Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=973453
images/icones/carnet.gif  ( 973453 )Mgr Vigano : création d'un "nouvel Ecône" près de Rome ? par Cristo (2024-01-22 14:12:47) 

info à retrouver ici :

https://www.cath.ch/newsf/mgr-vigano-reconsacre-eveque-par-le-schismatique-williamson/
images/icones/1d.gif  ( 973455 )fiabilité de la source par Adso (2024-01-22 15:25:55) 
[en réponse à 973453]

Venant de ce torchon suisse ...
images/icones/1v.gif  ( 973461 )Ce qui est amusant par DumVolviturOrbis (2024-01-22 17:59:06) 
[en réponse à 973455]

c'est que Cath.ch ne fait rien d'autre que de recopier des articles déjà existants. Et cette fois-ci ce procédé est encore plus visible que d'habitude.
En effet le terme "consécration" n'est guère plus utilisé que par les tradis. Depuis le Concile on parle plutôt d'"ordination épiscopale" avec l'idée que l'ordination à l'épiscopat donne la plénitude du sacerdoce et représente l'achèvement du sacrement de l'ordre. Sans parler de l’excommunication latae sententiae que tout le monde a oublié en ce qui concerne l'avortement mais qu'on ressort des tiroirs quand il s'agit des tradis.
Ici on a donc un joli plagiat de l'article de La Nuova Bussola Quotidiana...
images/icones/mitre4.png  ( 973464 )A mon avis il n'y a pas eu d'excommunication par Candidus (2024-01-22 18:48:52) 
[en réponse à 973461]

L'excommunication Latae Sententiae n'est encourue que lorsque l'action dont elle est la conséquence a certainement été accomplie.

L'utilisation de la "pilule du lendemain" par exemple, n'entraîne pas l'excommunication parce que l'on ne peut pas savoir avec certitude si un avortement a réellement lieu.

Ni Mgr Vigano ni Mgr Williamson ne sont sûrs que cette consécration conditionnelle a été suivie d'effet, donc il n'y a pas d'excommunication.

Par ailleurs, s'il y a eu effectivement transmission de l'épiscopat c'est que le nouveau rite de consécration est invalide et donc que les papes post conciliaires ne sont pas légitimes (un rite promulgué par un pape légitime ne peut pas être invalide), dans ce cas je ne vois pas comment ces deux évêques pourraient être accusés d'acte schismatique.

En résumé, dans tous les cas de figure, il n'y a pas eu matière à excommunication.
images/icones/carnet.gif  ( 973471 )M'enfin par Vox clamantis (2024-01-23 00:13:56) 
[en réponse à 973464]

Indépendamment de la réalité de l'acte, l'intention est tout de même assez tournée vers le schisme : se faire réordonner sous conditions c'est exprimer (publiquement en l'occurrence) un doute sur la validité des sacrements conférés par l'Eglise. Et aller chercher Mgr Williamson, qui pour le coup est bien excommunié pour cause de consécrations par-ci par-là depuis plusieurs années, c'est assumer une rupture.

D'ailleurs, votre comparaison avec la pilule du lendemain n'est pas flatteuse !
images/icones/carnet.gif  ( 973473 )L'objet du doute par Candidus (2024-01-23 04:01:08) 
[en réponse à 973471]

En l'occurrence, le doute de NNSS Williamson et Vigano porte autant sur la validité du sacrement reçu par Mgr Vigano que sur la légitimité des pontifes post conciliaires. Quoi que l'on pense de cette hypothèse, celle-ci exerce certainement une influence disculpatoire sur la responsabilité des deux évêques. Surtout sur Mgr Vigano qui semble convaincu de la vacance du Siège Apostolique, sans se considérer compétent pour l'affirmer positivement.

John Daly et Lycobate l'ont rappelé sur le Forum : il n'y a pas de schisme a refuser l'autorité du pontife que l'on soupçonne, à tort ou à raison, illégitime.
images/icones/livre.gif  ( 973472 )Là où vous faites erreur Candidus... par Chicoutimi (2024-01-23 03:54:42) 
[en réponse à 973464]

c'est lorsque vous rattachez l'excommunication à l'effet spirituel (et non au fait accompli) découlant de la consécration épiscopale.

La peine d'excommunication, qui est une sanction judiciaire, est nécessairement conditionnée à une action observable, ou du moins vérifiable.

En ce qui concerne l'avortement, le code de droit canonique (canon 1397) précise ''si l'effet s'ensuit'' afin que la peine soit rattachée à une action concrète, en l'occurrence le fait de tuer un foetus.

Concernant la consécration épiscopale, réalisée sans mandat pontifical, la peine d'excommunication est rattachée non pas à la validité du sacrement mais au fait même de conférer le sacrement, sans égard aux effets spirituels. Et voici 3 preuves:

1- L'Église ne s'est pas toujours prononcé sur la validité des consécrations épiscopales réalisées sans mandat pontifical lorsqu'elle a confirmée l'excommunication liée à ce délit (exemple: les sacres effectués par Mgr Thuc Voir);

2- L'Église a excommunié des personnes qui avaient commis le délit d'attentat à une ordination même lorsque celle-ci était invalide (ex: ''celui qui attente à conférer l’ordre sacré à une femme, soit la femme qui attente à recevoir l’ordre sacré, encourt l’excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique'' ICI); et

3- Lorsque l'on dit ''si l'effet s'ensuit'' (une expression employée par le code de droit canonique pour l'excommunication concernant le délit d'avortement, mais qui ne figure pas ailleurs dans le code concernant les autres délits pour lesquels il y a la même peine), il ne s'agit pas de la conséquence d'un acte (on ne puni pas les conséquences mais l'acte lui-même) mais de la clarification de l'acte lui-même constituant le délit proprement dit. Par exemple, un acte de violence physique exercé contre la personne du Souverain Pontife est sanctionné par une peine d'excommunication (canon 1370). Remarquez bien que l'individu ne sera pas frappée d'une peine ''si mort s'ensuit'' mais dès que l'acte de violence a été perpétré.

Bref, votre argumentation suivait une certaine logique, et elle n'est pas dépourvue d'intérêt. Mais, on ne peut pas conditionner l'excommunication aux effets spirituels. C'est sur un ''fait accompli'' qu'une sanction ecclésiastique est imposée.

Ceci étant dit, il y a tout de même de la matière suffisante pour défendre la situation canonique de Mgr Viganò qui fut d'abord ordonné évêque en 1992 par Jean-Paul II (donc avec un mandat pontifical en bonne et due forme) et qui, récemment, aurait reçu une nouvelle fois la consécration épiscopale, sous condition, des mains de Mgr Williamson. En tout cas, il y a certainement matière à débat puisque nous sommes devant une situation inédite: celle d'un évêque reconnu par l'Église voulant s'assurer de la validité de son épiscopat (et non pas d'un individu voulant devenir évêque en faisant fi de la hiérarchie ecclésiastique).
images/icones/livre.gif  ( 973466 )Le terme de ''consécration épicopale''... par Chicoutimi (2024-01-22 19:24:21) 
[en réponse à 973461]

est amplement utilisé depuis le Concile Vatican II (et beaucoup plus que le terme ''ordination épiscopale'').

Dans Lumen Gentium, le terme ''consécration épiscopale'' est utilisé (au n. 21) 3 fois, et celui de ''paroles de la consécration'' (pour la consécration d'un évêque) 1 fois, et dans le paragraphe suivant, le terme de ''consécration sacramentelle'' est utilisé 1 fois. Dans les deux paragraphes (et dans toute la Constitution dogmatique), on ne retrouve aucune fois l'expression ''ordination épiscopale'' (Voir).

Dans le Catéchisme de l'Église catholique, on retrouve une seule fois le terme ''ordination épiscopale'' en tant que titre (juste avant le n. 1555), alors que le terme de ''consécration épiscopale'' y apparaît 3 fois, celui de ''paroles de la consécration'' (pour la consécration d'un évêque) 1 fois, celui de ''consécration sacramentelle'' 1 fois, et celui de ''consécration'' (d'un nouvel évêque) 1 fois (Voir).

Le terme qui n'est plus utilisé depuis le Concile est celui de ''sacre épiscopal''. Mais le terme de ''consécration épiscopale'' est largement utilisé.
images/icones/carnet.gif  ( 973468 )Sur "sacre épiscopal" par AVV-VVK (2024-01-22 21:10:25) 
[en réponse à 973466]

Il y avait ici récemment un poste...