Le Forum Catholique

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images/icones/croix_byzantine.png  ( 995309 )L'armée moscovite exécute 13 paysans catholiques par Ludwik (2026-01-24 07:52:55) 

Le 24 janvier 1874.

Ce sont les martyrs de Pratulin. Béatifiés en 1996.

Il s'agit en fait de la liquidation de la dernière éparchie gréco-catholique (éparchie de Cholm) subsistant sur le territoire occupé par l'empire moscovite.
En 1794, Catherine II, impératrice moscovite de souche allemande et nymphomane bien connue, rattache de force l'Église gréco-catholique ukrainienne à l'Église synodale moscovite.
Nicolas Ier fera de même pour les éparchies biélorusses et lituaniennes en 1839. Aussi il ne restait plus qu'à rattacher l'éparchie de Cholm, subsistant dans l'ancien royaume polonais.
N'existent alors plus que les éparchies des territoires habsbourgeois.

La destruction successives des éparchies des territoires asservis par Moscou représente la perte de 2 à 3 millions de fidèles pour l'Église gréco-catholique.

Le 24 janvier 1874, à Pratulin, un groupe de paysans s'opposent à l'entrée dans l'église du nouveau prêtre d'obédience moscovite, ils sont fusillés par la troupe.

La continuité des politiques religieuses impériales moscovites et soviétiques est absolue, Staline s'inscrivant dans cette lignée sans solution de continuité.
Et ceci à deux titres :
- l'obsession pour la liquidation de l'Église catholique byzantine
- l'asservissement complet de l'Église moscovite au pouvoir séculier.

Ce sinistre anniversaire permet aussi de rappeler l'épisode de la chasse aux reliques de saint Josaphat par l'affreux Pierre Ier (en juillet 1705, alors qu'il passe à Polotsk), qui sabrera ou fera sabrer les moines basiliens refusant de lui donner des informations sur le lieu où les reliques dudit saint étaient cachées.

En 2023, le pape de Rome fera l'éloge de Catherine II et de Pierre Ier (sabreur de moines et assassin de son propre fils).


images/icones/carnet.gif  ( 995311 )Saints martyrs ? par Candidus (2026-01-24 09:56:22) 
[en réponse à 995309]

Ont-ils été canonisés ?
images/icones/fleche3.gif  ( 995410 )Béatifiés par Ludwik (2026-01-28 11:44:19) 
[en réponse à 995311]

Tout est dans le titre.
images/icones/vatican.gif  ( 995312 )Source du discours de François... par Vistemboir2 (2026-01-24 10:49:22) 
[en réponse à 995309]

ICI
Curieusement, le passage incriminé sur « la grande Russie de Pierre Ier, de Catherine II, cet empire - un grand pays éclairé, d’une grande culture et d’une grande humanité-" n'est pas repris dans la version publiée sur le site du Saint-Siège...

images/icones/carnet.gif  ( 995313 )Ca vous étonne ? par Meneau (2026-01-24 12:34:50) 
[en réponse à 995312]

Des propos aussi peu politiquement corrects et aussi critiqués sur l'impérialisme russe ne pouvaient qu'être caviardés.

Autre explication possible néanmoins : s'agissant de propos spontanés du Pape, à la fin de son discours officiel quant à lui préparé à l'avance et prêt à être publié, ils n'ont pas été rajoutés, ne faisant pas à proprement parler partie du discours.

Cordialement
Meneau
images/icones/radioactif.gif  ( 995407 )Svetlana Kasyan par Ludwik (2026-01-28 08:38:28) 
[en réponse à 995313]

Une (la principale?) explication de cette sortie douteuse. Sortie cohérente avec toute la politique russe de François.

Comme je le mentionne dans la derniére phrase de ce post.
 ( 995317 )Impératrice moscovite ??? par Roger (2026-01-24 14:49:50) 
[en réponse à 995309]

Heu qui pourrait m’expliquer en quoi Catherine II aurait elle pu être « moscovite »?
Ne régnait elle pas sur « toutes les Russies » depuis ses palais de Saint Petersbourg?
images/icones/fleche2.gif  ( 995319 )Peu importe par Jean-Paul PARFU (2026-01-24 15:46:19) 
[en réponse à 995317]

Qu'elle dirigeât non depuis Moscou, mais depuis St Petersbourg.

Par contre, Catherine la Grande était une princesse d'origine allemande.
 ( 995329 )Mais si par Roger (2026-01-24 22:58:47) 
[en réponse à 995319]

Un minimum de précision est nécessaire pour crédibiliser les propos tenus.

Et donc après une rapide recherche j’ai compris que Moscovie désignait l’Etat qui avait précédé la Russie - il y avait des princes puis des grands princes de moscovie du XIIIe auXVIe siècle quand Ivan IV le Terrible prit le titre de tsar de Russie .
images/icones/info2.gif  ( 995362 )j'ai été surpris par l'emploi bizarre de "moscovite" de même par Luc Perrin (2026-01-26 11:13:18) 
[en réponse à 995329]

qui est un anachronisme manifeste.

Dans la rhétorique anticommuniste des années 1920 à 1940 surtout, on parlait des "moscoutaires" pour évoquer le pouvoir bolchevique/communiste soviétique. Notre ami Ludwik a sans doute été influencé par ce vocabulaire d'une autre âge que même les media de propagande otanistes ne reprennent pas.

La vision de l'histoire russe à travers le prisme des Gréco-catholiques et lui seul entraîne des exagérations et des distortions évidentes.

- "continuité" entre l'empire russe qui avait le christianisme orthodoxe comme religion d'État et l'URSS, état communiste dont l'athéisme était un dogme enseigné partout dans le système scolaire et universitaire et les restrictions à la liberté religieuse la norme, c'est évidemment une énormité intellectuelle et historique.

- continuité dans le rejet de Rome, des influences de l'ancienne Pologne-Lituanie et par conséquent de ceux qui se rattachaient à Rome, oui cela est évident et ne fait pas discussion.
On retrouve la chose en Chine communiste avec l'Église "patriotique"(schismatique pleinement ou pas, il y a un éventail de positions à ce sujet et le Saint-Siège est toujours dans un entre-deux incertain qui n'est pas sans rappeler le même entre-deux entretenu avec la FSSPX).Déjà dans le Japon des shogun Tokugawa, le caractère étranger, d'allégeance au pape comme souverain étranger, avait suscité une persécution terrible, très, très très au-delà des 13 paysans martyrs de 1874. On compte par dizaines de milliers au Japon.

- le rapport privilégié Église-État et une soumission relative à travers les âges est caractéristique des Églises orientales en général et déjà plus qu'attesté dans l'empire byzantin. Mais on le trouve en Arménie en dehors de la sphère orthodoxe tout autant. Les communautés chrétiennes sous domination musulmane (califat abasside, empire ottoman) ont trouvé des modus vivendi de même.

L'inféodation des Églises catholiques latines nationales aux divers pouvoirs séculiers, combattue en théorie et en doctrine, a bien souvent été la règle de facto. En est-on toujours sorti partout, cela reste à voir... y compris pour la France laïque où prévaut un régime légal de "séparation" entre le Églises et l'État, doté de moult aménagements. Soyons modestes nous autres Latins en cette matière.

Les torts du passé sont là et il est juste de les connaître mais les Polonais post-partage catholiques latins ont subi un régime oppressif au XIXe tant dans la zone de la "Pologne du Congrès" (1814-1815) à compter du tzar Nicolas Ier que sous régime prussien protestant. C'est sous régime autrichien qu'ils ont pu être protégés.
Rien de spécifique à l'histoire russe on le voit ou aux seuls gréco-catholiques ukrainiens.
Rien qui justifie les actuelles persécutions de "Kiev" envers l'Église orthodoxe ukrainienne rattachée au Patriarcat de Moscou.
Rien qui justifie le bellicisme occidental et on peut invoquer l'intercession de ces 13 martyrs pour que les ferments de paix l'emporte sur les haines recuites.

Et au passage, une bonne raison pour défendre la "liberté religieuse", petit clin d'oeil à nos syllabusiens.
images/icones/fleche3.gif  ( 995365 )La réponse est par Ludwik (2026-01-26 11:52:04) 
[en réponse à 995362]

Ici.

Et ça ne parle ni d'OTAN, ni d'URSS.
Faites vous aider.