le Cese a un pouvoir suspensif sont faux. Aucun pouvoir n’est suspensif pour arrêter un processus parlementaire." (Jean-Paul delevoye)
Le Président delevoye, qui est un modèle de courtoisie et d'humanisme ou d'humanité, se dit "interpellé". Sauf le respect qu'on doit à cet ancien médiateur de la république qui a exercé son mandat et son devoir d'état de manière exemplaire, qu'il soit "interpellé" nous fait une belle jambe, puisque le CESE n'a justement qu'un pouvoir d'interpellation... des pouvoirs publics.
Ce qui prouve la tartuferie des manoeuvres dilatoires.
La demande de référendum était une demande de fond. Elle n'a pas eu l'heur de remporter tous les suffrages des liseurs de ce forum, à commencer par celui du "premier d'entre nous" (je ne suis pas vil flatteur au point d'avoir dit du "meilleur"). Je ne regrette pas de l'avoir signée, mais je regrette a posteriori que cette demande de fond ait été adressée avec tartuferie et sous des prétextes dilatoires par un collectif peu délicat sur le respect des données personnelles (ce dont je me fiche un peu, à vrai dire, bien que le procédé soit indélicat)
Il n'y avait quasiement aucune chance que f. Hollande réserve une suite favorable à cette demande de référendum, mais cela permettait de faire valoir que le moins qu'on pouvait espérer d'une démocratie, c'est la consultation populaire. Les opposants à la démarche arguaient qu'"on ne met pas la loi naturelle aux voix". Quelles que soient mes réserves vis-à-vis de ce concept beaucoup trop étendu (la vraie loi naturelle s'obtenant selon moi du relevé des invariances anthropologiques, hors de tout contexte ou préjugé religieu, n'en déplaise à l'antique autorité de saint Thomas d'aquin dans ce domaine), il pouvait arriver, même au "peuple à la nuque raide" de ne pas suivre collectivement les lois que Dieu lui avait prescrites. Il se fabriquait d'autres lois et même des idoles pour singer le Dieu Unique, "qui les avait fait sortir du pays d'egypte". Il était jugé pour son assentiment ou sa désobéissance collective aux impératifs divins. L'autre nom de notre allégeance ou de notre apostasie collective est le consensus populaire. Et la mesure du consensus, selon nos moyens modernes de l'établir, c'est la consultation, la mise aux voix. Le péché principal n'est donc pas dans la consultation populaire ou dans la recherche d'un consensus au sein du peuple, il est dans le dissensus entre le consensus populaire et la volonté de Dieu. En amont, il est dans la confusion entre la souveraineté divine et la liberté populaire de répondre par "lexpression de (sa) volonté générale" à la volonté de dieu. Mais sans liberté de choisir le mal, il n'y a pas de "liberté de choisir le bien", ce qui est l'essence de la liberté chrétienne. C'st ce que dit DH en n'articulant pas assez pourquoi "la vérité oblige", mais "ne contraint pas", et en quoi "la liberté religieuse" s'enracine dans la liberté chrétienne. Ce défaut d'articulation tient à ce que DH a peur de s'arrêter sur notre responsabilité de choisir le mal, et de devenir sciemment, si nous "ne satisfaisons pas à l'obligation d'embrasser la vérité quand nous l'avons trouvée", des adeptes de la religion du mal. Mais cette "ultime transgression", pour parler comme le dr dickès, est une responsabilité qui échoit à la liberté de notre acte de foi.
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