À titre personnel, si je ne supporte pas le style de cet Institut, je n'ai jamais eu à me plaindre des chanoines.
Je ne me suis jamais interessé, vous en imaginez aisément la raison, pour les rejetons de l'Église de Dieu Affligée, depuis 1988, et, concrètement, je n'ai jamais eu affaire à cet Institut en particulier, peu présent me semble-t-il dans mes latitudes.
Si ce n'est que j'ai rencontré, à deux reprises, le Supérieur, dans un contexte particulier et inattendu : le foyer d'un opéra, dans deux villes différentes, c'est donc une récidive, où l'on ne s'attend pas à voir des ecclésiastiques (vrais ou faux), encore moins en plein apparat (soutane et mantellone bleus) et de surcroît accompagné d'un jeune favori déguisé en séminariste.
Le droit canon (c. 140) interdit aux clercs la fréquentation des théâtres publics, dans le cas de spectacles mondains (même pas forcément malhonnêtes, oú la règle vaut évidemment pour tout le monde). Le scandale donné par une telle présence est en principe grave.
Dans ce cas concret, cette présence ostentatoire (un dimanche après-midi) m'avait personnellement choqué, et elle a sûrement pu donner scandale, comme je l'ai dû remarquer, ou au moins susciter des commentaires désobligeants sur le clergé "mondain", et ici à juste titre.
Ceci dit, ce n'est pas l'aspect baroque en soi qui me rebute. Savez-vous que je suis plutôt incapable de me recueillir dans une église romane, au même titre que dans une église "design" post-moderniste ?
À partir du gothique, ça va.