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Me Parfu, êtes-vous là ?
par Jean Ferrand 2011-11-11 11:27:36
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Selon votre conseil j’ai lu la nouvelle biographie de Jésus de Jean-Christian Petitfils, ou plutôt je l’ai feuilletée subrepticement au centre culturel d’Atlantis (près Nantes), comme je le fais d’habitude. C’est un peu du vol, je l’avoue, mais enfin je vais peut-être me décider à l’acheter. C’est un ouvrage remarquable, il faut le reconnaître. Un fort volume de près de 700 pages, je crois.

Je ne l’ai pas lu. Mais je suis allé à l’essentiel, c’est-à-dire à la chronologie, qui est primordiale en ce domaine, à la table des matières, et à quelques pages essentielles. Cela est suffisant pour se former un premier jugement et entamer un dialogue avec vous. N’hésitez pas à me contrer, mais sur arguments, non sur des sentiments (pour ou contre) qui sont ici stériles.

Cet ouvrage représente, à mon point de vue, une très remarquable avancée dans l’historiographie de Jésus, si abondante par ailleurs. Pour trois raisons principales : il tient compte, et avec raison, du Suaire de Turin, comme d’une pièce authentique, au grand dépit des historiens rationalistes ; il tient compte de l’ouvrage d’Arthur Loth récemment publié, bien qu’il ait été écrit il y a plus de 80 ans, et qui est incontournable, même si la critique jusqu’ici n’en a guère fait état ; il prend en compte le travail remarquable d’Etienne Nodet, de l’Ecole Biblique de Jérusalem, qui vient de démontrer que le Flavius Josèphe slave serait authentique, ou tout au moins serait la traduction authentique du Flavius Josèphe araméen, jusqu’ici considéré comme perdu, et qui nous fournit de très précieux et originaux renseignements sur Jésus-Christ.

Rien qu’à ces trois titres, c’est remarquable.

Que penser de sa chronologie ? Elle est fortement dépendante de celle d’Arthur Loth ; comme telle elle est assez révolutionnaire dans le petit monde historico-critique, mais en même temps elle n’échappe pas aux critiques que l’on peut avancer contre la chronologie d’Arthur Loth, critiques que j’avais essayé de formuler dans des posts précédents.

En gros, c’est ceci : pour la fin de la vie de Jésus, Petitfils, à la suite d’Arthur Loth, rétablit nettement la vérité historique. Jésus est bien mort le 3 avril 33, et non pas le 7 avril 30, comme le prétendent presque toutes les bibles actuelles et les exégètes les plus renommés, ou les plus fumeux, catholiques ou non. Il remet ainsi en vigueur la date traditionnelle, telle qu’elle est commémorée, par exemple, dans l’Eglise catholique. La quinzième année de Tibère, c’est, et ça ne peut être, que 28/29. Et Jésus a été baptisé fin 29 ; début de son ministère en 30, avec pas moins de quatre Pâques dans la vie publique. Jean-Baptiste est mort en 31, selon Petitfils, en réalité début 32, selon moi et Gérard Gertoux.

Pour le début de la vie de Jésus, problème que Petitfils ne traite qu’en fin de volume, en épilogue, c’est moins heureux. Jésus serait né en – 7, avant notre ère, alors qu’Arthur Loth proposait, au moyen d’un raisonnement un peu contraint, le 6 janvier – 4. Forcément, puisque d’après tous les historiens actuels Hérode est mort avant la Pâque de – 4, Jésus n’a pu que naître avant cette date, puisqu’il a été persécuté par Hérode et a dû fuir en Egypte dans les bras de ses parents.

Nous allons essayer de démontrer que c’est impossible. Et ceci pour des raisons fortes et convergentes.

1°) Cela n’est guère compatible avec l’affirmation de saint Luc, qui nous dit qu’au moment de son baptême Jésus avait environ 30 ans. D’après Arthur Loth il aurait eu environ 34 ans, c’est déjà difficile. D’après Petitfils, il aurait eu pas moins de 36 ou 37 ans. C’est très peu vraisemblable. L’‘environ 30 ans’, de Luc, veut dire 30 ans à quelques jours près, ou tout au plus à quelques mois près, mais pas à des années près. Tous les exemples équivalents relevés dans la Bible le prouvent. Luc, alors, aurait dû plutôt dire : près de 40 ans. Le fait est qu’il ne le dit pas. Jésus avait 30 ans, ou à peu près. Un point c’est tout.

2°) Presque tous les Pères de l’ancienne Eglise nous affirment à l’unisson que Jésus est né en – 2 ou – 1, la 41e ou la 42e année d’Auguste. Et cet accord est remarquable. La différence d’une année peut s’expliquer ou s’explique très bien selon une manière différente de compter, à la grecque ou à la romaine.

3°) Jésus est né alors que Quirinius était gouverneur de Syrie, selon saint Luc. Or tous les titulaires du gouvernement de Syrie sont connus par l’histoire, à l’exception remarquable des années – 3 et – 2. En 7 avant Jésus-Christ, c’est Varus (le futur vaincu de la forêt de Teutobourg) qui était gouverneur. Il le fut jusqu’en – 4. Arthur Loth comme Petitfils se trompent. Nous savons par des inscriptions que Quirinius fut deux fois gouverneur de Syrie et qu’à chaque fois il a procédé à des recensements. La seule date disponible pour son premier gouvernement, c’est – 3 et – 2. Ce qui correspond au recensement d’Auguste, l’inventaire du monde, signalé par saint Luc.

Mais alors, tout cela remet en cause la date universellement admise de la mort d’Hérode en – 4. Il faut savoir que cette date n’est acceptée que depuis le XIXe siècle, en fait depuis le mémoire de l’académicien H. Wallon, en 1858. Il avait calculé qu’Hérode ayant été intronisé en – 40, par les romains, et étant mort dans la 37e année de son règne d’après Flavius Josèphe, son décès devait être placé en – 4, plus précisément juste avant la Pâque de – 4. Sachant par Josèphe qu’une éclipse de lune, ainsi qu’un jeûne, avaient précédé la mort d’Hérode, il identifiait l’éclipse de lune avec celle du 13 mars – 4 et le jeûne avec celui d’Esther du 12 mars, la veille. De plus H. Wallon plaçait la naissance de Jésus-Christ au 25 décembre de l’année – 7, pour tenir compte largement de l’apparition de l’étoile qui avait annoncé cette naissance.

Ce raisonnement est rempli de sophismes. En effet le jeûne d’Esther n’existait pas au 1er siècle de notre ère. Il fut institué seulement au 12e siècle, sur les recommandations de Maimonide. De plus l’éclipse de lune du 13 mars – 4 fut seulement une éclipse partielle de magnitude 36,7 %, selon les calculs de l’astronomie moderne. Elle dut être aperçue de bien peu de gens à l’heure avancée de la nuit où elle se produisit. Hérode fut institué par le sénat romain, seulement en fin – 40 et son règne légal n’a dû commencer, comme celui des magistrats romains, qu’au 1er janvier – 39 et cette année – 39 doit être comptée comme année d’accession (année 0). Hérode a émis sa première pièce de monnaie en l’an – 36, après sa conquête de Jérusalem, et il l’a datée fictivement de la troisième année de son règne, conformément à ce schéma. Ayant régné légalement sur la Judée pendant 37 ans, il est donc mort fin - 2 ou début – 1. De plus nous savons qu’Hérode est mort 34 ans après l’assassinat d’Antigone, son prédécesseur, (A.J. XVII, 148), en mars – 36 : début du règne effectif en avril – 36. On en déduit qu’Hérode est mort entre avril – 2 et mars – 1, ce qui exclut de nouveau une mort en – 4.

Hérode avait 25 ans en juillet – 47, quand il fut nommé stratège de Galilée par Jules César visitant la Syrie (A.J. XIV, 158, corrigé, au lieu de 15 ans, erreur manifeste de copiste). Il est mort à l’âge de 70 ans selon Josèphe (A.J. XVII, 148), donc entre juillet – 2 et juin – 1.

Le récit de Flavius Josèphe correspond exactement aux dates en – 1, avec le jeûne commémoratif du 10 Tébeth (5 janvier – 1) et l’éclipse totale de lune dans la nuit du 9 au 10 janvier. Cette éclipse fut très spectaculaire, de magnitude 179,2% selon l’astronomie et d’une durée totale de 3 H 34, de 23 H 41 à 3 H 15 du matin. De plus tout Jérusalem était éveillée car cette même nuit fut brûlé vif Matthias, fils de Margolothos, sur l’ordre d’Hérode. Selon une tradition juive, Hérode mourut un 2 Shebat (le 26 janvier suivant en - 1) et la Pâque survint le 7 avril – 1, conformément au scénario décrit par Josèphe.

L’éclipse totale, en ces circonstances, suivie de peu de la mort d’Hérode, a dû frapper les esprits. Elle est la seule éclipse mentionnée dans toute l’œuvre de Josèphe.

« La lune, cette nuit-là, s’éclipsa » écrit sobrement Josèphe, comme si elle se voilait la face, et comme un bien mauvais présage pour Hérode agonisant.

Comment expliquer dans ces conditions que tous les historiens, tous les exégètes modernes, toutes les encyclopédies, tous les universitaires, acceptent dure comme fer une mort d’Hérode en – 4 ? Arthur Loth lui-même, en brillant chartiste qu’il est, y engage toute son autorité. Il en apporte la preuve (apparemment) sans faille. Il considère la chose comme démontrée, comme évidente, un acquis irréversible. C’est pourquoi il a dû bâtir une chronologie de Jésus-Christ, pour tenir compte de cette ‘évidence’, par moment quelque peu acrobatique, tirée par les cheveux, à la limite du vraisemblable.

Il suppose ainsi que Quirinius fut nommé gouverneur de Syrie, à Rome, dès le 1er janvier – 4, mais qu’il n’aurait pris ses fonctions, après l’ouverture de la navigation en Méditerranée, qu’en juillet de cette même année. C’est donc bien Varus, gouverneur sur le départ, qui aurait réprimé en son nom les troubles consécutifs à la mort d’Hérode. Mais saint Luc, originaire d’Antioche, aurait eu connaissance à Antioche, capitale de la Syrie, du gouvernement légal de Quirinius à partir du 1er janvier – 4. C’est pourquoi Jésus, né le 6 janvier – 4, serait bien né sous le gouvernement, au moins nominal, de Quirinius. C’est évidemment tendancieux, et avancé sans preuves. C’est pourquoi Petitfils, apercevant la faiblesse du raisonnement, n’a pas cru devoir le retenir. Et il fait naître Jésus-Christ carrément en – 7, revenant ainsi, sans le dire, à la thèse de H. Wallon, mais avec les inconvénients (ou les impossibilités) que nous avons signalés ci-dessus.

De plus une raison grave, une découverte récente dont Arthur Loth lui-même n’a pas pu avoir connaissance, s’oppose catégoriquement à la validité du scénario historique qu’il a imaginé. Nous savons par l’historien Josèphe que la mort d’Hérode fut suivie de troubles considérables, ayant démarré à Jérusalem même, la capitale. C’est qu’en effet, à la mort d’Hérode, un procurateur financier, nommé Sabinus, fut désigné par Auguste pour procéder à la liquidation de sa succession. Archélaüs, en partance pour Rome, pour faire reconnaître son accession au trône, l’aurait rencontré avant son départ. Ce Sabinus se comporta avec tant d’arrogance, en l’absence du roi désigné, qu’il provoqua une révolte à Jérusalem, et Varus dut mobiliser toutes ses légions pour la réprimer.

Or ce liquidateur de la succession d’Hérode n’a pas pu intervenir en – 4. Nous savons avec certitude que Sabinus, en – 4, était en Libye, plus exactement en Cyrénaïque. A la demande d’Auguste il s’était occupé de réorganiser la justice dans la province de Cyrénaïque, suite à de graves plaintes déposées par des citoyens hellènes contre des juges romains. (Les édits d’Auguste découverts à Cyrène, F. de Visscher, Les Belles Lettres, Louvain, Paris 1940, pp 23-30). Il ne pouvait donc se trouver en Syrie, ou en Palestine, pendant la période de – 4. Preuve irréfutable que la succession d’Hérode ne s’est ouverte qu’en – 1 et non en – 4 (on n’a le choix qu’entre ces deux années). Varus lui-même était revenu en Syrie, en – 1, comme commandant de légions et légat de Caius César, successeur désigné d’Auguste, et c’est à ce titre qu’il mata la sédition.

Pourquoi donc les exégètes de notre temps, et Arthur Loth en particulier, pour lequel j’ai la plus grande estime (à mon avis, c’était un saint laïc), n’ont-ils pu se détacher d’une mort d’Hérode en – 4, car c’est bien là le blocage considérable qui empêche toute rédaction définitive d’une chronologie de Jésus ? C’est l’obstacle apparemment insurmontable qui fait que les historiens du Christ, croyants comme rationalistes, tournent en rond depuis des siècles, et reviennent toujours aux mêmes solutions insatisfaisantes. Il est vrai qu’il faudrait consentir à se mettre à dos, résolument, tout le monde universitaire. C’est une étape bien difficile à franchir et l’on conçoit qu’Arthur Loth lui-même, brillant élève du monde universitaire, ne l’ait même pas envisagée.

Reprenons brièvement les arguments qui incitent Arthur Loth à admettre, de manière catégorique, une mort d’Hérode en l’année 4 avant notre ère. Rouvrons son livre si méthodiquement bâti.

Arthur Loth se bat longuement avec les indications chronologiques de Flavius Josèphe pour leur faire dire que les 37 ans du règne long d’Hérode (depuis sa proclamation par le Sénat romain, en – 40) et les 34 ans de son règne court (depuis la prise de Jérusalem en – 37) aboutissent à l’an – 4. Mais il est obligé de forcer nettement les chiffres de manière peu convaincante.

L’éclipse partielle de lune du 13 mars – 4 le gêne par le caractère peu visible du phénomène. Mais enfin ce fut une éclipse qui a précédé la Pâque de cette année-là. Elle peut correspondre à la rigueur aux circonstances décrites par Josèphe. Sa date relativement tardive, seulement 27 jours avant la Pâque du 10 avril de cette année-là, laisse bien peu de place pour tous les événements racontés par l’historien, y compris le voyage d’Hérode aux eaux de Callirhoé, le retour à Jéricho, la mort du tyran, l’organisation de ses funérailles grandioses et le deuil de 7 jours qui a suivi. Mais enfin on peut imaginer qu’ils se sont déroulés à l’accéléré, ou que Josèphe les a narrés avec surabondance.

Mais l’argument-massue d’Arthur Loth, et de tous les historiens, pour imposer la mort d’Hérode en – 4, ce sont les règnes des fils d’Hérode : Archélaüs hérita de la Judée et de la Samarie, Philippe de la Trachonitide, de la Gaulanitide et de la Bathanée, Hérode-Antipas de la Galilée et de la Pérée. Leurs règnes sont bien attestés par l’histoire et leur chronologie est confirmée par la numismatique. Les trois règnes partent de l’an – 3. Archélaüs fut déposé par Auguste en l’an 6 de notre ère et dans la 9e année de son règne. Philippe est mort en 34, dans la 37e année de son règne. Hérode-Antipas enfin fut déposé puis exilé à Lyon par Caligula en 39 dans la 42e année de son règne. Donc Hérode, le père, dit le Grand, est bien mort en – 4. C.Q.F.D.

Mon référent, Gérard Gertoux, auquel j’emprunte la majorité de mes références, ne se laisse pas impressionner par cet état de fait. En chronologiste professionnel qu’il est (il a établi de main de maître la chronologie synchronisée de presque toutes les civilisations antiques) il sait d’expérience que les successions royales, les listes officielles de souverains, sont perturbées par des phénomènes récurrents : des interrègnes, des corégences, des usurpations et même des anticipations, des antidatations. Très souvent interviennent dans les débuts de règne des années dites d’accession, ou si l’on veut années 0, dont il faut tenir compte. Ce phénomène d’accession se comprend : l’année civile (ou en Palestine religieuse) portait déjà le nom d’un souverain défunt, s’il mourait en début d’année. Pour ne pas perturber le calendrier, la première année du souverain suivant ne commençait officiellement qu’au début de l’année suivante : en Palestine au 1er Nisan, début de l’année religieuse. Il est même arrivé quelquefois, mais rarement, qu’il y eût des années posthumes, si le successeur tardait à s’imposer, ou n’était pas connu.

Rappelons-nous qu’Hérode le Grand lui-même connut deux règnes : un règne légal, commencé à Rome en – 40 et un règne effectif après sa prise de Jérusalem en – 37. Il a commencé de battre monnaie en – 36 et il a daté ses pièces de la troisième année de son règne. On ne possède aucune pièce de monnaie d’Hérode datée de la première ou de la deuxième année de son règne : pour la bonne raison qu’il n’en a jamais frappée. Il en fut de même pour les trois fils d’Hérode. On ne possède aucune pièce de monnaie datée de la première ou de la deuxième année de leur règne. Pour la bonne raison qu’ils n’en ont pas émise. Ils n’étaient que des souverains fictifs en attendant la mort de leur père. Ils furent désignés rois par le testament d’Hérode en – 4 (750 U.C.), à la fin de la légation de Varus dont nous avons parlée. Et c’est Varus lui-même qui, à son retour à Rome, se chargea de faire valider le testament par l’empereur Auguste. A partir de là il devenait exécutoire, tout au moins sur un plan légal.

Mais Hérode ne mourut que le 26 janvier – 1, à l’âge de 70 ans (rappelons-nous qu’il avait 25 ans en juillet – 47), et il exerça le pouvoir réel jusqu’au bout. Il trouva moyen d’assassiner son fils Antipater, 5 jours avant sa propre mort, et Archélaüs dut se rendre aussitôt à Rome pour faire valoir ses droits à la succession. Les troubles consécutifs à la mort d’Hérode furent réprimés au cours de l’année – 1, par Varus revenu en Syrie comme légat de Caius César, héritier désigné d’Auguste, et comme commandant de ses légions. Entre temps, en – 3 et – 2, c’est Quirinius qui fut gouverneur de Syrie, et Jésus de Nazareth naquit ces années-là. Plus précisément en fin – 2. Il aura 30 ans (ou à peu près), au moment de son baptême dans le Jourdain, en 29.

J’ai finalement acheté le livre de Jean-Christian Petitfils, à la médiathèque du centre Leclerc. Je leur devais bien ça. Je posterai d’autres critiques de ce livre. Car je ne suis pas d’accord avec l’auteur sur bien des points

     

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