Ah Ste Thérèse, un hymne qui va bien à ses ennuis ! par Glycéra 2026-10-15 10:48:13 |
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Rector potens !
Dieu est droit.
Il écrit droit même avec les lignes courbes que les humains lui présentent.
L'histoire des Hébreux, leurs péripéties le clament :
Que d'ennuis, de guerres, d'injustices ... qui portent fruits quand on élève le regard.
Je copie une liste :
(site lhomelie du dimanche, souvent des trouvailles)
On pourrait commencer par Cyrus ... puis penser à :
– Nabuchodonosor, roi de Babylone, détruit Jérusalem et son Temple en -587.
À l’insu de son plein gré dans Communauté spirituelleLe roi ne cherche alors qu’à étendre son empire, comme Poutine avec l’Ukraine ou la Chine avec Taïwan. Cependant il exécute, sans le savoir ni le vouloir, le jugement prophétique contre l’infidélité du royaume de Juda. Il est le « marteau » dont Dieu se servira, avant de le briser à son tour. Jérémie dit de lui à trois reprises qu’il est « le serviteur de YHWH » (Jr 25,9 ; 27,6 ; 43,10).
- Hiram, roi de Tyr, devient le fournisseur du Temple.
Souverain phénicien adorateur du dieu Melqart, Hiram entre en alliance diplomatique et commerciale avec Salomon (1R 5). Il cherche à ouvrir des débouchés commerciaux pour le bois de cèdre du Liban, ses marins et ses artisans métallurgistes. Sans le savoir, Hiram fournit ainsi les matériaux et l’ingénierie indispensables à l’édification de la Demeure de YHWH à Jérusalem.
- Balaam, l’oracle engagé pour maudire, finit par bénir.
Dans le livre des Nombres (Nb 22–24), Balak, roi de Moab, engage le devin païen Balaam pour jeter une malédiction rituelle sur Israël qui avance dans le désert. Balaam ne veut que toucher sa prime et exécuter le contrat demandé par le roi de Moab. Mais YHWH va prendre possession de sa parole. À chaque tentative de malédiction, Balaam ne réussit qu’à prononcer des bénédictions éclatantes sur Israël et annonce même une étoile issue de Jacob (Nb 24,17).
- Les marins du livre de Jonas sauvent Ninivesans le vouloir.
Lorsque le prophète Jonas fuit sa mission vers Tarsis, YHWH déchaîne une tempête sur la mer (Jon 1). Les marins effrayés veulent sauver leur navire, leur cargaison et leur vie en invoquant chacun leurs divinités païennes respectives. En jetant Jonas à la mer sur sa propre indication, ils deviennent les agents de la soumission du prophète désobéissant. Sans eux, Jonas aurait continué à fuir pour ne pas sauver Ninive. Saisis par le miracle du calme soudain, ces païens finissent par offrir un sacrifice au Vrai Dieu et lui lier des vœux, devançant la conversion de Ninive.
- La fille de Pharaon élève le libérateur d’Israël.
Au début de l’Exode (Ex 2,1-10), le Pharaon ordonne de jeter tous les nouveau-nés mâles hébreux dans le Nil. Sa fille, la princesse, se baigne dans le fleuve et cède à un mouvement de compassion spontané envers un bébé pleurant dans une corbeille, sans savoir qui il est. Elle le recueille, le nomme (Moïse) et l’élève au cœur même du palais royal égyptien, sans savoir que c’est lui qui détruira la puissance de son père et libérera Israël. Elle fait même payer par le trésor royal la propre mère de Moïse pour l’allaiter.
Dans le Nouveau Testament, on retrouve également la même logique théologique : Dieu se sert de figures païennes, de fonctionnaires romains ou de souverains étrangers pour accomplir son dessein de salut, souvent sans qu’ils en aient la moindre conscience.
- Le recensement impérial d’Auguste sert l’accomplissement de la prophétie.
César et DieuDans l’Évangile de Luc (Lc 2,1-7), l’empereur César Auguste ordonne un grand recensement de toute la terre habitée pour optimiser l’impôt romain. Son intention relève d’une mesure administrative, fiscale et géopolitique de contrôle de l’Empire. À travers lui, Dieu accomplit sa promesse : ce décret oblige Joseph et Marie à quitter Nazareth pour se rendre à Bethléem, la ville de David, permettant l’accomplissement exact de la prophétie de Michée (Mi 5, 1) sur le lieu de naissance du Messie.
- Ponce Pilate devient l’exécuteur involontaire de la Passion.
Gouverneur romain de Judée, Pilate cherche avant tout à éviter une émeute à Jérusalem durant la Pâque. Son intention est de préserver l’ordre public romain et sa propre place politique en se lavant littéralement les mains de l’affaire.
En livrant Jésus à la crucifixion — le supplicium servile romain —, Pilate devient l’instrument involontaire du Sacrifice de la Croix. Comme le proclamera Pierre dans les Actes des Apôtres : « Hérode et Ponce Pilate se sont rassemblés avec les nations païennes [...] pour faire tout ce que, dans ta puissance et ta volonté, tu avais décidé d’avance » (Ac 4,27-28).
- Les soldats romains accomplissent les Écritures lors de la Crucifixion
Lors du supplice du Calvaire (Jn 19,23-37), la garde romaine accomplit des gestes mécaniques de routine, sans savoir qu’ils accomplissent ainsi les Écritures :
• Garder les vêtements du condamné : Ils tirent au sort la tunique sans couture de Jésus pour ne pas la déchirer, accomplissant au mot près le Psaume 22 (21), 19.
• Vérifier la mort : Au lieu de lui briser les jambes (comme aux deux autres condamnés), un soldat lui transperce le côté d’un coup de lance, accomplissant la prophétie de Zacharie (« Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé », Za 12, 10) et garantissant la règle pascale (« Aucun de ses os ne sera brisé », Ex 12, 46).
- Le commandant romain Claudius Lysias devient le bouclier de Paul.
Dans les Actes des Apôtres (Ac 21 à 23), une foule en colère veut lyncher l’apôtre Paul dans le Temple de Jérusalem. Le tribun militaire romain Claudius Lysias intervient avec ses cohortes uniquement pour réprimer une émeute urbaine et maintenir la pax romana. En arrêtant Paul pour le protéger de la foule, puis en lui fournissant une escorte de 470 soldats pour l’escorter nuitamment à Césarée, cet officier païen garantit la survie de Paul et prépare son transfert vers Rome, permettant l’expansion ultime de l’Évangile jusqu’au cœur de l’Empire. Lysias ne savait ni ne voulait provoquer tout cela…
Paul résumera cette maîtrise souveraine de Dieu sur l’histoire humaine et les actes des hommes par cette célèbre formule de l’Épître aux Romains : « Nous savons que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rm 8, 28) — même les décisions et les calculs des pouvoirs païens. À nous d’en tirer toutes les conséquences !
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