Voici en tout cas le témoignage édifiant d'un survivant de Dora par Sénéchal 2012-09-07 18:04:00 |
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Dans De l'Université aux camps de concentration, Charles Sadron, scientifique déporté à Dora en février 1944, a écrit, concernant Wernher von Braun : « Je dois, cependant, satisfaire à la vérité en signalant que j'ai rencontré un homme qui a eu, vis-à-vis de moi, une attitude presque généreuse. Il s'agit du Professeur von Braun, l'un des membres de l'état-major technique qui mit au point les torpilles aériennes. Von Braun est venu me voir à l'atelier. C'est un homme jeune, d'aspect très germanique, et qui parle parfaitement le français. Il m'a exprimé, en termes courtois et mesurés, son regret de voir un professeur français dans un tel état de misère, puis il m'a proposé de venir travailler dans son laboratoire. Certes, il ne peut être question pour moi d'accepter. Je refuse brutalement. Von Braun s'excuse et sourit en s'éloignant. J'apprendrai plus tard qu'en dépit de mon refus il aura essayé quand même plusieurs fois d'améliorer mon sort, en vain d'ailleurs ». Lorsque Charles Sadron parle de son « atelier », il s'agit des tunnels dans lesquels travaillaient, vivaient dans des conditions inhumaines et mouraient beaucoup de déportés.
Charles Sadron, professeur à la Faculté des Sciences de l'Université de Strasbourg, repliée en septembre 1939 à Clermont-Ferrand, est arrêté le 25 novembre 1943 (rafle de Clermont-Ferrand) et déporté à Buchenwald en janvier 1943 et à Dora en février 1944. Il consacre un chapitre de 54 pages à sa déportation à Dora sous le titre « À l'usine de Dora. »
Le mythe du von Braun cruel nazi est dû en grande partie à un livre de propagande soviétique sorti pendant la guerre froide.
Une manoeuvre en tous points semblable à l'affaire du "Vicaire" montée contre Pie XII.
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