grand merci Ludwik cette interview est à archiver, ceci dit par Luc Perrin 2026-07-09 19:23:48 |
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en lisant la traduction donnée par Réginald et l'original italien, je vois surtout dans ce projet de déclaration doctrinale de 2018 une version à la forme développée des articles du Protocole du 5 mai 1988.
On dit plus longuement, avec plus de références à l'appui, les mêmes choses.
Or Mgr Pozzo sait que les discussions doctrinales de 2009-2011 avaient abouti à une formulation de ce type déjà rejetée après consultation des instances internes par Mgr Fellay.
C'est parce que ce type de déclaration générale - bonne en soi, les termes me paraissent des plus mesurés et acceptables à titre personnel mais je ne suis pas partie au débat - est une IMPASSE évidente au vu de l'état d'esprit de la FSSPX en 2011, plus encore en 2018, qu'il faut faire autrement !
La voie minimaliste esquissée en 2012, formule acceptée par Mgr Fellay alors dans le premier semestre contre la bronca de Mgr Williamson et sa "Résistance", contre les très fortes réserves publiques de NNSS Tissier de Mallerais et de Galarreta, cette voie minimale aurait abouti en 2012 si ... le cardinal Levada et Benoît XVI n'avaient reculé devant une bronca cardinalice celle-ci (témoignage du cardinal Koch) et sans doute de pressions des conférences épiscopales hostiles.
Cette voie de 2012 revenait à s'aligner sur la demande faite et acceptée en 2009 pour les catho-anglicans (agréer le Catéchisme de l'Église catholique et faire une démarche de retour à la pleine communion). Il faut penser catho-anglican et chinois pour mesurer les possibles.
Si on pense chinois maintenant, ce que se garde de faire le bon Monsignore, transposons aux catholiques patriotiques une déclaration de même esprit sur le Pontife romain et ses droits relatifs à l'Église catholique qui est en Chine AVANT de traiter du cas des évêques et de tout autre sujet pratique.
Rien n'aurait été possible et le cardinal Parolin n'aurait rien eu.
Dans un dialogue, si on ne prend pas en compte le point de vue de l'autre (Chine, FSSPX etc.) suffisamment, si on ne mesure pas la marge de manoeuvre - large ou étroite - très étroite avec la Chine et Menzingen, on va à l'échec.
C'est ce qui est arrivé en 2011-2012 et à nouveau en 2018 pour la FSSPX.
Plus fin diplomate, le cardinal Parolin a mesuré les possibles et obtenu le mieux qu'il pouvait escompter en 2018 en tablant que l'avenir apporterait d'autres briques - en vain jusqu'à présent.
De même le cardinal Consalvi et Pie VII en position d'extrême faiblesse ont consenti à un médiocre concordat en 1801, très peu favorable à l'Église y compris par rapport à la Constitution civile du clergé, et ont fait le gros dos en grommelant face aux raides Articles organiques ajoutés par le Premier Consul en 1802.
Consalvi a bien jaugé les possibles en 1801.
Imaginer que les mêmes causes vont produire à quelques années de distance des effets différents alors que le contexte est dégradé, c'est la méthode Trump-Rutte-Ursula von der Leyen. L'échec assuré.
Peut-être que la secrétairerie d'État est mieux outillée, à plus d'expérience pour traiter un dossier type FSSPX que le DDF.
Les experts du Dicastère pour la promotion de l'Unité des chrétiens pourraient apporter leurs talents si l'on veut vraiment aboutir en pensant "hors de la boîte" (out of the box) comme disent les anglophones.
Just saying...
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