Mariage civil refusé : et aussi un autre argument... par Michel 2012-11-06 20:08:44 |
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L'Eglise avait accepté l'oukaze de la république à cause de certains effets intéressants, à savoir la protection (et la reconnaissance) du mariage de ces fidèles par les pouvoirs publics.
Acceptation donc, de plus ou moins bon gré.
Malgré tous les problèmes que cela posait, pour des gens qui avaient un motif tout à fait légitime de ne pas se marier aux yeux de l'Etat, pour ne pas perdre certains avantages financiers sans lesquels ce couple de fait tomberait dans une grande misère.
Certaines personnes étaient de ce fait "obligées" par l'Etat de vivre en concubinage et en état de péché mortel.
Cette prétention de l'Etat est insupportable :
L'Etat prétend dire à qui on doit donner, ou non, les sacrements !
(même si ici il y a une petite subtilité, puisque ce sont les époux qui se donnent mutuellement ce sacrement, ce sont eux les ministres du sacrement et non le célébrant).
C'est donc un abus de pouvoir caractérisé, et une violation de la loi de séparation (laquelle, au passage, violait un traité international en bonne et due forme : le Concordat).
Qu'en pensent les juristes ?
C'est très grave : bientôt l'Etat risque de poursuivre un prêtre qui aura refusé de célébrer un (pseudo) mariage à l'église, ou refusé de donner la communion à telle personne - ou encore aura donné tel sacrement à telle personne à qui l'Etat l'avait interdit, comme par exemple l'ordination sacerdotale au Vietnam, où il fallait l'autorisation de l'Etat !
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