Je rejoins totalement par Bertrand Decaillet 2012-01-01 16:10:15 |
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votre dépit, tant de fois éprouvé de même.
Lorsqu'on chante la messe, on la chante (on ne chante pas des trucs "pendant" la messe!!!, on chante la messe). Et lorsqu'on n'a pas les moyens de chanter décemment (avec le minimum artistique requis) "la messe" (qui suppose épître, évangile, oraisons... etc., le propre et l'ordinaire, mais jamais l'un sans l'autre sous prétexte que... enfin!!!), eh bien - l'Eglise est miséricorde - on "lit" la messe.
Que la messe basse est belle, au demeurant, qu'elle est lumineuse et puissamment expressive du Mystère dans cette forme de transparence, de silence immense, avec ce seul murmure sacré du Sacerdos infiniment plus proche du chant que la parole!
C'est tout simple - on chante la messe, ou on la lit - et cette alternative radicale est patinée par la sagesse des siècle, et des papes !!
La messe, même sans déploiement, est toujours belle. En revanche, par un déploiement qui va contre le sens et qui vise le fla-fla, la messe est en effet douloureusement séquestrée et abîmée par ses (médiocres) acteurs qui la réduise à une "prédication" qui plus est émotionnelle, et qui, par le fait même, en font une contre-prédication, ou un purgatoire, comme vous le relevez si justement - une anti-liturgie, une anti-forme.
Le n'importe-quoi liturgique, en une période ou le sens (notamment contemplatif) est perdu, n'est hélas pas l'apanage du novus ordo. le subjectivisme liturgique, hélas, a aujourd'hui investi les deux formes. Certes, il ne s'agit pas de faire les pédants ou les rubricistes, mais de permettre au sens, grâce au respect de l'héritage même incompris, de réapparaître doucement dans la farme liturgique traditionnelle. Mais la culture du novus ordo a en ce sens gravement contaminé la pratique même du vetus ordo. Il faudra sans doute plusieurs générations pour retrouver le sens, et cela quand bien même on aura restauré les formes, qui n'en sont, tant s'en faut, pas encore la garantie...
En attendant, personne ne vous empêche d’assister puissamment à la messe à genoux tout du long (sauf aux deux évangiles), les yeux fermé, la bouche cousue, derrière une colonne sans bouger... vous unissant pleinement au Sacrifice de Notre-Seigneur qui agit seul et pleinement, sur un bout de tissu de 50 cm2 que vous ne voyez pas... Si l'on ne peut changer le monde, on a toujours la possibilité de "verrouiller la porte de sa chambre" pour ne pas laisser entrer le monde et compromettre la prière... même à l'église.
Ps. Z'avez un magnifique pseudo! Veinard!!!
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