Je rappelle la définition de l'infaillibilité pontificale. par Scrutator Sapientiæ 2012-09-09 01:13:21 |
|
Imprimer |
Bonsoir et merci, Babakoto.
1. Je ne réponds évidemment pas en lieu et place de blamont, mais je rappelle à toutes fins utiles la définition de l'infaillibilité pontificale :
" Définition de l’Infaillibilité pontificale
Constitution dogmatique « Pastor aeternus » — 1er concile du Vatican — 18 juillet 1870
C’est pourquoi, nous attachant fidèlement à la tradition reçue dès l’origine de la foi chrétienne, pour la gloire de Dieu notre Sauveur, pour l’exaltation de la religion catholique et le salut des peuples chrétiens, avec l’approbation du saint Concile, nous enseignons et définissons comme un dogme révélé de Dieu: le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l’Église, jouit, par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi et les mœurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église.
Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu’il soit anathème. "
2. Or, vous savez sans doute dans quelle mesure cette infaillibilité ne caractérise pas, à proprement parler, le Concile Vatican II : lisez la précision qui figure à ce sujet à la fin de DV et LG, ainsi qu'une précision, de même nature et de même portée, qui figure au début de GS.
3. Il me semble qu'il s'agit là d'un aspect du dossier tout à fait considérable : dans l'espoir de faire obéir, notamment, ceux que l'on n'appelait pas encore les intégristes ou les lefebvristes, on a entendu "infaillibiliser" après coup, au contact des premières objections, des premières résistances ou réticences, un Concile qui est, bien au contraire, caractérisé par son adogmaticité, ce qui ne signifie pas qu'il est entièrement dépourvu de valeur.
4. Cette adogmaticité ne signifie absolument pas que la "nouvelle messe", adossée, en un sens, au Concile, soit totalement dépourvue de valeur, mais qui attaque, abîme, agresse, pour ne pas dire déforme et mutile, la "nouvelle messe", sinon ceux qui la célèbrent, la font célébrer, ou la laissent être célébrée, "parfois" dans le plus petit respect pour l'ordinaire de cette "nouvelle messe" ?
5. Pour le coup, les traditionalistes ne sont en rien responsables de toutes ces attaques là, dont les résultats ont souvent eu pour conséquence, par contre-coup, de grossir leurs propres rangs.
6. Là où je vous suis tout particulièrement "à 100 %", si je puis me permettre cette expression familière, en cette heure tardive, c'est quand vous faites allusion à la variété et à la richesse des lectures qui caractérise la "nouvelle messe" : il s'agit là de l'un des rares aspects, non négligeables pour autant, à propos desquels je considère, à tort ou à raison, que la "nouvelle messe" est potentiellement génératrice de fécondité doctrinale et spirituelle, à condition, bien entendue, d'être célébrée et suivie pieusement, et non, par exemple, festivement.
Bonne nuit, et vraiment merci pour vos remerciements.
Scrutator.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|