sans avoir étudié par le menu la synthèse du Pr. Jaume elle semble conforme par Luc Perrin 2026-07-23 21:04:21 |
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à tout ce que l'on sait depuis 30 à 40 ans du fascisme italien.
Concernant le rapport de "conflits" au pluriel plutôt et de compromis avec l'Église romaine, rien que de très connu, là encore.
Les deux principales crises ont lieu fin 1929 à 1931, suivie d'un compromis celle-ci, l'autre à l'extrême fin du pontificat qui va crescendo 1937-1939 et ne débouche pas sur un compromis puisque le Pape écrivait un discours inachevé, il est mort en l'écrivant, très sévère à propos des dix ans des Accords du Latran.
"Frictions" n'est pas un mot juste : bien trop édulcoré. La première crise est très violente avec une mise sous interdit de l'Italie, décision non suivie en Italie du Sud largement.
La "lune de miel" est assez longue : 1922 à 1929. Les mesures symboliques sur l'école publique et la présence du crucifix ... y participent aussi.
Il va de soi que le catholicisme intransigeant et intégral, Pie XI a cru que Mussolini en serait le champion bien à tort, est incompatible avec le programme fasciste qui est dit L. Jaume "une révolution culturelle", ce qui est certain.
Pie XI au moment des bons rapports a dit : "Mussolini un homme que la Providence nous a fait rencontrer". Un compliment mais il place le Duce au-dessous la Providence, manière discrète de rappeler que le politique n'est pas indépendant du spirituel, spirituel dont l'Église est l'interprète pour les grandes lignes (cf. plusieurs fils dont celui sur la D.S.E.).
Mussolini de son côté disait : "je prends l'homme du berceau à la mort, moment où je le rends au Pape".
L'incompatibilité des deux visions est évidente de prime abord.
Mais comme toujours l'Église fait des compromis et ici le fascisme italien a bien dû en faire aussi et en rabattre sur sa "révolution culturelle" simplement parce que le poids social du catholicisme italien était bien trop important pour s'en faire un ennemi juré.
Malgré tout le mal que les fascistes pouvaient en penser par ailleurs.
Situation bien différente en Allemagne mais il ne faut pas confondre les deux systèmes. L'attirance pour le paganisme dans les deux cas est un élément commun pour le plan religieux, autrement le fascisme fut bien définie par don Sturzo en "statolâtrie païenne" tandis que le nazisme est fondé sur la notion de race supérieure.
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