L'effet boomerang par Theonas 2012-08-24 13:30:59 |
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Benoît XVI regrette que chacun « vient avec sa propre opinion et pense qu’il en sait plus ». Évidemment cette subjectivisation de la foi est un des fléaux de notre temps. Mais c’est inévitablement ce qui ne peut manquer de se produire dès lors qu’un souverain Pontife couvre de son autorité un texte comme Dignitatis humanae qui prend le contre-pied de l’enseignement traditionnel. Que l’on en juge :
« La société civile en tant que société, doit nécessairement reconnaître Dieu comme son principe et son auteur, et, par conséquent, rendre à sa puissance et à son autorité l’hommage « de son culte. Non, de par la justice , non, de par la raison, l’Etat « ne peut être athée, ou, ce qui reviendrait à l’athéisme, être animé «à l’égard de toutes les religions, comme on dit, des mêmes dispositions, et leur accorder indistinctement les mêmes droits. Puis qu’il est donc nécessaire de professer une religion, dans la société, il faut professer celle qui est la seule vraie, et que l’on reconnaît sans peine , au moins dans les pays catholiques, aux signes de vérite dont elle porte en elle l’éclatant caractère. Cette religion, les « chefs de l’Etat doivent donc la conserver et la protéger, s’ils veulent, comme ils en ont l’obligation, pourvoir prudemment et « utilement aux intérêts de la communauté.»(Léon XIII, Libertas)
« La liberté ou absence de toute contrainte en matière religieuse qui revient aux individus doit aussi leur être reconnue lorsqu’ils agissent ensemble. Des communautés religieuses, en effet, sont requises par la nature sociale tant de l’homme que de la religion elle-même. Dès lors, donc, que les justes exigences de l’ordre public ne sont pas violées, ces communautés sont en droit de jouir de cette absence de contrainte afin de pouvoir se régir selon leurs propres normes, honorer d’un culte public la divinité suprême, aider leurs membres dans la pratique de leur vie religieuse et les sustenter par un enseignement, promouvoir enfin les institutions au sein desquelles leurs membres coopèrent à orienter leur vie propre selon leurs principes religieux. »(Dignitatis Humanae)
Le mauvais exemple vient d’en haut depuis trop longtemps. Le pape peut déplorer que chacun se prenne pour seul juge en matière de foi, mais il n’y a pas moyen, sauf à tordre totalement le sens des mots, de concilier ces deux textes. Le pape est dans son rôle lorsqu’il condamne les critiques émanant des milieux progressistes, mais force est de constater que nous nous trouvons ici malheureusement dans une situation typique d’effet boomerang.
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