( 984754 )Aggravation de l'état de santé de François aujourd'hui par Candidus (2025-03-03 19:34:39)
Selon le bulletin de santé publié ce soir par l'hôpital Gemelli, François a souffert aujourd'hui de deux épisodes d'insuffisance respiratoire aiguë :
Au cours de la journée, le Saint-Père a présenté deux épisodes d'insuffisance respiratoire aiguë, causés par une accumulation importante de mucus endobronchique et un bronchospasme consécutif.
Deux bronchoscopies ont donc été réalisées avec nécessité d’aspirer d’abondantes sécrétions.
Dans l’après-midi, la ventilation mécanique non invasive a été reprise.
Le Saint-Père est toujours resté vigilant, orienté et coopérant.
Le pronostic reste réservé.
( 984758 )Derniers sacrements ? par Regnum Galliae (2025-03-03 20:22:26)
[en réponse à 984754]
Dommage que ce communiqué ne précise pas si le Saint Père a reçu l'extrême onction. J'espère que c'est le cas, en tout cas la situation semble le justifier et le préciser aurait valeur d'exemple.
( 984759 )Dénomination changée par AVV-VVK (2025-03-03 20:28:51)
[en réponse à 984758]
L'onction des malades, appelée chez les catholiques « extrême-onction » avant le concile Vatican II,
(WIKI)
( 984761 )et ? par Regnum Galliae (2025-03-03 20:32:43)
[en réponse à 984759]
Il n'est pas question non plus d'onction des malades
( 984799 )Extrême onction par Lycobates (2025-03-04 13:15:43)
[en réponse à 984759]
Il faut rappeler, quoi qu'en disent les modernistes et quoi qu'ils font depuis leur mainmise sur les sacrements de l'Église (avec les résultats qu'on connaît), que l'extrême onction n'est validement conférée que dans l'état de danger de mort.
Le sujet valide de ce sacrement est infirmus de cuius morte timetur. (La pratique contraire des schismatiques orientaux a été condamnéee par le pape Benoît XIV, même s'il s'agit probablement d'un sacramentel dans ces cas, pas du sacrement proprement dit)
Une simple maladie, fût-elle grave, n'est pas suffisante pour validement recevoir l'extrême onction, si le danger de mort n'est pas imminent ou au moins prévisible. Le sacrement peut être conféré à nouveau s'il y a convalescence (même temporaire), et ce plusieurs fois, mais chaque fois si le danger de mort s'annonce à nouveau.
En outre, le sacrement n'est pas validement conféré s'il y a danger de mort sans maladie grave: ainsi un condamné à mort, un soldat devant le combat, un malade devant l'opération (si la maladie n'est pas en elle-même potentiellement mortelle) ne peuvent pas validement recevoir l'extrême onction, seulement l'absolution et le viatique.
Voir les moralistes et les dogmatiques (p.ex. Billot De sacramentis II 256, et Solá De extrema unctione 567).
Cette doctrine est certaine et par conséquent non sujette à reconsidération.
( 984804 )Merci pour ce rappel salutaire par Regnum Galliae (2025-03-04 14:52:14)
[en réponse à 984799]
Mais si ce que vous écrivez est exact, comment expliquez-vous que Rome, infaillible en la matière, ait consacré une pratique sacramentelle invalide ?
Par ailleurs, pouvez-vous en dire plus sur ce texte de Benoît XIV ?
( 984837 )Effectivement par Lycobates (2025-03-04 18:36:53)
[en réponse à 984804]
comment expliquez-vous que Rome, infaillible en la matière, ait consacré une pratique sacramentelle invalide ?
L'explication s'impose, mais vous le savez, n'est-ce pas ?
Ce n'est pas Rome, infaillible en la matière, mais des imposteurs, agissant avec une témérité absolue, et s'arrogeant une autorité dont ils ne jouissent pas.
Ce qu'on appelle en théologie dogmatique une témérité absolue (le temerarium positivum, voir p.ex. Scheeben I, 199) et par ce fait même (et d'autres, bien plus graves encore) ils ont démontré qu'ils ne jouissent pas des prérogatives de pasteurs légitimes, qui sont empêchés par le Saint-Esprit (c'est de foi) de faire pareille chose.
Par ailleurs, pouvez-vous en dire plus sur ce texte de Benoît XIV ?
C'est dans une note en bas de page dans le manuel de Solá, sans plus de détails. Je vais essayer de trouver davantage. Précisons toutefois à toutes fins utiles que cela date de l'époque de Benoît XIV, et non pas des écrits, quoique très méritoires et amples, du cardinal Lambertini.
( 984841 )Ce ne sont pas des imposteurs par Jean-Paul PARFU (2025-03-04 19:39:07)
[en réponse à 984837]
Mais des renégats comme Pierre ou des apostats comme Thomas, voire des Judas, pendant la Passion du Christ.
L'Eglise est divine et humaine. Elle n'est pas une machine à produire de l'infaillibilité, même si elle est infaillible dans son Magistère Ordinaire Universel (ce qui a été cru, toujours, partout et par tous) et dans les conditions limitatives et cumulatives définies par "Pastor Aeternus" (Vatican I).
( 984852 )Il faut revoir votre chronologie par Lycobates (2025-03-05 00:58:11)
[en réponse à 984841]
Cher Parfu, en ce début de Carême, vous êtes exaspérant.
Comme vos messages ici interdisent de douter de vos qualités intellectuelles, et la charité nous empêche de douter de vos qualités morales, il ne reste que de conclure à une cécité spirituelle mystérieuse dont ont voudrait vous voir guéri.
Plusieurs vous l'ont dit maintes fois, mais en vain : l'Église, et ses prérogatives, et celles de ses prélats, débutent avec la Pentecôte. Ipse vos docebit omnem veritatem.
Le reniement de saint Pierre et le doute de saint Thomas, possibles avant, ne l'étaient plus après.
D'ailleurs, même ce reniement ou ce doute demeurent des fautes personnelles, il n'était pas question que les intéressés voulussent les imposer à autrui. Et des fautes morales, de comportement, de faiblesse, de respect humain, sont de toute façon d'un autre ordre que des erreurs de l'esprit.
Or, vous le savez, nous sommes confrontés depuis plus de soixante ans à des ecclésiastiques qui non seulement errent, mais prétendent imposer, au nom de l'Église, en usurpant ses saintes charges, leurs errements au monde entier, en punissant en persécutant, en abusant le droit, ceux qui s'y opposent.
Si vous ne voyez pas la différence et notamment l'impossibilité dogmatique de telle chose, on ne peut rien pour vous.
Bon Carême !
( 984854 )Relisez les Saintes Écritures par Jean-Paul PARFU (2025-03-05 02:46:34)
[en réponse à 984852]
Sur l'Apostasie et même "l'abomination de la désolation dans le Temple" qui doivent précéder le retour du Seigneur et rappelez-vous les paroles de Notre-Dame à La Salette et à Fatima.
C'est votre absence de hiérarchie dans l'Eglise depuis 60 ans au moins (on ne sait pas d'ailleurs depuis quand exactement ?) qui est impossible dogmatiquement.
Si nous devons prier pour le Pape, c'est précisément parce qu'il peut errer. Il y a eu des exemples depuis la Pentecôte. L'Eglise combat le Mal, à l'extérieur et à l'intérieur. Léon XIII et St Pie X l'ont bien compris.
( 984861 )en effet l'ami Lycobates est un bon exemple d'infaillibiliste extrême par Luc Perrin (2025-03-05 10:45:36)
[en réponse à 984854]
la thèse ultra minoritaire défendue à Vatican I et ... rejetée par la grande majorité de la Majorité infaillibiliste pourtant.
Non évidemment toute notule papale, fut-elle consignée dans le manuel du très respectable P. Billot sj, n'est pas irrévocable pour les siècles des siècles amen.
Toute l'histoire de l'Église, que le très savant Lycobates connaît pourtant, démontre l'inverse de sa péremptoire, téméraire même, conclusion.
Les variations du Magistère ordinaire ont été nombreuses sur des sujets aussi éminemment pastoraux - c'est le mot adéquat ici - que la pastorale des sacrements.
Aller mettre du dogmatique à ce sujet est vraiment étrange, plus que capillotracté.
Ce qui est dogmatique, c'est l'existence du sacrement oui. Ensuite les décrets d'application de cette "loi" peuvent varier selon le temps et parfois le lieu tant que la loi est respectée dans sa lettre et son esprit.
Ce sujet a été traité si abondamment sur le F.C. que je n'en dirai pas plus, je renvoie aux archives les nouveaux venus.
ps. on trouvera à l'opposé de notre ami la tendance papimane extrême tout autant chez les néo-modernistes/néo-libéraux mais cette fois à géométrie variable. Quand le Pontife convient à leurs idées, alors tout devient infaillible de ce qu'il touche, le sol sur lequel il pose le pas est sacralisé, le bon mot ou la médiocre remarque mais dans un avion se mue en Verbe divin descendu jusqu'à nous ... Mais malheur au Pontife qui serait par trop fidèle à la Tradition : il sera déchiré et critiqué sans relâche.
La papimanie sous toutes ses formes est une impasse : Rabelais dans le Quart Livre avec son merveilleux talent littéraire a bien illustré ce fait. Cela ne fait pas de nous des "papefigues" protestants pour autant bien entendu.
( 984867 )Lycobates a raison. par Rémi (2025-03-05 16:55:57)
[en réponse à 984861]
- L'Eglise ne peut pas ordonner une modification essentielle (quant à sa forme, sa matière, son ministre pourvu de l'intention idoine ou ... son sujet ! ) d'un sacrement qui entrainerait son invalidité.
- Si le sujet n'est pas idoine, le sacrement n'existe pas, ainsi du "mariage" de deux personnes du même sexe, de l'Ordre conféré à une femme, de la confirmation a qui n'est pas baptisé, et pour ce qui nous occupe du sacrement des malades conféré à quelqu'un qui ne serait pas en danger de mort.
Sauf que l'Eglise n'a rien changé à ce sujet, Cf. Sacrosanctum Concilium, le CEC et le CIC (ce dernier étant moins précis, concedo, parlant seulement de "danger" pour malade et non de "danger de mort" indiquent que le récipiendaire idoine du sacrement des malades est le malade en danger de mort
.
Certes l'accent est aussi bien mis sur la guérison spirituelle que corporelle, mais déjà saint Pie X rappelait que l'extrême Onction aidait aussi "à recouvrer la santé du corps, si c’est utile au salut de l’âme." , et il est rappelé dans le magistère récent que "en danger de mort" ne signifie pas "à toute extrémité", là encore à la suite de saint Pie X :
Pourquoi est-il bon de recevoir l’Extrême-onction quand on est en pleine connaissance et avec quelque espoir de vie ?
Il est bon de recevoir l’Extrême-onction quand on est encore en pleine connaissance et avec quelque espoir de vie, parce que, en la recevant avec de meilleures dispositions on peut en retirer plus de fruits, et encore parce que si, pour le bien de l’âme, ce sacrement rend la santé du corps, c’est en secondant les forces de la nature et qu’il ne faut donc pas attendre que tout espoir soit perdu.
( 984893 )Merci, je sais, mais ... par Lycobates (2025-03-06 16:42:54)
[en réponse à 984867]
Vos citations sont autant que je voie correctes (celle de Saint-Pie X, bien connue, ne fait que reprendre et développer la définition du Concile de Trente), mais il vous reste à expliquer comment les ecclésiastiques de l'obédience conciliaire, malgré SC, CEC et CIC/1983, effectuent des "onctions de malades" à tour de bras, dans les maisons de repos p.ex., systématiquement toutes les X semaines, tout le monde y passe [ipse vidi], sans regarder de loin ni de près si les sujets de leurs administrations sont idoines.
Et c'est bien cette hétéropraxie répandue et non réprimée qui fait légitimement conclure à une hétérodoxie, même non explicitée, ou rendue floue, et qui ne saurait avoir son origine dans l'Église du Christ.
( 984907 )Eh ! Je l'explique fort simplement par Rémi (2025-03-06 19:34:16)
[en réponse à 984893]
par un certain dérèglement qui règne dans une partie du clergé, qui soit par ignorance, soit par bêtise, soit par orgueil ou malice, ou un peu les quatre, méprise à la fois les sacrements et ce que l'Eglise en dit et ordonne de manière constante.
Car l'orthodoxie de son enseignement, ici quant au sacrement des malades, est entièrement maintenue, et ce sacrement demeure inchangé. Ce dont vous me donnez acte en écrivant que les dérèglements arrivent malgré SC, CEC et CIC/1983.
Par ailleurs je bien suis loin de faire le même constat que vous quant à la généralisation de l'hétéropraxie dans le cas qui nous occupe, mais peut-être fréquentez vous plus que moi les milieux conciliaires ? En cachette ?
( 984909 )Ou autrement dit par Rémi (2025-03-06 19:43:39)
[en réponse à 984907]
l'Eglise connait une grave crise, nul ne l'ignore.
Mais elle demeure l'Eglise, quoi que vous en ayez.
( 984908 )Lex orandi lex credendi par Ion (2025-03-06 19:42:02)
[en réponse à 984893]
Il est toujours bon de se référer à la prière de l'Eglise pour mieux comprendre le sens d'un acte liturgique.
Voici donc la prière de bénédiction de l'huile des malades à la messe chrismale :
Dieu notre Père, de qui vient tout réconfort, toi qui as voulu, par ton Fils, guérir nos faiblesses et nos maladies, sois attentif à la prière de notre foi : Envoie du ciel ton Esprit Saint consolateur sur cette huile que ta création nous procure pour rendre vigueur à nos corps. Qu’elle devienne + par ta bénédiction l’huile sainte que nous recevons de toi, pour soulager le corps, l’âme et l’esprit des malades qui en recevront l’onction, pour chasser toute douleur, toute maladie, tout mal physique, moral et spirituel. Que cette huile devienne ainsi l’instrument dont tu te sers pour nous donner ta grâce. Au nom de Jésus le Christ, notre Seigneur, lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.
La version précédente (que j'ai pu trouver) était très proche pour ne pas dire identique, avec la traduction suivante
Envoie, nous t’en prions, Seigneur, du ciel ton Esprit Saint Paraclet sur cette onction d’huile, que tu as daigné tirer de l’arbre verdoyant pour le réconfort du corps. Par ta sainte bénédiction, qu’elle soit une protection pour l’âme et le corps de celui qui en reçoit l’onction, la goûte et en fait usage, qu’elle chasse toute douleur, toute maladie, toute faiblesse de l’âme et du corps. Que cette huile devienne sainte, Seigneur, sanctifiée en ton nom, bénie par toi et qu’elle demeure en nos entrailles. Par notre Seigneur Jésus-Christ, ton Fils, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.
Certes, l'huile des malades n'est pas exclusivement utilisée pour le sacrement des malades, mais cela reste son premier usage. Et ces prières évoquent avant tout les guérisons et soulagements de l'âme et du corps sans qu'il s'agisse de personnes à l'article de la mort. Et la lettre de St Jacques, qui est à l'origine de l'institution de ce sacrement, puis la tradition antique vont dans le sens d'un sacrement des malades et du pardon des péchés, et le fait de réserver ce sacrement comme seul "extrême onction" est finalement assez tardif dans l'histoire de l'Eglise. Là encore, Vatican II est revenu à un usage plus traditionnel.
Jc 5, 14-15 "L’un de vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église et qu’ils prient sur lui, après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière, inspirée par la foi, sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon."
( 984892 )Vous vous trompez par Lycobates (2025-03-06 16:25:51)
[en réponse à 984861]
et vous devriez le savoir !
Vous vous trompez si vous assimilez, en bon libéral (et oui, même les "tradis" sont des libéraux ecclésiologiques, seul un catholique authentique est à l'abri de cet écueil), mon interprétation de l'infaillibilité du Magistère à une "thèse ultra minoritaire", alors qu'elle n'est autre chose que la seule interprétation dogmatiquement correcte, confirmée par le Magistère, des textes du Concile du Vatican (inachevé, et donc restés, il est vrai, incomplets).
Si vous relisez la réponse des évêques allemands à la Circulaire (dont vous et vos semblables reprenez certains arguments outrés et ridicules) du chancelier Bismarck et la confirmation magistérielle, par lettre apostolique Mirabilis illa constantia (désormais je ferai mien ce titre pour mes interventions ici à ce sujet), du Pape de cette même réponse en 1875, vous verrez, peut-être, la lumière.
Ajoutez-y les études de Scheeben y référant et vous serez mieux à même d'opiner sainement.
Concernant l'extrême onction (car nous parlions de cela) il n'était pas du tout question de pastorale, mais du sujet idoine pour recevoir ce sacrement, ce qui relève de la dogmatique, et ce qui n'est pas sujet à reconsidération, je le répète.
( 985001 )La minorité anti-infaillibiliste par Marco Antonio (2025-03-08 11:42:58)
[en réponse à 984861]
la thèse ultra minoritaire défendue à Vatican I et ... rejetée par la grande majorité de la Majorité infaillibiliste pourtant.
Cher Professeur,
peut-être que je vous l'ai déjà dit (auquel cas je m'excuse de me répéter), mais les idées et les attitudes envers la papauté et le pape des pères de la minorité antinfaillibiliste me semblent être idées et attitudes d' « infaillibilistes extremes » (comme vous dites) si comparées à celles de vous et des « gallicans d'aujourd'hui » (lire : lefebvristes) envers la papauté et les « papes conciliaires ».
Je ne peux pas imaginer que les pères les plus ardents de la minorité pussent concevoir un pape qui, en tant que pape, impose à l’Église une nouvelle religion, et moins encore une religion comme la religion du Novos Ordo.
Bien cordialement
( 984976 )De synodo diocesana libri tredecim, VIII, 5 par Lycobates (2025-03-07 18:42:55)
[en réponse à 984804]
J'ai trouvé le détail dans la dogmatique de Scheeben (qui ne déçoit jamais).
Le jugement du pape Benoît XIV en question se trouve au livre VIII de ce traité qui malgré son titre un peu réducteur est un aperçu complet du droit de l'Église, chapitre 5, n°s IV-V, aux pages 246-248 de cette édition postume, que j'ai trouvée en ligne :
Le Pape a entamé ce recueil lorsqu'il était archevêque de Bologne.
Il en explique les raisons dans sa préface, notamment l'ignorance des textes constitutifs du droit ecclésiastique, leur interprétation souvent fautive, leur application négligente, et l'ignorance des sources qui y avaient contribué (p. V) :
animadvertere jam tum coepimus, ignorari passim, aut certe non satis notas esse multas ex Apostolicis Constitutionibus, quibus Ecclesiae instituta gravissima continentur: decreta autem, et responsa Congregationum, aut nesciri penitus, aut non recte intelligi; plura sinistris interpretationibus in sequiorem partem accipi, atque corrumpi: quae demum alii ante nos Antistites in Dioecesanis Synodis bene, sapienterque constituerant, ea vigere parum, negligi omnino; suam vim, pretium, ac dignitatem non obtinere, propterea quod ignoti essent fontes, unde scita, et consulta illa omnia deducta, ac corrivata fuissent.
Cela pourrait être écrit pour aujourd'hui ! "Damnosa inscitia" ! Ignorance condamnable !
Ensuite, après son élection, après avoir pu faire apporter à Rome ses écrits et ses brouillons (ut scripta omnia, et adversaria nostra Romam exportarentur, p. VII), après maints autres travaux, il a pu le terminer et publier, huit ans après son élection au Pontificat suprême, en 1748 (la partie de la préface que je cite date de l'année 1757, voir p. VIII), en y ajoutant quelques références magistérielles des sept premières années de son Pontificat (comme ici à la fin du chapitre V) : ex iis, quae toto nostri Pontificatus septennio decreta a nobis, et constituta sunt.
Le recueil ne contient pas de définitions (il le dit lui-même, p. X), mais rassemble avec autorité ce qui demeure la doctrine certaine de l'Église sur les points abordés.
(P.S. J'aime bien son ironie lorsqu'il écrit des Facultés : id semper habent incommodi ejusmodi Academiae, quod, uno dumtaxat laborante, otiantur ceteri; c'est toujours vrai !)
( 984865 )Les Russes par Halbie (2025-03-05 15:20:07)
[en réponse à 984799]
Suivent la discipline catholique plutôt que la grecque condamnée par Benoît XIV.
( 984870 )Grecs-catholiques roumains par Candidus (2025-03-05 17:13:15)
[en réponse à 984865]
Dans la paroisse grecque-catholique que je fréquente en Roumanie, à un moment du Carême, tous les paroissiens sont invités à recevoir le sacrement des malades pour leur "guérison spirituelle". Et pourtant le prêtre de notre paroisse est plutôt traditionnel. Je l'imagine mal prendre des initiatives s'écartant des coutumes ancestrales de son Eglise qui, sur certains points, ont été romanisées bien avant le Concile Vatican II. Ainsi, les enfants ne sont pas autorisés à recevoir la communion avant l'âge de raison et leur première confession, contrairement à ce qui se fait parmi les orthodoxes.
( 984977 )Sacrement et sacramentel selon les circonstances par Lycobates (2025-03-07 19:12:54)
[en réponse à 984870]
Il semblerait que la pratique des Grecs d'oindre des personnes non malades (contrairement à la Tradition et à l'épître de Saint-Jacques, où le concept de quelqu'un d' ἀσθενῶν ou κάμνων indique clairement un malade [et notamment gravement malade selon l'interprétation et pratique coutumières, voir les commentaires et les dogmatiques]) relève plutôt d'une tradition particulière de conférer un sacramentel, alors que le sacrement de l'onction proprement dite est toujours, chez les Grecs, administré solennellement, avec plusieurs prêtres, etc. et à des malades.
Il y aurait donc une dichotomie introduite dans la pratique grecque, d'une part le sacrement (et ce aux malades notamment grabataires seulement), de façon plus circonstanciée, d'autre part le sacramentel qui vise à expier les péchés, aussi des non malades, de façon plus expéditive.
Remarquez la note de Halbie qui nous apprend que les Russes n'agissent pas ainsi, mais plutôt comme les Latins.
Le pape Benoît XIV, dans le texte cité plus haut (p. 248, vers la fin du ch. V, point VI), inculque notamment qu'il faut se garder de considérer cette deuxième onction comme un sacrement, et il interdit expressément qu'elle soit conférée comme remplacement d'une pénitence pour expier les péchés confessés, surtout si cela se fait parfois haud exigua accepta mercede (p. 247, point III), donc de façon simoniaque.
( 984981 )Concernant les Russes par Halbie (2025-03-07 20:58:30)
[en réponse à 984977]
Je me permets de citer un théologien orthodoxe :
"Il y a cependant eu la tendance en Russie, sous l’influence de la pratique catholique de « l’extrême-onction » et des indications du Trebnik du métropolite de Kiev Pierre Moghila réservant le sacrement aux cas de maladies graves, à restreindre son octroi. Cette tendance a marqué et continue dans une certaine mesure à marquer l’Église russe, mais elle a été contredite par la pratique, peut-être imposée par la piété populaire, d’une dispense générale du sacrement au cours de la Grande Semaine. Le résultat de cette double tendance est qu’il reste souvent difficile dans l’Église russe, pour les malades qui ne sont pas mourants, d’obtenir une célébration « privée » du sacrement au(x) moment(s) où ils en ont besoin, tandis qu’inversement, des personnes qui ne sont pas malades reçoivent le sacrement lors de sa célébration commune une, voire plusieurs fois par ans. Lors de sa réunion du 26 décembre 2012, le Saint-Synode de l’Église russe a clarifié la situation en rappelant d’une part que le sacrement est réservé aux personnes atteintes de maladies graves, et d’autre part qu’il ne peut être dispensé collectivement qu’une seule fois par an."
( 984985 )Merci pour ce texte par Lycobates (2025-03-07 22:11:37)
[en réponse à 984981]
Il y aurait sans doute encore des sources à ajouter dans l'un et l'autre sens de cette anomalie, mais je ne suis pas chez moi et tout n'est pas accessible en ligne.
Peut-être plus tard.
( 984987 )Par ailleurs par Halbie (2025-03-07 22:15:18)
[en réponse à 984977]
Ce même théologien dit la chose suivante concernant la Semaine Sainte :
"La coutume s’est en effet établie dans l’Église russe, mais aussi dans l’Église grecque948 et dans l’Église antiochienne, de dispenser le sacrement de l’Huile sainte à tous les fidèles le Grand mercredi ou le Grand jeudi.
948. Plus récemment que dans l’Église russe (où la coutume existe déjà au xviiie siècle), c’est-à-dire au début du xxe siècle (plus précisément en 1906), sans que les raisons de cette apparition soient claires (cf. D. G. Bissias, The Mystery of Healing, p. 197-220).
La pratique d'oindre même les bien-portants :
"L’onction de tous les participants sans distinction de leur état de santé correspond lui aussi à une pratique très ancienne : l’euchologe Paris gr. Coislin 213 qui date de 1027 indique que, outre les malades, les prêtres oignent tous ceux qui assistent à la célébration ; l’euchologe slave « Sophienne », Académie de Saint-Pétersbourg 1054, du xve siècle, précise dans son en-tête même que le rite est établi pour les bien portants comme pour les malades."
( 984988 )Merci par Lycobates (2025-03-07 22:22:11)
[en réponse à 984987]
On voit bien que dans ces exemples cette innovation date d'après le schisme, ou qu'en tout cas elle n'appartient pas à l'Antiquité, ce qui n'est pas étonnant. On le voit aussi pour d'autres choses.
( 984945 )Par ailleurs par Rémi (2025-03-07 13:05:57)
[en réponse à 984799]
et sauf votre respect, ne nous feriez-vous pas un peu de comédie à vous inquiéter et nous mettre en garde à propos de la validité d'un sacrement à raison de l'état de son sujet, alors que dans votre système le dit sacrement est de toutes façons réputé invalide pour tout un tas de raisons situées en amont de la question que vous soulevez, et dites moi si je me trompe sur l'un ou l'autre point : ministre qui n'en est pas un car ordonné dans un rituel que vous tenez pour invalide (per se, et/ou parce que promulgué par un faux Pape) , par un évêque qui selon vous n'en est pas un car sacré dans un rite que vous tenez pour invalide, matière qui serait une simple huile comme j'en ai dans mon placard, puisque bénite par un faux ministre (mêmes raisons que ci-dessus) , et rituel promulgué par un faux Pape ...
Après cela, qu'en plus le malade soit ou non mourant, on n'est plus à ça près, n'est-ce pas ...
( 984956 )Bonne observation ! par Lycobates (2025-03-07 15:49:21)
[en réponse à 984945]
Mais il n'y a aucune comédie, car chaque possible souci de validité en est un et doit être considéré sérieusement**, d'autant plus qu'un heureux hasard pourrait avoir rémédié mine de rien et malgré lui aux autres problèmes de validité que vous soulevez à juste titre.
Ceci dit, quant au sous-diacre de le Compagnie de Jésus en fin de vie qui fait l'objet de ce fil (en fin de vie relative, car il ne faut pas qu'il soit in articulo mortis pour recevoir la sainte onction, il suffit de prévoir raisonnablement sa mort prochaine, et le senium surtout decrepitum en est une raison valable aussi, vous le savez, malgré le fait que Unkraut vergeht nicht), ses proches (s'il en a) feraient bien de faire venir un prêtre d'Albano, ce n'est pas trop loin (l'humble Fiat pseudificale pourrait l'amener rapidement), muni de ce qu'il faut (le millésime Huonder des saintes huiles étant révolu, Dieu merci), pour faire oeuvre de miséricorde.
Je le lui souhaite sincèrement.
** le fait qu'un rituel soit promulgué par un faux Pape, ferait certes de ce rituel un rituel illicite, mais pour le juger invalide il faudrait examiner ce rituel sur ses propres mérites; un faux pape (en toute hypothèse) pourrait bien promulguer un rituel valable, comme le font les faux patriarches de l'Orient.
( 984978 )Je vous remercie par Rémi (2025-03-07 19:20:46)
[en réponse à 984956]
de votre réponse.
( 984762 )Silence total sur ce sujet par Candidus (2025-03-03 20:35:24)
[en réponse à 984758]
Je me suis plus d'une fois posé la question ces derniers jours. Probablement qu'il a reçu ce sacrement, mais le Vatican est toujours réticent à communiquer des informations qui accroissent l'inquiétude sur l'état de santé du pape. C'est une erreur, ne serait-ce que sur le plan de l'exemple, combien de prêtres appelés au chevet d'un malade se retrouvent face à un mort auquel ils ne peuvent que donner les sacrements sous condition.
( 984767 )note de bas de page doctrinalo-pastorale par Luc Perrin (2025-03-03 22:42:16)
[en réponse à 984762]
La raison du changement de terme "extrême onction" en "onction des malades" a été abondamment expliquée pour que ce sacrement ne soit pas demandé uniquement pour des gens in articulo mortis mais banalisé en somme pour tout malade.
On peut être malade et même gravement sans pour autant décéder immédiatement, j'en ai fait l'expérience et sans doute plusieurs parmi nous.
Bref si telle était la raison du Saint-Siège, ce serait à l'opposé de tout ce qui a été publié sur cette onction des malades depuis des décennies.
( 984771 )Communication schizophrène ? par Roger (2025-03-04 01:36:26)
[en réponse à 984767]
Les rédacteurs des communiqués de presse du Saint Siège semblent éclatés entre deux tendances contradictoires : d'une part montrer que François serait un chef d'état comme un autre, obsédé par l'idée de travailler en permanence comme tout autre chef d'état ?
Et d'autre part en tant que catholique il assisterait à la messe et pourrait même communier ?
Vous noterez qu'il aurait produit un nouveau texte sur la liturgie le 28 février !
( 984773 )Texte sur la liturgie, parlons-en par Candidus (2025-03-04 06:56:39)
[en réponse à 984771]
Dans un message adressé le 28 février aux participants d'un congrès se déroulant à l'Institut Saint Anselme à Rome, François nous met en garde contre les deux grands périls qui menacent la liturgie à notre époque : la pompe et le respect scrupuleux des rubriques... Lunaire !
Il ne convient pas d'en dire plus dans les circonstances actuelles, mais ce n'est pas l'envie qui manque.
( 984774 )Si tant est que tous ces textes par Adso (2025-03-04 07:43:56)
[en réponse à 984773]
Soient de lui ! On nous dit qu’il continue de travailler comme d’habitude…
Je n’en crois rien et autour de lui, il y a suffisamment de vautours malfaisants pour lui faire dire ou écrire n’importe quoi !
Vivement que ce cirque cesse !
( 984777 )0n ne prête qu'aux riches... par vistemboir2 (2025-03-04 08:29:28)
[en réponse à 984774]
(Tout est dans le titre !
( 984786 )Pour une "Liturgie sans pompe" par AVV-VVK (2025-03-04 11:32:41)
[en réponse à 984773]
p.ex. Ici Messe de carnaval à EINDHOVEN (Pays-Bas)
Cherchez le célébrant, l' autel (postconciliaire), ...
S' agit-il encore du Novus Ordo ?
( 984788 )Je veux bien que ce soit signe d'humilité par Adso (2025-03-04 11:51:44)
[en réponse à 984786]
mais de là à célébrer pieds nus ... les marches de l'autel sont froides...
Bon, la terminologie bergoglienne semble autoriser les chaussettes ou les bas de soie !
Sans pompe, non mais franchement, pauvres prêtres ... j'imagine au pélé, par temps de pluie...
( 984791 )Allez-y ! Dites-en plus ! par Ion (2025-03-04 12:10:33)
[en réponse à 984773]
Mais avec honnêteté, car rien de ce que vous venez de suggérer n'est vrai. J'ai du mal à croire que vous avez vraiment lu ce beau message du Pape ... Puis vous ferez, j'espère, amende honorable.
( 984794 )Avec honnêteté cher Ion par Roger (2025-03-04 12:36:45)
[en réponse à 984791]
Je ne parviens pas à trouver ce " beau message" sur le site du Saint Siège.
J'ai simplement lu un résumé sur Vatican News.
Pourriez-vous me donner le texte intégral ?
Et me dire s'il a fait l'objet d'un débat en application des conclusions du synode sur la synodalité ?
( 984798 )Clic ! par Ion (2025-03-04 12:53:09)
[en réponse à 984794]
( 984802 )Bizarre par Roger (2025-03-04 14:43:36)
[en réponse à 984798]
Merci pour le renvoi vers ZÉNITH
Le texte n'est pas sur le site du Saint Siège
Et cher Ion où est le débat synodal?
( 984807 )Quel ... par Ion (2025-03-04 15:01:41)
[en réponse à 984802]
... débat synodal ?
Ce message fait suite à Desiderio desideravi (qui insiste sur la nécessaire formation liturgique) et est destinée, dans le cadre d'une session de St Anselme, ("l'ISL italien"), destinée plus particulièrement aux responsables (cérémoniaires ...) des célébrations épiscopales.
( 984808 )Donc à vos yeux par Roger (2025-03-04 15:04:37)
[en réponse à 984807]
Ce message est beau mais sans intérêt ?
( 984857 )"Cela vous aidera... par NLC (2025-03-05 08:57:40)
[en réponse à 984798]
... à comprendre les besoins des fidèles"
dit notamment le St Père (3 ou 4 paragraphes avant la fin)
Intéressant !
Que ne s'applique-t-il pas à essayer de les comprendre ces besoins des fidèles, de TOUS les fidèles (suivez mon regard) ?
( 984801 )Quoi de beau dans le message du pape ? par Pétrarque (2025-03-04 13:52:53)
[en réponse à 984791]
Vos lunettes roses gâtent vraiment votre sens esthétique, on dirait...
( 984860 )Beau message en effet : "garder les yeux fixés sur le peuple" par Fenestri (2025-03-05 09:55:57)
[en réponse à 984791]
préparer et guider les célébrations liturgiques, c’est réunir la sagesse divine et la sagesse humaine. La première s’acquiert par la prière, la méditation et la contemplation ; la seconde provient de l’étude, de l’engagement à approfondir, de la capacité d’écouter. Pour réussir dans ces tâches, je vous conseille de garder les yeux fixés sur le peuple, dont l’évêque est le pasteur et le père : cela vous aidera à comprendre les besoins des fidèles, ainsi que les formes et les moyens de promouvoir leur participation à l’action liturgique.
C'est en effet un beau passage. Mais il n'empêche que ce texte va dans ce même mouvement qui, depuis maintenant un peu plus de 60 ans, dévalorise tout ce qui ne relève pas de la "simplicité".
Ce qui est intéressant et, je le constate à chaque fois que je vais à la messe (double précision : j'ai un peu voyagé à travers les diocèses et n'assiste quasi exclusivement qu'à des messes Paul VI), c'est que le peuple a une aspiration très forte à ce qui est souvent caricaturé comme des messes "fastueuses".
Pour le dire autrement et franchement : le dépouillement n'attire pas les fidèles. Et je dirais même que plus vous descendez dans les classes sociales (aucun jugement de valeur au passage dans cette phrase), plus le dépouillement est un repoussoir absolu. Ce qu'a très bien compris la Communauté Saint-Martin, au passage. Si j'avais obtenu un euro à chaque fois qu'une personne "issue des classes populaires" m'avait dit "ah mais les messes ici c'est pas pareil, il y a de l'encens, des beaux chants, du latin et ils portent la soutane", croyez bien que je serais riche.
Je connais bien votre rhétorique, pour l'entendre régulièrement de prélats hélas hors-sol, le plus souvent à cause de leur formation intellectuelle du séminaire qui, marqué par le rejet de toute forme de dévotion populaire, de religion "de masse", selon la doxa des années 60 qui met du temps à mourir (et qui est tellement mauvaise qu'elle sera extrêmement longue à éradiquer, quand bien même un pape comme François, excellent point à relever de son pontificat, a toujours défendu et valorisé la piété populaire) : la beauté de la liturgie peut se déployer dans la simplicité, si l'on suit à la lettre le missel les célébrations sont très belles, etc. Oui, certes. Mais les faits sont têtus, comme le dit l'adage. Et dans "noble simplicité", il y a "noble".
Je conclurais en soulignant - et n'y voyez pas de pique de ma part ou une utilisation malicieuse du Saint-Père - que, précisément, les pasteurs qui ont compris que la liturgie déployée (i.e avec les "pompes" honnies) attire le peuple sont à peu près toujours les pasteurs qui portent "l'odeur de leur troupeau".
( 984792 )ce serait très intéressant au contraire mais dans un autre fil par Luc Perrin (2025-03-04 12:16:45)
[en réponse à 984773]
car sans rapport avec l'état de santé du Pontife ni l'onction des malades.
Et l'ineffable Ion nous dit que "rien n'est vrai" alors cela pique encore plus la curiosité : la liturgie reste le centre des débats du F.C.
( 984778 )Hypothèse personnelle par Bibracte (2025-03-04 09:00:17)
[en réponse à 984758]
Il semble clair que François a demandé une transparence totale sur son état de santé, ce qui explique les 2 communiqués par jour.
Mais on comprend que, come pour tout Pape ou chef d'État malade, son entourage n'a pas intérêt non plus à laisser filtrer d'informations trop alarmistes. C'est pourquoi, en plus de l'état de santé qu'il faut bien dire - ordre du Pape -, ils précisent qu'il travaille, qu'il participe à la messe, et ne disent rien d'un éventuel sacrement des malades.
On peut même imaginer que ce sacrement a été reçu dès le début de l'hospitalisation, à un moment où la gravité de l'état du Pape était beaucoup moins claire (on parlait de simple bronchite), ce qui expliquerait le silence à ce moment-là... Et on voit mal les communiquants romains assumer aujourd'hui cette violation de la sacro-sainte Transparence.
( 984790 )ce que Benoît XVI disait de l'onction des malades par Luc Perrin (2025-03-04 12:06:37)
[en réponse à 984778]
en 2012.
"Benoît XVI encourage à retrouver le sens de ce sacrement qui n’est pas le sacrement des mourants, insiste Mgr Mupendawatu, mais de guérison. La preuve, dit-il, c’est qu’une même personne peut recevoir ce sacrement plusieurs fois dans sa vie », à chaque fois que l’on est éprouvé par une maladie. « Ce sacrement, écrit le pape, mérite aujourd’hui une plus grande considération, aussi bien dans la réflexion théologique que dans l’action pastorale auprès des malades. Puisque l’Onction des Malades valorise le contenu des prières liturgiques adaptées aux diverses situations humaines liées à la maladie, et pas seulement à la fin de la vie, elle ne doit pas être considérée comme un « sacrement mineur » par rapport aux autres ».
L'onction des malades, sacrement de la guérison | ZENIT - Français
Bref transparence ou pas, rien n'interdit de recevoir cette onction et de le dire : tout au contraire.
Surtout pour un pape qui est dit-il pastoral, pastoral, pastoral, pastoral ...
Je n'ai pas cherché s'il y a des textes similaires de François sur ce sacrement mais je le suppose.
Jean Paul II qui a connu à plusieurs reprises des phases critiques a-t-il reçu ledit sacrement plusieurs fois ? Il faudrait fouiller le net pour le savoir. J'ignore aussi si le Vénérable Pie XII pendant l'année du hoquet en 1954 où il était proche du décès avait reçu l'extrême onction de l'époque. Et de même en 1958.
Pour regarder les précédents.
nb. pour ce qui est du pape qui travaille, rien d'étonnant. Il n'est pas trop éprouvant de signer de multiples textes quand on est alité et qu'on dispose de sa conscience et de quelques forces.
Pas plus que les chefs du gouvernement ou chefs d'État temporels, le pape, tous les papes ne rédigent pas eux-mêmes les textes qu'ils signent, encycliques... et motu proprio compris. Ils se prononcent sur des brouillons, donnent telle ou telle impulsion, apportent parfois des retouches - ou pour le cardinal Pacelli secrétaire d'État sur l'étape pré-signature de Mit brennender Sorge en 1937 par ex. - mais le gros du travail est fait par la Curie ou dans des cas particuliers par un gremium constitué à cet effet (ex. l'encyclique "cachée" de Pie XI qui n'a pas pu être achevée avant sa mort et dont la rédaction initiale avait été confiée à un trio de jésuites en 1938 qui avait travaillé à Vanves).
Rien que de très banal pour cela dans les communiqués du Saint-Siège donc.
( 984814 )Personne ne le sait par Roger (2025-03-04 16:07:59)
[en réponse à 984790]
L'opinion publique me semble ignorer cette nouvelle conception
Elle croit que les prêtres portent la soutane et administrent l'extrême onction aux mourants
( 984796 )Transparence totale ?! par Joseph Dastros (2025-03-04 12:45:02)
[en réponse à 984778]
Pardon mais on est très loin d'une transparence totale sur sa santé. On nous fait croire par intermittence que son état s'améliore, qu'il a travaillé au début de son hospitalisation etc. La réalité c'est que personne ne le voit et que les informations sur son état sont complètement verrouillées au contraire de la fin de vie de JP II. Aucune photo du Pape François n'a été prise.
Lisez le blog "Benoît et moi" qui traduit des vaticanistes, tout ceci est détaillé. Il y a quelques médecins qualifiés qui sont également traduits.
( 984821 )La transparence par Bibracte (2025-03-04 16:54:13)
[en réponse à 984796]
...concerne son état de santé d'un point de vue clinique.
On sait, jour après jour, de quoi est atteint le Pape, quel genre de traitements il reçoit, si son état s'améliore ou non, et le pronostic des médecins ("réservé", ce qui est un synonyme de "pronostic vital engagé").
Un Pape peut être transparent sur son état de santé sans se présenter, presque agonisant, à la fenêtre du Palais apostolique...
( 984825 )Oui curieuse transparence par Joseph Dastros (2025-03-04 17:11:50)
[en réponse à 984821]
Ce qu'en dit un médecin d'après les communiqués :
la pneumonie qu’il a contractée, avec ses complications presque inévitables, conduit à une aggravation progressive et irréversible de la situation
Concernant la photo, JPII s'était laissé prendre un photo à Gemelli. Je n'en souhaite pas maintenant que l'état semble aggravé évidemment. Mais quand des communiqués ne donnent que des bonnes nouvelles, on peut se demander ce qui empêche de prendre une photo comme celle-ci : https://www.benoit-et-moi.fr/2020/2025/03/03/il-nous-manque-la-photo/
( 984979 )Ce qui n'est pas pour rassurer,... par Candidus (2025-03-07 19:54:19)
[en réponse à 984825]
... c'est le message vocal de remerciement de François aux fidèles qui prient pour lui. C'est assez alarmant.
( 984980 )Et puis… par Joseph Dastros (2025-03-07 20:43:09)
[en réponse à 984979]
… pourquoi seulement un message vocal alors qu’il est si facile de prendre une vidéo ? Sans aucun doute parce que ça serait encore plus alarmant avec une image.
Les communiqués continuent à nous dire qu’il travaille. Est-ce bien réaliste alors que son état n’est que stable sans réelle amélioration ? Il serait bon que les médecins donnent des perspectives d’évolution de son état à moyen terme…