Le Forum Catholique
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( 995624 )
Mgr Eleganti - Pour tous ceux qui doutaient jusqu’à présent : maintenant, ils retournent dans le schisme ! par DumVolviturOrbis (2026-02-03 18:03:29)
Mgr Eleganti est l’une des voix les plus libres et les plus courageuses de ces dernières années. Sans esprit partisan, mais avec une réelle rigueur doctrinale, il n’a jamais hésité à dénoncer ce qu’il considère comme des erreurs, des ambiguïtés ou des dérives du pontificat de François. Le texte qui suit s’inscrit pleinement dans cette ligne : lucide, ferme, et profondément ecclésial.
Mgr Eleganti a été évêque auxiliaire de Mgr Huonder et était présent à Ecône pour les obsèques de celui-ci.
Traduction de l'article :
Für alle, die bis jetzt zweifelten: Nun gehen sie wieder ins Schisma!
Le primat universel de juridiction du pape (ex sese) sur l’ensemble de l’Église est, depuis le concile Vatican I, une vérité infaillible, dogmatiquement définie. Nous ne pouvons donc pas parler, dans cet article, d’un malentendu légaliste de l’obéissance ecclésiale de notre part lorsque nous qualifions de schismatique la consécration annoncée d’évêques par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), sans le consentement explicite du pape, et que nous en prenons acte pour la seconde fois avec douleur, tout en la condamnant avec la plus grande fermeté. Par « nous », j’entends tous les fidèles qui partagent l’analyse que je présente ici. Je pars, dans ce qui suit, de l’hypothèse — fondée sur le communiqué de la Fraternité Saint-Pie X — que les évêques qui seront consacrés le 1er juillet 2026 ne seront pas nommés par le pape Léon XIV.
L’argument principal de la dite « Fraternité Saint-Pie X », à savoir l’existence d’un état de nécessité ecclésial historiquement inédit, ainsi que la référence au salut prioritaire des âmes — en particulier de celles qui se sont rattachées à cette Fraternité — ne saurait en aucune manière légitimer un pas d’une telle gravité. Depuis ma jeunesse, je me suis toujours opposé à l’idée d’une « Église » à côté de l’Église ou d’une « Église » à l’intérieur de l’Église : la première étant toujours comprise de manière élitiste comme la seule fidèle et véritable, la seconde (universelle) comme infidèle et dévoyée. Il n’y a qu’une seule Église : l’unique, sainte, apostolique et catholique Église universelle, que Jésus-Christ a fondée sur Pierre, le rocher. Elle se réalise visiblement dans l’unité avec le pape. Cette unité ne peut être comprise de façon purement idéelle (comme une reconnaissance générale de la papauté ou du pape régnant dans la prière), mais doit être concrètement et canoniquement réalisée, en s’abstenant d’actes manifestes de désobéissance canonique. Je n’inclus évidemment pas dans ces derniers la critique toujours légitime du pape, lorsqu’elle distingue clairement entre ses paroles et actes faillibles et infaillibles, et qu’elle concerne, en général, des jugements prudentiels ou des déclarations spontanées dans des interviews, voire — dans le pire des cas — des expressions non infaillibles du magistère ordinaire.
Les papes s’inscrivent dans la Tradition et ne se contredisent pas mutuellement sur la chaire de Pierre. Ce que l’on appelle le « magistère de François » (2013–2025) constitue, en tant qu’expression, un phénomène sui generis.
Mais ce que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a annoncé aujourd’hui (2 février 2026), à savoir la consécration de nouveaux évêques le 1er juillet 2026 (selon une dépêche de la CNA du 2 février 2026), est, selon moi, un acte clairement schismatique. Il consiste à ériger ou à développer une hiérarchie parallèle à celle qui est en pleine, visible et canonique communion avec le pape actuel, et qui est constituée de milliers d’évêques et de prêtres à travers le monde. Nous aurions ainsi — je le répète — une « Église » à côté de l’Église, ou à l’intérieur de l’Église, avec des sacrements valides, mais qui prétend être la véritable. Elle se trompe.
C’est bien de l’auto-compréhension de la Fraternité Saint-Pie X qu’il s’agit ici. Ce qui compte, ce n’est pas la communion dans la prière ou dans des restes de foi et de sacrements communs, mais l’unité canonique avec le pape, laquelle fait défaut lorsque l’on consacre des évêques contre sa volonté. Les saints, lors d’épreuves de déchirure similaires, ne sont pas entrés dans le schisme, tandis que les schismatiques ont toujours invoqué des raisons apparemment bonnes et prétendument graves pour justifier leur démarche.
Le IVᵉ siècle est souvent invoqué comme une situation de détresse ecclésiale historiquement analogue. Le pape Jules Ier (337–352) soutint Athanase, l’accueillit à Rome, le réhabilita et condamna sa déposition. La condamnation d’Athanase par le pape Libère (352–366) n’intervint que sous la torture et ne fut pas reconnue par Athanase comme légitime, précisément parce qu’elle avait été extorquée sous la contrainte. C’est pourquoi il ne s’y soumit pas. Plus tard, Libère revint sur sa position. Athanase le défendit dans ses écrits. Le pape Damase Ier (366–384) soutint Athanase. Basile (avec les autres Cappadociens) s’efforça intensément d’obtenir le soutien de l’Occident contre l’arianisme et la pression impériale (Valens). Il écrivit à plusieurs reprises au pape Damase Ier pour solliciter un appui clair et la reconnaissance des évêques orthodoxes orientaux (en particulier Mélèce d’Antioche). Basile fut parfois frustré par le fait que Rome ne comprenait pas toujours les subtilités théologiques de l’Orient (la question des hypostases), qu’elle réagissait trop lentement et avec hésitation, et qu’elle soutenait clairement Paulin dans le schisme d’Antioche, tandis que Basile accordait sa confiance à Mélèce. Des tensions en résultèrent, et Basile refusa de signer une formule exigée par Rome. Sa résistance fut, à ma connaissance, davantage de nature politico-ecclésiale et tactique que dogmatique. Athanase et Basile n’ont cependant jamais adopté une position hérétique ou schismatique vis-à-vis du pape, même si le soutien concret de Rome s’avéra par moments décevant. L’idée selon laquelle ils auraient été « désobéissants » provient de polémiques confessionnelles ultérieures. Je reviens ainsi à l’actualité :
Même si je considère que
1. certains passages de plusieurs documents conciliaires (d’un poids très variable) sont effectivement critiquables ;
2. que la réforme liturgique a largement dépassé la volonté et les intentions des Pères du concile, introduisant ou supprimant des éléments qui ne faisaient pas partie de leur horizon de pensée et ne correspondaient probablement pas à leurs objectifs,
je tiens néanmoins la consécration de nouveaux évêques par la Fraternité Saint-Pie X sans légitimation papale explicite (nomination)
pour un acte définitivement schismatique, qui ne saurait être justifié par les déficiences évoquées.
Il convient de recommander :
1.
un examen honnête de la réforme liturgique et de certaines affirmations du concile ;
2.
une juste organisation des rites dans l’Église, qui n’interdise ni ne marginalise l’antique rite latin, mais le considère au contraire comme une source d’inspiration permettant de corriger les unilatéralités et les insuffisances du Novus Ordo.
Cela requiert — comme je l’ai déjà souligné — une véritable expertise. La critique doit être prise au sérieux. Les procès-verbaux des sessions conciliaires sont d’une grande aide pour porter un regard non déformé sur les faits et devraient être transmis au prochain consistoire appelé à se pencher sur la question liturgique. Les fidèles qui — de manière un peu simplifiée — critiquent l’horizontalisme et l’anthropocentrisme du Novus Ordo doivent être écoutés avec sérieux. Mais la solution n’est ni la Fraternité Saint-Pie X, ni un retour pur et simple au missel de 1962. Elle réside dans une « réforme de la réforme » (Benoît XVI), quelle que soit la forme qu’elle prenne, destinée à guérir les ruptures manifestes qui se sont produites. Ce qui m’importe ici, c’est la réalité des choses, non le mot qui peut heurter.

( 995636 )
Très interessant par Adso (2026-02-03 19:55:44)
[en réponse à 995624]
qui lui répondra avec autant de justesse dans les propos ?

( 995639 )
Est-ce utile de lui répondre ? par Meneau (2026-02-03 20:15:38)
[en réponse à 995636]
Ses arguments ne sont pas différents de ceux qu'on opposait à Mgr Lefebvre en 1988.
Cordialement
Meneau

( 995637 )
tout d'un coup par jejomau (2026-02-03 20:02:37)
[en réponse à 995624]
"Le primat universel de juridiction du pape (ex sese) sur l’ensemble de l’Église" devient primordial et est propulsé comme une vérité absolue à réaffirmer comme une évidence !
Exit l'esprit synodal avec la FSSPX !

( 995654 )
Pas besoin de la FSSPX par DumVolviturOrbis (2026-02-04 07:59:45)
[en réponse à 995637]
pour se débarrasser de l'esprit synodal !
Mgr Eleganti, justement, ne vous a pas attendu pour condamner cette esprit synodal :
https://www.marian-eleganti.ch/post/synodalit%C3%A4t-als-code-wort
Voici juste une citation, mais le texte est à lire en entier !
La synodalité est devenue un fourre-tout pour tout et n'importe quoi, notamment en ce qui concerne la participation des laïcs à la prise de décision à tous les niveaux. La dimension sacramentelle du ministère (de la direction) de l'Église a été profondément altérée par une synodalité égalitaire qui ne fait aucune distinction entre les ordonnés et les laïcs !

( 995638 )
Donc on ne va pas y échapper... par Pétrarque (2026-02-03 20:15:11)
[en réponse à 995624]
On va avoir droit aux mêmes tartines jusqu'au 1er juillet ?
Prenez votre souffle, faites des étirements...
Ça ne fait même pas 48 heures que les sacres sont annoncés et c'est dejà pire qu'en 1054...
Jamais vous n'allez tenir la longueur !

( 995640 )
"Salus animorum suprema lex" par lumineux (2026-02-03 20:27:43)
[en réponse à 995624]
."Salus animorum suprema lex" est un principe du droit canonique. Elle signifie que "le salut des âmes est la loi suprême", un des arguments qui permet de justifier les sacres.
Ce principe fondamental signifie que toutes les lois, règles et pratiques de l'Église catholique sont ordonnées au salut éternel des âmes. Il est le but ultime de toute activité ecclésiale.
L'obéissance au Pape a des limites (cf St Thomas dAquin) Si un ordre ou un enseignement du Pape était manifestement contraire à la foi catholique, à la loi divine ou naturelle, ou s'il mettait en danger le bien des âmes, il ne faudrait pas y obéir. Dans de telles situations, il est permis, voire nécessaire, de résister à cet ordre ou à cet enseignement, en s'appuyant sur la Tradition et les enseignements constants de l'Église.
même si le primat universel de juridiction du Pape est une vérité infailliblement définie par le Concile Vatican I, il existe des limites à son exercice, comprises dans la Tradition catholique antérieure à 1962.
1. La Loi Divine et Naturelle : Le Pape, bien qu'il ait une juridiction suprême, est lui-même soumis à la loi divine et à la loi naturelle. Il ne peut rien ordonner qui soit contraire à ces lois. Si un ordre du Pape violait ces lois, il ne serait pas obligatoire et pourrait même être licitement résisté.
2. La Tradition Apostolique : Le Pape est le gardien et le défenseur de la Tradition apostolique. Il ne peut pas changer ou abolir les vérités de foi qui ont été transmises par les Apôtres. Son rôle est de conserver et d'expliquer fidèlement cette Tradition, pas de la modifier.
3. Les Définitions Dogmatiques Antérieures : Le Pape ne peut pas contredire les définitions dogmatiques qui ont été solennellement proclamées par les Conciles œcuméniques précédents ou par ses prédécesseurs parlant *ex cathedra*. Ces définitions sont irrévocables et obligent tous les catholiques, y compris le Pape lui-même.
4. Le Bien Commun de l'Église : Le pouvoir du Pape doit être exercé pour le bien commun de l'Église. Si un acte du Pape était manifestement nuisible à l'Église, ou s'il mettait en danger la foi des fidèles, il pourrait être considéré comme un abus de pouvoir et pourrait être légitimement critiqué.
5. Les Coutumes et les Lois Ecclésiastiques Légitimes : Bien que le Pape ait le pouvoir de modifier ou d'abroger les lois ecclésiastiques, il doit le faire avec prudence et en tenant compte des coutumes et des traditions légitimes qui ont été établies dans l'Église. Il ne doit pas agir de manière arbitraire ou sans raison valable.

( 995646 )
Oui ! par Jean-Paul PARFU (2026-02-03 21:50:00)
[en réponse à 995640]
Mais il me semble que le primat universel de juridiction du Pape, s'il a été affirmé, n'a pas été infailliblement défini par le Concile Vatican I.

( 995649 )
[réponse] par Meneau (2026-02-03 22:56:26)
[en réponse à 995646]
Dès lors, quiconque succède à Pierre en cette chaire reçoit, de par l’institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur toute l’Église. « Ainsi demeure ce qu’ordonna la vérité, et le bienheureux Pierre, gardant toujours cette solidité de pierre qu’il a reçue, n’a pas laissé le gouvernail de l’Église » [10]. Voilà pourquoi c’est vers l’Église romaine, « par suite de son origine supérieure » [11], qu’il a toujours été nécessaire que chaque Église, c’est-à-dire les fidèles de partout, se tournent, afin qu’ils ne fassent qu’un en ce Saint-Siège, d’où découlent sur tous « les droits de la vénérable communion » [12], comme des membres unis à la tête dans l’assemblage d’un seul corps.
Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que le bienheureux Pierre a des successeurs dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème.
Pastor Aeternus
Cordialement
Meneau

( 995650 )
Pastor aeternus aussi par ptk (2026-02-03 23:15:24)
[en réponse à 995649]
... Car le Saint Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi.
...
Le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l’Église, jouit, par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi et les mœurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église.

( 995652 )
Oui par Jean-Paul PARFU (2026-02-04 07:04:13)
[en réponse à 995650]
"Pastor æternus affirme que le Pape est le supérieur hiérarchique de tous les pasteurs et de tous les fidèles et définit en quelles circonstances il jouit de l'infaillibilité pontificale".

( 995662 )
Primauté et infaillibilité par Meneau (2026-02-04 10:02:33)
[en réponse à 995652]
Vous prétendiez que la primauté n'avait pas été définie. Je vous ai juste cité le passage de Pastor Aeternus qui prouve le contraire.
L'infaillibilité c'est un autre sujet.
Cordialement
Meneau

( 995680 )
Comparaison par Jean-Paul PARFU (2026-02-04 15:02:55)
[en réponse à 995662]
Pour ce qui est de l'infaillibilité pontificale, il y a définition d'une nouveauté, si l'on peut dire.
Pour ce qui est de la primauté de la juridiction papale, celle-ci n'est pas une nouveauté et il s'agit, en l'occurrence, d'un rappel assorti d'éventuelles sanctions.
Ce n'est donc pas tout à fait la même chose !

( 995695 )
Ah d'accord par Meneau (2026-02-04 20:02:01)
[en réponse à 995680]
Je vous avais mal compris, désolé.
Par
Mais il me semble que le primat universel de juridiction du Pape, s'il a été affirmé, n'a pas été infailliblement défini par le Concile Vatican I.
, vous vouliez dire que la primauté avait déjà été définie infailliblement bien avant Vatican I. D'accord.
Vatican I ajoute cependant l'immédiateté à cette définition.
Cordialement
Menau

( 995653 )
Vous êtes en train de dire par DumVolviturOrbis (2026-02-04 07:51:57)
[en réponse à 995640]
que la fin justifie les moyens.
Ce principe canonique (can. 1752) s'applique notamment dans les procédures de transfert de curés, où l'équité canonique prime sur la stricte légalité. N'en faites pas un principe général qui puisse justifier l'injustifiable.

( 995655 )
Le canon 1752 énonce un principe général par lumineux (2026-02-04 08:16:22)
[en réponse à 995653]
le canon 1752 énonce un principe général. Ainsi, bien que ce canon traite spécifiquement du transfert des curés, le principe du salut des âmes comme loi suprême est un principe général qui guide l'application de toutes les lois canoniques.

( 995665 )
Salus animorum contra Ecclesiam !? par Pedro Plano (2026-02-04 11:02:49)
[en réponse à 995640]
Votre principe «la loi ne tient plus quand il s’agit de sauver les âmes» est une horrible blague théologique qui s’attaque directement à la CONSTITUTION et à l’UNITÉ de l'Église.
Vous voulez nous faire croire qu'il est juste de faire fi du Législateur Suprême, Dieu en l'occurence ? et en cela vous errez doublement :
1) Dieu seul choisit ses apôtres, et confie cette tâche exclusivement à son unique représentant, le Pape. C'est ainsi que l’Église est CONSTITUÉE. Personne ne peut changer cette sainte CONSTITUTION voulue par Dieu, ni Pagliarani en actant comme Pape, ni tout autre personne ou groupement bien intentionné, pas même ceux qui considèrent que le siège de Rome est vacant.
2) Les sacres sans mandat, sans l’aval de Dieu ou de son unique représentant, le Pape, génère de facto une lignée hiérarchique étrangère à la seule et unique hiérarchie apostolique de la Sainte Église. Et toute la tradition en témoigne : cette hiérarchie parallèle s’attaque de front à l’UNITÉ de l’Église, et la rend, hélas, inutilisable car illicite.
Alors, Salus animorum ? Oui, c'est un élan fondé dans la charité, certainement louable. Encore faut-il qu’il soit conforme à la constitution du Corps Mystique du Christ. Sinon, la réponse de Jésus est claire : NOLI ME TANGERE !
Pedro Plano.

( 995666 )
Un professeur de philosophie par MG (2026-02-04 11:22:33)
[en réponse à 995665]
à l'IPC il y a fort longtemps nous indiquait que souligner un terme ou le mettre en majuscule était un signe d'une argumentation faible.

( 995934 )
La pédagogie a un peu progressé par Luc Perrin (2026-02-09 11:11:30)
[en réponse à 995666]
depuis ce 'fort longtemps'. J'ai enseigné pendant 5 ans en lycée et 29 ans en université et l'adage de ce collègue n'a plus cours du tout.
Peut-être aussi le niveau des étudiants de l'IPC de cette haute époque était-il exceptionnel pour qu'ils n'aient pas besoin des béquilles de la pédagogie de base.
Dans les années 1960 dans ma Faculté, j'ai étudié cela, les professeurs lisaient au pupitre un cours dactylographié que les malheureux étudiants devaient prendre en note. Pas de question, pas d'interaction avec la classe.
Sans être pédagogiste le moins du monde, on a fait de gros progrès depuis...

( 995667 )
animArum ! par DumVolviturOrbis (2026-02-04 11:22:42)
[en réponse à 995665]
Petite précision : c’est Salus animarum, pas animorum.
On parle du salut des âmes et non pas de l’agitation des esprits.
Et à lire l'ami lumineux, celui-ci défend surtout la salus animorum : calmer des esprits excités en tordant le droit et l’Église.

( 995668 )
Effectivement, animarum ! par Pedro Plano (2026-02-04 11:44:09)
[en réponse à 995667]
Le sens de ma réflexion, que je maintiens, exige animarum.
Merci pour votre perspicacité.
PP.

( 995670 )
Attention.... par lumineux (2026-02-04 12:00:30)
[en réponse à 995668]
L'affirmation selon laquelle ce principe est une « horrible blague théologique » et une attaque contre la Constitution et l'unité de l'Église repose sur une incompréhension de la nature et de la mission de l'Église. Il est essentiel de rappeler que :
1. La loi ecclésiastique est au service du salut : Les lois de l'Église, bien que nécessaires, ne sont pas des fins en soi. Elles doivent être interprétées et appliquées de manière à favoriser le salut des âmes.
2. Le salut des âmes est la justification de l'existence de l'Église : L'Église a été instituée par Jésus-Christ pour continuer son œuvre de rédemption. Tout ce que l'Église fait doit être ordonné à cette fin.
3. La prudence est nécessaire : Il est vrai que l'application de ce principe exige une grande prudence et un discernement éclairé. Il ne s'agit pas de faire n'importe quoi sous prétexte de sauver des âmes, mais d'agir avec sagesse et charité, en conformité avec la foi et la tradition de l'Église.

( 995672 )
La Constitution de l’Église est intangible. par Pedro Plano (2026-02-04 12:47:30)
[en réponse à 995670]
La Constitution de l’Église est d’institution divine. On ne peut donc porter la main sur elle.
Si l’épikie, avec toutes les précautions dont vous parlez, permet d’interpréter la législation de l’Église, elle ne saurait autoriser à agir à l’encontre de la Constitution divine de l’Église.
L’Épiscopat et son lien de dépendance avec le Pontificat suprême est partie intégrante de la constitution de l’Église, car
- c’est l’enseignement de l’Église;
- c’est la pratique de l’Église;
- c’est la nature de l’Épiscopat.
PP.

( 995675 )
Les interprétations absolutisantes par Jean-Paul PARFU (2026-02-04 14:16:06)
[en réponse à 995672]
et idolâtres, comme les vôtres, qui conduisent au Sédévacantisme, ne valent pas grand chose !
1) Pendant plus de 1000 ans, le mandat pontifical pour le sacre d'un évêque n'a pas été nécessaire. Il s'agit d'une mesure de droit ecclésiastique et non de droit divin !
2) "Chaque société – que ce soit l’Etat ou l’Eglise – a un but, une structure, avec ses droits et ses lois. C’est d’ailleurs pourquoi on peut dire que l’Eglise est aussi un Etat de droit. Ce droit est celui d’avoir et de respecter l’ordre qui correspond à sa finalité. Et il peut y avoir des abus.
Le tout premier point pour chaque société est son but qui domine tout, qui fixe sa structure, sa constitution, ses moyens. Ainsi, le but de l’Eglise est le salut des âmes. C’est pourquoi le Droit canonique dit que la loi suprême est le salut des âmes, "suprema lex salus animarum" (Canon 1752/83). Cela signifie, mes chers frères, que toute loi, que tout exercice de l’autorité a sa valeur et puise sa force dans cette loi suprême : le salut des âmes.
C’est vrai pour chaque loi, c’est vrai pour chaque charge dans l’Eglise, y compris celle du pape. Si une autorité quelconque s’éloigne de ce but ou s’y oppose, cela signifiera un abus et on ne devra pas suivre cette autorité. C’est pourquoi nous disons, d’un côté, que nous avons le droit d’être reconnus comme catholiques, c’est normal, c’est juste ; et de l’autre côté, que cela n’est pas le principal. Le principal est le salut des âmes." (Mgr Fellay, sermon des ordinations FSSPX à Zaitzkofen, 2 juillet 2016).
Cela était également vrai, dès l'Antiquité, dans la société civile.
La maxime latine « Salus populi suprema lex esto » peut être traduite par « [Que] Le salut du peuple soit la loi suprême ».
La formule est généralement attribuée à Cicéron, dans son texte De legibus (52 av. J.-C.)[3]. Cette maxime aurait été inspirée par le paragraphe de conclusion de la loi des Douze Tables (écrite de 451 à 449 av. J.-C.).

( 995684 )
l'implicite de la position par Réginald (2026-02-04 17:01:50)
[en réponse à 995675]
L’argument invoqué repose sur un implicite décisif : il suppose que le salus animarum ne peut plus être assuré de manière ordinaire et suffisante dans les structures visibles et hiérarchiques de l’Église catholique.
Or la maxime suprema lex salus animarum n’a jamais été comprise comme une clause permettant de suspendre l’ordre ecclésial ni de se substituer à l’autorité compétente. Elle oriente l’interprétation du droit, elle ne l’abolit pas.
Soutenir qu’on peut instituer durablement une hiérarchie parallèle au nom du salut des âmes revient à juger non tel abus, mais la médiation ecclésiale elle-même comme défaillante.Le problème n’est donc pas disciplinaire, mais ecclésiologique.

( 995687 )
Comme d'habitude par Jean-Paul PARFU (2026-02-04 18:12:15)
[en réponse à 995684]
Il n'y a pas, pour vous, de crise de l'Eglise !

( 995706 )
[réponse] par Réginald (2026-02-05 07:38:56)
[en réponse à 995687]
La question n’est pas s’il y a crise, mais ce qu’on en conclut ecclésiologiquement.
Reconnaître une crise ne signifie pas soutenir que le salus animarum ne peut plus être assurée, de façon ordinaire et suffisante, dans les structures visibles de l’Église catholique.
C’est précisément ce saut-là que je refuse.

( 995689 )
Intéressant par Regnum Galliae (2026-02-04 18:37:38)
[en réponse à 995684]
Sans remonter à des événements d'il y a 40 ou 50 ans, quelle est donc la raison ecclésiologique qui justifie aujourd'hui de ne pas donner de juridiction aux clercs de la FSSPX ?

( 995707 )
[réponse] par Réginald (2026-02-05 07:40:39)
[en réponse à 995689]
La juridiction n’est pas un simple instrument fonctionnel destiné à assurer une “efficacité pastorale” ; elle est l’expression concrète de la communion hiérarchique avec l’évêque du lieu et, ultimement, avec le Pontife romain.
Or la FSSPX revendique de facto la possibilité d’exercer durablement le ministère indépendamment de cette médiation, au nom d’une crise jugée structurelle. Tant que cette logique de suppléance auto-déclarée demeure, l’octroi ordinaire de juridiction serait contradictoire : il entérinerait une ecclésiologie parallèle.

( 995686 )
Du calme svp. par Pedro Plano (2026-02-04 17:44:58)
[en réponse à 995675]
Je me vois accusé, entre autres
- d’idolâtrie, parce que je défends l'inviolabilité de la constitution du corps mystique du Christ !?
- conduisant au Sédévacantisme (!) Là, c'est maladif, la nécessité de coller une étiquette infamante vous ronge. Elle est d’ailleurs très mal choisie puisque j’affirmais au contraire que les sédévacantistes qui pensent comme vous, que le mandat du Pape n’est pas absolument nécessaire, sont dans l’erreur autant que vous.
Votre premier point commence par une fausse affirmation.
La vérité historique et qui restera permanente, parce que inscrite dans la constitution, est que de tout temps le mandat apostolique a été et reste nécessaire. L’usage et le mode de transmission de ce mandat a varié selon les époques, sans jamais pour autant en supprimer la nécessité. Et donc vous en tirez un argument qui tombe à plat.
La nécessité du mandat pontifical pour le sacre d’un évêque est bel et bien une mesure voulue par Dieu lui-même dans la Constitution de sa Sainte Église.
Et tout le reste dans votre point suivant se résume ainsi :
Débarrassé de la nécessité du mandat, l’autorité du Pape n’est plus nécessaire puisqu’il ne fait pas son travail. Le salut des âmes rend légitime l’accession au pouvoir suprême de l’Église par la FSSPX. D’ailleurs Mgr. Fellay l’a dit : “Le principal est le salut des âmes”.
Allons-y pour sacrer des évêques à nous, sans mandat. (Difficile d’ajouter : Dieu le veut !)
Où est le souci de plaire à Dieu dans tout cela ? On assiste à une sorte de suicide théologique !... soi-disant au profit des âmes.
Pedro P.

( 995688 )
Le mandat pontifical par Jean-Paul PARFU (2026-02-04 18:18:18)
[en réponse à 995686]
Pour le sacre des évêques n'est pas de droit divin. Il est de droit ecclésiastique. Lire
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( 995702 )
Tissu d’affirmations sans preuves, qui pourtant vous incombent! par Pedro Plano (2026-02-04 21:55:06)
[en réponse à 995688]
La liste à laquelle vous faites référence ...
Contrairement à ce que vous affectez de croire, les évêques que vous citez, même s’ils ne parlent pas de l’existence du mandat apostolique en vertu duquel ils ont légitimement accédé à l’épiscopat, n’en pensent pas moins. Aucun d’eux n’émet de doute à ce sujet. C’est que tous, ils connaissent la doctrine catholique qui stipule : « Personne ne peut conférer légitimement la consécration épiscopale sans la certitude préalable du mandat pontifical » (Rappel de la doctrine traditionnelle, par Pie XII, in Ad Apostolorum principis ; cf. canon 953).
Exemple : Mgr Korek.
À la fin de votre liste vous osez prétendre que Mgr Korec aussi n'a pas eu de mandat. J’ai personnellement rencontré Mgr. Kalata qui fut sacré par lui dans la clandestinité, en plein accord préalable du Saint Siège.
D’ailleurs, dans sa biographie, Mgr Korec parle de son ministère comme évêque clandestin, et sa piété filiale à l’égard du Pape le fait se réjouir que celui-ci soit au courant avec précision. Il le confirme, disant qu’il avait reçu du Saint-Siège, à la fin de 1955, un message qui l’autorisait à exercer légitimement son ministère et qui lui donnait une juridiction sur plusieurs séminaires (dont il ordonnait les candidats au sacerdoce).
Le nom de celui qui est l’intermédiaire entre le Saint-Siège et l’Église missionnaire de Tchécoslovaquie est connu : il s’agit de M. Guido Mirti. Il transmet personnellement et verbalement les facultés reçues du Pape à Mgr Korec, et ce dès le début des années cinquante. Mettant à profit ses voyages d’affaires en Tchécoslovaquie, il sert d’agent de liaison entre le Saint-Siège et Mgr Korec puis Mgr Dubovsky. On le voit repasser en 1958 ;
on le retrouve, entre autres, en mai 1961, pour la consécration de Peter Dubovsky. Il continue son office jusqu’en 1966 ; il est alors emprisonné, et plus tard amnistié.
Pitié, arrêtez de puiser vos bobards chez des gens qui veulent se justifier à tout prix, et avancent sans preuves. Le sujet est trop grave pour traiter l’Église de la sorte.
Pedro P.

( 995704 )
Vous êtes hors sujet ! par Jean-Paul PARFU (2026-02-04 22:59:26)
[en réponse à 995702]
Le mandat pontifical n'a pas toujours existé et il n'est pas ce lien sacré, cette preuve d'amour et de fidélité que vous en faites.
Si c'était le cas, il conditionnerait la validité même du sacre, ce qui n'est pas le cas !
L'origine du mandat pontifical remonte au pape Nicolas II (Pape du 6 décembre 1058 au 19 juillet 1061).
Du futur pape Nicolas II, nous ne pouvons être sur que de son prénom. Il sera, suivant les circonstances nommé Gérard, Gérald, Gérardus ou Girol dit soit DE BOURGOGNE, DE LORRAINE ou ALLOBROGE.
Il est né entre 990 et 995 à MERCURY (73). Il devient moine de l'ordre de CLUNY. Le 1er Août 1034, il entre au service du duc BONIFACE III de TOSCANE, puissant serviteur de l'empereur CONRAD DE SALIQUE. Il suit des études théologiques à FLORENCE (I) puis à PARIS (75).
En janvier 1045, il devient évêque de FLORENCE. Il est élu pape à SIENNE le 6 décembre 1058. Mené par GODEFROY LE BARBU, qui va expulser l'antipape BENOÎT X.
Nicolas II va progressivement affranchir la papauté de l'autorité impériale.
En 1059 au synode de MELFI il reçoit les serments de fidélités des princes normands.
Lors de son pontificat, il luttera énergiquement contre l'hérésie dite "nicolaïsme" qui autorisait le mariage des prêtres.
Dans le cadre de la réforme grégorienne, il va lutter contre la simonie en interdisant aux clercs de se voir attribuer des charges ecclésiastiques par des autorités civiles contre paiement.
C'est lui, enfin, qui :
- instaure l'élection du pape par le collège des cardinaux ;
- interdit la nomination des évêques sans le consentement papal.
Mais la querelle des investitures (1075-1122) prouve que ces règles auront du mal à s'imposer.
Quant au reste, tout ce que j'écris est purement factuel. Si vous ne connaissez pas l'histoire, c'est votre problème !
Comme beaucoup, vous faites du pape une sorte de personnage surnaturel, de vice-Dieu, ce qui n'est pas chrétien !

( 995671 )
Que pensez-vous de l'Evangile ? par Regnum Galliae (2026-02-04 12:34:04)
[en réponse à 995665]
Mt 12
Et, ayant quitté ce lieu, il s'en vint à leur synagogue.
Or, il se trouvait (là) un homme qui avait une main sèche, et ils lui demandèrent: " Est-il permis de guérir, le jour du sabbat? " pour pouvoir l'accuser.
Il leur dit: " Quel sera celui d'entre vous, qui n'ayant qu'une brebis, si elle tombe dans une fosse un jour de sabbat, ne la prendra pour la retirer?
Or, combien un homme vaut plus qu'une brebis! Il est donc permis de faire le bien le jour du sabbat. "
Ces lignes ne s'appliquent-elles pas admirablement à la situation présente ? A l'époque, la loi de Moïse n'avait-elle pas la même autorité pour les hébreux que la loi de l'Eglise pour les chrétiens d'aujourd'hui ?

( 995679 )
Oh, le délire ! par Fennec (2026-02-04 14:41:26)
[en réponse à 995665]
Non mais franchement.....
On pouvait se douter que l'annonce de l'abbé Pagliarani allait raviver les marroniers ainsi que la fureur des anti-SPX, mais là, on atteint des sommets !
Vous voulez bien vous calmer ?
Relisez calmement ce que vous expliquent les Pétrarque, Lumineux, Parfu et autresJFB33, et essayez de comprendre, de bonne foi !
Je ne vais pas reprendre tout ce qu'ils expliquent fort bien, il suffit de les lire et d'essayer de comprendre ; en êtes-vous capable ?
La situation est grave, et vos petites outrances n'arrangeront pas la situation...
Le calme, la prière, la réflexion, voilà ce dont nous avons besoin actuellement, et non des éruptions cutanées !

( 995677 )
Petit concile - Gros bordel par Nemo (2026-02-04 14:17:04)
[en réponse à 995624]
Un peu risible que ce prélat, et tant d’autres, préconisent la relecture d’un texte même pas doctrinal, datant de plus de 60 ans, qui s’est soldé par une pagaille monumentale, des trahisons, des abandons et qu’on veut encore nous proposer comme boussole.
Revoir si la liturgie réformée correspondait bien à la réforme demandée et est réformable ?
Ca fait 60 ans qu’on nous dit que le VRAI concile n’est toujours pas reçu et que la VRAIE liturgie nouvelle n’a pas été enseignée !
Et que la réforme de la réforme (qui la souhaite au fait ?) parviendra a enrichir un rite défectueux au point d’en faire un merveilleux ?
Et cette menace de schisme brandie il y a presque 40 ans, qui a fait un peu pschitt, resurgit à nouveau sans doute pour le même résultat ?
Désolé, le coup du schisme, le coup du concile mal compris et de la liturgie qui serait magnifique si si si et si, ça ne marche plus. Ce n’est pas dans mon Credo.
Quarante ans après les sacres de 1988, on ne va pas reprendre le même scenario ! On a compris maintenant.

( 995678 )
Secouons par Montes Gelboe (2026-02-04 14:32:01)
[en réponse à 995677]
enfin la poussière de nos sandales...

( 995696 )
Ajouter du schisme au schisme ? par Semetipsum (2026-02-04 20:22:07)
[en réponse à 995624]
Pourquoi ceux qui pensent que les sacres de 1988 étaient schismatiques dans l’intention, dans l’action et dans le résultat, s’insurgent-ils de nouvelles consécrations d’évêques sans mandat papal ?
Pourtant, cela ne fait-il pas qu’ajouter du schisme au schisme préexistant ?
Pourquoi ne s’inquiètent-ils pas avec autant de véhémence et d’âpreté des ordinations sans autorisation du Pape chez les orthodoxes ou chez les Chinois ?
Quelle différence ? Qu’ils laissent donc ces donneurs de leçons, ces nouveaux Luther, s’enfermer dans leur secte, sans phrase !
Voici la différence, elle est simple !
Ces affreux se prétendent Catholiques et rien que Catholique comme leurs aïeux dans la foi, ils vont jusqu’à considérer que le pape de Rome est bien pape (et leur pape) et osent même prétendre que le dernier concile n’est pas un super dogme.
Mais que proposent-ils alors (ceux qui pensent que…) ?
Le sabordage, l’extinction de la FSSPX avec seulement des prêtres et, à terme, plus d’évêques ?
La réforme de la réforme pour tous (les NOM et VOM) ?
Un enclos, une réserve avec fichage numérique ou le port d’une croix jaune jusqu’à extinction ?
La question est ouverte.

( 995709 )
Toute cette polémique… par Signo (2026-02-05 09:31:49)
[en réponse à 995696]
…deviendrait sans objet si Rome, sans toutefois accorder le mandat, consent aux sacres, de la même manière qu’elle consent aux sacres épiscopaux de l’ensemble des Eglises schismatiques orientales par exemple.
En effet, l’obligation du mandat ne relève que du droit ecclésiastique et pas du droit divin. Ce qui relève du droit divin, c’est le consentement du Siège apostolique, même implicite.
Ce consentement sera manifeste si le Saint-Siège dispense les consécrateurs des peines canoniques normalement encourues latae sententiae.
Je pense qu’étant donnée la lourde responsabilité des autorités romaines dans l’émergence de ce mouvement à tendance schismatique, le Saint-Siège peut considérer que la FSSPX constitue de facto (en attendant de l’être de jure) une entité ecclésiale autonome, et que, par conséquent, ces ordinations épiscopales peuvent relever d’une nécessité pastorale interne, et à ce titre compréhensible.
Cette attitude de compréhension pastorale serait cohérente avec le souci de rapprochement œcuménique qui semble primer depuis Vatican II. Il serait en effet contradictoire de passer son temps à prêcher l’œcuménisme d’un côté, et de l’autre appliquer aux seuls lefebvristes l’ecclésiologie préconciliaire dans toute sa dureté et son intransigeance.

( 995712 )
Une telle solution... par Bibracte (2026-02-05 10:46:32)
[en réponse à 995709]
...qu'on peut considérer de bon sens, nécessite logiquement de reconnaître que les sacres de 1988 ont été un acte schismatique, et que le schisme perdure depuis.
Ça n'est nullement contradictoire avec l'absence d'excommunication (rappelons qu'on a levé l'excommunication des patriarches orthodoxes, alors que le schisme est évidemment toujours là).

( 995713 )
À la réflexion... par Bibracte (2026-02-05 11:03:00)
[en réponse à 995712]
Et en poussant la comparaison avec les orthodoxes, il y a quand même une grosse différence entre la situation de patriarches orthodoxes actuels et celle de Mgr Fellay et de Mgr de Galaretta.
En effet, s'il y a schisme, les auteurs du schisme sont les participants (consécrateurs et ordinands) aux sacres de 1988.
On peut consentir à des ordinations opérées par ou "sur" des schismatiques materialiter, par des héritiers d'une situation de schisme ; on ne peut pas, par contre, exonérer les auteurs d'un schisme, et dans notre cas ils sont toujours vivants.

( 995929 )
Quelle malhonnêteté ! par DumVolviturOrbis (2026-02-09 10:44:08)
[en réponse à 995624]
La FSSPX
vient de mentionner l'article de Mgr Eleganti sur son blog, sans mettre le lien vers l'article en question et sans mettre aucune citation dans le texte.
Et tout cela pour uniquement se focaliser sur l'invitation aux Cardinaux à se pencher sur la crise de la liturgie. Cependant Mgr Eleganti, en disant cela, revendique l'herméneutique de la continuité, si chère à Benoît XVI et si décriée par la FSSPX !
Et surtout : la FSSPX se garde bien de citer le titre de l'article en question et surtout le contenu principal de l'article : "
Pour tous ceux qui doutaient jusqu’à présent : les voilà qui retournent de nouveau dans le schisme !".
Décidément la communication de la FSSPX est actuellement aux mains de gens qui aiment tordre la réalité...