Le message auquel vous répondez est effectivement exagéré. Mais regardez ce que propose le site de la CEF concernant la confession. Ce qui y est dit n'est certes pas faux. Mais je ne suis pas sûr que cela sensibilise à la confession fréquente, lorsqu'on lit cela :
Pourquoi se confesser ?
Au sujet du sacrement de réconciliation, nous sommes souvent partagés entre la conception d'autrefois et les idées actuelles. Jadis, la confession était très importante pour rester en état de grâce car le péché mortel entraînait le châtiment éternel de l'enfer [vous noterez le passé. Est-ce que par hasard ça ne serait plus vrai de nos jours ?]. Cette perspective entraînait l'inquiétude et parfois le scrupule. Actuellement la confession apparaît à beaucoup comme une routine inutile. [faut-il comprendre qu'entre ces deux "tendances", on est sensé trouver une juste milieu ?] Pour comprendre pourquoi il faut se confesser, il faut d'abord avoir une juste conception du péché.
Un peu plus loin, sur la définition du péché :
Le péché n'est ni une faute ni une erreur. Il s'agit d'un manque d'amour conscient et volontaire.
Le péché n'est pas complètement absent de cette page. Par contre, les
conséquences du péché, et en particulier la conséquence ultime du péché mortel, en sont presque complètement absentes. Tout au plus de vagues allusions du style "Cette rupture blesse son auteur, son entourage et sa relation à Dieu.".
Où apparaît la
nécessité de la confession ? A fortiori la nécessité de la confession fréquente - un peu plus d'une fois l'an quand l'Eglise le "recommande" ?
A trop vouloir
présenter la confession comme "un rendez-vous d'amour de Dieu", histoire de ne pas faire peur, on en oublie un point important : la contrition est requise pour la validité de la confession. La contrition parfaite - acte d'amour de Dieu, regret des péchés par amour de Dieu - est difficile à avoir. La contrition imparfaite - regret des péchés par peur de l'Enfer - est en revanche facile à exciter en son âme, elle suffit à la validité de la confession. Cette pastorale soi-disant pour adulte responsable et moderne (se confesser pour rester en état de grâce et ne pas être surpris par la mort en état de péché mortel, c'est dépassé !) est complètement contre-productive pour ce qui est d'amener les fidèles au confessionnal.
J'ai remarqué un jour qu'une paroisse près de chez moi proposait une possibilité de confession à heure fixe toutes les semaines, à un horaire accessible aux gens qui travaillent. Par curiosité, j'ai été voir plusieurs fois : il n'y a jamais personne. C'est juste que le prêtre est présent une heure avant sa messe du soir, pour d'autres tâches dans son Eglise, entre autres la préparation de la cérémonie qui suit, et donc il en profite pour proposer cette possibilité. Louanges à lui, je trouve cela génial ! Mais personne n'en profite.
A contrario, allez voir dans les paroisses tradi, soit aux heures prévues pour la confession en semaine en soirée, soit une heure avant la messe dominicale quand le prêtre en profite pour confesser. Il y a la queue au confessionnal.
Alors, deux poids deux mesures ? Je ne veux pas verser dans la critique facile, mais objectivement, de ce que j'ai pu moi-même constater de visu, il y a deux comportements différents.
Cordialement
Meneau