Je vais essayer par PEB 2012-08-26 19:56:08 |
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mais, comme toute mouvance, c'est assez flou. Si j'avais voulu, j'aurais pu en faire partie: d'où peut-être mon côté limite "maçon sans tablier" qui peut agacer certains liseurs qui ont le nez creux.
Pour les origines, cela remonterait d'après eux à Hiram, le bâtisseur du Temple sous Salomon. Certains se revendiquent du divin Imothep, grand vizir de Djôser et maître d'oeuvre de la première pyramide à degré d'Egypte. En tout cas, leur héros favori est sans aucun doute possible, les Templiers, subsidiairement, les Cathares et tout ce qui sentait peu ou prou le soufre aux yeux de la Très-Sainte Inquisition.
Plus concrètement, il s'agit de sociétés secrètes spéculatives fondés au XVIIème siècle en Grande-Bretagne sur les ruines imaginaires des maçonneries opératives des constructeurs des cathédrales "gothiques". Associée aux hérétiques presbytériens, elle s'associa naturellement aux mileux jacobites.
Du fait de leur exil en France et à Rome, elle infiltra la société catholique au plus haut niveau. Le Cardinal d'York, frère du Bonnie Prince Charlie et doyen du Sacré-Collège sous le malheureux Pie VII, en eût peut-être des métastases parmi son entourage.
Fondé dans la mouvance presbytérienne aristocratique écossaise, la Franc-Maçonnerie se conçoit comme une Contre-Eglise fortement hiérachisé (33 degrés connus: v. g. le 32ème porte le sobriquet délicieux de Sublime Prince du Royal Secret). Elle en adopte une sorte de puritanisme pervers où la rationalité et la géométrie le disputent à l'occultisme sans tomber, on est entre gentlemen, dans la superstition grossière du premier Highlander venu.
Le culte de Lucifer-Baphomet (le génie de la Bastille, c'est lui!): très bien. Le Satanisme est un sous-produit destiné à abrutir les esprits faibles qu'il faut asservir pour mieux détricoter la société. Ils laissent ça aux sous-traitants.
Les deux grandes familles d'obédiences tournent autour de la Grande Loge d'Angleterre et le Grand Orient de France.
Au début du XIXème siècle, la première défit à Waterloo la seconde.
Les moyens de reconnaissance regroupent les tenues dans les loges: il y en a une en bas dans mon immeuble. Il y a des symboles: les trois points, les équerres et les compas, les "G", les crânes, les divers tabliers reproduisant des gravures bizarres.
Il y a aussi les fraternités professionnelles ou ludiques: avocats, golfeurs, parlementaires, cuisiniers (Joël Robuchon &al.) &c. Les sociétés de bienfaisance de type Rotary, Kiwani, Lions forment de belles antichambres pour ces soi-disant "amis des hommes." (Efficacité des Anglais pour monter ces societies de toute sorte).
On en voit aussi dans les milieux de la culture: kilteux de tout poil, amateurs de cigares et de wisky, fins gourmets et gros gourmands, conservateur de musée mais surtout dans l'art moderne et la création contemporaine (genre Arte, Tate ou Beaubourg) et j'en passe et des meilleurs.
La capacité de cette engeance a attiré à elle les meilleurs éléments du corps social est le moteur de la domination mondiale des loges sur une grande part des affaires mondiales. Tous les présidents des Etats-Unis à l'exception de Kennedy en sont. Les fraternités étudiantes "grecques" des grandes université de l'Ivy league servent de portes d'entrées efficaces pour sélectionner en leurs seins les futurs dirigeants mondiaux: dans la politique (cf. la théorie cybernétique du Pr Milgram de Yale), l'armée, la finance, la techno-science, l'industrie, l'administration publique (le hard power) mais aussi les média, l'art, la culture et les cultes (le soft power).
Elle veut développer une sorte de religion civile mondiale et métissé au moyen d'un contrôle technocratique étroit des personnes sous couvert de liberté, d'égalité et de fraternité.
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