pourriez-vous reprendre plus lentement par Luc Perrin 2012-01-30 16:26:28 |
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et en déployant votre "explication" car votre conclusion "ainsi donc" me semble contredire mot pour mot ce que vous énoncez dans le paragraphe précédent.
"la réserver de l'Hanc Igitur à la seconde consécration pour les dimanches et jours de fêtes et de se tenir à genoux du sanctus au Pater ainsi que pour toutes les oraisons pour les jours de pénitence."
En quoi cela valide-t-il la prohibition de l'agenouillement le dimanche telle que dame Glycéra, qu'elle pardonne mon erreur, cherche à étayer par un canon de Nicée I, ignoré visiblement dans l'Église latine ?
Le Ritus servandus de 1962 fait état à plusieurs reprises de l'obligation pour le prêtre de faire la génuflexion pour la messe ordinaire sans distinction de jour ; le servant doit se tenir à genoux aux prières au bas de l'autel, toute une explication est donnée autour du "flectamus genua" - levate qui semble avoir été amplifié en 1961.
"5. À la messe solennelle, lorsque le célébrant dit Dominus vobiscum et l’oraison, le diacre et le sous-diacre se tiennent debout derrière lui. Flectamus genua et Levate sont chantés par le diacre ; le célébrant et tous les autres fléchissent les deux genoux et prient comme il vient d’être dit. Le diacre chante Flectamus genua avant de fléchir les genoux, et Levate avant de se lever."
Point de coutume ici mais bien une prescription magistérielle.
Côté du Novus Ordo, édition de 2002, pareil aucune prohibition, bien au contraire prescription sans coutume :
"Traditionnellement, lors de l’élévation à la grand-Messe, des servants tiennent ces flambeaux ou torches ou torchères au nombre de deux, quatre ou six, en fonction de la solennité du jour. [175] Ceux qui sont chargés de ce service se rendent à la sacristie (ou à l’autre endroit prévu) à la fin de l’offertoire – ils peuvent très convenablement faire la révérence requise devant l’autel et sortir ensemble avec le thuriféraire après l’encensement du peuple – pour allumer et prendre leurs flambeaux. [176] Ils regagnent le sanctuaire – ordinairement conduits par le thuriféraire, qui les précède – vers la fin du Sanctus, s’avançant par deux (idéalement de même stature), en prenant soin de tenir leurs flambeaux à la même hauteur et de la main extérieure ; en entrant, ils font ensemble la révérence requise, puis ils se disposent symétriquement de part et d’autre – face à l’autel ou sur les côtés en vis-à-vis, selon la disposition des lieux – et se mettent à genoux, soit en arrivant, soit à la fin du Hanc igitur (ou au moment correspondant dans les autres Prières eucharistiques). Ils restent ainsi agenouillés jusqu’à la communion, ne se levant pas lorsque les autres servants se relèvent après la consécration ou à la fin du canon ; si la hauteur des flambeaux s’y prête, il est tout à fait convenable de les tenir appuyés sur le pavé ou la marche. [177]"
et ceci encore toujours en relation avec l'édition typique de 2002 :
"À la fin du Hanc igitur – après avoir, le cas échéant, remis le missel à la page pour Quam oblationem – le diacre, ou le servant qui le remplace au missel, quitte le livre : le servant descend pour s’agenouiller sur le degré latéral inférieur à la gauche du prêtre ; le diacre passe à la droite du prêtre, où il découvre chaque ciboire, s’il y a lieu, (ouvre la lunule) et retire la pale du calice, [195] déposant couvercles et pale sur l’autel à la droite du corporal. Pour retirer la pale, comme pour la remettre ensuite, le diacre emploie la seule main droite, la gauche appuyée contre la poitrine ; les deux mains peuvent être nécessaires pour retirer le couvercle du ciboire et pour ouvrir la lunule. Ensuite, le diacre s’agenouille sur le bord du marchepied face à l’autel, où il reste à genoux jusqu’à ce que le prêtre ait reposé le calice après l’élévation.
Ordinairement, à ce moment un servant agite le carillon une ou deux fois selon l’usage, [196] un peu longuement, pour avertir tous les chrétiens présents dans l’église de l’imminence de la consécration ; alors s’agenouillent ceux qui ne sont pas déjà à genoux. La sonnerie peut être faite par le servant qui tourne les feuillets du missel, une fois agenouillé sur le degré latéral inférieur, ou par un des servants tenant les flambeaux ou torches, [197] ou bien par un autre. Si le thuriféraire n’est pas déjà en place depuis la fin du Sanctus, il se rend alors avec l’encensoir fumant à l’endroit usuel, où il s’agenouille, pour encenser le Très Saint Sacrement à chaque élévation."
En bref mais depuis quand je ne saurais dire, l'Église latine ignore cette prohibition de l'agenouillement à Pâques, le dimanche ou n'importe quand. Au contraire, elle le prescrit.
Je doute fort que ce soit une "innovation" subitement imposée en 1570 mais je ne suis pas spécialiste de liturgie antique et médiévale. Les historiens généralistes s'accordent pour dire que saint Pie V a très peu innové et je n'ai jamais lu qu'il aurait introduit la génuflexion à la messe dominicale.
Une indication toutefois : le rit dominicain traditionnel codifié au XIIIe prévoit la génuflexion sans l'exclure des dimanches et fêtes.
Bref ce canon disciplinaire mineur ne me semble pas avoir été reçu dans l'Église latine : Deo gratias peut-on ajouter avec beaucoup de gratitude pour le Saint Esprit et nos ancêtres.
C'est sans doute la leçon à tirer qui vaut pour d'autres conciles.
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