Le plus interessant dans cet article par Ludwik 2026-07-07 15:47:39 |
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est l'image l'illustrant. Cette dernière est une photo du Catholicos de l'Église apostolique arménienne et du Pape.
La séparation de l'Église apostolique arménienne se fait au moment du concile de Chalcédoine en 451. Concile qui ne fut pas reçu en Arménie pour des raisons multiples (le clergé et toute la noblesse luttaient contre les Perses qui voulaient imposer le zoroastrisme, etc.)
Ceci dit, il y a une vraie difficulté à démontrer la rigoureuse continuité entre les formules dogmatiques du concile d'Éphèse (431) et celui de Chalcédoine.
Bien sûr, comme catholiques, nous donnons a posteriori notre assentiment à l'enseignement de Chalcédoine, et d'ailleurs la question n'intéresse plus grand monde.
Ceci dit, pour discuter avec les Arméniens, il faut reprendre la question en l'état, et là... l'impossibilité d'une compréhension commune éclate. L'Église arménienne, avec ses pères de l'Église, a développé sa théologie sur son antichalcédonisme.
Et la rupture entre Ephése et Chalcédoine se défend (non pas comme catholique, mais si nous nous replaçons dans ce débat en faisant abstraction de la suite de l'histoire).
De très sérieuses discussions ont été réalisées entre l'Église russe (chalcédonienne donc) et l'Église arménienne (antichalcédonienne), avec théologiens, philologues (car il faut connaître le grec, le grabar, etc.).
À l'enthousiasme du début a succédé un certain accablement. Car, pour reprendre la belle phrase d'un moine russe (mais ethniquement arménien !) : « La différence n'est pas grosse, mais elle est partout » (liturgie, dogmatique, etc.) Bref, échec.
Dans un précédent post, j'écrivais que nous assistions lentement à la naissance d'une église séparée, en parlant de la FSSPX. Bien sûr, ce genre de processus s'étale sur plusieurs siècles. Mais le parallèle est vraiment frappant :
- ecclésiologie différente ;
- lignée épiscopale à part ;
- sanctoral qui insensiblement se sépare ;
- doute sur la validité des sacrements de part et d'autre ;
- et surtout, un processus psychologique typique.
Et cela n'est pas faire insulte à qui que ce soit, ni nier la crise de l'Église latine.
Les débats, les justifications entendues, sont très superposables à ce qui s'est passé entre Rome et Constantinople sur plus de trois siècles, ou entre Nikon et Avvakoum (et leurs disciples), etc.
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