S. François d'Assise: Bréviaire par Alexandre 2011-10-04 01:21:47 |
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François d'Assise recevant les stigmates, par Giotto (Assise, basilique supérieure)
Le 4 Octobre
S. FRANÇOIS D’ASSISE, CONFESSEUR
Deuxième Nocturne
Leçon iv
François naquit à Assise en Ombrie [vers 1181], et suivit l’exemple de son père, en se livrant au commerce, dès sa jeunesse. Un jour qu’un pauvre lui demanda l’aumône pour l’amour de Jésus-Christ, François, contre son habitude, le repoussa d’abord, mais troublé aussitôt de ce refus, il lui accorda plus qu’il n’avait coutume de donner, et, le jour même promit à Dieu de ne jamais refuser son aumône à quiconque la lui demanderait. Quelque temps après il tomba gravement malade, et à peine fut-il guéri qu’il commença à se livrer très ardemment aux offices de la charité, et fit de tels progrès dans cette vertu qu’épris de la perfection évangélique il distribuait aux pauvres tout ce qu’il possédait. Son père ne put souffrir une telle conduite, aussi l’obligea-t-il, par devant l’Évêque d’Assise, à renoncer à tous les biens patrimoniaux. François abandonna tout et jusqu’à ses habits, disant que désormais il aurait un motif de plus de répéter : <i>Notre Père, qui êtes aux cieux</i> [1206].
Leçon v
Ayant entendu lire cette parole de l’Évangile [vers 1208-1209]: «Ne possédez ni or, ni argent, ni aucune monnaie dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni deux tuniques, ni chaussures» (<i>Mt</i> 10, 9-10), François se proposa de la prendre pour règle de vie. Quittant donc ses chaussures, se contentant d’une seule tunique, et s’associant douze compagnons, il institua l’Ordre des Mineurs. En l’année mil deux cent neuf, il se rendit à Rome, pour que le Saint-Siège confirmât la règle de son Ordre. Sa demande fut d’abord rejetée par le souverain Pontife Innocent III. Mais ayant vu en songe, pendant la nuit, celui qu’il avait repoussé, soutenir sur ses épaules la basilique de Latran chancelante, le Pape, troublé par cette vision, fit rechercher François, le reçut avec bonté et confirma sa règle [1215]. Le saint fondateur envoya donc ses frères prêcher l’Évangile dans tout l’univers ; et lui-même, ambitionnant la gloire du martyre, fit voile pour la Syrie, où il fut reçu par le Soudan avec toutes sortes d’égards. N’obtenant pas le résultat qu’il désirait, il revint en Italie.
Leçon vi
Après avoir construit quantité de maisons de son institut, François se retira dans la solitude, sur le mont Alverne. Ayant commencé là un jeûne de quarante jours, en l’honneur de l’Archange saint Michel, il advint qu’en la fête de l’Exaltation de la sainte Croix [1224], un Séraphin lui apparut, portant entre ses ailes l’image du Crucifié. Ce Séraphin imprima sur les mains, les pieds et le côté de François, les stigmates des clous. Saint Bonaventure affirme dans ses lettres avoir entendu le Pape Alexandre IV déclarer, dans un sermon, qu’il avait vu les stigmates. Ces témoignages de l’amour de Jésus-Christ excitèrent l’admiration de tous. Enfin, deux ans après, se sentant gravement malade, François voulut qu’on le transportât dans l’église de Sainte-Marie-des-Anges, afin de rendre, son dernier souffle là même où Dieu lui avait accordé la vie de la grâce. En ce lieu, il exhorta ses frères à conserver très fidèlement la pauvreté, la patience et la foi de la sainte Église romaine. Pendant qu’il récitait le Psaume: «De ma voix, j’ai crié vers le Seigneur» (<i>Ps</i> 141, 2) étant arrivé à ce verset: «Des justes m’attendent jusqu’à ce que vous m’exauciez» (v. 8), il rendit son âme à Dieu. C’était le quatrième jour des nones d’octobre [1226]. De nombreux miracles l’ayant illustré, Grégoire IX l’inscrivit au catalogue des Saints [1228].
Pour cette fête simplifiée (ou Bréviaire 1961) :
Leçon ix (ou iii)
François, natif d’Assise en Ombrie [vers 1181], s’adonna dès sa jeunesse au commerce, à l’exemple de son père. Atteint, puis guéri d’une grave maladie, il commença aussitôt à se livrer très ardemment aux œuvres de charité, et comme son père ne le supportait qu’avec indignation, il lui fit une cession de tous ses biens, ajoutant qu’à l’avenir il aurait ainsi un droit de plus à dire: <i>Notre Père qui êtes aux cieux</i> [1206]. Ayant entendu la lecture du conseil évangélique relatif à la pauvreté apostolique, il enleva ses chaussures, se contenta d’une seule tunique, et institua lorsqu’il se fut adjoint douze compagnons, l’Ordre des Frères Mineurs que le Souverain Pontife Innocent III confirma sur un avertissement du ciel et qui se propagea merveilleusement [1215]. Ensuite, François se retira dans la solitude du Mont Alverne où le jour de l’Exaltation de la sainte Croix [1224], tandis que lui apparaissait un séraphin portant entre ses ailes l’image du [divin] Crucifié, il reçut les sacrés stigmates rendant visibles sur ses mains, ses pieds et son côté, les marques des clous et de la lance. Deux ans après, étant tombé gravement malade, transporté dans l’église de Sainte-Marie-des-Anges, il exhorta ses frères à conserver la pauvreté, la patience et la foi de la sainte Église romaine et rendit très pieusement son âme [au Seigneur] le quatre des nones d’octobre [1226].
Troisième Nocturne
(Commun des Abbés, 2° endroit)
Suite du saint Évangile selon saint Matthieu
(ch. XI, 25-30.
Trad. du Lectionnaire de 1964-65)
Leçon vii
En ce temps-là,
Jésus prit la parole et dit :
«Je te rends grâce, ô Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
d’avoir caché cela aux sages et aux savants,
et de l’avoir révélé aux tout-petits.
Oui, Père, telle a été ta volonté.
Tout m’a été confié par mon Père;
et personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils voudra le révéler.
Venez à moi, vous tous qui peinez et portez le fardeau,
et moi, je vous donnerai le repos.
Prenez sur vous mon joug et faites-vous mes disciples,
parce que je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour vos âmes;
car mon joug est facile et mon fardeau, léger.»
Homélie de saint Augustin, évêque
(Sermon 69, 1-3.
Texte latin : PL 38, 440-441)
«Venez à moi, vous tous qui prenez de la peine». Pourquoi sommes-nous en effet tous dans la peine? N’est-ce point parce que nous sommes des hommes mortels, fragiles, infirmes et chargés de ces vases de boue, cause mutuelle pour nous de mille anxiétés? Mais si ces vases de chair nous tiennent à l’étroit, dilatons en nous les espaces de la charité. Pourquoi le Seigneur dit-il: «Venez à moi, vous tous qui êtes dans le labeur», si ce n’est pour que nous ne soyons plus dans ce labeur? Aussi voyez la promesse qu’il nous fait aussitôt. Il vient d’appeler à lui ceux qui sont dans la peine, ceux-ci s’enquerront peut-être de la récompense qui leur est offerte. «Et je vous soulagerai, leur dit-il. Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi», non pas à construire l’univers, non pas à créer tout ce qui est visible ou invisible, non pas à faire des miracles, en ce monde, ni à ressusciter des morts; mais apprenez «que je suis doux et humble de cœur».
Leçon viii
Veux-tu devenir grand ?commence par être petit. Tu songes à construire un bâtiment très élevé? pense d’abord au fondement de l’humilité. Plus on veut exhausser la masse d’un édifice, plus cet édifice doit être important, plus aussi on creuse profondément les fondations. A la vérité, lorsqu’on bâtit, le bâtiment s’élève en hauteur, mais celui qui creuse les fondations s’abaisse. L’édifice est donc bas dans le sol avant qu’on lui donne sa hauteur, et l’on n’en élève le faîte qu’après cet abaissement.
Leçon ix
Quel est le faîte de l’édifice que nous entreprenons de construire ? jusqu’où doit s’élever le sommet de cet édifice? Je m’empresse de le dire: jusqu’à la vue de Dieu. Vous voyez quel but élevé, quelle fin sublime est la vue même de Dieu. Celui qui désire ce bonheur comprend ce que je dis et ce qu’il entend. Ce qui nous est promis, c’est la vue de Dieu, du vrai Dieu, du Dieu suprême. Le vrai bonheur, en effet, c’est de voir le Dieu qui nous voit. Les adorateurs des faux dieux les voient sans difficulté, mais ils voient des dieux qui ont des yeux et ne voient point. Pour nous, le Dieu dont la vue nous est promise, c’est le Dieu vivant et voyant.
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