( 972219 )Fiducia supplicans: Sur la bénédiction des couples de même sexe par Chicoutimi (2023-12-18 14:54:51)
Un article de Vatican News:
Une déclaration doctrinale ouvre la bénédiction à des couples irréguliers
18/12/2023
"Fiducia supplicans" du dicastère pour la Doctrine de la foi, approuvée par le Pape, offre la possibilité de bénir les couples formés par des personnes de même sexe, en dehors cependant de toute ritualisation et imitation du mariage. La doctrine sur le mariage ne change pas et la bénédiction ne signifie pas l'approbation de l'union.
Face à la demande de bénédiction de deux personnes, même si leur condition de couple est «irrégulière», il sera possible au ministre ordonné d'y consentir. Mais sans que ce geste de proximité pastorale ne contienne des éléments s'apparentant de près ou de loin à un rite de mariage. C'est ce qu'affirme la déclaration "Fiducia supplicans" sur le sens pastoral des bénédictions, publiée par le dicastère pour la Doctrine de la foi et approuvée par le Pape. Un document qui approfondit le thème de la bénédiction, en distinguant les bénédictions rituelles et liturgiques des bénédictions spontanées, qui s'apparentent davantage à des gestes de dévotion populaire: c'est précisément dans cette deuxième catégorie qu’est envisagée dorénavant la possibilité d'accueillir également les couples qui ne vivent pas selon les normes de la doctrine morale chrétienne, mais qui demandent humblement à être bénis. Cela fait 23 ans que l'ancien Saint-Office n'avait plus publié de déclaration (la dernière datant de 2000, "Dominus Jesus"), un document d'une grande valeur doctrinale. (...)
( 972220 )La formule de bénédiction est déjà trouvée par Regnum Galliae (2023-12-18 15:39:29)
[en réponse à 972219]
Ab illo benedicaris in cuius honore cremaberis
L'idée vient d'un post de Candidus !
D'ailleurs je n'ai trouvé aucune trace de cette anecdote de Pie IX...
( 972221 )Qui lui dira STOP? par Germanicus (2023-12-18 15:52:03)
[en réponse à 972220]
Qui aura le courage de dire STOP au pape François? et ceci de façon incontestable?
( 972223 )Bonne question ! par Athanase (2023-12-18 15:53:25)
[en réponse à 972221]
Le dernier qui pourra le lui dire est celui a le mot final dans l'affaire...
( 972225 )Se non è vero... par Candidus (2023-12-18 16:03:45)
[en réponse à 972220]
... è ben trovato.
( 972302 )Pouvez-vous svp traduire? par Leopardi (2023-12-19 13:20:29)
[en réponse à 972220]
Le latin n'est pas ma spécialité!
Merci
( 972303 )[réponse] par Candidus (2023-12-19 13:38:36)
[en réponse à 972302]
C'est la formule utilisée par le prêtre pour bénir l'encens durant la messe solennelle : Sois béni par celui en l'honneur de qui tu vas brûler.
( 972594 )L'anecdote est attribuée également à Pie XII et à Léon XIII par Chicoutimi (2023-12-26 10:15:45)
[en réponse à 972220]
Traduction d'un article de uCatholic:
Connaissez-vous la bénédiction papale officielle pour les mauvais journalistes et les hérétiques?
27/07/2022
''Lors des audiences avec le pape, il est courant que ce dernier donne une bénédiction papale à la fin. Il peut également donner une bénédiction par lettre ou parchemin.
Aucune forme particulière de mots n'est requise mais, dans le passé, certains ont choisi d'utiliser la bénédiction pontificale que tout évêque peut utiliser – le Dominus vobiscum, qui signifie ''le Seigneur soit avec vous''.
Cependant, de pieuses légendes populaires racontent (...).
Selon l'histoire, un journaliste anticatholique assista à une audience papale du pape Pie XII et demanda de manière provocante sa bénédiction au Saint-Père. Sans hésiter, il a utilisé cette bénédiction :
''Ab illo benedicaris + in cuius honore cremaberis. Amen"
Cette bénédiction est traditionnellement réservée à l'encens, et elle signifie:
''Soyez bénis par Celui + en l’honneur duquel vous devez brûler. Amen"
Une autre histoire raconte qu'un ecclésiastique anglican demandait une bénédiction papale spéciale à Léon XIII après avoir prononcé une déclaration hérétique. Le Saint-Père répondit qu'il ne pouvait pas donner une bénédiction spéciale à un protestant, mais après leur insistance, il le bénit selon la formule ci-dessus.
Cette même histoire est également attribuée à Pie IX, mais quel que soit le pape qui l’a fait, c’est sûrement un bon exemple d’humour et de charité catholique!''
( 972227 )"bénédiction hors liturgie" par Cristo (2023-12-18 16:13:07)
[en réponse à 972219]
La bénédiction hors liturgie des couples de même sexe autorisée par le Vatican
Le 18 décembre 2023 à 15h49
Le Vatican a officiellement autorisé, ce lundi, la bénédiction des couples de même sexe et « en situation irrégulière » pour l’Église. Une première.
(Photo d’illustration Le Télégramme)
Tout en restant ferme sur son opposition au mariage homosexuel, le Vatican a officiellement autorisé la bénédiction des couples de même sexe. Cette bénédiction « ne sera jamais accomplie en même temps que les rites civils d’union, ni même en relation avec eux », précise le document du dicastère pour la Doctrine de la foi, approuvé par le pape François.
« Il est possible de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, sous une forme qui ne doit pas être fixée rituellement par les autorités ecclésiales, afin de ne pas créer de confusion avec la bénédiction propre au sacrement du mariage », explique ce document publié en plusieurs langues par le Vatican.
C’est la première fois que l’Église ouvre la voie aussi clairement à la bénédiction des couples de même sexe, un sujet qui cristallise les tensions au sein de l’Église en raison d’une vive opposition de sa frange conservatrice, notamment aux États-Unis.
Malgré la non-reconnaissance du Saint-Siège, la bénédiction des couples de même sexe était toutefois déjà pratiquée jusqu’ici par certains prêtres, notamment en Belgique et en Allemagne.
( 972230 )Je ne saisis pas bien par Adso (2023-12-18 16:32:11)
[en réponse à 972227]
On autorise la bénédiction de personnes dans le péché, s'y complaisent et qui revendiquent le droit de ne pas en sortir ?
( 972231 )Compris par Carillon 1758 (2023-12-18 16:36:01)
[en réponse à 972230]
Je crois au contraire que vous avez bien compris.
( 972232 )Oui... par Candidus (2023-12-18 16:38:35)
[en réponse à 972230]
... du moment que c'est seulement le couple qui est béni, mais pas l'union. Et par dessus le marché, cette bénédiction ne doit pas être formalisée, Rome ne fournit aucune formule, chaque prêtre sera libre de composer la sienne.
De qui se moque-t-on ?
( 972238 )Effectivement par Carillon 1758 (2023-12-18 17:19:01)
[en réponse à 972232]
Le texte utilise la bénédiction des individus pour ensuite transposer à la bénédiction du couple.
Le couple étant l'union de deux individus. La bénédiction visant le couple, vise leur union.
( 972275 )Sauf que la prière est toujours un cadre par Athanase (2023-12-18 22:12:13)
[en réponse à 972227]
et qu’elle reste quand même un cadre liturgique minimal… On reste quand même dans des para-liturgies et la liturgie n’est jamais très loin. Expliquez comment les paralititurgies sont happées par la liturgie, comme c’est le cas chez les orientaux. Cette coupure entre liturgie/sacrement et hors liturgie/bénédiction ne tient pas. Les bénédictins obéissent à des formes. Cette déclaration est un tissu de contradictions.
( 972233 )Summa confusione « la bénédiction ne signifie pas l'approbation de l'union », au contraire par Gaspard (2023-12-18 16:43:08)
[en réponse à 972219]
puisque le document réitère l'opposition du mariage de personnes de même sexe.
( 972235 )Là n'est pas le problème.... par Mboo (2023-12-18 16:58:20)
[en réponse à 972233]
Est ce qu'on doit bénir des situations objectifs de péché? est ce qu'on peut par exemple bénir le travail des bourreaux dans un camp concentration ?
( 972247 )Incohérence interne totale du document. De la politicaillerie par Gaspard (2023-12-18 17:57:51)
[en réponse à 972235]
Ce que je voulais souligner, c'est la nullité intellectuelle de ce document. On ne peut pas dire à la fois que l'on bénit une union mais qu'on n'approuve pas cette union. C'est de la politicaillerie de bas-étage, rien de théologique, rien de spirituel.
( 972249 )ça me rappelle Memoriale Domini par Regnum Galliae (2023-12-18 18:06:13)
[en réponse à 972233]
Disant ne pas vouloir changer le mode d'administration de l'Eucharistie sur la langue tout en ouvrant la possibilité de le faire dans la main malgré l'opposition franche de l'épiscopat mondial.
Mais là où s'est déjà introduit un usage différent - celui de déposer la Sainte Communion dans la main - le Saint-Siège, afin d'aider les Conférences épiscopales à accomplir leur tâche pastorale, devenue souvent plus difficile dans les circonstances actuelles, confie à ces mêmes Conférences la charge et le devoir de peser avec soin les circonstances particulières qui pourraient exister, à condition cependant d'écarter tout risque de manque de respect ou d'opinions fausses qui pourraient s'insinuer dans les esprits au sujet de la Très Sainte Eucharistie, et d'éviter soigneusement tous autres inconvénients.
( 972629 )en image par Cléopas (2023-12-27 14:18:17)
[en réponse à 972233]
( 972234 )Document autoréférentiel qui ne s'appuie que sur François par Gaspard (2023-12-18 16:54:27)
[en réponse à 972219]
Les notes ne citent comme enseignements que les documents de François et en hors-sujet total coup-de-pied de l'âne une homélie de Benoît XVI Homélie de Benoit XVI sur Marie. :
[1] Francis, Catechesis on Prayer: The Blessing (2 December 2020).
[2] Cf. Congregatio pro Doctrina Fidei, «Responsum» ad «dubium» de benedictione unionem personarum eiusdem sexus et Nota esplicativa (15 March 2021): AAS 113 (2021), 431-434.
[4] Cf. Francis, Respuestas a los Dubia propuestos por dos Cardenales(11 July 2023).
[5] Ibid., ad dubium 2, c.
[6] Ibid., ad dubium 2, a.
[7] Cfr. Rituale Romanum ex decreto Sacrosancti Oecumenici Concilii Vaticani II instauratum auctoritate Ioannis Pauli PP. II promulgatum, De Benedictionibus, Praenotanda, Editio typica, Libreria Editrice Vaticana, Città del Vaticano 2013, no. 12.
[8] Ibid., no. 11: “Quo autem clarius hoc pateat, antiqua ex traditione, formulae benedictionum eo spectant ut imprimis Deum pro eius donis glorificent eiusque impetrent beneficia atque maligni potestatem in mundo compescant.”
[9] Ibid., no. 15: “Quare illi qui benedictionem Dei per Ecclesiam expostulant, dispositiones suas ea fide confirment, cui omnia sunt possibilia; spe innitantur, quae non confundit; caritate praesertim vivificentur, quae mandata Dei servanda urget.”
[10] Ibid., no. 13: “Semper ergo et ubique occasio praebetur Deum per Christum in Spiritu Sancto laudandi, invocandi eique gratias reddendi, dummodo agatur de rebus, locis, vel adiunctis quae normae vel spiritui Evangelii non contradicant.”
[11] Francis, Respuestas a los Dubia propuestos por dos Cardenales, ad dubium 2, d.
[12] Ibid., ad dubium 2, e.
[13] Francis, Ap. Exhort. C’est la Confiance (15 October 2023), nos. 2, 20, 29.
[14] Congregation for Divine Worship and the Discipline of the Sacraments, Directory on Popular Piety and the Liturgy. Principles and Guidelines (9 April 2002), no. 12.
[17] Francis, Respuestas a los Dubia propuestos por dos Cardenales, ad dubium 2, e.
[18] Ibid., ad dubium 2, f.
[19] Francis, Catechesis on Prayer: The Blessing (2 December 2020).
[20] De Benedictionibus, no. 258: “Haec benedictio ad hoc tendit ut ipsi senes a fratribus testimonium accipiant reverentiae grataeque mentis, dum simul cum ipsis Domino gratias reddimus pro beneficiis ab eo acceptis et pro bonis operibus eo adiuvante peractis.”
[21] Francis, Respuestas a los Dubia propuestos por dos Cardenales, ad dubium 2, g.
[23] Cf. Congregation for Divine Worship and the Discipline of the Sacraments, Directory on Popular Piety and the Liturgy (9 April 2002), no. 13: “The objective difference between pious exercises and devotional practices should always be clear in expressions of worship. [...] Acts of devotion and piety are external to the celebration of the Holy Eucharist, and of the other sacraments.”
[24] Francis, Respuestas a los Dubia propuestos por dos Cardenales, ad dubium 2, g.
[27] Officium Divinum ex decreto Sacrosancti Oecumenici Concilii Vaticani II instauratum auctoritate Pauli PP. VI promulgatum, Liturgia Horarum iuxta Ritum Romanum, Institutio Generalis de Liturgia Horarum, Editio typica altera, Libreria Editrice Vaticana, Città del Vaticano 1985, no. 17: “Itaque non tantum caritate, exemplo et paenitentiae operibus, sed etiam oratione ecclesialis communitas verum erga animas ad Christum adducendas maternum munus exercet.”
[30] Benedict XVI, Homily on the Solemnity of Mary, Mother of God. 45th World Day of Peace, Vatican Basilica (1 January 2012): Insegnamenti VIII, 1 (2012), 3.
[31] Francis, Catechesis on Prayer: The Blessing (2 December 2020).
( 972253 )bon réflexe Gaspard par Luc Perrin (2023-12-18 18:51:39)
[en réponse à 972234]
les notes nous en disent souvent plus sur un texte que les différents articles, et en tout cas sa "mens".
L'auto-référentialité n'est pas vraiment un souci pour le Pontife régnant puisqu'il répète que la pastorale est invention, au gré de la mode du temps, et n'est en rien liée par le Magistère antérieur.
Le néo-catholicisme "californien" est par essence auto-référentiel puisque les Écritures et la Tradition lui sont étrangères et il s'est même "vacciné", au sens classique, contre elles en chassant "l'indietrismo".
"du bas vers le haut" écrivait récemment le Pontife.
( 972256 )"possible de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe" par oblique (2023-12-18 19:59:59)
[en réponse à 972253]
possible de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe
je sais ce qu'est un couple de même sexe, je ne sais pas ce qu'est un couple "en situation irrégulière". On me souffle à l'oreillette qu'il s'agirait des divorcés remariés, OK. Mais quid des divorcés non remariés? Quid aussi des non divorcés, quand chacun est déjà marié de son côté? Quid enfin des non divorcés jamais mariés de sexe different?
( 972258 )La ''fête de l'amour''... par Chicoutimi (2023-12-18 20:25:25)
[en réponse à 972256]
qui fut célébrée en 2016 au diocèse de Chicoutimi, était donc - malgré la condamnation par Mgr Rivest - dans le même sillage que la nouvelle approche maintenant préconisée par le Vatican: ''Cette nouvelle mouture se voulait plus inclusive, acceptant les conjoints mariés civilement, les conjoints de fait, de même que les conjoints de même sexe'' (Rappel).
Cette dérive n'est possible que parce qu'elle se trouve déjà en germe dans Amoris Laetitia, comme nous le disions en 2016: ICI.
Et ce n'est qu'un début...
( 972291 )Même procédé sur la peine de mort dans le CEC par Savonarole (2023-12-19 10:00:33)
[en réponse à 972253]
La récente modification du catéchisme est du même jus. Je vous invite tout à aller consulter le CEC sur le site du vatican. On ne vois dans les références (enfin dans la référence) qu'un discours du Pape au magistrats. Aucune référence au magistère et à l'Ecriture. Luther était plus carré.
( 972429 )Un procédé habituel pour François par DumVolviturOrbis (2023-12-21 21:55:56)
[en réponse à 972291]
Un journaliste avait regardé en détail les références de Laudate Deum et avait relevé que François se citait lui-même 27 fois sur 44 références. Toutes les autres citations renvoyaient vers des textes du GIEC ou de pionniers du wokisme. Et la seule référence au Magistère est la note 23 qui, cerise sur le gâteau, interprète mal la pensée de Paul VI...
( 972491 )Remarque personnel par Roger (2023-12-23 11:15:35)
[en réponse à 972429]
Merci Dumvolvitur.
Remarque très intéressante : François serait il menacé par le péché d'orgueil ? Ce serait dommage pour un homme si simple et si miséricordieux !...
( 972492 )Personnelle plutôt par Roger (2023-12-23 11:16:57)
[en réponse à 972491]
Je vous prie d'excuser cette faute !
( 972236 )quand la société aura légalisé la zoophilie par jejomau (2023-12-18 16:59:19)
[en réponse à 972219]
Ces "couples" seront-ils aussi bénis (?) puisque, dixit ce texte: "la bénédiction ne signifie pas l'approbation de l'union."
On vit un vrai cauchemar
( 972237 )En résumé : "que votre oui soit non et que votre non soit oui" par Johanis (2023-12-18 17:05:46)
[en réponse à 972219]
En application de la dialectique instituée dans Amoris Laetition.
Et ce n'est que le début du processus.
Libera nos Domine !
( 972239 )Inadmissible insensé par jean-marie dobrée (2023-12-18 17:20:06)
[en réponse à 972237]
De la même manière, le respect dû au sacrement de mariage, aux conjoints eux-mêmes et à leurs proches, et aussi à la communauté des fidèles, interdit à tous les pasteurs, pour quelque motif ou sous quelque prétexte que ce soit, même d'ordre pastoral, de célébrer, en faveur de divorcés qui se remarient, des cérémonies d'aucune sorte. Elles donneraient en effet l'impression d'une célébration sacramentelle de nouvelles noces valides, et induiraient donc en erreur à propos de l'indissolubilité du mariage contracté validement.(Familiaris Consortio n°34 Jean Paul II)
On passe de : "ne faites pas cela, sinon on pensera que" à : "vous pouvez le faire, à condition qu'on ne pense pas que"
Insensé, inadmissible, gravissimme
Je suis certain que beaucoup de prêtres n'accepteront jamais cela.
( 972241 )Les prêtres qui refuseront... par Chicoutimi (2023-12-18 17:31:31)
[en réponse à 972239]
seront persécutés. On voit cela venir de loin. Le temps des martyrs est déjà commencé.
( 972243 )Absolument par jean-marie dobrée (2023-12-18 17:37:56)
[en réponse à 972241]
Tout est dans le titre
( 972272 )Simone Veil avait promulgué une monstruosité par Donapaleu (2023-12-18 21:55:15)
[en réponse à 972243]
mais avec au moins une clause de conscience !
( 972240 )Discréditer la synodalite ? ? par Roger (2023-12-18 17:25:55)
[en réponse à 972219]
Cette décision prise sans aucun débat et alors même qu'on nous rebat les oreilles avec la synodalite laisse sans voix...c'est tout le blabla synodal qui en sort démonetisé !
( 972262 )Bien vu. Aucune synodalité ici, juste la décision de François zéro par Gaspard (2023-12-18 20:52:01)
[en réponse à 972240]
C'est vraiment grotesque.
( 972242 )Compréhension par Carillon 1758 (2023-12-18 17:36:28)
[en réponse à 972219]
Un bel article de La Presse avec une photo d'un échange d'anneaux par un couple homosexuel.
( 972252 )attendez de voir les "fulminations" pour condamner cette lecture évidente par Luc Perrin (2023-12-18 18:44:04)
[en réponse à 972242]
de La Presse (archi libérale comme tous les media de grand chemin canadiens aussi "fiables" que les nôtres).
Si rien ne vient, comme c'est probable, vous aurez compris que La Presse ... a tout compris.
Tout mène à cela depuis le 1er jour où le Pape a choisi le directeur de Sainte-Marthe au CV éloquent et d'y résider.
De 2013 à 2023, c'est une longue suite de gestes chapitre par chapitre pour anglicaniser le catholicisme.
Il suffit de regarder les priorités de la présidence Biden pour voir que la Rome actuelle fait du copié-collé avec un temps de retard et plus d'ambiguïté, de flou dans le langage.
A Washington on promeut, parfois par la force y compris pour des mineurs, à Rome on tolère, on "accompagne", on "discerne" synodalement en synodalisant avec des mots douçâtres et melliflus.
Sancte Michael Archangele defende nos in praelio ...
( 972254 )Fulminations par Carillon 1758 (2023-12-18 18:54:16)
[en réponse à 972252]
nous n'en verrons pas au Canada. Les seuls reproches de La Presse seront que cela ne va pas assez loin.
Ils se préoccupent de la Foi Catholique pour la détruire.
Leur ouverture aux religions est pour les relativiser, les mettre toutes sur un même pied puis les envoyer à la poubelle. Cette pseudo liberté n'est qu'un outil de déconstruction marxiste.
( 972310 )vous m'avez mal compris : fulminations forcément romaines par Luc Perrin (2023-12-19 14:58:41)
[en réponse à 972254]
Un journal ne "fulmine" pas, j'employais un terme archaïque j'en conviens en usage dans la Rome d'antan. Le pape "fulminait" une bulle de condamnation ou autre texte.
Mon pari est qu'il n'y aura aucune "fulmination" d'Instruction pour rectifier les lectures supposées erronées parce que ces lectures sont justes et bien dans l'esprit du texte romain qui renverse toute la Tradition antécédente.
Les media de grand chemin, tous libéraux, se réjouissent évidemment du suicide collectif de l'Église romaine qui suit le chemin emprunté depuis plusieurs décennies par les grandes Églises protestantes en pleine décapilotade.
Comme je le disais dans un autre commentaire, ce n'est pas "de bas en haut" comme le pense le Pontife régnant mais de bas en plus bas, vers l'insignifiance.
( 972244 )Confusion doctrinale et confusion médiatique par Mandrier (2023-12-18 17:41:02)
[en réponse à 972219]
Outre le fait que je ne comprends pas pourquoi les autorités vaticanes sont obsédées à ce point par les questions de pureté et l'homosexualité, n'y a-t-il pas confusion sur le sens même de la bénédiction ? Bénir quelque chose n'est-ce pas l'approuver sans réserve ? Or si on bénit un couple homosexuel c'est que l'on approuve sa pratique. Dès lors pourquoi déclarer l'homosexualité comme un péché et pourquoi interdire à ses couple que l'on bénit le mariage. Cela n'a pas de sens.
Même si l'on regarde ce document d'un point de vue médiatique : cela crée de la confusion. Cela ne plaira pas aux homosexuels et libéraux de la société civile qui souhaitent une acceptation pleine et entière que ne permet pas ce texte et cela déplaira à tous ceux qui restent fidèles à la doctrine de l'Église. On se demande donc bien pour qui a été écrit ce texte.
( 972245 )confusion mentale ? par jejomau (2023-12-18 17:49:42)
[en réponse à 972244]
Vu son âge.. et toute sa formation jésuite ?
Ce serait encore ce qu'il y a de mieux comme excuse
( 972251 )Un renversement complet par Twinckel (2023-12-18 18:40:25)
[en réponse à 972244]
par rapport au responsum de cette même Congrégation le 22 février 2021 sur ce sujet de la bénédiction des couples homosexuels.
Toutefois, il est vrai que la formule de conclusion : "Le Souverain Pontife (...) a été informé du Responsum (...) et a consenti à sa publication." laissait bien voir le manque de soutien pontifical à ce rappel doctrinal et la volonté de passer à autre chose à terme.
( 972246 )Euphémisme... par Rodolphe (2023-12-18 17:56:57)
[en réponse à 972219]
"Dans la courte prière qui peut précéder cette bénédiction spontanée, le ministre ordonné pourrait demander pour eux la paix, la santé, un esprit de patience, de dialogue et d'entraide, mais aussi la lumière et la force de Dieu pour pouvoir accomplir pleinement sa volonté."
C'est-à-dire, évidemment, se "désunir"... et mettre un terme à leur relation peccamineuse. Mais l'Eglise qui cède à la pression des lobbies, sans doute infiltrés en son sein, n'ose plus défendre cette vérité.
( 972255 )Écrivez à Rome pour dire ce que vous en pensez !... par vistemboir2 (2023-12-18 18:56:56)
[en réponse à 972219]
( 972259 )Eglise conciliaire : La Rome moderniste autorise la bénédiction des duos d’invertis par Gethsémani (2023-12-18 20:33:26)
[en réponse à 972219]
Eglise conciliaire : La Rome moderniste autorise la bénédiction des duos d’invertis
L’Eglise conciliaire, François régnant, se ‘marie’ à la révolution arc-en-ciel en autorisant, officiellement, la bénédiction des duos d’invertis. Pratiquant le ‘en même temps’ bergoglien, la Rome moderniste précise, hypocritement, que cette bénédiction sera donnée en dehors cependant de « toute ritualisation et imitation du mariage et que la doctrine sur le mariage ne change pas et la bénédiction ne signifie pas l’approbation de l’union » (sic).
Fiducia supplicans du dicastère pour la Doctrine de la foi, approuvée par le Pape, autorise la bénédiction des ‘couples’ de même sexe
Le site officiel du Vatican, Vatican News, rapporte l’annonce de l’autorisation de la bénédiction des ‘couples’ de même sexe de manière sobre pour une nouvelle loin d’être anecdotique puisqu’elle révolutionne l’institution du mariage et la filiation, quoi qu’en dise le Vatican.
« Fiducia supplicans du dicastère pour la Doctrine de la foi, approuvée par le Pape, offre la possibilité de bénir les couples formés par des personnes de même sexe, en dehors cependant de toute ritualisation et imitation du mariage. »
Vatican News ose ajouter : « La doctrine sur le mariage ne change pas et la bénédiction ne signifie pas l’approbation de l’union ». Mais comment peut-on croire qu’une telle « bénédiction » à des personnes de même sexe qui vivent ensemble de manière peccamineuse ne serait pas « l’approbation » d’une telle « union » contre-nature ; et ne signerait pas l’entrebâillement de la porte qui portera à terme « à la ritualisation et imitation du mariage », comme le PACS a entrainé le « mariage pour tous » ? Faut-il être benêt ? ou salement hypocrite ? La seconde option étant la plus probable…
( 972260 )Un texte qui va encore plus loin que Mgr Bordeyne... par Chicoutimi (2023-12-18 20:36:11)
[en réponse à 972219]
lequel (déjà allait trop loin) expliquait qu'il fallait faire une distinction ''entre bénédiction des personnes et bénédiction du couple ou de leur union''(Voir).
( 972261 )"progressivement" par Carillon 1758 (2023-12-18 20:51:00)
[en réponse à 972260]
c'est la manière de la société fabienne, qui fonctionne assez bien pour rendre acceptables pour une majorité, ce qui ne l'était pas.
( 972277 )Le texte affirme ouvertement la bénédiction des couples par Athanase (2023-12-18 22:15:53)
[en réponse à 972260]
et pas seulement des personnes, ce qui aurait pu se concevoir dans le dernier cas. Or un paragraphe parle bien de « couples » bénis. Outre le fait que c’est une absurdité, c’est une mise en cause ouverte de textes antérieurs de si peu. Cette fois-ci, l’écart n’est plus d’un siècle ou de décennie, il est juste de deux ans entre deux textes qui se contredisent ouvertement.
( 972365 )Union civile puis mariage par Carillon 1758 (2023-12-20 13:47:00)
[en réponse à 972277]
Vous devez regarder l'objectif final.
Au Québec fut introduite l'union civile en 2002 car le législateur ne voulait pas changer la notion de mariage entre un homme et une femme, un nouveau type d'union fut créé.
En 2004, le mariage homosexuel fut reconnu. Plus personne ne parle d'union civile.
Ce que deux ans peuvent faire...
( 972266 )Excellent timing pour décourager les donateurs au Denier par Gaspard (2023-12-18 21:09:26)
[en réponse à 972219]
On dirait que le souverain pontife fait tout son possible pour saboter tous azimuts.
( 972269 )Quelle horreur par Rothomagus (2023-12-18 21:19:46)
[en réponse à 972219]
Mais il va nous achever !
Tout est fait pour détraquer notre religion et instiller la confusion dans les esprits ! Et quand l'ex Saint Office déraille, on atteint un sommet...
( 972278 )Un signe lié à l'Antéchrist? par Chicoutimi (2023-12-18 22:17:18)
[en réponse à 972219]
Cette innovation gravissime me rappelle deux choses:
1- Benoît XVI avait lié le ''mariage'' homosexuel à la ''puissance spirituelle de l'Antéchrist'' en 2020 (Voir);
2- La voyante Suleima avait affirmé ceci dans son livre ''L’illumination des consciences'', tome 1, écrit en 2012:
''Benoît XVI : On veut même l’anéantir totalement, on veut le détruire pour qu’il laisse la place à l’Antéchrist qui veut s’asseoir sur son trône, pour faire croire aux peuples de la terre qu’il sera le nouveau pape, l’envoyé de Jésus, qui a reçu tout pouvoir du Ciel. Vous allez le reconnaître par la fausseté de ses paroles.
Il va même citer quelques phrases de l’Évangile en leur donnant un autre sens. Il va permettre le mariage des prêtres, l’ordination des femmes, et que dire de l’homosexualité… En résumé, il va tout permettre pour se faire aimer et ensuite pour se faire adorer par ses adeptes.'' (Voir)
Qu'en pensez-vous? Sans dire que nous en sommes à ce point, est-il permis d'évoquer ce type d'hypothèse qui pouvait, il y a environ 10 ans, paraître surréaliste?
( 972283 )Il n'est pas par Rothomagus (2023-12-19 01:09:26)
[en réponse à 972278]
de notre ressort de poser ce genre de questions insidieuses. Mais il nous est permis de constater que l'identité de la cause et de l'effet produit le résultat attendu de l'équation.
Au final, une seule question demeure : qu'est-ce qui est catholique et qu'est-ce qui ne l'est pas ?
La réponse est simple : qu'est-ce qui nous a été transmis et qu'est-ce qui ne nous l'a pas été ?
( 972282 )Joyeux anniversaire... par Dzo (2023-12-18 22:53:05)
[en réponse à 972219]
A défaut d'avoir offert un cadeau pour l'anniversaire de François, il se l'est offert lui-même pour ses 87 ans ????!
Et tant pis pour nous...
Oremus...
( 972286 )Mgr Strickland exhorte les évêques à dire "non" à la "bénédiction" par Chicoutimi (2023-12-19 07:30:42)
[en réponse à 972219]
Un article de Life Site News:
Mgr Strickland exhorte les évêques à dire "non" à la "bénédiction" des couples homosexuels par François
18/12/2023
''Dans une déclaration vidéo exclusive pour LifeSiteNews, l'évêque Joseph Strickland a appelé tous les catholiques, et en particulier les évêques, à rejeter les nouvelles "bénédictions" du pape François pour les couples homosexuels.
L'évêque de Tyler (Texas), Son Excellence Joseph Strickland, qui vient d'être démis de ses fonctions, appelle les évêques catholiques à résister (...). Fiducia Supplicans, publié plus tôt dans la journée par le pape François en collaboration avec le cardinal de gauche Victor Manuel Fernández, appelle à la bénédiction des couples homosexuels.
Dans des remarques partagées exclusivement avec LifeSiteNews par vidéo, Mgr Strickland a encouragé ses "frères évêques à s'unir avec une voix de force et de joie dans le Seigneur en ces derniers jours de l'Avent et à dire 'non' à ce dernier document".
"Nous devons tout simplement être une voix unie pour dire "non", nous ne répondrons pas à cela", a déclaré M. Strickland. Nous ne l'intégrerons pas dans la vie de l'Église parce que nous devons tout simplement dire "non". Et il faut que ce soit une voix unie".
Mgr Strickland a été démis sans cérémonie de ses fonctions d'Ordinaire de Tyler le 11 novembre, après avoir refusé de démissionner à la demande du pape François. Il occupait ce poste depuis 2012. La décision du pape François a suscité une levée de boucliers de la part des catholiques, non seulement aux États-Unis mais dans le monde entier, en raison de la réputation de Mgr Strickland d'être un ardent défenseur de l'enseignement de l'Église.
Fiducia Supplicans a été saluée par le père James Martin, prêtre dissident et pro-LGBT, ainsi que par les principaux médias. "La déclaration ouvre la porte aux bénédictions non-liturgiques pour les couples de même sexe, ce qui était auparavant interdit aux évêques, aux prêtres et aux diacres", a déclaré M. Martin avec exubérance (...): "Comme de nombreux prêtres, je serai désormais ravi de bénir mes amis engagés dans des unions homosexuelles.''
Dans le même temps, le document a été vivement critiqué par les catholiques fidèles au Magistère immuable de l'Église, qui condamne fermement les "bénédictions" pour les "unions" homosexuelles.
(...)
"Dans l'histoire, avec les types de problèmes auxquels nous sommes confrontés, un pape demanderait un concile", a-t-il également déclaré. "Il est peu probable que cela se produise maintenant, mais nous avons besoin d'une voix unie, quelque chose comme un concile, pour répondre à la confusion et aux questions qui se posent continuellement pour connaître la vérité de Jésus-Christ qui est immuable."
( 972287 )Antéchristique par Pétrarque (2023-12-19 07:53:22)
[en réponse à 972219]
Comme noté plus haut, les prêtres qui refuseront cette singerie seront persécutés.
Non seulement par le monde, ce qui est plutôt bon signe, mais de surcroît par la hiérarchie ecclésiastique, ce qui signe le coup de maître de la Bête.
Bergoglio en est l'agent. Un agent conscient, zélé et impitoyable.
Que ceux qui ont des yeux se contentent de voir.
( 972290 )Pour défendre la civilisation chrétienne, François ou Vladimir ? par Philippe F. (2023-12-19 09:56:38)
[en réponse à 972219]
Quand le pape décide de bénir les homosexuels, Poutine se révèle être le dernier défenseur de la civilisation chrétienne.
( 972296 )bien sûr ! par jejomau (2023-12-19 11:47:38)
[en réponse à 972290]
Vous avez tout dit. Simplement parceque, comme d'autres, vous avez des yeux pour voir et des oreilles pour entendre !
De plus en plus, il me semble que la conversion de la Russie a eu lieu et que la prophétie de Fatima s'est bien accomplie
( 972298 )La conversion de la Russie a eu lieu ??? par l'Hermitte (2023-12-19 11:59:08)
[en réponse à 972296]
La Russie est donc catholique ?
A moins que la Sainte Vierge ne soit Orthodoxe, bien sûr.
( 972301 )un moines m'a dit un jour par jejomau (2023-12-19 12:29:57)
[en réponse à 972298]
Il faut 20 ans pour commencer seulement à se convertir
Vous imaginez un peuple..
Peut-être que la conversion à la Vérité commence d'abord par celle des mœurs dans le cas de la Russie lessivée par l'idéologie matérialiste du marxisme ?
( 972305 )Effectivement par l'Hermitte (2023-12-19 13:46:58)
[en réponse à 972301]
Là, je peux vous rejoindre.
Sur le chemin de la conversion la Russie semble avoir une longueur d'avance, au moins quant au discours politique "civilisationnel".
( 972309 )Heureusement… par Luc de Montalte (2023-12-19 14:52:34)
[en réponse à 972301]
… que saint Paul n'était pas au courant de cette loi gravée dans le marbre. Pour les mœurs, ils sont malheureusement toujours bien derrière nous autres « occidentaux dégénérés ». Voir les statistiques plus bas.
( 972306 )On peut considérer que la plus partie du chemin par Thierry (2023-12-19 14:33:19)
[en réponse à 972298]
est faite. La Russie est passée d'un état officiellement athée à une orthodoxie largement assumée. La Russie n'est pas catholique mais elle a retrouvé sa foi chrétienne. Rappelons qu'entre orthodoxes et catholique, il y a qu'un schisme; c'est plus facile à résorber qu'une hérésie. Maintenant est ce que cette question doit l'être maintenant ? Vu l'état de la papauté, je pense qu'il faut attendre et le document d'hier n'aide pas, bien au contraire
( 972308 )Les schismatiques russes… par Luc de Montalte (2023-12-19 14:50:45)
[en réponse à 972306]
… sont aussi hérétiques sur de nombreux points. C'est bien la doctrine de Grégoire Palamas qui a été condamnée (voir ce message) et pas uniquement son schisme. Palamas qui non seulement est vénéré comme un saint par les prétendus orthodoxes, mais dont la fête remplace en plus le deuxième dimanche de Carême. Il fut d'ailleurs aussi condamné à son époque par le patriarche de Constantinople. Allez voir le dictionnaire de théologie catholique.
( 972317 )Le document d'hier marque un rapporochement avec les Orthodoxes... par oblique (2023-12-19 16:41:32)
[en réponse à 972308]
... en ce sens qu'il ouvre la voix au remariage des divorcés qu'ils pratiquent.
( 972321 )pourr Luc par jejomau (2023-12-19 16:59:29)
[en réponse à 972317]
Il suffit de se dire qu'on est catholique pour croire qu'on file à 130 à l'heure sur une voie royale pour entrer au paradis sans payer le péage !
En fait les catholiques de François vont direct dans le fossé complètement ivres saoûlés à l'apostasie de facto
Je préfère les chrétiens coptes décapités par Daesh pour avoir refusé de renier le Christ... Et je préfère les Orthodoxes de Poutine qui reconnaissent Dieu dans la Constitution de leur pays ainsi que le mariage tel que voulu par Dieu, etc...
( 972325 )Et les catholiques et chrétiens... par Luc de Montalte (2023-12-19 17:46:52)
[en réponse à 972321]
... tués par les troupes turco-mongoles qui déferlent en Europe de l'est ? Et les arméniens exterminés par les azéris et abandonnés par la Russie qui leur avait promis sa protection ? Ils ont droit à votre compassion ?
( 972357 )Il est vénéré liturgiquement par les Grecs catholiques par Halbie (2023-12-20 11:58:43)
[en réponse à 972308]
Tout est dans le titre.
( 972362 )Réponse par Luc de Montalte (2023-12-20 13:17:37)
[en réponse à 972357]
Par un certain Halbie lui-même :
J'oubliais par Halbie 2022-11-05 17:11:42 Imprimer Imprimer
Le dimanche de saint Grégoire Palamas qui n'est évidemment pas célébré la plupart du temps.
Comme vous l'a déjà expliqué Lycobates, c'est sa mémoire qui a été autorisée en 1971, en précisant qu'il estvénéré chez les orthodoxes (si potrebbe inserire nell’ “Anthologion” greco l’ufficio liturgico di Palamas con una annotazione “venerato dagli ortodossi”, senza per questo entrare nel merito della sua dottrina). J'ajoute à ce message qu'un P. Korolevskij rappelle bien qu'avant cela les livres liturgiques mentionnant Palamas étaient prohibés (voir ses mémoires à la période de son séminaire).
Palamas n'en reste pas moins hérétique.
( 972370 )C'est manifestement plus répandu que ce que je croyais par Halbie (2023-12-20 15:46:35)
[en réponse à 972362]
Tout est dans le titre
( 972399 )Hélas oui par Luc de Montalte (2023-12-21 00:29:27)
[en réponse à 972370]
D'où la seconde partie de ma réponse.
( 972586 )En réalité cette conversion de la Russie est déjà accomplie par Ptitlu (2023-12-26 00:22:44)
[en réponse à 972306]
Impossible d'imaginer un clerc en Russie qui ferait une crèche LGBT ou un texte laissant entendre des bénédictions LGBT. C'est dix ans ferme.
C'est l'Occident qui devrait se convertir, désormais. Ce même Occident qui pousse les autocrates ukrainiens à conscrire de force encore 500.000 ukrainiens, puis les réfugiés en UE, puis les femmes et les enfants. Qui soutient le génocide de Gaza et la tentative de renversement du pouvoir en Serbie actuellement. Occident synonyme dans trois quarts du monde, à force de s'être renié, de boucherie, d'immoralité et de cupidité destructrice.
Occident dont les canons et les chars brûlent si bien.
Ma génération expie dans le sang et la guerre d'avoir cru aux promesses de l'Occident collectif, et le martyre , comme chacun sait, éleve. La Russie a retrouvé la Crimée et renoué avec le Donbass, à la fois le creuset de la Russie industrielle, le refuge où tant de chrétiens persécutés ont été accueillis (serbes, grecs, albanais, européens fuyant la Révolution et Napoléon, ruthenes, arméniens...) Et cette steppe sans fin où tant d'envahisseurs ont été arrêtés. Où, tous les vingt ans - et encore aujourd'hui - la Russie se battait pour sa survie.
Notamment sous le drapeau rouge - ce n'est pas que l'étendard de l'URSS mais aussi celui face aux Tatars et celui de la levée en masse de Minine et Pojarski en 1610 contre les polonais - l'acte fondateur de la Russie moderne, bien avant Pierre le Grand.
Pendant ce temps l'Occident se perdait dans l'hystérie consommatrice, les multiples fractures (ethniques, sociales, culturelles), reniait son histoire, sa liberté et son identité pour bâtir un régime totalitaire sans social, sans religion, sans même de consommation (appauvrissement aidant) et sous les drapeaux LGBT. Tout sauf l'Occident en réalité.
Depuis dix ans - même plus, les premiers frémissements ont eu lieu vers 2008/9, et sur le plan religieux dans l'effondrement des années 1990, quand la Russie est passée de 3-4% de pratique, toutes religions confondues, à plus de 80%, les Russes ont renoué le fil de leur histoire.
J'ai aujourd'hui une pensée émue pour mes amis dans le Donbass qui forgent notre victoire commune. Après neuf ans de combat (dont sept de guerre de position) Mari'inka à l'ouest de Donetsk est entièrement libérée. Il ne reste que Avdeevka, le front est au pied du terril, littéralement en face des cheminées du Koksokhim.
On en voit le bout, presque dix ans de combat après. Une fois de plus, c'était écrit - une fois de plus l'histoire tourmentée, tumultueuse, expliquait à plusieurs reprises que le Donbass ne baissera pas la tête, pas plus que le Yémen, la Syrie ou la Bretagne.
( 972598 )Donc ... par Meneau (2023-12-26 12:53:42)
[en réponse à 972586]
En réalité cette conversion de la Russie est déjà accomplie
Donc la Russie est devenue catholique ? Oups, j'ai dû louper une étape !
Cordialement
Meneau
( 972603 )Ce sont plutôt par Ptitlu (2023-12-26 17:00:36)
[en réponse à 972598]
Les catholiques - leurs chefs du moins, et la grande masse des peuples qui ont cette culture voire ce baptême - qui ont perdu la Foi.
Aujourd'hui, quel état catholique d'Europe de l'ouest s'organise en fonction de sa Foi, pour défendre et accueillir ses coreligionnaires et concitoyens menacés ?
Quel état dit "catholique" agit en fonction des vertus théologales et cardinales ?
Même si nous autres, comme des grenouilles dans une eau qui a doucement chauffé, ne semblons plus nous en formaliser, le reste du monde regarde et en tire ses conclusions.
L'hypocrisie de l'Occident collectif, son reniement généralisé, sa négation de tout son être - les pays dits "catholiques" le paient déjà et l'opprobre les suivra.
Comme le dit le chant biélorusse, "dans toutes nos familles pleurent encore les enfants de Khatyn".
( 972620 )Vous ne le saviez pas? par oblique (2023-12-27 01:51:02)
[en réponse à 972598]
L'occident est devenu woke, vaxiste, décadent, bref: le Camp du Mal. Par complément, c'est donc la Russie qui est devenue le Camp du Bien. Preuve en est (si besoin était!) que Poutine refuse d'adorer la Pacha Mama - alors que "nos zélites" adorent ce nouveau baphomet sous la houlette de "Klaus" Schwab. Etc etc etc.
Voila du moins comment raisonnent et résonnent quelques tradis plus ou moins hauts en couleur. N'allez pas leur dire qu'ils débloquent: ils ne vous croiraient pas.
Bon Noël à chacun.
( 972627 )Vous caricaturez par Ptitlu (2023-12-27 14:10:39)
[en réponse à 972620]
Et une fois de plus, vous donnez l'impression de ne pas maîtriser le sujet.
Comme quoi, on peut être oblique et ne pas raisonner droit.
( 972628 )J'adhère... par Nemo (2023-12-27 14:14:32)
[en réponse à 972627]
C'est peut-être caricatural mais c'est tellement vrai. C'est ce que j'appelle le package tradi. Rajouter bien sûr le côté antivacs...
( 972630 )Pavlov par Meneau (2023-12-27 14:33:44)
[en réponse à 972628]
était russe, qu'on se le dise ! ;-)
J'adhère aussi.
Réflexe = dispense de tout recul et de toute analyse.
Cordialement
Meneau
( 972631 )Et vous par Ptitlu (2023-12-27 15:25:59)
[en réponse à 972630]
Français en Allemagne, donc la synthèse de toutes les bêtises possibles, l'offensive à outrance, toujours une guerre de retard, Nivelle, la suradministration, l'incapacité à rendre un budget en ordre depuis Hugues Capet, le drapeau blanc, les dragonnades, la Terreur, les von bidule, l'esprit prussien, le fardeau de l'homme blanc, les Panzerdivision etc*.
On va aller loin avec ce genre d'arguments !
@Nemo : je suis provaxx, donc plouf, à côté.
*Oui, au dessus c'est du second degré, je préfère préciser. Du début du post à l'astérisque.
( 972632 )Un français jacobin... par Luc de Montalte (2023-12-27 17:11:31)
[en réponse à 972631]
... qui se plaint de la suradministration allemande, elle est bien bonne. Si vous n'étiez pas un troll, on pourrait s'inquiéter pour vous.
( 972639 )Un français ? Jacobin ? par Ptitlu (2023-12-27 21:23:03)
[en réponse à 972632]
Vraiment, vous dites n'importe quoi.
Si vous avez une parole de bon sens sur le FC, je suis évêque.
( 972307 )L'amour rend aveugle par Luc de Montalte (2023-12-19 14:44:43)
[en réponse à 972290]
Le rempart de la Chrétienté contre l'Occident dégénéré, comme quand Naryshkin vantait publiquement les bars gays de la ville ? clic Sans parler des émissions très saines de la TV russe
Quelques statistiques amusantes pour la route s'il est encore permis de répondre à ces billevesées :
Vraiment, mais c'est bien sûr, heureusement que l'ex-KGBiste est là, le « dernier défenseur de la civilisation chrétienne » assurément. Affligeant de lire cela sur un forum catholique.
( 972311 )ah notre Otaniste russophobe par Luc Perrin (2023-12-19 15:27:15)
[en réponse à 972307]
Décidément votre véritable haine de la grande nation russe est étonnante. Chaque fois qu'on vous lit, on croit entendre la ridicule propagande de LCI.
Surtout pour exciper de statistiques démographiques médiocres certes - sachant toutefois que cette démographie se redresse un peu depuis la présidence Poutine-Medvedev - mais venant d'un sujet de l'empire OTAN-UE où tout est soit aussi médiocre que la démographie russe, soit pire.
Comme dit le vieux proverbe lyonnais, c'est l'Hôpital qui se moque de la Charité.
Aucun Otaniste belliciste ne devrait se poser en donneur de leçon démographique, à mon humble avis.
Par ailleurs, comme souvent sur ce sujet où votre idéologie otaniste-européiste vous mène dans le fossé de l'incompréhension et la négation des faits, il n'était nullement question de statistiques mais de défense verbale de la "civilisation chrétienne", de sa promotion par la classe politique.
Ah moins que pour vous, Joseph Robinette Biden jr et Nancy Pelosi ou Sandrine Rousseau soient des parangons de la "civilisation chrétienne".
Enfin le mot "chrétien", vous le savez mais d'autres dans le fil paraissent l'ignorer, est plus large que "catholique romain" et inclut les Églises chrétiennes séparées de Rome.
Je renvoie à Vatican II, Dominus Iesus et tous les textes romains depuis saint Jean XXIII au moins. C'est au demeurant l'usage commun du mot dans la langue française.
ps. précisons toutefois que la Fédération de Russie est laïque bien que l'État entretient de bonnes relations avec les religions historiques du pays. La visite triomphale de Vladimir Poutine au Moyen Orient, qui contraste avec la perte de crédibilité totale de l'empire colonial otaniste-européiste, a montré au monde cette politique de respect envers les religions ... prônées par Rome par ailleurs.
Et après tout la consécration du territoire russe et otano-kiévien (qui se réduit) opérée par le pape François peut porter du fruit côté russe n'est-ce pas ?
( 972318 )Bah non par Luc de Montalte (2023-12-19 16:47:18)
[en réponse à 972311]
d'un sujet de l'empire OTAN-UE où tout est soit aussi médiocre que la démographie russe, soit pire
Vous ne savez pas lire une carte ? C'est fâcheux mais les statistiques prouvent que non, malheureusement c'est pire chez votre idole kgbiste. On se sent défenseur de la Chrétienté.
( 972324 )C'est effroyable, mais par Rodolphe (2023-12-19 17:14:33)
[en réponse à 972318]
cela s'améliore.
( 972326 )de mon côté par jejomau (2023-12-19 18:17:33)
[en réponse à 972324]
Je remarque que les nations dites "catholiques" n'ont jamais autant avorté. Un combat tenace et mené fermement par les évêques et François en est sûrement la cause..
( 972313 )Qui pensez-vous convaincre avec vos faits? par oblique (2023-12-19 16:08:01)
[en réponse à 972307]
Qui pensez-vous convaincre? Depuis qu'il milite chez Philippot, il a viré cutie, voit des pachas et des mamas par tout, se gausse des faits et de ceux qui ne s'en gausse pas.
( 972368 )Luc de Montalte a raison par Signo (2023-12-20 15:07:59)
[en réponse à 972313]
Considérer Poutine comme le rempart de la Chrétienté est ridicule.
L'Etat russe sous Poutine est un Etat essentiellement néo-soviétique, le marxisme en moins. Il n'y a jamais eu de «décommunisation» comme il y a eu une dénazification en Allemagne. Tout le personnel de la guerre froide ou formé par la génération soviétique est toujours en place dans les administrations, l'armée etc. Avec les memes méthodes. Le nationalisme orthodoxe n'est rien de plus qu'une idéologie officielle adoptée par l'Etat (qui a mis l'Eglise entierement sous son controle) pour pallier le vide idéologique laissé par la chute du communisme. Le taux de pratique religieuse de la population russe est tres faible, a peine plus élevé qu'en Europe occidentale (les taux sont bien supérieurs dans la population orthodoxe ukrainienne). La législation russe est sur certains points plus libérale que celle de bien des pays occidentaux (GPA, etc). Poutine n'a pas hésité a envoyer des troupes islamistes tchétchènes faire la guerre aux Ukrainiens orthodoxes.
Notez que je n'ai aucune animosité contre Poutine que je considére comme un grand homme qui a incontestablement relevé son pays du marasme des annees 1990. Mais il faut rester lucide: l'Etat russe, loin d'etre un rempart du christianisme contre le libéralisme occidental, est comme tous les autres Etats un monstre froid essentiellement occupé a défendre ses intérets géopolitiques. Poutine peut etre comparé a Bonaparte ou Bismarck; mais en faire un héraut de la Chrétienté relève d'un total aveuglement.
( 972375 )ok à 90% par oblique (2023-12-20 17:41:39)
[en réponse à 972368]
OK à 90%
Les 10% de pas OK c'est quand vous comparez la dénazification et la décommunisation -- jusqu'en 1941 les Allemands sont en gros nazis, ça se tasse sérieusement sur les 3 années et demi qui suivent, mais bon, en 1945, c'est tout frais --- tandis qu'en 1991 il n'y a vraiment plus beaucoup de communistes dans l'appareil d'Etat soviétique. Il y a des Soviétiques (par définition!), mais plus tellement de marxistes-léninistes convaincus.
( 972379 )non M. de Montalte est dans son idéologie russophobe par Luc Perrin (2023-12-20 19:51:47)
[en réponse à 972368]
comme je l'ai indiqué déjà Signo, les chiffres de la démographie russe sont en amélioration tandis que ceux de la France et de l'UE, si chère à notre Luc de M., sont en déclin de plus en plus accéléré, de l'aveu même des bureaucrates bruxellois.
Pouvez-vous préciser la fête nationale du "transgenrisme" en Russie, je la connais pour les USA mais je ne trouve pas la date pour la Fédération de Russie ?
Pour ne prendre que cet exemple qui horrifie le monde entier en dehors du microcosme de l'empire colonial OTAN-UE.
Au moins en Russie, les officiels savent encore répondre s'ils/elles sont un homme ou une femme, ce qui n'est plus le cas des officiels américains (cf. Ketanji Brown-Jackson juge à la Cour suprême qui n'a pas pu répondre car elle/il/neutre/elles-ils n'est pas biologiste).
Vous minimisez bien vite les bonnes relations rétablies entre l'Église orthodoxe et l'État : je suis sûr que quand on connaît l'histoire de l'URSS, on apprécie cette évolution à sa juste valeur.
Ceci posé, le président russe ne se prétend pas le "héraut de la civilisation chrétienne" mais plutôt un homme de bon sens soucieux de la tradition russe et de la complexité de cette Fédération, le mot a son importance. Au plan des "valeurs chrétiennes" traditionnelles, son discours est plus en proximité que celui de Biden-Pelosi-Newsom, Macron, Michel, Rutte, Sanchez, Ursula von der Leyen ...
Tout n'est pas en "tout blanc" et "tout noir" mais plutôt dans une échelle de comparaison : le vaxisme a sévi en Russie comme dans l'empire OTAN-UE, je ne l'oublie pas et c'est un péché ... mortel pour le coup. Il reste que, dans le discours au moins, les élites russes tendent à réfréner la décomposition sociale et mentale que leur pendant occidental veut accélérer : la scène filmée d'une séance pornographique gay dans la salle des séances du Sénat des États-unis n'a pas, à ma connaissance, son pareil à la Douma russe ou au Conseil de la Fédération. Rien de plus, rien de moins.
nb. concernant les Ukrainiens "orthodoxes", n'oubliez pas que le régime OTAN actuel persécute les chrétiens rattachés au Patriarcat de Moscou et a expulsé des moines et prêtres à la façon d'un Émile Combes en 1903. Ce régime a favorisé par la violence une branche dite "ukrainienne" à savoir ce que vous reprochez au gouvernement russe de faire ... ah quand la russophobie OTAN-LCI se mord la queue ...
( 972383 )bouffon! par oblique (2023-12-20 20:28:49)
[en réponse à 972379]
Bien sûr que les gens, aux USA comme ailleurs, savent dire s'ils sont un homme ou une femme. On ne peut pas à partir d'un cas (opportunément présenté par lui-même) déduire que ca ne serait pas le cas - de même qu'il existe des poissons volants mais ça n'est pas la loi du genre.
Le reste du texte est puisé au même tonneau, vaxisme, gay, etc.
bouffon!
( 972400 )Vous avez décidément... par Signo (2023-12-21 00:34:45)
[en réponse à 972379]
...une bien étrange conception de la nuance et de la rigueur intellectuelle, pour un professeur.
D'abord personnellement je n'ai pas évoqué la démographie.
Je n'ai pas non plus parlé de "fête nationale du transgenrisme" ou quoique ce soit d'autre de ce genre.
Attention aux raisonnements binaires: ce n'est pas parce que je suis critique du pouvoir russe que je suis un partisan du wokisme-LGBTQIA+ des pays occidentaux. Je suis catholique traditionnel comme vous. Ce qui ne m'empêche pas d'essayer d'être lucide dans mon analyse du monde.
Il n'y a pas de "bonnes relations" entre l'Etat russe et l'Eglise orthodoxe. Il y a une symbiose à peu près complète et probablement un contrôle de l'Eglise par l'Etat. Le clergé est probablement entièrement noyauté par le FSB et adhère sans nuances à l'idéologie du "monde russe". Il est un fait connu que Kirill, en plus d'être clairement un oligarque probablement multimillionnaire (curieux pour un patriarche sensé à la base être... moine), a travaillé au profit du KGB lorsqu'il représentait l'Eglise orthodoxe russe au Conseil oecuménique des Eglises à Genève durant la guerre froide.
D'une manière générale, l'Eglise russe actuelle est le fruit de la "résurrection" opérée par Staline en 1941 lorsqu'il s'est aperçu que la religion orthodoxe pouvait être un précieux stimulant moral dans la guerre contre l'Allemagne d'Hitler. Une "résurrection" évidemment suscitée mais à la condition d'une servilité complète de cette Eglise vis à vis du pouvoir. Une servilité qui perdure jusqu'à aujourd'hui, comme le prouve l'invraisemblable soutien de Kirill à la guerre en Ukraine. L'Eglise russe actuelle est davantage l'héritière de cette néo-Eglise de création stalinienne que de l'Eglise des tsars, qui fut celle des martyrs des persécutions communistes (ancienne Eglise à peu près entièrement détruite à la fin des années 1930).
Je précise encore une fois que, loin d'être "russophobe" je suis un admirateur et un passionné de la Russie, de son histoire, de sa culture et de sa tradition spirituelle. Comme je l'ai dit, je considère Poutine comme un grand homme. Et tout cela n'est en rien incompatible avec ce que je viens de dire sur le cynisme du pouvoir russe, la servilité de l'Eglise à son égard, etc.
Merci donc de ne pas me ranger trop vite dans des "cases" et d'admettre que la réalité n'est pas faite que de noir ou blanc.
( 972402 )Merci par Luc de Montalte (2023-12-21 00:51:39)
[en réponse à 972400]
Les grands esprits se rencontrent, je viens d'évoquer aussi le passé KGBiste de Cyrille, très édifiant sûrement, tout comme son goût pour le bling-bling et les montres de luxes. Notons toutefois que l'antique séparation entre bas et haut clergé, particulièrement marquée en Russie même à l'époque des tsars (et elle a empiré sous les Soviets pour les raisons que vous dites), a aussi perduré avec l'invasion de l’Ukraine que de nombreux popes ont quand même publiquement condamné, en Russie. Probablement des suppôts de l'OTAN eux aussi.
Et bien évidemment, je n'ai pas répondu là dessus car c'était un ad hominem grossier, mais je ne suis en rien « russophobe », j'apprécie comme tout le monde la littérature russe classique, le cinéma russe (peut-être ou sûrement ai-je vu plus de films russes que Luc Perrin), des compositeurs russes, etc. Mais bon c'est l'habitude du Pr. Perrin d'argumenter à coup de paralogismes, donc on est habitué au n'importe quoi.
( 972638 )cher Signo, vous m'avez lu de manière presque "oblique" si je puis dire par Luc Perrin (2023-12-27 21:07:41)
[en réponse à 972400]
a) le principe d'une réponse dans un fil de discussion, rigueur méthodologique n'est-ce pas, est de se référer à ce qui figure dans le fil et au minimum à la section du fil correspondante. Ainsi M. de Montalte que vous approuviez chaudement, n'est-ce pas ?, a posté un fatras de tableaux démographiques hors sujet.
J'y répondais et je n'ai donc pas mis ce sujet sur le tapis.
b) en matière aussi de réponse, encore faut-il lire ce à quoi on répond directement ; je me cite "Tout n'est pas en "tout blanc" et "tout noir" mais plutôt dans une échelle de comparaison".
Bref sur vos deux points méthodologiques, je vous prends en défaut cher Signo.
Je suis sûr que la prochaine fois vous ferez preuve de "de la nuance et de la rigueur intellectuelle".
Ne prenez pas modèle sur M. de Montalte qui est un maître de la rhétorique propagandiste, qualité que je luis reconnais volontiers - ce que celui qui s'autoqualifie de b****n n'a pas.
Je veux bien qu'on me critique, encore faut-il que ce soit pour de bonnes raisons et pas parce qu'on n'a pas lu le contexte du commentaire.
ps. la fête nationale des transgenres est américaine, pas russe, c'était tout le point en débat.
Quant à la dépendance de l'Église orthodoxe russe envers l'État, savez-vous que l'USCCB reçoit au moins 40% (c'était avant la lune de miel avec Biden) de ses ressources de l'argent public des collectivités américaines et de l'État fédéral ?
Pour juger de la symbiose des Églises chrétiennes locales envers un État, la rigueur intellectuelle et le sens de la nuance tous les deux imposent d'être prudent...
( 972660 )sans critique pour ma part par oblique (2023-12-28 20:28:41)
[en réponse à 972638]
Libre à Perrin de faire le bouffon, libre à qui veut de l'observer. Ce n'est pas critiquer le roi que de dire qu'il est nu, quand chacun peut le voir.
( 972401 )Eh bien par Luc de Montalte (2023-12-21 00:38:58)
[en réponse à 972379]
Sur les matières morales, je rappelle quand même que la Russie est un des rares pays au monde à ne pas pénaliser la pédopornographie. En faisant l'un des bastions de la diffusion et de la production de ce genre d'immondices. Une broutille je suppose. Voilà pour la comparaison.
Pour ce qui est de l'orthodoxie, leurs schismes internes ne m'intéressent pas car je suis catholique (et vous aussi il me semblait). Quant aux « bonnes relations » de l'Église schismatique russe avec l’État, ça dépend qui. Lorsque le bas clergé est obligé de se mobiliser pour éviter des blasphèmes (comme par exemple lors de la construction de la cathédrale de Kubinka), il est vrai que le haut clergé s'entend, comme à l'époque soviétique, très bien avec le pouvoir. Il est vrai que Cyrille est lui aussi un ex-KGBiste, ça doit créer des liens.
Quant aux ad hominem, ça ne vous grandit pas.
( 972403 )Archi faux (une fois de plus) par Ptitlu (2023-12-21 01:15:23)
[en réponse à 972401]
Avant de dire quelque chose sur un sujet que vous ne maîtrisez pas, allez au moins vérifier le code pénal russe, il est en ligne.
242.1 code pénal russe, de 2 à 8 ans ferme, mais si c'est sur internet, en réunion etc c'est de 3 à 10 ans ferme.
Pour l'application c'est au max, médiatisé, très vite, et bien que la peine de mort n'existe pas, ce type de criminel ne ressort pas vivant.
Le seul fait de consulter de telles vidéos c'est 8 ans de taule, pour l'application voir ci-dessus.
( 972411 )Par complètement par Meneau (2023-12-21 10:26:28)
[en réponse à 972403]
La production et la possession de matériel pédopornographique à usage personnel ne tombe pas sous le coup de l'article du code pénal que vous mentionnez (au passage, votre lien ne marche pas). La plupart des pays criminalisent bien la possession, même mpeme pour cet usage.
En tous cas, c'était ainsi en 2018 : voir ICI §VI.b
Est-ce que ça a changé depuis ?
Par ailleurs, il est notoire que la Russie est un des pays leader dans ce type de production. C'est avec cet argument que le gouvernement Russe lui-même a fait passer sa loi de contrôle de l'Internet en 2012.
Certaines initiatives récentes vont cependant dans le bon sens : le blocage par exemple des deux plus gros sites web pornos il y a une poignée d'années.
Cordialement
Meneau
( 972412 )Avec le lien par Meneau (2023-12-21 10:41:27)
[en réponse à 972411]
( 972425 )Ce n'est plus le cas non plus par Ptitlu (2023-12-21 20:59:26)
[en réponse à 972412]
Quant au laisser aller des années 1990, merci à vos amis d'occident - comme nombre de pays en développement aujourd'hui "conseillés pour l'évolution de leur cadre réglementaire, afin de le mettre en adéquation avec l'économie de marché", la Russie de l'époque prenait ses ordres auprès de l'usaid et du FMI.
Avec Poutine, c'est fini, et y en a ici que ça énerve. La bave du crapaud n'empêche pas la caravane de passer...
Par ailleurs le darknet sert de moyen de coordination et de propagation des pedoprnographes. Son principal moteur de recherche, TOR, a reçu 32 millions de dollars de subventions de 2006 à 2018, dont 80% d'entités proches du gouvernement US. Qui paye, fait danser.
( 972433 )Mais pourquoi ? par Meneau (2023-12-21 22:40:16)
[en réponse à 972425]
Pourquoi écrivez-vous vos amis d'occident ou laissez-vous à demi-mot entendre que Poutine m'énerverait ? La méthode Perrin déteint sur vous ?
C'est dingue cette façon de faire, et c'est exactement pour ça que les discussions sur Poutine finissent toujours par être modérées : il y en a toujours un pour verser dans l'excès.
Relisez la réponse de Signo ICI . Personne ne nie ici la décadence de l'Occident, ni l'influence des USA ou du deep state, mais ça ne veut pas pour autant dire que Poutine est un saint et la Russie un état modèle de catholicité.
Tout n'est pas "tout blanc" ou "tout noir", comme disait ... Perrin, justement, et étrangement.
Je conserve par ailleurs un doute sur le code civil russe au vu de votre réponse : l'article 242 a-t-il été modifié, oui ou non, et pénalise-t-il maintenant la possession à usage personnel oui ou non ? Comment est-il formulé aujourd'hui ?
Cordialement
Meneau
( 972438 )La réponse est non par Luc de Montalte (2023-12-22 03:42:06)
[en réponse à 972433]
1. Seule la diffusion de matériel pédopornographique est prohibée, ou son stockage à cette fin. Sa simple possession n'est pas réprimée par le code pénal russe, article 242 consultable ici. Et c'est en effet assez sidérant, même si on peut admettre qu'effectivement des efforts ont été faits pour améliorer la situation, suite au début de prise de conscience des années 2010. Cela reste évidemment insuffisant, mais bon le droit des enfants n'est pas dans les priorités du gouvernement russe, en témoigne les déportations d'enfants ukrainiens, formant un chassé-croisé avec l'importation de quelques centaines de milliers de citoyens russes d'ethnies asiatiques (poussés à immigrer en Ukraine occupée).
2. Par ailleurs ptitlu montre une fois de plus l'étendue de son ignorance en prétendant que Tor est un moteur de recherche. Ça n'a rien à voir avec cela, c'est un réseau permettant en gros d'anonymiser les origines des communications, d'abord développé pour les agents du gouvernement américain, puis utilisé par toute personne soucieuse de confidentialité, donc spécifiquement les journalistes, militaires, policiers, etc. et effectivement aussi des criminels. Les pédocriminels n'ont pas besoin de ce réseau pour proliférer, et les financements américains pour Tor n'ont rien à voir avec ces insinuations grotesques. Bref, n'importe quoi. Ce que j'énonce là est connu de n'importe qui sachant se servir un tant soit peu d'un ordinateur. D'autres liseurs pourront confirmer au besoin.
( 972456 )Même pas la peine d'épiloguer par Ptitlu (2023-12-22 16:48:38)
[en réponse à 972438]
Faux sur toute la ligne mais vous insistez quand même. Bergoglio, sors de ce compte !
( 972458 )Je confirme pour TOR par Meneau (2023-12-22 17:11:48)
[en réponse à 972438]
étant moi-même informaticien.
Et merci pour le code pénal russe qui donne une réponse claire à ma question.
Pour le reste, je ne souhaite pas rouvrir le débat sur cette branche du fil qui devient hors-sujet. Je vous invite à faire de même.
Cordialement
meneau
( 972500 )La plupart de nos rois... par Rodolphe (2023-12-23 16:36:47)
[en réponse à 972368]
n'entrait pas non plus dans la catégorie des " hérauts de la Chrétienté" mais ils étaient des partisans de la catholicité et de "l'église au milieu du village". C'est tout ce qu'on leur demandait.
Poutine n'est certainement pas un saint, mais il lutte contre l'idéologie LGBTQ+, le mariage homosexuel, l'explosion des avortements et autres réjouissances, dans une société encore marquée par les ravages du soviétisme. Il le fait pour des raisons froidement politiques, dites vous. Certes, mais c'est tout de même mieux que chez nous... où les politiques s'acharnent à anéantir tous les principes de la "culture de vie". Et la situation au sein de l'Orthodoxie russe est aussi meilleure que celle au sein de notre Eglise catholique actuelle, qui n'a sans doute pas eu de lien avec le KGB par le passé, mais affiche actuellement une ouverture coupable à l'égard des milieux néo-marxistes (théologie de la libération), francs-maçons (humanisme) et libéraux (relativisation des dogmes et des principes moraux) ainsi qu'une proximité assumée et non moins coupable à l'égard de gouvernants soutenant ostensiblement l'avortement, l'euthanasie et la réification de l'embryon humain. Cerise sur le gâteau, avec moultes arguties, elle en vient à bénir les couples homosexuels!
Amen!
Qui souffre d'aveuglement?
( 972501 )Vous comparez des choses qui n'ont rien en commun par Signo (2023-12-23 17:18:08)
[en réponse à 972500]
Comparer les anciens rois de France avec Poutine... difficile de faire comparaison moins pertinente tellement les contextes sont différents!
Vous oubliez que quand un régime se permet simultanément de commettre des crimes (assassinats de journalistes ou d'opposants politiques, restrictions de la liberté d'expression, invasion d'un pays voisin, etc) et de se revendiquer des valeurs morales et religieuses, il ne fait dans le contexte actuel... que jeter le discrédit sur ces dites valeurs.
Je ne suis pas particulièrement à cheval sur la morale dans le gouvernement des Etats, mais si je peux comprendre un certain cynisme, qu'on aille pas après me parler d'un "héraut de la Chrétienté". La seule chose que vous aurez réussi à faire, c'est de renforcer nos contemporains dans la conviction qu'un Etat qui favorise la religion et les valeurs traditionnelles est aussi un régime brutal qui assassine des innocents et déclenche des expéditions guerrières qui provoquent la mort de centaines de milliers d'autres. Notez que quand on voit l'exemple des Etats-Unis et de ses "néocons" de l'époque de Bush très religieux et en même temps très bellicistes, nos contemporains auraient sans doute raison.
Il n'y a pas eu pire ennemi des valeurs traditionnelles, dans l'histoire, que le régime de Vichy. Si la défense de la famille, de la Patrie, du travail, des valeurs morales, s'accompagne de la politique de collaboration et de soumission à l'Allemagne nazie, de la déportation des juifs, et des exactions de la milice, comment voulez-vous que nos contemporains aient ne serait-ce qu'un instant envie d'adhérer à ces dites valeurs?
Quelque soient les torts de l'Etat républicain et de l'Eglise de France, je préfère -et de loin- la saine distance française entre Eglise et Etat plutôt que la confusion des genres à la russe, où, quand vous allez vous confesser à un prêtre, on ne sait jamais si ce que vous allez dire ne va pas se retrouver le soir même sur les rapports de renseignement du FSB!
Je précise et rappelle une fois de plus que je suis personnellement royaliste légitimiste, catholique traditionnel, assez hostile aux Etats-Unis et très favorable à la Russie et pas plus séduit par les idéologies wokes et LGBTQIA+ que vous.
( 972503 )Le problème par Rodolphe (2023-12-23 19:56:05)
[en réponse à 972501]
C'est que vous avez une vision parcellaire et assez caricaturale de la société, de l'église et de la politique en Russie. Méfiez-vous de la propagande. Analysez froidement la situation. Sommes-nous vraiment plus vertueux que les russes ? Ou cherchons-nous surtout à mettre en exergue les "crimes" russes actuels afin de mieux cacher nos propres errements? Vous reconnaissiez vous-même leur existence dans votre précédent message.
( 972520 )point Godwin par oblique (2023-12-24 11:50:36)
[en réponse à 972501]
Hitler a lutté contre les homosexuels, l'avortement, le libéralisme, la franc-maconnerie, le marxisme, les migrants, l'art autre que figuratif, etc. Il a payé son Kirchensteuer jusqu'au bout. Et autres faits sortis du même tonneau, qui n'en font cependant pas un heraut de la chrétienté.
( 972521 )On notera ... par Meneau (2023-12-24 12:37:45)
[en réponse à 972520]
... que c'est vous qui amenez la discussion au point Godwin !
Quoiqu'il en soit, je recommande aux liseurs d'abandonner cette branche du fil de discussion qui n'a rien à voir ni avec l'objet du FC ni avec le sujet du fil.
Cordialement
Meneau
( 972522 )Point Godwin décerné en effet ! par Rodolphe (2023-12-24 12:40:20)
[en réponse à 972520]
Vous devriez en tirer les conclusions concernant la pertinence réelle de votre si brillante argumentation...au regard de la loi de Godwin, précisément.
( 972323 )18 décembre: attaques du malin contre la Sainte Vierge par Chicoutimi (2023-12-19 17:02:18)
[en réponse à 972219]
Lu sur le compte Twitter du diacre Nick Donnelly:
''Les Bergogliens ont choisi le 18 décembre pour promulguer leur hérésie ou pour lancer des attaques contre les fidèles pour une raison démoniaque.
Le 18 décembre 2021, Mgr Roche impose de nouvelles restrictions à la messe traditionnelle en latin.
Le 18 décembre 2022, le Vatican rend publique la laïcisation du P. Frank Pavone.
Le 18 décembre 2023, Mgr Tucho Fernández publie une déclaration autorisant officiellement la fausse bénédiction des fornicateurs, des adultères et des sodomites
C'est la fête de l'Expectation de la Bienheureuse Vierge Marie.
"Notre Sainte Dame, bien avancée dans sa grossesse, est représentée dans la plus haute dignité de sa divine maternité. Vêtue de vêtements royaux en tant que fille du roi David, elle attend avec joie l'arrivée de son divin Fils, Jésus, Prince de la Paix."
C'est une insulte intentionnelle envers la Bienheureuse Vierge Marie, tout comme leur vénération de la Pachamama était un acte d'insulte étudié.''
( 972333 )des voleurs partant braquer un fourgon ont désormais droit à une bénédiction par Johanis (2023-12-19 20:18:32)
[en réponse à 972219]
Soyons bien clair c'est le groupe des voleurs qu'on bénit, pas leurs activités répréhensibles ; n'y a-t-il pas d'ailleurs une vraie solidarité entre eux; ? Ne prennent-ils pas souvent soin les uns des autres ? On doit tout faire quand même pour qu'on ne puisse pas confondre cette bénédiction avec celle d'une troupe scout.
Beaucoup portent une croix ou une médaille de la Sainte Vierge, et certains l'embrassent avant l'attaque, comment les exclurait-on ?
Après cette bénédiction ils auront toutes les grâces nécessaires pour renoncer à voler. Vive François qui ouvre de telles voies de salut auxquelles on n'avait jamais pensé avant lui.
( 972334 )Chacun choisit sa façon de rester dans l'histoire par Ptitlu (2023-12-19 21:10:05)
[en réponse à 972219]
Ou dans le cas de François, dans les poubelles de l'histoire.
Même les LGBT bidule sont en rogne. Sans compter que Tucho, qui est une sorte de Marlène Schiappa du Vatican, donne par ses actes raison sur toute la ligne à la Nacion et au prêtre forcé de se rétracter.
On juge l'arbre à ses fruits. Les princes de l'Eglise pourront sortir la tronçonneuse.
( 972335 )à voir par jejomau (2023-12-19 21:42:20)
[en réponse à 972334]
Le Président de la Conférence épiscopale autrichienne vient de déclarer que les prêtres ne peuvent plus dire "non" à la bénédiction des couples homosexuels (notons l'empressement à soutenir la position de Rome).
En Allemagne des évêques saluent le nouveau document du Vatican sur les "bénédictions" des homosexuels comme un "véritable cadeau de Noël".
Et en Amérique des évêques rejoignent ces positions
( 972653 )En fin de compte par Ptitlu (2023-12-28 18:00:55)
[en réponse à 972335]
Il y a plus d'évêques contre les bénédictions que pour, et encore plus d'évêques embarrassés par cet acte de schisme.
Par ailleurs, autre rupture peu relevée. Habituellement les textes d'Eglise, quel que soit le niveau, s'inscrivent dans une logique est est non non et portent un message.
Là, à partir du même texte les évêques allemands et africains tirent des conclusions diamétralement opposées.
Il est donc dans ce qu'on ajoute (Mt 5.37 : quod autem his abundantius est, a malo est).
Est ce vraiment un texte d'Eglise ?
( 972340 )Le diocèse d'Astana interdit les bénédictions pour les couples de même sexe par Chicoutimi (2023-12-19 22:15:04)
[en réponse à 972219]
Traduction d'un article du Catholic Herald:
L’archevêque interdit aux prêtres de ''pratiquer toute forme de bénédiction'' des couples de même sexe en réponse à une nouvelle déclaration du Vatican
19/12/2023
''Un archevêque métropolitain est devenu le premier prélat à donner des directives à ses ouailles sur la déclaration du Vatican autorisant les bénédictions entre personnes du même sexe. Il y interdit fermement aux prêtres et aux fidèles d’accepter ou d’effectuer toute forme de bénédiction des couples en situation irrégulière et des couples de même sexe.
Dans une déclaration datée du 19 décembre et envoyée à tous les prêtres et paroisses de son archidiocèse, l’archevêque Tomash Peta de Sainte-Marie d’Astana, au Kazakhstan, ainsi que l’évêque auxiliaire Athanasius Schneider, soutiennent fermement que la nouvelle déclaration Fiducia supplicans est une «grande tromperie», et que les bénédictions qu’elle propose aux couples de même sexe «contredisent directement et gravement la Révélation divine et la non-interruption, la bénédiction qu’elle propose, la doctrine et la pratique bimillénaires de l’Église catholique».
La déclaration, publiée le 18 décembre par le préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, le cardinal Manuel Fernández, et signée par le pape François, prétend offrir une «contribution novatrice à la signification des bénédictions» qui permet la «possibilité de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe sans valider officiellement leur statut ni changer en aucune manière l’enseignement pérenne de l’Église sur le mariage».
Tout en affirmant que l’Église «n’a pas le pouvoir de donner des bénédictions [propres au sacrement de mariage] sur les unions de personnes de même sexe», la déclaration permet aux prêtres d’offrir une «bénédiction pastorale non liturgique», c’est-à-dire une nouvelle catégorie de bénédiction, à ces couples.
Dans sa réponse à la déclaration, l’archevêque Peta, originaire de Pologne, avertit les prêtres et les fidèles que «cet effort pour légitimer de telles bénédictions» aura «des conséquences profondes et destructrices» et, du moins dans la pratique, transformera l’Église catholique en un «propagandiste» de «l’idéologie du genre».
Ci-dessous, la traduction de la déclaration signée par l’archevêque Tomash Peta et l’évêque Athanasius Schneider.
Déclaration de l’Archidiocèse Sainte-Marie d’Astana concernant la Déclaration Fiducia supplicans, publiée par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi et approuvée par le Pape François le 18 décembre 2023
''L’objectif manifeste de la Déclaration du Saint-Siège, Fiducia supplicans, est de permettre «la possibilité de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe». Dans le même temps, le document insiste sur le fait que de telles bénédictions sont effectuées «sans valider officiellement leur statut ni changer de quelque manière que ce soit l’enseignement pérenne de l’Église sur le mariage».
Le fait que le document ne donne pas l’autorisation pour le «mariage» des couples de même sexe ne devrait pas aveugler les pasteurs et les fidèles à la grande tromperie et au mal qui réside dans la permission même de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe. Une telle bénédiction contredit directement et gravement la Révélation divine, et la doctrine et la pratique ininterrompues et bimillénaires de l’Église catholique. Bénir des couples en situation irrégulière et des couples de même sexe est un grave abus du Très Saint Nom de Dieu, puisque ce nom est invoqué lors d’une union objectivement pécheresse d’adultère ou d’activité homosexuelle.
Par conséquent, aucune, pas même la plus belle, des déclarations contenues dans cette Déclaration du Saint-Siège, ne peut minimiser les conséquences profondes et destructrices qui résultent de cet effort pour légitimer de telles bénédictions. Avec de telles bénédictions, l’Église catholique devient, sinon en théorie, du moins en pratique, un propagandiste de «l’idéologie du genre» mondialiste et impie.
En tant que successeurs des Apôtres, et fidèles au serment solennel que nous avons prêté à l’occasion de notre consécration épiscopale «de conserver le dépôt de la foi dans la pureté et l’intégrité, selon la tradition toujours et partout observée dans l’Église depuis le temps des Apôtres», nous exhortons et interdisons aux prêtres et aux fidèles de l’archidiocèse de Sainte-Marie d’Astana d’accepter ou d’accomplir toute forme de bénédiction pour les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe. Il va sans dire que tout pécheur sincèrement repentant avec la ferme intention de ne plus pécher et de mettre fin à sa situation de péché public (comme, par exemple, la cohabitation en dehors d’un mariage canoniquement valide, l’union entre personnes du même sexe) peut recevoir une bénédiction.
C’est avec un amour fraternel sincère et avec le respect qui lui est dû que nous nous adressons au Pape François qui, en permettant la bénédiction des couples en situation irrégulière et des couples de même sexe, «ne marche pas dans la droiture selon la vérité de l’Évangile» (cf. Ga 2, 14), pour reprendre les paroles par lesquelles l’apôtre saint Paul exhortait publiquement le premier pape à Antioche. C’est pourquoi, dans un esprit de collégialité épiscopale, nous demandons au pape François de révoquer la permission de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, afin que l’Église catholique puisse briller clairement comme «colonne et fondement de la vérité» (1 Tm 3, 15) pour tous ceux qui cherchent sincèrement à connaître la volonté de Dieu et, en l’accomplissant, puissent atteindre la vie éternelle.''
Astana, le 19 décembre 2023
Mgr Tomash Peta, Archevêque métropolitain de l’Archidiocèse Sainte-Marie d’Astana
Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie d’Astana
( 972341 )Merci à ces évêques qui réaffirment la doctrine par Ennemond (2023-12-19 22:45:29)
[en réponse à 972340]
Il est réconfortant de voir que des évêques se lèvent solennellement et sans crainte pour défendre la doctrine à l'encontre d'un texte en rupture totale avec la tradition de l'Eglise.
« Quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! » (Galates, I, 8).
Au dernier synode, les participants ont fait sortir du texte l’acronyme « LGBTQ » imposé par le secrétariat général du synode assuré par le cardinal Mario Grech. Prions pour que les évêques entendent maintenant l’injonction « N’ayez pas peur » et qu’ils n’aillent pas « se dérober par peur devant les loups ». Ces derniers, sans même attendre la deuxième partie du synode, essayent de passer en force, comme s’ils n’avaient plus d’espoir dans la seconde session qui doit se tenir en octobre 2024, comme si le temps leur était compté.
( 972353 )Oui je vous approuve par Roger (2023-12-20 09:11:45)
[en réponse à 972341]
J'ai le sentiment que à manœuvre synodale n'a pas fonctionné.
Mon impression est que François passe en force parce qu'il n'a pas pu avoir l'appui du synode...
( 972342 )FSSPX news : « Il faut affirmer le caractère scandaleux de ce texte » par Ennemond (2023-12-19 22:49:42)
[en réponse à 972219]
Rome : le DDF autorise la bénédiction des couples non mariés et homosexuels
Le Dicastère pour la doctrine de la foi (DDF) a publié le lundi 18 décembre 2023 une Déclaration signée le jour même par le pape François, autorisant la bénédiction, pour des raisons de charité pastorale, des couples « en situation irrégulière », autrement dit non mariés ou divorcés remariés, ainsi que les couples de même sexe.
Dans ce texte assez long, le DDF justifie cette décision en s’appuyant sur l’enseignement de François, et en particulier sur la réponse donnée aux dubia des cinq cardinaux – étrangement ramenés à deux dans le texte – en justifiant son action comme celle « d’un instrument au service du successeur de Pierre ».
Le cardinal Victor Manuel Fernandez, « Tucho », reconnaît d’ailleurs à sa prose un caractère « innovant », ce qui pourrait se traduire par « non traditionnel ». Il pense même donner une nouvelle signification « pastorale » des bénédictions permettant d’en élargir la « compréhension classique étroitement liée à une perspective liturgique », ce qui montre surtout son ignorance.
Un texte scandaleux
Il faut affirmer le caractère scandaleux de ce texte qui, malgré les tortillements sémantiques, apparaît comme une gifle à la précédente décision de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Celle-ci datant du 22 février 2021 niait la possibilité d’une telle bénédiction, avec une justification qui ne laissait pas de place à une échappatoire. Décision qui avait été approuvée par François, soit dit en passant.
Le scandale réside dans le fait que, même si le DDF prend soin d’écarter tout rapprochement avec le mariage, le résultat produit sur les fidèles, dans les journaux et chez ceux qui ne sont pas catholiques, est l’affirmation : « l’Eglise autorise la bénédiction des couples homosexuels », sans aucune des distinctions que le dicastère s’efforce de poser.
Or, il est impossible que la Curie n’ait pas anticipé ce résultat : le DDF est donc entièrement responsable du scandale, qui selon sa définition consiste dans une occasion de chute, de péché. Il est absolument évident que dans la pensée de nombre de gens, fidèles ou non, cette annonce est une manière de dire que l’Eglise accepte – sans plus – ces situations.
Une distinction inopérante
L’argumentation qui amène la conclusion est la distinction entre bénédiction liturgique et non liturgique. Si la première est exclue, la seconde est acceptée sous les conditions énumérées au n. 39 : « cette bénédiction ne sera jamais accomplie en même temps que les rites civils d’union, ni même en relation avec eux. Ni non plus avec des vêtements, des gestes ou des paroles propres au mariage. »
Mais le problème n’est pas dans la distinction elle-même, il est dans l’objet même de la bénédiction qui, qu’elle soit liturgique ou non, ne saurait être mauvais. Si une femme voulant avorter demande à un prêtre de la bénir pour que tout se passe bien, faut-il accorder une bénédiction ? Selon les termes de la Déclaration, il semble que la réponse pourrait être : « oui ». Tout homme sensé comprend que la bénédiction ne peut être accordée à cette femme que dans le but de l’aider à ne pas commettre ce crime.
Il est vrai que le prêtre peut bénir « tout le monde », même une personne vivant maritalement sans être mariée ou un homosexuel : ainsi, au confessionnal, si pour une raison valable, le prêtre refuse l’absolution dans l’un ou l’autre cas, il peut bénir son pénitent pour l’encourager et demander pour lui une grâce de lumière et de force.
Mais dans la bénédiction d’un « couple », l’objet même de la bénédiction est cette union illégitime que la doctrine catholique condamne. Et dire, au n. 40, que cette bénédiction « n’entend pas légitimer quoi que ce soit » est au mieux un vœu pieu, au pire une forfaiture. Car aux yeux de ceux qui sont bénis comme à ceux de l’entourage, c’est une légitimation.
Au n. 36, le texte utilise la réponse aux dubia des cinq cardinaux : cette réponse insiste sur le fait que « les décisions qui, en des circonstances déterminées, peuvent relever de la prudence pastorale, ne doivent pas nécessairement être converties en normes ». Le DDF conclut : « c’est pourquoi il ne faut ni promouvoir ni prévoir un rituel de bénédiction des couples en situation irrégulière ».
Le danger pour le Pape, comme l’explique le n. 37 serait de donner « lieu à une casuistique insupportable », selon le n. 304 d’Amoris laetitia. Mais le cardinal Joseph Zen a déjà répondu à une telle prétention dans son commentaire de la réponse de François aux dubia des cinq cardinaux.
Quant au fait que François ne veuille pas de règle précise de ces bénédictions, cela « est pastoralement insoutenable » affirmait le cardinal chinois. « Comment l’Eglise peut-elle, dans un domaine aussi important, laisser les gens sans règle claire et faire confiance au discernement individuel ? N’est-ce pas ainsi qu’éclatera un chaos de casuistique très dangereux pour les âmes ? »
D’ailleurs, une question se pose : le DDF va-t-il demander aux épiscopats ou aux évêques qui ont déjà promulgué de telles formules liturgiques – l’épiscopat belge néerlandophone ainsi que quelques évêques allemands – de les retirer ? Le chaos casuistique a déjà commencé.
En conclusion, cette Déclaration qui amène le texte révolutionnaire d’Amoris laetitia jusqu’à ses dernières conséquences – que certains avaient déjà anticipées – introduit un germe de division profonde et fera un mal incalculable dans l’Eglise. Il est à souhaiter que les réactions le fassent comprendre rapidement aux auteurs.
( 972354 )Communiqué du supérieur général de la FSSPX par Ennemond (2023-12-20 09:58:41)
[en réponse à 972342]
Celui qui m’aime observe – et fait observer – mes commandements.
La Déclaration Fiducia supplicans du préfet du Dicastère pour la Doctrine de la foi, sur la question des bénédictions pour les « couples en situation irrégulière et les couples de même sexe », nous laisse dans la consternation. D’autant plus que ce document a été signé par le pape lui-même.
Bien qu’elle prétende prévenir toute confusion entre la bénédiction de telles unions illégitimes et celle d’un mariage entre un homme et une femme, cette déclaration n’évite ni la confusion ni le scandale : non seulement elle enseigne qu’un ministre de l’Église peut appeler la bénédiction de Dieu sur des unions peccamineuses, mais par ce biais, elle conforte de fait ces situations de péché.
L’appel d’une telle « bénédiction » consisterait seulement à demander pour ces personnes, dans un cadre non liturgique, que « tout ce qui est vrai, bon et humainement valable dans leur vie et dans leurs relations soit investi, guéri et élevé par la présence de l’Esprit-Saint ».
Mais faire croire à ceux qui vivent dans une union foncièrement viciée, que cette dernière pourrait être en même temps positive et porteuse de valeurs, c’est la pire des tromperies, et le manque le plus grave de charité envers ces âmes égarées. Il est faux d’imaginer qu’il y ait quelque chose de bon dans une situation de péché public, et il est faux de prétendre que Dieu puisse bénir des couples vivant dans une telle situation.
Sans doute, tout homme peut être secouru par la miséricorde prévenante de Dieu, et découvrir avec confiance qu’il est appelé à se convertir pour recevoir le salut que Dieu lui propose. Et jamais la sainte Église ne refuse la bénédiction aux pécheurs qui la lui demandent légitimement : mais alors, cette bénédiction n’a pas d’autre objet que d’aider l’âme à vaincre le péché pour vivre en état de grâce.
La sainte Église peut donc bénir n’importe quel individu, même un païen. Mais jamais, en aucune manière, elle ne pourra bénir une union en elle-même peccamineuse, sous prétexte d’encourager ce qu’il y aurait de bon en elle.
Lorsqu’on bénit un couple, on ne bénit pas des individus isolés : on bénit nécessairement la relation qui les unit. Or, on ne peut pas racheter une réalité intrinsèquement mauvaise et scandaleuse.
Un tel encouragement à procéder pastoralement à ces bénédictions conduit dans la pratique, inexorablement, à l’acceptation systématique de situations incompatibles avec la loi morale, quoi que l’on dise par ailleurs.
Cela correspond malheureusement aux affirmations du pape François, qui définit comme « superficielle et naïve » l’attitude de ceux qui obligent les personnes à des « comportements pour lesquels ils ne sont pas encore mûrs, ou dont ils ne sont pas capables [1] ».
Cette pensée, qui ne croit plus à la puissance de la grâce et évacue la croix, n’aide personne à sortir du péché. Elle remplace le vrai pardon et la vraie miséricorde par une amnistie tristement impuissante. Et ne fait qu’accélérer la perte des âmes et la destruction de la morale catholique.
Tout le langage alambiqué et le déguisement sophistique du document du Dicastère pour la Doctrine de la foi ne peut cacher la réalité élémentaire et évidente de ces bénédictions : elles ne feront autre chose que conforter ces unions dans leur situation intrinsèquement peccamineuse, et encourager d’autres à les suivre. Cela ne sera qu’un succédané du mariage catholique.
En fait, cela manifeste un manque profond de foi dans le surnaturel, dans la grâce de Dieu et la force de la croix pour vivre dans la vertu, dans la pureté et dans la charité, conformément à la volonté de Dieu.
C’est un esprit naturaliste et défaitiste qui s’aligne lâchement sur l’esprit du monde, ennemi de Dieu. Il s’agit d’une reddition et d’un asservissement de plus face au monde, de la part de la hiérarchie libérale et moderniste, qui depuis le concile Vatican II est au service de la Révolution à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église.
Que la bienheureuse Vierge Marie, gardienne de la foi et de la sainteté, vienne en aide à la sainte Église. Qu’elle protège surtout les plus exposés à ce chaos : les enfants, désormais obligés de grandir dans une nouvelle Babylone, sans repères ni guide qui rappelle la loi morale.
Don Davide Pagliarani, Supérieur général
Menzingen, le 19 décembre 2023
[1] François, Entretien avec les jésuites à Lisbonne, 5 août 2023.
( 972355 )Excellente mise au point par Johanis (2023-12-20 10:28:22)
[en réponse à 972354]
Mise au point précise, complète et bien argumentée, la meilleure jusqu'à présent me semble-t-il.
( 972356 )En accord ! par Fennec (2023-12-20 11:30:12)
[en réponse à 972355]
Ce communiqué est remarquable !
Tout est dit, chaque mot est pesé, la Vérité catholique éclate et réduit à néant cette bien triste déclaration de "l'évêque de Rome" !
A lire lentement, à relire et à déguster !
Les réactions dans le monde sont par ailleurs intéressantes (Mgr Strickland, les évêques du Malawi, Mgr Schneider, et autres...), dans la mesure où s'élève un peu partout dans le monde (et pas seulement "tradi") des motions d’inapplicabilité de l'instruction romaine.
De même qu'en politique, il me semble que la réaction commence à poindre, de plus, de manière plutôt officielle et publique...
( 972378 )"sophistique" le mot résume bien le texte romain par Luc Perrin (2023-12-20 19:20:37)
[en réponse à 972354]
je dirais personnellement, puisqu'on est dans ce que la tradition jésuite la plus mauvaise, cf. ce qu'en dit Pascal, a légué aux néo-jésuites arrupiens : casuiste.
C'était visible depuis le début et éclatant avec Amoris laetitia, nous sommes installés dans le pire de la casuistique jésuite d'autrefois qui sert de nos jours à justifier le compromis avec la modernité libérale la plus débridée.
Curieux détour en apparence qui fait de la vieille casuistique jésuite du XVII-XVIIIe siècle une sorte de colle forte "pastorale" pour accrocher les wagons de l'Église catholique d'antan à la motrice du libéralisme à visage totalitaire du XXIe siècle.
Mais déjà à l'époque moderne, cette casuistique était mise au service des Puissants d'Ancien Régime pour apporter une "onction" simili-chrétienne à leurs actes privés et publics.
Au fond c'est un réemploi mais tout aussi déplorable aujourd'hui qu'hier.
Quel prophète que ce bon Clément XIV décidément !
( 972371 )Merci beaucoup... par Chicoutimi (2023-12-20 15:47:51)
[en réponse à 972342]
pour ce texte qui fait remarquer très justement ceci: ''cette Déclaration amène le texte révolutionnaire d’Amoris laetitia jusqu’à ses dernières conséquences – que certains avaient déjà anticipées – introduit un germe de division profonde et fera un mal incalculable dans l’Eglise.''
( 972345 )Les évêques du Malawi interdisent les ''bénédictions'' des couples de même sexe par Chicoutimi (2023-12-20 07:09:11)
[en réponse à 972219]
Traduction d'un article de Life Site News:
Les évêques du Malawi interdisent les « bénédictions » des unions homosexuelles dans un contexte de confusion sur un document du Vatican
19/12/2023
''Les évêques du Malawi ont précisé que «les bénédictions de toute sorte et pour les unions de même sexe de quelque nature que ce soit» ne sont pas autorisées, conformément à l’enseignement catholique immuable selon lequel l’Église ne peut pas bénir les relations pécheresses.
La Conférence épiscopale du Malawi a publié mardi une directive interdisant la bénédiction des unions de même sexe à la suite de la confusion suscitée par une déclaration du Vatican autorisant les bénédictions ''pour les couples du même sexe.''
Une déclaration officielle de la conférence épiscopale du Malawi stipule que ""pour éviter de créer de la confusion parmi les fidèles, nous ordonnons que, pour des raisons pastorales, les bénédictions de toute sorte et pour les unions de même sexe de quelque nature que ce soit, ne soient pas autorisées au Malawi.'' (...)
( 972347 )Merci beaucoup par Roger (2023-12-20 08:11:02)
[en réponse à 972345]
Et vive le Malawi !
( 972364 )Vives réactions en Afrique après la possibilité de bénédiction de couples de même sexe par Ennemond (2023-12-20 13:44:02)
[en réponse à 972219]
Si les épiscopats africains restent pour le moment discrets, prêtres et fidèles du continent n’hésitent pas à exprimer leur incompréhension après l’autorisation donnée aux prêtres de bénir des « couples en situation irrégulière et les couples de même sexe ».
Annoncée lundi 18 décembre, cette autorisation souligne qu’il faut impérativement éviter la confusion avec le mariage sacramentel.
« Cela fait un moment qu’on essaie en vain de comprendre où le pape veut mener l’Église. » Cette phrase d’un prêtre africain comptant plus de trois décennies de sacerdoce, qui veut rester anonyme, traduit à la fois « son choc » et « ses inquiétudes » après sa lecture du document Fiducia supplicans. Publiée lundi 18 décembre par le Dicastère pour la doctrine de la foi, cette déclaration autorise la bénédiction des « couples en situation irrégulière et les couples de même sexe » à condition de ne pas « créer de confusion avec la bénédiction propre au sacrement du mariage ».
Aussitôt relayée par la presse, cette décision a rapidement été au cœur des conversations des fidèles et des prêtres africains, très majoritairement défavorables à cette possibilité. Si les épiscopats sollicités n’ont pas encore donné suite, les fidèles, eux, n’hésitent pas à s’exprimer. « Comment cette bénédiction peut-elle pousser ces personnes vers la conversion si l’Église estime qu’ils sont dans le péché ? », interroge François, un catholique ivoirien. Pour lui, « ouvrir une bénédiction, quelle qu’en soit la forme du rite, c’est au moins conforter [ces personnes] dans une situation de laquelle ils sont pourtant appelés à sortir ». Il considère même qu’une telle bénédiction risquerait de « promouvoir ce mode de vie de couple. »
Dans sa déclaration, le Vatican souligne cependant qu’il ne s’agit pas d’« offrir une forme de légitimité morale à une union qui se présente comme un mariage ou à une pratique sexuelle extra maritale », mais plutôt d’accorder une bénédiction à la personne qui « montre qu’il a besoin de la présence salvifique de Dieu dans son histoire ».
D’autres, plus rares, tentent de relativiser en rappelant qu’au quotidien des personnes en délicatesse avec l’enseignement traditionnel de l’Eglise – comme des couples venant présenter leurs enfants à Dieu sans être mariés – reçoivent déjà la bénédiction donnée par de prêtres. « Le pape vient juste confirmer une pratique qui se faisait implicitement », soutient ainsi Ludovic, autre fidèle catholique.
Les autres situations « irrégulières »
Publiée quelques semaines après la clôture de la première phase du synode sur la synodalité, cette décision fait penser à certains que l’assemblée synodale n’était qu’un prétexte pour la faire passer. Pour une religieuse responsable d’une communauté, l’urgence après le synode ne devrait pas tant porter sur ces situations dites « irrégulières », mais plutôt vers la « doctrine sociale » et les « accents forts » des discussions qu’ont été la question de l’autorité et celle de l’annonce évangélique.
Estimant qu’en Afrique, la possibilité de couples de personnes de même sexe sollicitant une bénédiction sera plutôt rare, le père Loïc Mben, spécialiste de théologie morale, souligne pour sa part que les situations « irrégulières » sur le continent concernent surtout les couples hétérosexuels : les couples de cohabitants (transitoires ou permanents), les divorcés en couple, les couples uniquement mariés au civil, ou encore les foyers polygamiques. « Vu que personne ne doit être exclu, faut-il bénir toutes les situations ? », interroge-t-il en précisant qu’il faut évidemment exclure les cas d’inceste ou d’emprise.
Si pour le prêtre la déclaration Fiducia supplicans vient « confirmer l’orientation résolument pastorale du pape François », elle interroge également « la bénédiction en général, et la bénédiction extra-liturgique en particulier ». « La grâce divine atteint toute créature, insiste le père Mben. Ce sont probablement les implications que nous n’avons pas fini de peser ».
( 972373 )P. Couët: ''Plutôt mourir que de mentir à Dieu et aux hommes'' par Chicoutimi (2023-12-20 16:12:30)
[en réponse à 972219]
Le Père Yves-Marie Couët, prêtre de la Communauté de l'Emmanuel dans le diocèse de Vannes, est l'un des bons prêtres qui s'opposent à la Déclaration sur la bénédiction des couples de même sexe. Sur son compte Twitter, quelqu'un lui a demandé: ''Et vous Père que ferez-vous?''
Le Père Couët a répondu ceci:
''Comme beaucoup de prêtres : plutôt mourir ou être SDF que de mentir à Dieu et aux hommes en donnant une bénédiction à un "couple" de même sexe. Que Dieu me garde. Par contre toute personne est bienvenue pour recevoir le pardon de Dieu et changer de vie dans la confession, car Dieu est bon. Mais on ne ment pas à Dieu !''
( 972374 )Tous les évêques de Zambie rejettent Fiducia supplicans par Chicoutimi (2023-12-20 16:39:14)
[en réponse à 972219]
Dans leur déclaration, les évêques de Zambie disent ceci: «la Conférence souhaite inviter sincèrement tous ceux qui vivent dans des unions homosexuelles à s'engager sur le chemin de la conversion avec une plus grande confiance dans la miséricorde et l'amour de Dieu».
La déclaration des évêques rappelle que les actes homosexuels sont des dépravations, et les références suivantes de l'Écriture sont rappelés: Gn: 19, 1-29; Rm: 1, 24-27; 1 Co 6:10; 1 Tm 1:10.
Concernant Fiducia supplicans, ce document ''ne sera pas implémenté en Zambie'' afin ''d'éviter la confusion pastorale et l'ambiguïté''.
( 972376 )Mgr Bux: Le Saint-Siège a perdu la foi catholique par Chicoutimi (2023-12-20 17:46:28)
[en réponse à 972219]
Un message de Don Nicola Bux publié sur Twitter:
''Le Siège de Pierre demande dans un langage ambigu, anti-évangélique, mensonger et donc diabolique, de bénir ce que le Seigneur maudit. Même les juifs et les musulmans sont scandalisés. C’est une attaque contre la révélation biblique et une blessure grave à l’unité de l’Église catholique. Saint Paul nous le rappelle: il faut que les divisions surviennent. Ils accroissent le fossé entre ceux qui suivent l’hérésie et ceux qui gardent la foi catholique transmise par les Apôtres, que le Saint-Siège a perdue. Prions pour la conversion de Pierre.''
( 972381 )Les évêques ukrainiens critiquent Fiducia supplicans par Chicoutimi (2023-12-20 20:11:04)
[en réponse à 972219]
Communiqué de la Conférence des évêques d'Ukraine sur la Déclaration du Dicastère pour la Doctrine de la Foi "FIDUCIA SUPPLICANS" sur la signification pastorale des bénédictions.
19/12/2023
"Le document du Dicastère du Vatican pour la doctrine de la foi examine les différents types de bénédictions qui peuvent être données par le clergé en dehors de la liturgie. Le document souligne également que seuls ceux qui veulent vivre une vie agréable à Dieu et demandent une bénédiction peuvent être bénis liturgiquement. En revanche, il élargit la compréhension de la bénédiction extra-liturgique, qui est habituellement donnée à toutes les personnes, en introduisant la possibilité de "bénir les couples de même sexe". C'est cette possibilité qui a provoqué une tempête de réactions et de malentendus sur les questions morales et doctrinales dans l'Église catholique concernant ce type de bénédiction.
En effet, le concept de "bénédiction" est perçu par beaucoup comme une "permission", en particulier comme une "permission de pécher". Bien que l'ensemble du document indique clairement qu'il n'y a pas de "permission" ou de "bénédiction" pour la cohabitation homosexuelle ou toute vie de péché, ni de changement dans l'enseignement traditionnel de l'Église sur le mariage, la notion de bénédiction des couples de même sexe, ou des couples irréguliers sur le plan sacramentel, peut être perçue comme une légalisation de ces relations.
Le document cherche à souligner l'amour sans limite de Dieu pour tous les hommes, y compris les pécheurs, et à montrer à cet égard que l'Église ne rejette pas ces personnes, à savoir les personnes ayant des tendances homosexuelles ou même des actes homosexuels. Cependant, il semble que le texte ne fasse pas clairement la distinction entre une personne et sa situation : acceptant avec miséricorde cette personne et exprimant son désaccord avec son péché.
En même temps, le document se concentre principalement sur deux catégories de personnes : celles qui vivent dans des relations non régies par les sacrements (hommes et femmes) et les couples de même sexe. Ainsi, le document traite de la même manière la situation des couples homme-femme sacramentellement non réglés et celle des couples de même sexe. Les deux situations sont en état de péché grave, mais elles doivent être traitées séparément."
( 972394 )Pas vraiment d'opposition, juste des réserves par Johanis (2023-12-20 22:41:24)
[en réponse à 972381]
Ils ne se prononcent pas contre, c'est plutôt un texte d'accompagnement ; c'est en réalité une prise en compte de cette décision, avec des remarques sur des ambigüités ; ça n'est pas une position de refus Rien à voir avec la ferme opposition des évêques de Zambie du Malawi ou d'Astana.
( 972397 )Je suis d'accord avec vous... par Chicoutimi (2023-12-20 23:35:02)
[en réponse à 972394]
c'est pour cela que mon titre dit que ces évêques ''critiquent'', et non pas ''condamnent'', Fiducia supplicans.
( 972459 )Ces bénédictions concernent le rite latin uniquement... par Chicoutimi (2023-12-22 17:37:59)
[en réponse à 972394]
selon l'archevêque ukrainien Shevchuk qui rappelle que les Églises orientales ont leur propre héritage liturgique, théologique, canonique et spirituel; ce qui signifie que Fiducia supplicans ne s'applique ni aux ukrainiens ni aux autres Églises orientales catholiques.
( 972382 )La conférence épiscopale ukrainienne condamne Fiducia supplicans par Candidus (2023-12-20 20:23:29)
[en réponse à 972219]
"Il semble que le texte ne distingue pas clairement entre les personnes et leur situation, l'accueil miséricordieux des personnes et la condamnation du péché.
En même temps, le document se concentre sur deux catégories de personnes : celles qui vivent dans des relations sacramentellement irrégulières (hommes et femmes) et les couples de même sexe. Le document traite la situation des couples hétérosexuels en situation irrégulière et les couples de même sexe de manière identique. Les deux couples sont dans un état de péché grave, mais devraient être traités séparément.
Nous voyons le danger d'un langage ambigu qui provoque des interprétations divergentes parmi les fidèles. Ce qui manque dans ce document, c'est l'appel évangélique à la conversion des pécheurs, et sans cet appel à quitter la vie de péché, la bénédiction des couples homosexuels peut ressembler à une approbation."
( 972396 )Je ne vois pas de condamnation par Johanis (2023-12-20 22:59:31)
[en réponse à 972382]
Les passages cités sont ceux qui énoncent certaines réserves ; mais il est faux, à mon avis, de dire qu'il y a condamnation, et il faut lire le texte entier. Ils prennent seulement acte de cette décision romaine, en soulignant des points insatisfaisants, mais à mon avis il n'y a aucune condamnation ou demande de ne pas faire ces bénédictions.
Dans la lecture de ce genre de réactions des épiscopats, il ne faut pas prendre ses désirs pour des réalités ! Il est important de rester vrai et ne pas se décridibiliser par des surinterprétations qui font tirer des conclusions contraires à la réalité.
La conclusion que l'on peut tirer de ce texte des évêques est qu'ils annoncent la nouveauté, soulignent les "restrictions" contenues dans le texte, critiquent des insuffisances, tout en prenant acte de la décision qu'ils ne remettent pas en cause. Je préfèrerais me tromper.
Voici le texte complet (traduit par Deepl) :
Communiqué de la Conférence épiscopale ukrainienne sur la déclaration du Dicastère de la Foi "FIDUCIA SUPPLICANS" sur la signification pastorale des bénédictions.
Le document du Dicastère de la Doctrine de la Foi du Vatican examine les différents types de bénédictions qui peuvent être données par le clergé en dehors de la liturgie. Le document souligne également que seuls ceux qui veulent vivre une vie agréable à Dieu et demandent une bénédiction peuvent être bénis liturgiquement. En revanche, il élargit la compréhension de la bénédiction extra-liturgique, qui est généralement donnée à toutes les personnes, en introduisant la possibilité de "bénir les couples de même sexe". C'est cette possibilité qui a provoqué une tempête de réactions et de malentendus sur les questions morales et doctrinales dans l'Église catholique concernant ce type de bénédiction.
En effet, le concept de "bénédiction" est perçu par beaucoup comme une "permission", en particulier comme une "permission de pécher". Bien que l'ensemble du document indique clairement qu'il n'y a pas de "permission" ou de "bénédiction" pour la cohabitation homosexuelle ou toute vie de péché, ni de changement dans l'enseignement traditionnel de l'Église sur le mariage, la notion de bénédiction des couples de même sexe, ou même des couples non réglementés sacramentellement, peut être perçue comme une légalisation de ces relations.
Le document cherche à souligner l'amour illimité de Dieu pour tous les hommes, y compris les pécheurs, et à montrer à cet égard que l'Église ne rejette pas ces personnes, à savoir celles qui ont des tendances homosexuelles ou même des actes homosexuels. Cependant, il semble que le texte ne fasse pas clairement la distinction entre une personne et son rang, acceptant avec miséricorde cette personne et exprimant son désaccord avec son péché.
En même temps, le document se concentre principalement sur deux catégories de personnes : celles qui vivent dans des relations sacramentellement non réglées (hommes et femmes) et les couples de même sexe. Ainsi, le document traite de la même manière la situation des couples homme-femme sacramentellement non réglés et celle des couples de même sexe. Les deux situations sont en état de péché grave, mais elles semblent être traitées séparément.
Nous voyons le danger d'une formulation ambiguë qui provoque des interprétations divergentes parmi les fidèles. Ce qui nous a échappé dans le document, c'est que l'Évangile appelle les pécheurs à la conversion, et sans un appel à quitter la vie de péché des couples homosexuels, la bénédiction peut ressembler à une approbation. Toutefois, nous soulignons que le document insiste à plusieurs reprises sur le fait que la bénédiction des couples de même sexe n'est en aucun cas une légalisation d'une telle cohabitation, et que l'enseignement de l'Église catholique sur le sacrement du mariage, qui est l'union d'un homme et d'une femme, reste inchangé.
La Conférence des évêques catholiques romains d'Ukraine
( 972386 )le journal La Croix a bien aimé par Cristo (2023-12-20 21:24:17)
[en réponse à 972219]
vous aimez le gloubi-boulga ? : servez-vous, c'est open bar !
Bénédictions : le pape, plus pasteur que docteur
Éditorial Le pape François autorise la bénédiction des couples homosexuels ou « en situation irrégulière ».
Arnaud Alibert, le 19/12/2023
Le pape François souhaite une Église ouverte à tout être humain, peu importent son histoire et sa vie, surtout si elles sont cabossées ou considérées hors des clous. Dès ses premiers textes, il a invité chacun à se tourner vers Dieu comme « un ami ». Lundi, sous son autorité, le dicastère pour la doctrine de la foi a donné un texte ouvrant les bénédictions aux personnes qui le demandent, y compris celles vivant en couple remarié ou homosexuel, deux situations vues comme irrégulières aux yeux de la discipline catholique. Les conditions énumérées – ni cadre liturgique, ni habit de noce, etc. – distinguent clairement ce moment du rituel du mariage. Il s’agit simplement de donner une bénédiction à des couples qui veulent grandir dans l’amour, comme on donne un verre d’eau à celui qui a soif. Pour des millions de chrétiens, cela a le caractère de l’évidence.
Que Dieu aime chacun de ses enfants et veuille son bien, l’Église le pense depuis toujours. Que l’homme ait besoin de Dieu pour se tourner résolument vers le Bien, l’Église le croit depuis son origine. Que toute bénédiction donnée soit un signe de la proximité bienfaisante de Dieu, l’Église le pratique depuis deux mille ans. Ceci est vrai pour tous. Le texte publié lundi n’a donc rien de révolutionnaire.
Des réactions, cependant, montrent le trouble de certains fidèles face au risque de confusion : la bénédiction n’est-elle pas une manière de valider les situations problématiques ? Pour François, il s’agit avant tout d’un acte pastoral plus que doctrinal, qui rejoint ceux qui jusqu’à présent se sont peut-être sentis exclus de l’amour de Dieu. La main qui bénit est une main secourable. Le pape en appelle à l’intelligence du cœur et au discernement, maîtres mots de son pontificat.
( 972387 )une officine vaticane "décrypte" pour vous par Cristo (2023-12-20 21:42:27)
[en réponse à 972219]
pour utiliser un terme à la mode journalistique.
Et on croit rêver : les plumitifs de Zénith n'ont rien de trouver de mieux que la photo d'un couple de mariés pour illustrer un article titrant sur les homosexuels : "Jupiter rend fous ..."
Une bénédiction pastorale pour les homosexuels
15 réponses extraites du document original
DÉCEMBRE 20, 2023
Des millions de catholiques et de non-catholiques ont probablement commencé cette semaine précédant Noël avec l’idée qui a peut-être suscité perplexité et confusion mais qui n’est pas tout à fait exacte : le pape aurait approuvé la bénédiction des couples de même sexe ainsi que des personnes divorcées remariées.
Voici 15 réponses à des interrogations très concrètes et spécifiques. Ces réponses sont extraites du document original Fiducia supplicans afin de montrer clairement que de nombreux articles publiés aujourd’hui sont plutôt imprécis.
Vous pouvez lire ici l’intégralité du texte original.
1. Quel est le sujet principal de la Déclaration Fiducia supplicans, par qui et quand a-t-elle été publiée ?
La première chose à préciser est qu’il s’agit d’un document dont le thème principal est – « le sens pastoral des bénédictions ». Il s’agit d’un document du Dicastère pour la doctrine de la foi (autrefois présidé par l’un des plus grands théologiens de l’histoire, le cardinal Joseph Ratzinger) et il a été publié le lundi 18 décembre 2023.
2. Change-t-elle la doctrine de l’Église ?
« La présente déclaration reste ferme sur la doctrine traditionnelle de l’Église concernant le mariage, n’autorisant aucun type de rite liturgique ou de bénédiction similaire à un rite liturgique qui pourrait prêter à confusion. »
3. Quelle est l’originalité de cette Déclaration ?
« La valeur de ce document est d’offrir une contribution spécifique et innovante à la signification pastorale des bénédictions, qui permet d’en élargir et enrichir la compréhension classique, étroitement liée à une perspective liturgique. »
4. Pourquoi cette Déclaration est-elle publiée (Fiducia supplicans, 2) ?
Le Dicastère pour la doctrine de la foi « a considéré diverses questions, formelles et informelles, sur la possibilité de bénir les couples de même sexe et sur la possibilité d’offrir de nouvelles clarifications, à la lumière de l’attitude paternelle et pastorale du pape François, sur le Responsum ad dubium formulé par l’ancienne Congrégation pour la doctrine de la foi et publié le 22 février 2021 ».
5. Ces « bénédictions pastorales » sont-elles de nouveaux rites pour les couples de même sexe et les divorcés remariés (FS, 4 et 5) ?
Le Dicastère précise que « sont inadmissibles les rites et les prières qui pourraient créer une confusion entre ce qui est constitutif du mariage, à savoir une « union exclusive, stable et indissoluble entre un homme et une femme, naturellement ouverte à la génération d’enfants », et ce qui le contredit. » Et il ajoute : « En ce qui concerne les bénédictions, l’Église a le droit et le devoir d’éviter tout type de rite qui pourrait contredire cette conviction ou prêter à confusion (…) Tel est également le sens du Responsum de l’ancienne Congrégation pour la doctrine de la foi, qui affirme que l’Église n’a pas le pouvoir de donner des bénédictions aux unions entre personnes de même sexe. »
6. À quoi nous invite la pensée du pape sur le sens pastoral, et non liturgique ou semi-liturgique, des bénédictions ? (FS, 7)
« Il nous invite à faire l’effort de développer et d’enrichir le sens des bénédictions », en distinguant les bénédictions liturgiques ou semi-liturgiques des bénédictions pastorales. Le présent document se concentre sur les bénédictions pastorales, comme nous l’avons déjà mentionné.
7. Quelle est la distinction entre les bénédictions liturgiques ou semi-liturgiques et les bénédictions pastorales (FS, 9, 11, 12, 18 et 19) ?
« D’un point de vue strictement liturgique, la bénédiction exige que ce qui est béni soit conforme à la volonté de Dieu telle qu’elle se manifeste dans les enseignements de l’Église. » Plus loin, il dira : « Lorsqu’une bénédiction est invoquée sur certaines relations humaines au moyen d’un rite liturgique approprié, il est nécessaire que ce qui est béni puisse correspondre aux desseins de Dieu inscrits dans la Création et pleinement révélés par le Christ Seigneur. C’est pourquoi, étant donné que l’Église a toujours considéré comme moralement licites uniquement les relations sexuelles vécues dans le cadre du mariage, elle n’a pas le pouvoir de conférer sa bénédiction liturgique lorsque celle-ci peut, d’une certaine manière, offrir une forme de légitimité morale à une union qui se présente comme un mariage ou à une pratique sexuelle extra maritale. La substance de cette prise de position a été réitérée par le Saint-Père dans ses Respuestas aux Dubia de deux Cardinaux. »
Il est également précisé que « Nous devons aussi éviter le risque de réduire le sens des bénédictions à ce seul point de vue, car cela nous conduirait à exiger, pour une simple bénédiction, les mêmes conditions morales que celles qui sont exigées pour la réception des sacrements. Ce risque exige que nous élargissions encore cette perspective. »
Sur les bénédictions pastorales, il est dit que « Dans la continuité de l’Ancien Testament, la bénédiction en Jésus n’est pas seulement ascendante, se référant au Père, mais aussi descendante, répandue sur les autres comme un geste de grâce, de protection et de bonté. » (…) « La bénédiction exprime l’étreinte miséricordieuse de Dieu et la maternité de l’Église qui invite les fidèles à avoir les mêmes sentiments de Dieu envers leurs propres frères et sœurs. »
8. Que signifie demander une bénédiction dans l’Église ? (FS, 20, 21)
« Celui qui demande une bénédiction montre qu’il a besoin de la présence salvifique de Dieu dans son histoire, et celui qui demande une bénédiction à l’Église reconnaît l’Église comme sacrement du salut que Dieu offre. Chercher une bénédiction dans l’Église, c’est admettre que la vie de l’Église jaillit du sein de la miséricorde de Dieu et nous aide à avancer, à mieux vivre, à répondre à la volonté du Seigneur. »
(…) « Lorsqu’on demande une bénédiction, il s’agit d’une demande d’aide adressée à Dieu, d’une prière pour pouvoir vivre mieux, d’une confiance en un Père qui peut nous aider à vivre mieux. Cette demande doit être valorisée, accompagnée et accueillie avec gratitude. Les personnes qui viennent spontanément demander une bénédiction manifestent par cette demande leur ouverture sincère à la transcendance, la confiance de leur cœur qui ne s’appuie pas uniquement sur leurs propres forces, leur besoin de Dieu et leur désir de sortir de l’étroitesse de ce monde refermé sur lui-même. »
9. Les bénédictions pastorales (en dehors de la sphère liturgique) : une ressource pastorale (FS, 23, 24)
Lorsque ces expressions de la foi sont considérées en dehors d’un cadre liturgique, on se trouve dans un domaine de plus grande spontanéité et liberté, mais « le caractère facultatif des pieux exercices ne peut en aucun cas signifier une quelconque méconnaissance, ni même le mépris à leur égard. L’attitude juste qu’il convient d’adopter est, au contraire, celle qui consiste à valoriser d’une manière adéquate et avec sagesse, les richesses non négligeables de la piété populaire, avec ses potentialités ». Les bénédictions deviennent ainsi une ressource pastorale à valoriser plutôt qu’un risque ou un problème.
(…) Les bénédictions doivent être évaluées comme des actes de dévotion qui « ont une place qui leur est propre, en dehors de la célébration de l’Eucharistie et des autres sacrements […]. Le langage, le rythme, la configuration, les accents théologiques de la piété populaire se différencient bien des éléments correspondants dans les actions liturgiques ». Pour la même raison, « il faut éviter de qualifier les pieux exercices de “célébrations liturgiques”, car ils doivent conserver leur propre style, leur simplicité et leur langage particulier.
10. Oui à la bénédiction des personnes, malgré leurs erreurs (FS, 27)
« Faire sentir à ces personnes qu’elles restent bénies malgré leurs graves erreurs, que le Père céleste continue à vouloir leur bien et à espérer qu’elles s’ouvrent finalement au bien. Même si leurs parents les plus proches les ont abandonnées, parce qu’ils les jugent désormais irrécupérables, pour Dieu ce sont toujours ses enfants. »
11. Ces bénédictions sont-elles comparables au mariage ? (FS, 30)
S’il n’est pas opportun qu’un diocèse, une Conférence des évêques ou toute autre structure ecclésiale mette en place constamment et officiellement des procédures ou des règles pour toutes sortes de questions , la prudence et la sagesse pastorales peuvent suggérer que, pour éviter de graves formes de scandale ou de confusion parmi les fidèles, le ministre ordonné s’associe aux prières des personnes qui, bien que vivant une union qui ne peut en aucun cas être comparée au mariage, désirent se confier au Seigneur et à sa miséricorde, invoquer son aide et être guidées vers une plus grande compréhension de son dessein d’amour et de vérité. »
12. Les unions homosexuelles ou les couples divorcés remariés sont-ils légitimes (FS, 31) ?
« Une bénédiction descendante de Dieu lui-même sur ceux qui, se reconnaissant indigents et ayant besoin de son aide, ne revendiquent pas la légitimité de leur propre statut, mais demandent que tout ce qui est vrai, bon et humainement valable dans leur vie et dans leurs relations soit investi, guéri et élevé par la présence de l’Esprit Saint. Ces formes de bénédiction expriment une supplication à Dieu pour qu’il accorde les aides qui proviennent des impulsions de son Esprit – que la théologie classique appelle « grâces actuelles » – afin que les relations humaines puissent mûrir et grandir dans la fidélité au message de l’Évangile, se libérer de leurs imperfections et de leurs fragilités et s’exprimer dans la dimension toujours plus grande de l’amour divin. »
13. Y aura-t-il de nouvelles formules de bénédiction pastorale dans le Rituel des bénédictions (FS, 35, 36) ?
« La sensibilité pastorale des ministres ordonnés doit aussi être éduquée à effectuer spontanément des bénédictions qui ne se trouvent pas dans le Rituel des bénédictions. En ce sens, il est essentiel d’accepter la préoccupation du pape pour que ces bénédictions non ritualisées ne cessent pas d’être un simple geste qui fournit un moyen efficace d’accroître la confiance en Dieu des personnes qui le demandent, en évitant qu’elles deviennent un acte liturgique ou semi-liturgique, semblable à un sacrement. »
14. Faut-il instituer des rites pour ce type de bénédiction (FS, 38) ?
Non, « Il ne faut ni promouvoir ni envisager un rituel de bénédiction des couples en situation irrégulière, mais il ne faut pas non plus empêcher ou interdire la proximité de l’Église avec toute situation où l’on recherche l’aide de Dieu au moyen d’une simple bénédiction. »
15. Ces bénédictions peuvent-elles être pratiquées au cours d’une messe ou après des unions civiles de personnes de même sexe ou divorcées et remariées (FS, 39, 40) ?
« (…) Pour éviter toute forme de confusion ou de scandale, lorsque la prière de bénédiction, bien qu’exprimée en dehors des rites prescrits par les livres liturgiques, est demandée par un couple en situation irrégulière, cette bénédiction ne sera jamais accomplie en même temps que les rites civils d’union, ni même en relation avec eux. Ni non plus avec des vêtements, des gestes ou des paroles propres au mariage. Il en va de même lorsque la bénédiction est demandée par un couple de même sexe. »
« (…) Une telle bénédiction peut en revanche trouver sa place dans d’autres contextes, comme la visite d’un sanctuaire, la rencontre avec un prêtre, une prière récitée en groupe ou lors d’un pèlerinage. En effet, par ces bénédictions, qui ne sont pas données selon les formes rituelles propres à la liturgie, mais plutôt comme une expression du cœur maternel de l’Église, semblables à celles qui jaillissent des profondeurs de la piété populaire, on n’entend pas légitimer quoi que ce soit, mais seulement ouvrir sa vie à Dieu, lui demander son aide pour mieux vivre, et invoquer aussi l’Esprit Saint pour que les valeurs de l’Évangile soient vécues avec une plus grande fidélité. »
( 972389 )Quand c'est flou il y a un loup par Ptitlu (2023-12-20 21:53:40)
[en réponse à 972387]
Et là, comme une impression d'immense bazar. Pas vraiment le devoir d'un Pape. Une punition pour les délégués du synode d'avoir "mal" voté ?
En tout cas ceux qui défendent la légalité à tous crins sont beaux là. Leur légalité, non seulement elle crève la bouche ouverte, obstinée dans sa bêtise, mais en plus, elle professe que l'ordre c'est l'anarchie, et la règle son absence.
( 972391 )si plusieurs conférences épiscopales réagissent par jejomau (2023-12-20 22:08:11)
[en réponse à 972387]
C'est qu'on a TOUS compris ce qui se passe !
Point final !
( 972604 )lors d'un pélé ! par Adso (2023-12-26 18:54:00)
[en réponse à 972387]
Cette pseudo bénédiction peut se dérouler lors d'un pélerinage ! On imagine aisément que des groupes LGBTQRSTUVWW & Cie ne vont pas se priver...
Un cauchemar...
( 972404 )Déclaration des évêques du Nigéria par Chicoutimi (2023-12-21 02:20:11)
[en réponse à 972219]
Les évêques du Nigéria ne permettront pas la bénédiction des couples de même sexe (il sera possible uniquement de bénir les personnes). Leur déclaration est une ré-interprétation du document Fiducia supplicans (puisque que le document romain parle bel et bien de ''couple'' et pas seulement de ''personne'').
La déclaration des évêques du Nigéria précise donc que la bénédiction est uniquement pour les personnes (et jamais pour les unions) et concerne ceux qui ont le désir de suivre les Commandements de Dieu mais qui sont dans l'une des situations suivantes: les personnes qui sont divorcés-remariés, les personnes qui sont dans une union de même sexe, les personnes qui vivent dans la polygamie et les personnes qui vivent dans le concubinage.
La déclaration conclut en disant qu'il ''n'y a aucune possibilité dans l'Église de bénir les unions et activités homosexuelles. Cela irait à l’encontre de la loi de Dieu, des enseignements de l’Église, des lois de notre nation et des sensibilités culturelles de notre peuple.''
( 972408 )Pas de refus de bénir les couples par Johanis (2023-12-21 09:38:58)
[en réponse à 972404]
Ils ne disent pas que les deux personnes ne doivent pas être bénies "en couple", ensemble, implicitement même ils laissent supposer que c'est possible. Ils font implicitement leur la distinction entre couple et relation homosexuelle, la bénédiction commune des deux personnes du couple n'est pas rejetée.
( 972416 )Le problème... par Chicoutimi (2023-12-21 13:46:46)
[en réponse à 972408]
avec la déclaration des évêques nigériens, c'est qu'ils sont encore dans la fameuse ''herméneutique de la continuité'', tentant de donner au texte Fiducia supplicans une interprétation catholique, au lieu de reconnaître la rupture instaurée par le texte.
En ce sens, la déclaration des évêques nigériens est beaucoup plus faible que celle des évêques d'Astana, c'est évident.
Mais, je n'irais pas jusqu'à dire que leur déclaration va dans le sens de reconnaître ''la bénédiction commune des deux personnes du couple de même sexe''.
( 972405 )Un prêtre nigérien craint l'imminence d'un schisme par Chicoutimi (2023-12-21 06:18:05)
[en réponse à 972219]
Le père Ugochukwu Ugwoke, de l'Institut Séculier des Pères de Schoenstatt au Nigéria, a écrit ceci sur son compte Twitter:
''Avec toute la confusion que le récent document du Vatican, «Fiducia Supplicans», a créée dans l'Église universelle, j'attends du Vatican, comme il l'a fait dans presque tous les documents publiés par le pape François, qu'il se manifeste ouvertement et clarifie pour beaucoup de gens, en termes clairs, la position de l'Église à l'égard des couples de même sexe et de l'union du même sexe, surtout à la lumière de ce document apparemment controversé. Cela devrait être fait de toute urgence pour éviter une situation imminente de schisme au sein de l’Église.''
( 972406 )Aleteia: Fiducia Supplicans trouble des catholiques du monde entier par Chicoutimi (2023-12-21 06:39:54)
[en réponse à 972219]
Un texte d'Aleteia:
Fiducia Supplicans trouble des catholiques du monde entier
20/12/2023
''La publication le 18 décembre de "Fiducia Supplicans", document du dicastère pour la Doctrine de la foi permettant de "bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe" jette le trouble chez les fidèles et religieux du monde entier.
Surprise, trouble, incompréhension… Partout dans le monde, des fidèles ne cachent pas leur trouble depuis la publication de Fiducia Supplicans lundi 18 décembre. (...)
En Afrique, des fidèles, des prêtres et des évêques n’ont pas hésité à partager leur incompréhension. Dans une déclaration de trois pages, la Conférence des évêques catholiques du Kenya (KCCB) a noté que certains aspects de la déclaration «provoquaient de l’anxiété et même de la confusion parmi les chrétiens et, en général, parmi le peuple de Dieu». «Dans notre réalité, ici en Afrique, nous sommes très clairs sur ce qu’est une famille et un mariage», indique le communiqué. En Zambie, la Conférence des évêques du pays a déclaré que ce document devait faire l’objet «d’une réflexion plus approfondie et non d’une mise en œuvre» dans le pays.
Afin «d’éviter de créer une confusion parmi les fidèles», la Conférence épiscopale du Malawi a indiqué pour sa part le 19 décembre que «pour des raisons pastorales, les bénédictions de toute sorte et pour les unions homosexuelles de quelque nature que ce soit ne soient pas autorisées au Malawi». En Côte d’Ivoire, plusieurs prêtres ont mis en garde sur le risque de confusion que cette déclaration pouvait entraîner comme «l’impression de normaliser les situations dites irrégulières».
Une formulation ambiguë
Au Danemark Mgr Czesław Kozon, évêque de Copenhague, n’est pas tant en désaccord avec le fond qu’avec «la manière dont elle (la déclaration du dicastère ndlr) sera reçue et interprétée», a-t-il indiqué le 19 décembre. Aux Pays-Bas, l’évêque de Haarlem-Amsterdam, Mgr Jan Hendricks, préfère prendre le temps de la réflexion avant de s’exprimer. «Nous sommes tous occupés en ce moment à préparer Noël et cela m’inclut. J’espère revenir courant janvier sur la déclaration», a-t-il réagi.
Sur X Mgr José Ignacio Munilla, évêque d’Orihuela-Alicante, a tenu à rappeler que «la charité pastorale est un appel pour que tous les pécheurs soient bénis, mais pas pour bénir notre péché».
Pour la Conférence épiscopale ukrainienne, la déclaration du dicastère revêt un «danger par sa formulation ambiguë qui provoque des interprétations divergentes parmi les fidèles».
Au Kazakhstan, pays visité par le pape François à l’été 2023, l’archevêque Tomash Peta et l’évêque Athanasius Schneider – respectivement chef et auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana, ont affirmé que le texte du dicastère pour la Doctrine de la foi approuvait des pratiques qui contredisaient «la révélation divine et la doctrine et la pratique ininterrompues et bimillénaires» de l’Église catholique. (...)''
( 972419 )Mgr Viganò dénonce Fiducia supplicans par Chicoutimi (2023-12-21 14:12:28)
[en réponse à 972219]
et il critique fortement ''l'usurpateur qui siège - abomination de la désolation - sur le Trône de Pierre''.
Déclaration de Mgr Viganò
sur le document du Vatican "Fiducia supplicans"
concernant la licéité de la bénédiction des couples irréguliers
21/12/2023
Publié sur le site Exurge Domine
''Lorsque le diable essaie de nous persuader de pécher, il met l'accent sur le bien supposé de l'action mauvaise qu'il veut nous faire faire, tout en occultant les aspects qui sont nécessairement contraires aux Commandements de Dieu. Il ne nous dit pas : "Péchez et offensez le Seigneur qui est mort pour vous sur la Croix", parce qu'il sait qu'une personne normale ne veut pas le mal en soi, mais qu'elle fait généralement le mal sous l'apparence du bien.
Cette stratégie de tromperie revient invariablement. Pour inciter une mère à avorter, Satan ne lui demande pas de se réjouir de tuer l'enfant qu'elle porte, mais de réfléchir aux conséquences de la grossesse, au fait qu'elle perdra son emploi, ou qu'elle est trop jeune et inexpérimentée pour élever et éduquer un enfant ; et il semble presque que cette mère, en se faisant meurtrière et infanticide, fasse preuve d'un sens des responsabilités en voulant épargner à l'innocente créature une vie sans amour. Pour convaincre un homme de commettre l'adultère, l'esprit tentateur lui montre les avantages supposés de trouver un exutoire dans une liaison extraconjugale, le tout au bénéfice de la paix dans la famille. Pour pousser un prêtre à accepter les déviations hérétiques de ses supérieurs, il met en avant l'obéissance à l'autorité et la préservation de la communion ecclésiale.
Ces tromperies servent évidemment à éloigner les âmes de Dieu, à effacer la grâce en elles, à les souiller par le péché, à obscurcir leur conscience de telle sorte que la chute suivante soit d'autant plus occasionnelle qu'elle est grave. L'action du démon s'exprime en quelque sorte comme la "fenêtre d'Overton", qui rend l'offense à Dieu moins horrible, qui nous fait croire que le châtiment qui nous attend est moins terrible, et les conséquences de notre culpabilité plus acceptables. Le Seigneur est bon : il pardonne à tous, nous chuchote-t-il, en prenant soin de nous éloigner de la pensée de la Passion du Christ, du fait que chaque coup de fléau, chaque gifle, chaque épine plantée dans sa tête, chaque clou enfoncé dans sa chair est le fruit de nos péchés. Et puis, si vous cédez à la tentation, ce n'est pas votre faute, c'est votre fragilité. Et une fois enfoncée, péché après péché, dans l'habitude du mal et du vice, l'âme se laisse entraîner de plus en plus bas, jusqu'à ce que la demande du diable se présente dans toute son horreur : se rebeller contre Dieu, le rejeter, le blasphémer, le haïr parce qu'il vous a privé de votre droit au bonheur par des préceptes oppressifs. C'est là, à y regarder de plus près, l'élément récurrent de la tentation, depuis le péché d'Adam : montrer le mal sous de fausses apparences de bien, et le bien comme un obstacle gênant à l'accomplissement de sa volonté rebelle.
L'Église, qui est notre Mère, sait bien combien il est dangereux pour une âme chrétienne d'ignorer cette stratégie infernale. Les confesseurs, les directeurs spirituels et les prédicateurs considèrent qu'il est essentiel d'expliquer aux fidèles comment agit le diable, afin qu'ils comprennent avec leur intelligence la fraude du malin, pour pouvoir s'y opposer avec leur volonté, aidés en cela par l'assiduité dans la prière et la fréquentation des sacrements. D'autre part, comment imaginer une mère qui encourage son enfant à ne pas progresser dans l'amour de Dieu, et qui l'assure que le Seigneur lui accordera le salut sans condition ? Quelle mère assisterait à la ruine de son enfant, sans essayer de l'avertir et même de le punir, afin qu'il comprenne la gravité de ses actes et ne se fasse pas du mal pour l'éternité ?
La délirante Déclaration Fiducia Supplicans, récemment publiée par la parodie de l'ancien Saint-Office rebaptisé Dicastère, perce définitivement le voile de l'hypocrisie et de la tromperie de la Hiérarchie bergoglienne, montrant ces faux bergers pour ce qu'ils sont réellement : des serviteurs de Satan et ses alliés les plus zélés, à commencer par l'usurpateur qui siège - abomination de la désolation - sur le Trône de Pierre. L'incipit même du document semble, comme tous ceux publiés par Bergoglio, moqueur et trompeur : parce que la confiance dans le pardon de Dieu sans repentance s'appelle la présomption d'un salut sans mérite et est un péché contre le Saint-Esprit.
La fausse sollicitude pastorale de Bergoglio et de ses courtisans à l'égard des adultères, des concubins et des sodomites doit être dénoncée en premier lieu par les bénéficiaires présumés du document du Vatican, qui sont les premières victimes du sulfureux pharisaïsme conciliaire et synodal. C'est leur âme immortelle qui est sacrifiée à l'idole woke, car au jour du Jugement particulier, ils découvriront qu'ils ont été trompés et trahis par ceux qui, sur terre, détiennent l'autorité du Christ. La faute que le Seigneur reprochera à ces malheureux ne concernera pas seulement les péchés commis, mais aussi et surtout d'avoir voulu croire à un mensonge diabolique, à une fraude de faux pasteurs - à commencer par Bergoglio et Tucho - que la conscience leur avait montrés comme tels. Un mensonge que veulent croire de nombreux membres de la Hiérarchie, qui espèrent tôt ou tard pouvoir recevoir la même bénédiction avec leurs complices dans le vice, en ratifiant ce style de vie sacrilège et pécheur qu'ils pratiquent déjà, et avec le consentement ostentatoire de Bergoglio.
Le fait que la Déclaration de Tucho Fernandez approuvée par Bergoglio réitère que la bénédiction d'un couple irrégulier ne doit pas ressembler à une forme de rite de mariage, et que le mariage n'est qu'entre un homme et une femme, fait partie de la stratégie de tromperie. En effet, il ne s'agit pas de savoir si le mariage peut être contracté par deux hommes ou deux femmes, mais si des personnes vivant dans un état de péché grave peuvent mériter, en tant que couple irrégulier, une bénédiction donnée par un diacre ou un prêtre, avec la seule précaution de ne pas donner l'impression qu'il s'agit d'une célébration liturgique. L'attention du Sanhédrin du Vatican est entièrement tournée vers l'assurance au peuple chrétien qu'il n'a pas l'intention de formaliser de nouvelles formes de mariage, alors que l'état de péché mortel et de grave scandale de ceux qui recevraient une telle bénédiction, et le danger de damnation éternelle qui pèse sur ces pauvres âmes, sont totalement ignorés. Sans parler de l'impact social que cette Déclaration aura sur ceux qui ne sont pas catholiques et qui, grâce à elle, s'estimeront autorisés à des excès bien pires. On peut se demander si, dans cette course à la légitimation de la sodomie - obtenue sans aller jusqu'à célébrer des mariages entre sodomites - il n'y a pas un conflit d'intérêt chez ceux qui la proposent avec tant d'insistance : c'est comme si les gouvernants se protégeaient d'un bouclier juridique de responsabilité avant d'imposer à la population un sérum génétique expérimental dont ils n'ignorent pas les effets néfastes.
Il n'y a pas de doute : le réveil est brutal pour les soi-disant conservateurs, qui se voient ridiculisés par le préfet Tucho, qui s'inquiète que la bénédiction d'un couple ne ressemble pas à un mariage, mais ne dit rien sur le péché intrinsèque du concubinage public et de la sodomie. L'important est que les modérés - défenseurs de Vatican II - puissent s'estimer satisfaits de cette apostille jésuitique (en l'occurrence que ces bénédictions spontanées et non rituelles ne sont pas un mariage) censée sauver la doctrine sur la papauté tout en poussant les âmes à se damner. Pour les prêtres qui n'accepteraient pas de bénir ces malheureux, deux voies sont préparées : la première, être expulsés de la paroisse ou du diocèse ad nutum Pontificis ; la seconde, se résigner à troquer leur droit à la dissidence contre la reconnaissance du droit des autres confrères à approuver ; ce que l'on a déjà vu dans le domaine liturgique avec Summorum Pontificum. En bref, l'opération de Bergoglio est un exutoire de la Foi, où l'on trouve de tout, des rites de la Semaine Sainte d'avant 1955 aux "eucharisties" LGBTQ, tant que rien n'est remis en cause de son "pontificat".
À cela s'ajoute le scandale pour les catholiques qui, face aux horreurs de la secte de Santa Marta, sont tentés par le schisme ou l'abandon de l'Église. Et encore : avec quelle amertume et quel sentiment de désillusion considéreront-ils Rome ceux qui, conscients de leur situation d'irrégularité objective, ont cherché et cherchent encore de toutes leurs forces et avec la grâce de Dieu à ne pas pécher et à vivre en conformité avec les commandements ? Que peuvent ressentir ceux qui demandent une voix paternelle qui les exhorte à continuer sur le chemin de la sainteté, et non la reconnaissance idéologique de leurs vices qu'ils savent incompatibles avec la morale naturelle ?
Posons-nous la question : que veut faire Bergoglio ? Rien de bon, rien de vrai, rien de saint. Il ne veut pas que les âmes soient sauvées ; il ne proclame pas l'Évangile de manière opportune et pressante pour appeler les âmes au Christ ; il ne leur montre pas le Sauveur flagellé et ensanglanté pour les inciter à changer de vie. Non, Bergoglio veut leur damnation, comme un hommage infernal à Satan et un défi effronté à Dieu.
Mais il y a un objectif plus immédiat et plus simple à atteindre : inciter les catholiques à se détourner de son église et lui laisser le champ libre pour en faire la concubine du Nouvel Ordre Mondial. Les femmes prêtres, les bénédictions homosexuelles, les scandales sexuels et financiers, les affaires d'immigration, les campagnes de vaccination forcée, l'idéologie du genre, l'environnementalisme néo-malthusien, la gestion tyrannique du pouvoir sont autant d'outils pour scandaliser les fidèles, dégoûter ceux qui ne croient pas, discréditer l'Église et la papauté. Quoi qu'il arrive, Bergoglio a déjà atteint son objectif, qui est de s'assurer le consentement des hérétiques et des fornicateurs qui le reconnaissent comme pape, en évinçant toute voix critique.
Si ce document, ainsi que d'autres déclarations plus ou moins officielles, avait vraiment pour but le bien des adultères, des concubins et des sodomites, il aurait dû leur montrer l'héroïsme du témoignage chrétien, leur rappeler l'abnégation que Notre Seigneur demande à chacun d'entre nous et leur apprendre à se confier à la Grâce de Dieu pour surmonter les épreuves et vivre en conformité avec Sa Volonté. Au contraire, il les encourage, les bénit comme irréguliers, comme s'ils ne l'étaient pas, mais en même temps il les prive de mariage, et admet ainsi qu'ils sont irréguliers. Bergoglio ne leur demande pas de changer de vie, mais autorise une farce grotesque dans laquelle deux hommes ou deux femmes pourront se présenter devant un ministre de Dieu pour être bénis, avec leurs parents et amis, et célébrer ensuite cette union pécheresse par un banquet, la découpe du gâteau et des cadeaux. Mais ce n'est pas un mariage, soyons clairs...
Je me demande ce qui va empêcher que cette bénédiction soit donnée non pas à un couple, mais à plusieurs personnes, au nom de la polyamorie, ou à des mineurs, au nom de la liberté sexuelle que l'élite mondialiste introduit par le biais de l'ONU et d'autres organisations internationales subversives. Suffira-t-il de rappeler que l'Église n'approuve pas les unions polygames et la pédophilie pour permettre aux polygames et aux pédophiles d'être bénis ? Et pourquoi ne pas étendre ce gadget à ceux qui pratiquent la bestialité ? Ce serait toujours au nom de l'accueil, de l'intégration, de l'inclusivité.
La même falsification diabolique est en cours pour les femmes prêtres. Si, d'une part, le Synode sur la synodalité n'a pas abordé l'ordination des femmes, d'autre part, on envisage déjà une forme de "ministère non ordonné" qui leur permettrait de présider des célébrations fallacieuses sous prétexte qu'il n'y a plus de prêtres et de diacres. Dans ce cas aussi, les fidèles voient sur l'autel une femme en aube lire l'Évangile, prêcher, distribuer la communion, comme le ferait un prêtre, mais sans en être un. Cela se fait avec la note de bas de page du Vatican selon laquelle il s'agit d'un ministère qui ne remet pas en question le sacerdoce catholique.
Le signe distinctif de l'Église conciliaire et synodale, de cette secte de rebelles et de pervers, est le mensonge et l'hypocrisie. Son but est intrinsèquement mauvais, car il enlève l'honneur de Dieu, expose les âmes au danger de la damnation, les empêche de faire le bien et les encourage à faire le mal. Ceux qui, dans l'Église bergoglienne, continuent à suivre la doctrine et les préceptes de l'Église catholique ne sont pas à leur place et, tôt ou tard, finiront par s'en séparer ou par y céder.
L'Église catholique est la seule arche par laquelle le Seigneur a ordonné le salut et la sanctification de l'humanité. Partout où ce qui semble être l'Église agit et travaille pour la damnation de l'humanité, ce n'est pas l'Église, mais plutôt sa contrefaçon blasphématoire. Il en va de même pour la papauté, que la Providence a voulue comme un lien de charité dans la vérité, et non comme un instrument pour diviser, scandaliser et damner les âmes.
J'exhorte tous ceux qui ont reçu la dignité de cardinal, mes frères dans l'épiscopat, les prêtres, les clercs et les fidèles à s'opposer avec la plus grande fermeté à cette course folle vers l'abîme à laquelle une secte d'apostats renégats voudrait nous contraindre. J'implore les évêques et les ministres de Dieu - par les très saintes plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ - non seulement d'élever la voix pour défendre l'enseignement immuable de l'Église et de condamner les déviations et les hérésies, sous quelque apparence qu'elles se présentent, mais aussi d'avertir les fidèles et d'empêcher ces bénédictions sacrilèges dans leurs diocèses. Le Seigneur nous jugera sur la base de sa sainte Loi, et non sur les séductions pharisiennes de ceux qui servent l'Ennemi.''
Mgr Carlo Maria Viganò, Archevêque
20 décembre 2023
Feria IV Quattuor Temporum Adventus
( 972422 )Fiducia supplicans: Joe Biden salue la décision du pape François par Chicoutimi (2023-12-21 18:03:41)
[en réponse à 972219]
Un article de Life Site News:
Joe Biden salue la décision du pape François d'autoriser la bénédiction des "couples" homosexuels
Le président américain, qui a déjà présidé le "mariage" de deux hommes, s'est félicité de l'approbation par le Vatican de la bénédiction des couples homosexuels, au mépris de l'enseignement de l'Église.
20/12/2023
''Le président américain Joe Biden, catholique, s'est félicité de la récente approbation par le Vatican de la bénédiction des couples de même sexe, selon son attaché de presse.
"Le président, comme de nombreux catholiques dans le monde, s'est félicité de la déclaration du Vatican, faite avec l'approbation du pape François, qui autorise la bénédiction des couples de même sexe", a déclaré la secrétaire de presse Karine Jean-Pierre lors d'une conférence de presse tenue mardi, lorsqu'elle a été interrogée sur la réaction de M. Biden à la décision du Vatican.
Jean-Pierre a ajouté : "Pour tout ce qui est spécifique, nous devrions en référer à l'Église, mais il est évident que nous nous félicitons de l'avancée du ministère de l'Église auprès des personnes LGBTQ."
(...)
Bien qu'il se dise catholique et qu'il assiste régulièrement à la messe, le président Biden a défié l'enseignement catholique en présidant des réunions de la Commission européenne, l'administration la plus favorable à l'avortement de l'histoire des États-Unis, et il demeure un partisan zélé de la dépénalisation du meurtre des enfants à naître.
M. Biden est également un fervent partisan des "unions" homosexuelles et a même présidé sur le "mariage" de deux hommes. (...)''
( 972423 )Un texte qui correspond au souhait des évêques suisses par DumVolviturOrbis (2023-12-21 18:12:50)
[en réponse à 972219]
Dans un communiqué hors sol, les évêques suisses se réjouissent d'un texte qui correspond à leur "souhait". Nous ne parlerons même pas de cette hérésie propre à notre temps qui consiste à mettre le Saint Esprit partout pour justifier tout et n'importe quoi. Oublions également l'illustration détestable qu'ils ont réussi à mettre sur leur communiqué.
En revanche peut-être faudrait-il qu'ils s'occupent un peu des affaires qui secouent l'Eglise catholique en Suisse depuis plusieurs mois, notamment tous ces cas d'homosexualité parmi le clergé. Les médias et l'Eglise elle-même tentent de camoufler tout cela parmi les nombreux scandales de pédophilies qui sortent en ce moment. Mais il serait temps de se poser la question de la place de l'homosexualité dans ces comportements scandaleux.
Cette décision correspond au souhait des évêques suisses d’une Eglise ouverte qui prend au sérieux, respecte et accompagne les personnes dans différentes situations relationnelles.
...
Les discussions sous l’égide de l’Esprit Saint qui ont eu lieu cette année dans le cadre du synode sur la synodalité ouvrent un horizon à ce sujet. Avec la déclaration qui vient de paraître, l’Eglise témoigne qu’elle perçoit et prend au sérieux les préoccupations synodales et qu’elle assume de manière conséquente sa mission d’accompagnement pastoral de tout être humain, en continuité avec l’exhortation apostolique « Amoris laetitia ».
( 972439 )Mgr Mutsaerts dénonce une ''ambiguïté diabolique'' par Chicoutimi (2023-12-22 06:00:02)
[en réponse à 972219]
Traduction d'un article de Life Site News:
« Ambiguïté diabolique » : un évêque néerlandais plaide pour que François clarifie les « bénédictions » homosexuelles
« Saint-Père, s’il vous plaît, soyez clair ! Vous n’aidez personne avec cela ! Personne du tout ! », a déclaré Mgr Robert Mutsaerts, évêque auxiliaire du diocèse de Bois-le-Duc.
21/12/2023
''L’évêque Robert Mutsaerts, évêque auxiliaire du diocèse de Bois-le-Duc aux Pays-Bas, a publié une déclaration forte contre «l’ambiguïté diabolique» du récent document de François approuvant les «bénédictions» pour les «couples» homosexuels.
(...)
Voici la réponse complète de Mgr Robert Mutsaerts à la Déclaration du Vatican Fiducia supplicans:
Encore une fois, cette ambiguïté diabolique
«Avec la Déclaration Fiducia supplicans du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, approuvée par le Pape François, il sera possible de bénir les couples de même sexe.» C’est ce que l’on peut lire dans le titre d’un article publié sur le site du Vatican. Certes, une telle bénédiction doit être effectuée sans aucune ritualisation, et elle ne doit pas non plus donner l’impression d’un mariage. «La doctrine concernant le mariage ne change pas et la bénédiction ne signifie pas l’approbation de l’union», poursuit le site officiel du Vatican.
La question n’est pas la bénédiction des pécheurs. Logiquement, cela a toujours été possible. L’Église a toujours invité les gens à recevoir la bénédiction de Dieu. La déclaration le réitère une fois de plus. Qu’il ne puisse y avoir de mariage sacramentel, la déclaration est également claire à ce sujet. Un mariage ecclésiastique de couples de même sexe est et reste impossible. Cela reste réservé à une relation homme/femme. Il ne peut pas non plus y avoir de forme formelle de ritualisation (comme nous le trouvons dans le Benedictional). Cette note peut être considérée comme une réaction à la bénédiction formelle des couples homosexuels en Allemagne, où la conférence épiscopale a officialisé ce type de bénédiction. Ensuite, il y a un troisième type de bénédiction, appelé bénédictions spontanées. On peut penser ici à un pèlerin demandant la bénédiction d’un prêtre présent dans un lieu de pèlerinage. Ou la bénédiction demandée par un pratiquant à un prêtre lors de la distribution de la communion parce qu’il n’est pas (encore) baptisé, ou un baptisé qui se considère indigne de recevoir la communion et qui a l’intention de recevoir le sacrement de la confession. Qui peut recevoir cette bénédiction? Tout le monde. Jusque-là, rien de nouveau.
Mais viennent ensuite les passages déroutants de la déclaration. Pourquoi demande-t-on une bénédiction? Pour enlever la rupture dans sa vie. Après tout, c’est la bénédiction de Dieu qui est demandée. La première question à se poser est: Dieu voudrait-il donner Sa bénédiction à ce sujet? Dieu qui n’aime rien de plus que de voir les gens venir à la repentance, pour partager l’amour de Dieu. Dieu peut-il donner sa bénédiction à un pécheur? Comme nous l’avons mentionné, oui, bien sûr. Les pécheurs repentants qui viennent à la repentance sont pardonnés de tout cœur. Une toute autre question est: Dieu peut-il donner sa bénédiction sur le péché? Bien sûr que non! Nous aimons le pécheur, mais nous haïssons le péché. Dans les trois formes de bénédiction (sacramentelle, formelle, informelle), exactement le même principe s’applique. Et c’est là que les choses se gâtent dans Fiducia Supplicans. Un chrétien homosexuel peut être béni individuellement. Mais on ne peut pas bénir une relation homosexuelle, parce que l’Église la caractérise comme désordonnée ou pécheresse. Ce caractère désordonné est affirmé, mais néanmoins la déclaration dit que la bénédiction de telles relations est une possibilité. En d’autres termes, il est possible de bénir une relation pécheresse. Dieu donnant Sa bénédiction sur un péché, c’est une parodie!
Sur quoi tout cela est-il basé? Il n’y a aucune référence aux Pères de l’Église, aux documents des papes, aux écrits des théologiens, mais presque exclusivement aux documents antérieurs du pape François lui-même. Fiducia Supplicans veut être pastorale, mais ce que la déclaration entend par bénédiction est totalement diffus. Il n’est pas clair pourquoi quelqu’un demanderait la bénédiction d’un prêtre et pourquoi un prêtre voudrait donner sa bénédiction. Normalement, il s’agit de rendre sa vie plus conforme à la volonté de Dieu. C’est un appel à la sainteté. Mais nulle part dans la déclaration il n’y a d’appel à la repentance, il n’y a aucune référence à la vérité. Il ne contient pas d’appel aux couples LGBTQ à vivre dans l’abstinence conformément au plan de Dieu dans lequel la sexualité est réservée à une relation homme/femme.
C’est un refrain répétitif dans ce pontificat: le manque de clarté, la confusion. Le pape dit ne pas changer la doctrine de l’Église, mais en même temps il crée des opportunités pour la pratique contraire. Vous ne pouvez pas maintenir la doctrine et prévoir d’autres critères.
Un problème sous-jacent est que dans les relations homosexuelles, on commence à identifier le péché et le pécheur. On s’identifie comme un chrétien gay. Il n’y a rien de tel. Il n’y a pas non plus de chrétien alcoolique. Non, vous êtes un chrétien avec un problème d’alcool, vous êtes un chrétien avec une orientation homosexuelle. Lorsque vous faites du péché votre identité, il n’y a pas d’issue. Nous agissons comme si les personnes LGBTQ étaient un type unique de pécheurs que nous devons traiter séparément. Mais il en va de même pour eux comme pour n’importe quel autre pécheur.
Les homosexuels se sentent exclus de la communauté ecclésiale. Mais l’Église n’exclut personne. Personne n’est assez mauvais pour ne pas être autorisé à entrer. Et personne n’est assez bon pour être laissé de côté. À une exception près (ceux qui estiment ne manquer de rien, ils peuvent rester chez eux), tout le monde est le bienvenu. Mais quelque chose vous est demandé: le repentir, l’appel au repentir. Et c’est précisément là toute l’ambiguïté de Fiducia Supplicans: on ne veut pas nommer la nature pécheresse. Et c’est aussi ce que la communauté LGBTQ ne veut pas. On n’exige pas cela d’eux, mais que l’Église change.
Chaque bénédiction est destinée aux pécheurs. Mais pas pour ceux qui croient que ce n’est pas le cas pour eux. Mais alors, pourquoi demander la bénédiction? Par définition, la bénédiction est pour les pécheurs qui reconnaissent leurs défauts et ont besoin de l’aide de Dieu pour s’améliorer. La Déclaration offre la possibilité de recevoir la bénédiction, mais ne dit pas un mot sur un correctif et il est demandé au prêtre de donner sa bénédiction sur un état de désordre qui perdure. Ce n’est pas pastoral, ce n’est pas non plus miséricordieux, mais plutôt sans amour. Le travail du prêtre est d’indiquer leur situation, son travail est de rapprocher les gens de Dieu, pas de les guider plus loin vers l’abîme. Parce que c’est ce que vous faites. Je donnerai ma bénédiction à tous ceux qui le demanderont. Mais en aucun cas je ne donnerai ma bénédiction à une situation pécheresse. Et cela n’a rien à voir avec la discrimination. Il en va de même pour une relation homme/femme où l’adultère est impliqué.
Saint-Père, s’il vous plaît, soyez clair ! Vous n’aidez personne avec cela ! Personne du tout !''
( 972440 )Vers un texte commun pour tout le continent africain ? par DumVolviturOrbis (2023-12-22 07:31:38)
[en réponse à 972219]
Le cardinal Ambongo, président du Sceam, qui regroupe tous les évêques d'Afrique, lance une consultation continentale sur la déclaration du Vatican sur les bénédictions des couples de même sexe.
Objectif: élaborer une "déclaration pastorale" pour tout le continent.
( 972442 )Une coquille malencontreuse ! par Sic transit (2023-12-22 10:42:52)
[en réponse à 972440]
On lit "18 décembre 2024" pour la date de publication de la Déclaration... Cela doit traduire l'émotion du rédacteur, mais il est dommage qu'il n'y ait pas eu de relecture !
Sinon, saluons cette réaction, l'espérance semble être en Afrique, voyons ce qui sera communiqué après le 15 janvier...
( 972446 )Conférence épiscopale polonaise par Candidus (2023-12-22 12:47:54)
[en réponse à 972219]
La Conférence épiscopale polonaise se joint au refus de Fiducia Supplicans en indiquant que les couples homosexuels ne peuvent pas "recevoir de bénédiction".
( 972457 )Déclaration puissante des évêques du Cameroun par Chicoutimi (2023-12-22 17:06:39)
[en réponse à 972219]
Déclaration des Évêques du Cameroun sur l’homosexualité et sur la bénédiction des « couples homosexuels »
''Face aux abus sémantiques destinés à fausser la valeur des réalités et le sens réel des notions de famille, de couple, de conjoint, de sexualité et de mariage.
Face à la vague d’indignation, d’interrogation et d’inquiétude que suscite au sein du peuple de Dieu, la Déclaration « Fiducia supplicans » sur la question de la bénédiction des couples homosexuels.
Au nom de la vérité de l’Évangile et pour la dignité humaine et le Salut de l’humanité tout entière en Jésus Christ.
Nous, Évêques du Cameroun, au sujet de l’homosexualité et de la bénédiction des « couples homosexuels », déclarons unanimement ce qui suit :
1. Dans la conformité de notre Déclaration de 2013 sur l’homosexualité, nous réaffirmons fermement la vérité de l’Église, Mère et Éducatrice, qui enseigne la sacralité de l’identité sexuée de l’homme et de la femme créés à l’image de Dieu (Gn 1, 26), celle de la dignité de leur sexualité et du mariage qui fonde la famille. La personne humaine est créée homme et femme : « Homme et femme, il les créa » (Gn 1, 26). Cette différence invariable qui fonde leur relation et leur complémentarité s’accomplit dans les liens du mariage.
2. L’homosexualité falsifie l’anthropologie humaine et banalise la sexualité, le mariage et la famille, fondement de la société. Dans la culture africaine, cette pratique ne fait pas partie des valeurs familiales et sociales. Elle est une violation flagrante de l’héritage que nos ancêtres nous ont légué. Dans l’histoire des peuples, les pratiques d’homosexualité n’ont jamais donné lieu à une évolution sociétale, mais sont les signes évidents de la décadence implosive des civilisations. De fait, l’homosexualité oppose l’humanité à elle-même et la détruit.
3. L’identité profonde de la sexualité est méconnue, détournée et pervertie hors des rapports de conjugalité de l’homme et de la femme. Par conséquent, les actes vécus dans le cadre de l’homosexualité ne sont pas « sexuels », mais « des rapports contre nature ». (Rm 1, 26)
4. Le mariage est une institution qui légitime les relations sexuelles et la filiation pour la fondation d’une nouvelle famille. C’est l’union d’un homme et d’une femme qui s’engagent dans une vie de couple, à fonder une famille et à vivre unis dans l’amour. L’union homosexuelle n’est pas un mariage. Elle fausse le sens du mariage en le réduisant à un lien stérile, hédoniste et pervers : « l’infamie d’homme à homme » (Rm 1, 26).
5. L’homme et la femme ont le droit naturel d’assumer chacun la spécificité de leur nature. C’est un droit invariable, irréductible et structurant qui est à considérer dans le cadre du couple, de la sexualité et de la famille comme la base de la paternité chez un homme, et de la maternité chez une femme. L’orientation libre de la sexualité brandie par les promoteurs de l’homosexualité est une négation de ce droit.
6. L’homosexualité n’est pas un droit de la personne humaine. Mais une aliénation qui nuit gravement à l’humanité parce qu’elle n’est fondée sur aucune valeur propre à l’être humain : « c’est une abomination ». (Lev, 18, 22). La rejeter n’est en rien une discrimination; mais une légitime protection des valeurs constantes de l’humanité face à un vice devenu sujet de réclamation de la reconnaissance légale et, aujourd’hui, posé comme sujet de bénédiction.
7. Littéralement, « Bénir c’est dire du bien ». Et dire du bien par un geste de bénédiction d’un « couple homosexuel » reviendrait à encourager un choix et une pratique de vie qui ne peuvent être reconnus comme étant objectivement ordonnés aux desseins révélés de Dieu. Nous déclarons donc non conforme toute forme de bénédiction qui tend à reconnaître les « couples homosexuels », comme un état de vie.
8. Fidèles à cet enseignement constant de la Tradition ecclésiale qui déclare intrinsèquement désordonnés et contraires à la loi naturelle les actes d’homosexualité (Catéchisme de l’Église Catholique n. 2357), Nous, Évêques du Cameroun, réitérons notre désapprobation de l’homosexualité et des unions homosexuelles.
9. Par conséquent, nous interdisons formellement toutes bénédictions des « couples homosexuels » dans l’Église du Cameroun.
10. Étant donné que Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais sa conversion pour la vie éternelle, nous recommandons ceux qui sont enclins à l’homosexualité, à la prière et à la compassion de l’Église, en vue de leur conversion radicale. Nous les invitons aussi à sortir de leur mentalité de victimisation dans laquelle ils se complaisent à se considérer comme « victimes », « faibles », « minorités » ; afin de saisir l’occasion de conversion que Dieu leur donne dans les multiples interpellation de sa Parole.''
( 972462 )Pensée pour notre cher Ewondo par Sic transit (2023-12-22 19:12:26)
[en réponse à 972457]
Il aurait apprécié cette déclaration des évêques de son pays natal !
( 972463 )Le Figaro "La révolte gronde contre la décision du pape François de bénir les couples homosexuels" par Johanis (2023-12-22 20:01:02)
[en réponse à 972219]
par JM Guénois :
3Ambiance de crise au Vatican en cette veille de Noël … . L’annonce a provoqué une «bronca» sans précédent dans l’histoire récente de l’Église.
Mis à part les conférences épiscopales d’Allemagne et de Belgique qui se sont réjouies, de nombreuses autres ont publiquement protesté et annoncé qu’elles n’appliqueraient pas ce nouveau règlement.
Des ténors, comme le cardinal Müller, … ont tonné sans ménagement. Le prélat a qualifié ce type de bénédiction par un prêtre comme un «acte sacrilège et blasphématoire». … dans cet acte, «c’est la relation pécheresse elle-même qui est bénie».
Pour la première fois, des conférences épiscopales dans leur entier ont protesté, créant une situation inédite pour le Saint-Siège.
Sept conférences épiscopales ont dit non. La Zambie, … Le Malawi, … Le Ghana, … le Kenya, mais aussi le Nigeria qui martèle: «Il n’existe aucune possibilité dans l’Église de bénir des unions entre personnes de même sexe», car «cela irait contre la loi de Dieu, les enseignements de l’Église, les lois de notre nation et les sensibilités culturelles de notre peuple.»
Et puis encore le Zimbabwe et la puissante conférence épiscopale du Cameroun qui publie une très sévère mise en garde …, plaidant une «interdiction formelle de toute bénédiction de couples homosexuels».
D’autres voix épiscopales se sont fait entendre, comme celles de Mgr Tomasz Peta, archevêque d’Astana, la capitale du Kazakhstan, et de son auxiliaire, Mgr Athanasius Schneider. … Outre-Manche, la Confraternité britannique du clergé catholique, qui regroupe plus de 500 prêtres et diacres d’Angleterre, d’Écosse et du pays de Galles, précise que les relations homosexuelles ne peuvent être «en aucun cas » approuvées … car «ces bénédictions sont théologiquement, pastoralement et pratiquement inadmissibles». Hier enfin, la conférence épiscopale polonaise a affirmé qu’un couple homosexuel «ne peut pas être béni»."
Et les évêques français ; Mgr de Moulins-Beaufort doit être dans ses petits souliers ! Prions pour eux qu'ils aient foi et courage;
( 972465 )Sermon du recteur du sanctuaire marial national d'Abidjan (Côte-d'Ivoire) par Ennemond (2023-12-22 22:09:15)
[en réponse à 972219]
( 972485 )Mgr Eleganti: ''Une pratique et une union pécheresses ne peuvent pas être bénies'' par Chicoutimi (2023-12-23 06:41:56)
[en réponse à 972219]
Traduction d'un article de Life Site News:
Mgr Eleganti répond au pape François : «Une pratique et une union pécheresses ne peuvent pas être bénies»
«Il n’en reste pas moins qu’une pratique et une union pécheresses ne peuvent pas être bénies parce qu’elles sont en contradiction avec l’ordre de la création et la volonté de Dieu, et dans un tel cas, la bénédiction ne peut être ni donnée ni reçue avec fruit», écrit Mgr Eleganti.
20/12/2023
''L’évêque Marian Eleganti a répondu à la déclaration du Vatican Fiducia supplicans en expliquant les raisons pour lesquelles les couples de même sexe ne peuvent pas être bénis.
«Le soi-disant magistère de François, qui est présenté comme quelque chose de nouveau et d’inédit en contraste avec la tradition, est un néologisme conceptuel absurde du cardinal Fernandez, parce que les papes, comme les évêques, sont les gardiens de l’enseignement de l’Église et de sa tradition ininterrompue», a écrit Mgr Eleganti dans un essai publié par kath.net.
«Les vérités sont éternelles et ne changent pas avec l’esprit de l’époque. En d’autres termes, les papes et les évêques n’apportent rien qui leur soit propre, mais interprètent la foi constante de l’Église selon les lignes de la tradition sans rompre avec elle.
Il n’en demeure pas moins qu’une pratique et une union pécheresses ne peuvent pas être bénies parce qu’elles sont en contradiction avec l’ordre de la création et la volonté de Dieu, et dans un tel cas, la bénédiction ne peut être ni donnée ni reçue avec fruit (cf. la justification dans le Responsum ad dubium de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur la bénédiction des unions de personnes de même sexe, de 2021, pendant le mandat du Cardinal Ladaria).
«L’Église l’a toujours enseigné», a déclaré l’ancien évêque auxiliaire de Coire.
Mgr Eleganti a expliqué qu’une bénédiction est un sacramental et qu’elle n’est donc valable que si le destinataire et l’administrateur ont la bonne disposition. Cela diffère des sept sacrements, qui eux sont toujours valables indépendamment de nos croyances intérieures.
«Les bénédictions sans la bonne disposition intérieure de l’administrateur et du receveur sont inefficaces parce que les bénédictions ne fonctionnent pas ex opere operato (de par l'action opérée) comme les sacrements», a déclaré l’évêque suisse.
«Ce sont des sacramentaux. Il n’y a pas de compréhension nouvelle et élargie à cet égard, seulement de fausses affirmations. Dans la compréhension traditionnelle, il n’y a pas de bénédiction de première classe (liturgique) et de seconde classe (spontanée) de la part des prêtres.
«Cependant, si la bonne disposition intérieure est donnée dans notre contexte, alors ces personnes essaient de se repentir, d’abandonner une pratique objectivement pécheresse (concubinage et interaction sexuelle) et de la corriger», a-t-il poursuivi.
«Pour cela, ils peuvent recevoir la bénédiction pour grandir dans la grâce et pour le succès de leurs efforts moraux et de leurs prochains pas dans la bonne direction, mais pas en tant que couple à cause de l’incompréhension et de l’impossibilité d’une telle bénédiction.»
''Que l’Éternel vous accorde une intelligence juste, qu’il vous fortifie dans le bien, et qu’il vous fortifie dans votre décision d’observer ses commandements. Puisse-t-il vous accompagner dans votre repentir par sa grâce! Tout ce qui va au-delà de cela est un sophisme et n’adhère pas aux enseignements de l’Église, mais les sape'', a déclaré Mgr Eleganti.
«Il s’agit de théologie, pas de psychologie. L’Église ne peut pas se contredire à travers les âges, mais elle grandit dans sa compréhension de la révélation. L’évaluation négative de l’homosexualité appartient à cette dernière.
Mgr Eleganti a également abordé la distinction sémantique établie entre la «bénédiction» d’un «couple» et une «union».
«Les individus peuvent toujours être bénis si leur disposition intérieure est appropriée», a-t-il déclaré. «Puisque, selon Fiducia supplicans, les unions homosexuelles ou les concubinages (relations dites irrégulières) ne peuvent pas être bénis liturgiquement afin de ne pas les confondre avec le mariage ou de ne pas semer la confusion quant à leur évaluation inchangée [du caractère pécheur des actes homosexuels], il s’ensuit logiquement que de tels couples ne devraient pas être bénis du tout, pas même avec une sorte de bénédiction dégradée selon la «compréhension élargie».
«Vous ne pouvez pas bénir un couple mais ne pas bénir son union, bénir un couple mais ne pas «convalider» son style de vie objectivement pécheur (cf. FS), comme on le tente.»
«Ce sont des mouvements qui ne fonctionnent jamais dans la pratique. C’est l’inverse qui se produira. La presse a déjà publié les gros titres correspondants. Ils montrent comment la question est reçue au niveau local.
Mgr Eleganti a également abordé la tentative constante du magistère actuel de séparer l’enseignement orthodoxe de l'«expérience vécue» pécheresse dans la pratique.
«Chaque action est empreinte de théorie», a écrit le prélat suisse. L’orthodoxie et l’orthopraxie ne doivent donc pas être placées dans une position opposée ou contradictoire l’une par rapport à l’autre, comme cela a été fait constamment depuis le Concile et pendant ce pontificat.
«Comme si une contradiction à la doctrine dans la pratique pastorale (2 plus 2 égale 5) était justifiée, voire nécessaire, parce que la réalité (de la vie) est censée se tenir au-dessus de l’idée (doctrine) (un principe absurde, parce que les idées changent la réalité, se traduisent en actes, se sont souvent révélées révolutionnaires en renversant la soi-disant réalité de la vie; les idées appartiennent à la réalité et sont très efficaces dans la pratique; pas d’action sans théorie).
«L’orthodoxie et l’orthopraxie sont congruentes, ou elles ne méritent pas leur nom. Ils ne s’annulent pas l’un l’autre », a-t-il poursuivi. Là où ils font cela, nous en arrivons à l’hérésie et au schisme dans l’Église, à sa dissolution par la pratique. Ce n’est ni une réforme, ni une bénédiction.
Alors qu’Eleganti s’est prononcé contre le document hétérodoxe du Vatican, la conférence épiscopale suisse a salué la nouvelle déclaration qui permet la «bénédiction» des couples de même sexe dans certaines situations. (...)''
( 972495 )Mgr Sanz critique ''un document qui confond et déçoit'' par Chicoutimi (2023-12-23 15:06:37)
[en réponse à 972219]
Traduction d'un article d'Info Vaticana:
Monseigneur Jesús Sanz rompt son silence sur Fiducia Supplicans: «Un document qui confond et déçoit
23/12/2023
''Cela a pris beaucoup de temps, mais Mgr Jesús Sanz, archevêque d’Oviedo, s’est enfin exprimé.
Le silence de l’archevêque franciscain face à quelque chose d’aussi profond que le document du Vatican qui permet la bénédiction des couples homosexuels était frappant.
Mgr Jesús Sanz, connu pour s’exprimer toujours clairement et courageusement, l’a fait une fois de plus, en se distanciant de l’opinion des cardinaux José Cobo et Juan José Omella.
«C’est controversé Fiducia Supplicans. Inutile après ce qui a été dit par le même Dicastère et approuvé par le même Pape il y a seulement 2 ans. Une précipitation non synodale et une prétention ambiguë dans un document qui déroute et déçoit. Nous bénissons les gens, pas les relations et les circonstances», a écrit l’archevêque sur les réseaux sociaux.
L’archevêque d’Oviedo a «ouvert la porte» à d’autres évêques pour qu’ils suivent ses traces et s’expriment clairement en période de confusion et de contradiction.''
( 972502 )Mgr Chaput: ''Le coût de la mise en désordre'' par Chicoutimi (2023-12-23 19:17:15)
[en réponse à 972219]
Traduction d'un article écrit par Mgr Chaput et publié par First Things:
Le coût de la "mise en désordre"
22 décembre 2023
''L'un des critères utilisés par l'Église pour mesurer la qualité de ses dirigeants est un simple passage de l'Écriture : "Dieu n'est pas l'auteur de la confusion, mais de la paix" (1 Cor. 14:33). Il en était ainsi pour Paul. Il en est de même aujourd'hui. Il en va de même pour les pasteurs et les évêques locaux, y compris l'évêque de Rome. La confusion parmi les fidèles peut souvent être le fait d'individus innocents qui entendent la Parole mais ne la comprennent pas. Un enseignement confus, cependant, est une autre affaire. Il n'est jamais excusable. La transmission de la vérité chrétienne exige prudence et patience, car les humains ne sont pas des machines. Mais elle exige aussi de la clarté et de la cohérence. L'ambiguïté délibérée ou persistante - tout ce qui alimente l'incompréhension ou semble laisser une ouverture à un comportement objectivement pécheur - n'est pas de Dieu. Et il en résulte inévitablement des dommages pour les âmes
Je mentionne ceci pour une raison. Un de mes amis protestants, spécialiste de la Réforme, a envoyé un texte à ses amis catholiques le 18 décembre pour leur annoncer que "François a déclenché le chaos dans votre communion". Il faisait référence au texte Fiducia Supplicans ("Sur la signification pastorale des bénédictions"). Le Dicastère de Rome pour la doctrine de la foi (DDF), dirigé par le cardinal Victor Manuel Fernández - un proche collaborateur du pape François - venait de le publier ce jour-là. Le document est un double exercice d'affirmation et de réfutation simultanées de l'enseignement catholique sur la nature des bénédictions et leur application aux relations "irrégulières". Il a rapidement été interprété comme un changement significatif dans la pratique de l'Église. Le père James Martin, défenseur de longue date des intérêts des LGBTQ, a été rapidement photographié en train de bénir un couple homosexuel dans un article du New York Times qui notait
Le père Martin avait attendu des années pour avoir le privilège de prononcer une telle prière, aussi simple soit-elle, au grand jour.
"C'était vraiment bien", a-t-il déclaré mardi, "de pouvoir le faire publiquement".
La décision du pape a été accueillie comme une victoire historique par les défenseurs des homosexuels catholiques, qui la décrivent comme un geste significatif d'ouverture et d'attention pastorale, et comme un rappel qu'une institution dont l'âge se mesure en millénaires peut changer.
L'article du Times poursuit en reconnaissant que "la décision ne renverse pas la doctrine de l'Église selon laquelle le mariage est l'union d'un homme et d'une femme". Elle n'autorise pas non plus les prêtres à célébrer des mariages homosexuels. Mais la saveur dominante et l'objectif sous-jacent de l'article ont été le mieux saisis par les différents homosexuels interrogés, qui ont parlé de l'Église "se ralliant" à la légitimité des relations entre personnes de même sexe, et des couples de même sexe "revendiquant notre place".
Par où commencer ?
Tout d'abord, l'un des rôles clés du pape est d'unifier l'Église, et non de la diviser, en particulier sur les questions de foi et de morale. Il a le même devoir d'unifier les évêques et non de les diviser.
Deuxièmement, une tâche essentielle d'un pasteur aimant est de corriger et d'accompagner. Les bénédictions doivent encourager, mais aussi, si nécessaire, interpeller. Les personnes vivant dans des unions homosexuelles ou d'autres unions sexuelles non maritales ont besoin d'un accompagnement stimulant de la part de l'Église. Les papes, les évêques, les prêtres et les diacres sont appelés par leur vocation à être des prophètes aussi bien que des pasteurs. Le pape François semble souvent séparer ces rôles, alors que Jésus lui-même a toujours incarné les deux dans son ministère. Les paroles qu'il a adressées à la femme prise en flagrant délit d'adultère n'étaient pas seulement "Tes péchés sont pardonnés", mais aussi "Va et ne pèche plus".
Troisièmement, les relations que l'Église a toujours considérées comme des péchés sont aujourd'hui souvent qualifiées d'"irrégulières". Cela neutralise la réalité d'un comportement moralement défectueux et entraîne une confusion sur ce que nous pouvons et ne pouvons pas appeler "péché".
Enfin, si le document ne modifie pas en fait l'enseignement de l'Église sur le mariage, il semble modifier l'enseignement de l'Église sur le caractère pécheur de l'activité homosexuelle. Le mariage n'est pas l'objet de Fiducia Supplicans. Il s'agit de la nature morale des unions entre personnes de même sexe, et c'est là une distinction cruciale.
Les évêques de ce pays et de l'étranger ont publié des déclarations réitérant l'enseignement catholique sur les questions de sexualité humaine et de relations entre personnes de même sexe. Les évêques du Nigeria ont noté qu'il n'y avait "aucune possibilité dans l'Église de bénir les unions et les activités homosexuelles" parce qu'elles iraient "à l'encontre de la loi de Dieu [et] des enseignements de l'Église". Des critiques perspicaces du document du Vatican (ainsi que d'autres assez vives) ont déjà été publiées. D'autres sont en cours d'élaboration. Mais tous ces commentaires cherchent à atténuer les dommages déjà causés. Que l'auditeur soit ravi ou irrité par le dernier texte du Vatican, les retombées pratiques sont une vague de confusion dans la circulation sanguine de l'Église à Noël - une saison destinée à la joie, mais désormais enchevêtrée avec la frustration, le doute et le conflit.
En réponse aux réactions contre le document, le pape François a déclaré au personnel du Vatican qu'il était
"important de continuer à avancer et à grandir dans leur compréhension de la vérité. S'en tenir craintivement à des règles peut donner l'impression d'éviter des problèmes, mais ne fait que nuire au service que la Curie du Vatican est appelée à rendre à l'Église", a-t-il déclaré.
"Restons vigilants face aux positions idéologiques rigides qui souvent, sous couvert de bonnes intentions, nous séparent de la réalité et nous empêchent d'aller de l'avant", a déclaré le pape. "Nous sommes au contraire appelés à nous mettre en route et à voyager, comme les Mages, à la suite de la lumière qui désire toujours nous conduire, parfois par des chemins inexplorés et des routes nouvelles".
Les plaintes concernant les "positions idéologiques rigides" sont désormais la réponse par défaut du Saint-Siège à toute réserve raisonnée ou critique honnête de ses actions. Chaque pape a des goûts personnels, des aversions et des irritations. C'est la nature même de l'argile humaine. Comme je l'ai dit ailleurs et souvent, le pape François possède d'importants atouts pastoraux qui ont besoin de notre soutien dans la prière. Mais le fait qu'il se plaigne publiquement diminue la dignité de la fonction de pape et de l'homme qui l'occupe. Il ne tient pas compte non plus du respect collégial dû aux frères évêques qui remettent en question l'orientation actuelle du Vatican. Et encore une fois, ce n'est pas de Dieu. Caractériser la fidélité à la croyance et à la pratique catholiques comme "s'en tenir craintivement aux règles" est irresponsable et faux. Les fidèles méritent mieux qu'un tel traitement. Il convient également de noter que l'emprunt de "chemins inexplorés et de nouvelles routes" peut facilement mener au désert plutôt qu'à Bethléem.
Au cours de la dernière décennie, l'ambiguïté sur certaines questions de doctrine et de pratique catholiques est devenue un style pour le pontificat actuel. Les critiques du pape à l'égard des catholiques américains ont trop souvent été injustes et mal informées. Une grande partie de l'Église allemande est effectivement en schisme, mais Rome a d'abord imprudemment toléré la "voie synodale" de l'Allemagne, puis a réagi trop lentement pour éviter les résultats négatifs. À une époque où la paternité et le rôle spirituel des hommes chrétiens sont en crise, le Saint-Père a demandé à sa Commission théologique internationale de travailler à la "démasculinisation" de l'Église. Le défi le plus urgent auquel les chrétiens sont confrontés dans le monde d'aujourd'hui est d'ordre anthropologique: qui est l'être humain, si nous avons un but supérieur qui justifie notre dignité particulière en tant qu'espèce, si nous ne sommes rien d'autre que des animaux exceptionnellement intelligents capables d'inventer et de se réinventer. Et malgré cela, notre objectif pour 2024 est un synode sur la synodalité.
En disant ces choses, bien sûr, on s'expose à des accusations de "déloyauté". Mais la véritable déloyauté consiste à ne pas dire la vérité avec amour. Et ce mot "amour" n'est pas un ballon gonflé de bonne volonté. Car c'est une coquille vide sans la vérité pour la remplir. En 2013, au Brésil, le Saint-Père a encouragé les jeunes à "semer le désordre". Cela s'est concrétisé d'une manière qui n'était certainement pas intentionnelle de la part du pape. Mais en fin de compte, les responsables pastoraux sont responsables de leurs paroles et de leurs actions. Car, comme l'a dit saint Paul il y a si longtemps, "Dieu n'est pas l'auteur de la confusion, mais de la paix".
Charles J. Chaput, O.F.M. Cap., archevêque émérite de Philadelphie.
( 972508 )Chef d'œuvre par jean-marie dobrée (2023-12-23 21:20:05)
[en réponse à 972502]
Ce texte du Cardinal Chaput est un chef d'œuvre. À lui un grand merci.
( 972523 )Un détail par Sic transit (2023-12-24 12:42:14)
[en réponse à 972508]
D'après ce que j'ai trouvé sur la Toile, il ne semble pas qu'il soit cardinal.
( 972524 )Effectivement par jean-marie dobrée (2023-12-24 14:55:41)
[en réponse à 972523]
C'est une erreur de ma part ; Mgr Chaput n'est pas cardinal
( 972525 )Et il risque assez peu par Donapaleu (2023-12-24 15:05:34)
[en réponse à 972524]
de le devenir
( 972526 )Proche de Benoît XVI par jean-marie dobrée (2023-12-24 15:09:19)
[en réponse à 972525]
Mgr Chaput était très proche du Cardinal Ratzinger puis Benoît XVI
( 972509 )N.S. n'a PAS dit à la femme adultère "Tes péchés sont pardonnés", mais seulement... par Père M. Mallet (2023-12-23 21:31:24)
[en réponse à 972502]
Les paroles qu'il a adressées à la femme prise en flagrant délit d'adultère n'étaient pas seulement "Tes péchés sont pardonnés", mais aussi "Va et ne pèche plus".
Non, voir Jean 8.
Moi non plus, je ne te condamne pas. Va et désormais ne pèche plus. Cette omission, de la part de Jésus, de "Tes péchés sont pardonnés" serait volontaire.
Une mystique laisse entendre que cette femme a pris goût ensuite à ce péché et a perdu son âme, et que Jésus en a ressenti une peine immense, de ce que sa passion qui lui a coûté si cher soit inutile pour tant d'âmes.
Qu'on soit d'accord ou non avec cette mystique, peu importe, je tenais à rappeler la formulation exacte de l'Evangile.
Qu'on peut approcher de Jean 5, 14 : "Ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive encore pire".
( 972504 )Mgr Mtumbuka: ''Nous ne suivrons pas les pasteurs qui, comme Judas, trahissent le Christ'' par Chicoutimi (2023-12-23 20:07:07)
[en réponse à 972219]
Voici une homélie (en anglais) de Mgr Martin Mtumbuka, évêque du diocèse de Karonga au Malawi.
( 972507 )Mgr Aguer: ''Il ne faut pas obéir au document Fiducia Supplicans de François'' par Chicoutimi (2023-12-23 21:19:21)
[en réponse à 972504]
Traduction d'un article de Life Site News:
L’archevêque Aguer : Il ne faut pas obéir au document Fiducia Supplicans de François
«En conclusion : Fiducia supplicans ne doit pas être obéi. Et il est parfaitement correct de refuser des bénédictions aux «couples» homosexuels et aux ménages vivant dans une situation irrégulière.
23/12/2023
''Le Dicastère de la Doctrine de la Foi est devenu un Dicastère de confusion. C’est précisément ce que promeut le cardinal argentin Víctor Manuel Fernández. Non seulement la confusion des fidèles, mais aussi celle de l’opinion mondiale.
Aujourd’hui, il donne à nouveau l’occasion de débattre avec la publication de la déclaration Fiducia supplicans, sur la bénédiction des couples homosexuels et des ménages hétérosexuels qui vivent en situation irrégulière. Il est scandaleux que cette déclaration contredise ce que le dicastère affirmait il y a deux ans avec la signature du cardinal Luis Ladaria. Dans cette déclaration, il a été dit qu’un couple homosexuel ne peut pas être béni parce que Dieu ne peut pas bénir le péché. C’est la vérité. Toute bénédiction implique la complaisance de Dieu dans la personne ou l’objet béni.
Comme il ne pouvait en être autrement, Fiducia supplicans multiplie les excuses et les explications qui ne font que révéler une accusation claire. Le style est le style de dissimulation propre au pape François: les choses sont dites à demi-mot pour être pleinement comprises contre la Tradition.
Dans l’introduction, il est dit que l’on peut comprendre la possibilité de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, car la bénédiction ne peut pas être précédée d’une analyse morale préalable. Un prétexte répété est que l’Église doit être plus «inclusive», et le critère de cette identification est sociologique, ou socio-psychologique, tel qu’il s’est développé en raison de la pression du monde, de la mode, et de l’imposition de modèles selon de prétendus «nouveaux droits». L’Église est inclusive par nature, puisqu’elle s’est formée grâce au commandement du Christ aux Apôtres: s’adresser à toutes les nations. Et l’histoire de l’Église montre que, dès le commencement, tous les peuples y ont été incorporés. Cette déclaration constitue un véritable scandale qui, agrémenté de prétextes, oppose la doctrine laïque sur le mariage.
Fiducia supplicans nous permet de voir où pointait le chapitre huit de l’exhortation Amoris laetitia, où il est dit discrètement que les personnes vivant dans ces situations irrégulières peuvent parfois recevoir les sacrements. C’était un commencement qui se révèle aujourd’hui dans toute sa dimension. Mais c’est une conséquence de la méthode du pape François, qui est la dissimulation. C’est ainsi que le pontificat actuel, sur de nombreuses questions, propose une nouvelle position qui «corrige» la doctrine de l’Église et la Tradition inaltérable de celle-ci.
En conclusion : Fiducia supplicans ne doit pas être obéi. Et il est parfaitement correct de refuser des bénédictions aux «couples» homosexuels et aux ménages vivant dans une situation irrégulière.''
( 972516 )Mgr Anyolo, archevêque de Nairobi, interdit les bénédictions des ''couples'' homosexuels par Chicoutimi (2023-12-24 06:14:36)
[en réponse à 972219]
Traduction d'un article de Life Site News:
L’archevêque de Nairobi interdit la bénédiction des «couples» de même sexe
"Il est interdit à tous les membres du clergé résidant et exerçant leur ministère dans l'archidiocèse de Nairobi de bénir les relations irrégulières, les unions ou les couples de même sexe", a déclaré Mgr Anyolo dans une lettre publique publiée le 23 décembre.
23/12/2023
''Mgr Philip Anyolo, archevêque métropolitain de Nairobi, a interdit à tout clergé de son archidiocèse de bénir les «couples» de même sexe.
"Pour garantir le respect des positions doctrinales fondamentales affirmées dans la Déclaration et des enseignements éternels de l'Église sur le mariage, il est interdit à tout le clergé résidant et exerçant son ministère dans l'archidiocèse de Nairobi de bénir les relations irrégulières, les unions ou les couples de même sexe,» a déclaré Mgr Anyolo dans une lettre publique publiée le 23 décembre.
Mgr Anyolo a insisté sur le fait que «toute forme de bénédiction des unions et activités homosexuelles irait à l’encontre de la parole de Dieu, des enseignements de l’Église, des traditions culturelles africaines, des lois de nos nations, et serait scandaleuse pour les fidèles».
( 972614 )Afrique : la colère gronde par Cristo (2023-12-26 23:20:12)
[en réponse à 972219]
salutaire réaction ; nous, les tradis, on se sent tout-à-coup moins seuls dans notre réflexe critique vis-à-vis de ce qui vient de Rome depuis ... 60 ans :
( 972616 )le probleme par jejomau (2023-12-26 23:45:39)
[en réponse à 972614]
François a-t-il voulu cette confusion ? Si oui : l'idée d'un schisme ferait dès lors son jeu !
( 972625 )C'était l'idée de mon aumônier progressiste en 1985 par Roger (2023-12-27 13:47:42)
[en réponse à 972616]
Un jésuite !
Il expliquait que l Église devait être restructurée en espaces continentaux : Europe, Afrique, etc...
Donc pas de schisme explicite mais une division assumée.
Cette idée doit circuler chez les jésuites depuis des années...
( 972637 )Déclaration de la conférence épiscopale hongroise par Candidus (2023-12-27 20:05:26)
[en réponse à 972219]
"La conférence épiscopale précise que les ministres ordonnés peuvent bénir tous les individus, indépendamment de leur identité de genre et de leur orientation sexuelle, mais qu'ils doivent toujours éviter la bénédiction commune pour les couples qui vivent ensemble dans un union non conjugale ou dans un mariage qui n'est pas valide aux yeux de l'Église, ou qui vivent dans une union homosexuelle."
( 972652 )"la déclaration ouvre une crise dans l’Église" La Vie par Cristo (2023-12-28 17:54:42)
[en réponse à 972219]
( 972655 )résoudre cette crise par jejomau (2023-12-28 19:17:17)
[en réponse à 972652]
Consisterait dans le renvoi de Mgr Fernández.
Mais bon..
( 972667 )Au contraire par Ptitlu (2023-12-29 10:04:41)
[en réponse à 972655]
Comme le caporal de Bohême terré sous la chancellerie qui déplaçait des unités fantomatiques, ce Tucho et le dernier quarteron de bunker-cardinaux est une bénédiction.
( 972656 )Les Évêques Ivoiriens rejettent la bénédiction des couples irréguliers et de même sexe par Chicoutimi (2023-12-28 19:26:46)
[en réponse à 972219]
Côte-d'Ivoire: Les Évêques Ivoiriens rejettent la bénédiction des couples irréguliers et des couples de même sexe
28/12/2023
"En réaction à la récente déclaration controversée du Dicastère pour la Doctrine de la foi, intitulée "Fiducia Supplicans", les Archevêques et Évêques Catholiques de Côte d'Ivoire ont clairement exprimé leur opposition à la possibilité de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe.
La déclaration, rendue publique hier mercredi 27 décembre 2023 par Mgr Marcellin Yao Kouadio, président des Archevêques et Évêques de Côte d'Ivoire depuis la Basilique Notre Dame de la Paix, souligne la position ferme de l'Église en matière de sacrement du mariage, réaffirmant que celui-ci demeure une "union exclusive, stable et indissoluble entre un homme et une femme, naturellement ouverte à la génération d'enfants". Les responsables religieux ont salué la Déclaration Fiducia Supplicans pour son soutien sans équivoque à la doctrine traditionnelle du mariage, en se fondant sur la Parole de Dieu.
Néanmoins, les Évêques ont clairement déclaré que les bénédictions liturgiques ou rituelles de couples en situation irrégulière et de couples de même sexe étaient inadmissibles. Ils ont souligné le risque de confusion et de scandale au sein de l'Église locale, en mettant en avant l'enseignement constant de l'Église considérant les actes d'homosexualité comme "intrinsèquement désordonnés" et contraires à la Loi naturelle.
La déclaration soulève également des préoccupations quant à la réception de cette possibilité dans le contexte ecclésial ivoirien, affirmant que cela heurte les valeurs ancestrales et culturelles du pays, donnant l'impression que l'Église approuve une réalité jugée intrinsèquement mauvaise et contraire aux coutumes locales.
En conclusion, les Archevêques et Évêques de Côte d'Ivoire ont réaffirmé leur attachement aux valeurs familiales et au sacrement du mariage entre un homme et une femme. Ils ont appelé les Ministres ordonnés à s'abstenir de bénir les couples de même sexe et les couples en situation irrégulière. Les fidèles sont invités à la prière, à la sérénité et à la confiance en Dieu dans cette période de débat au sein de l'Église catholique ivoirienne."
( 972657 )Kenya: Mgr Kariuki demande le rejet de Fiducia supplicans dans sa totalité par Chicoutimi (2023-12-28 19:40:08)
[en réponse à 972219]
Traduction d'un article de Kenya News:
Mgr Kariuki rejette la position du pape sur la bénédiction des couples de même sexe
28/12/2023
''L’évêque Paul Kariuki Njiru, du diocèse catholique de Wote, a interdit aux prêtres du diocèse de bénir les couples de même sexe, au mépris de l’appel du pape François aux prêtres pour qu’ils bénissent de telles relations.
Dans une déclaration adressée mercredi à tous les prêtres et religieux de la juridiction de Wote, en date du 27 décembre, l’évêque Kariuki a déclaré que la décision du Vatican contredit gravement les Écritures et la tradition catholique sur le mariage et la sexualité.
«La Déclaration du Dicastère pour la Doctrine de la Foi 'FIDUCIA SUPPLICANS' doit être rejetée dans sa totalité, et nous maintenons fidèlement les enseignements de l’Évangile et les enseignements de la tradition catholique sur le mariage et la sexualité», a déclaré le très révérend Kariuki dans la lettre.
«Étant donné que cette déclaration contredit totalement ce que le pape François lui-même a approuvé en 2021 concernant les unions homosexuelles – qui ne peuvent en aucun cas être bénies parce que l’Église ne peut pas demander à Dieu de bénir le péché – j’interdis par la présente à tous les prêtres du diocèse catholique de Wote de bénir les couples en situation irrégulière ou les couples de même sexe», a déclaré Mgr Kariuki.
Le prélat a déclaré que la Déclaration du Dicastère pour la Doctrine de la Foi «FIDUCIA SUPPLICANS» sur la Signification Pastorale des Bénédictions, publiée le 18 décembre 2023, ne donnait pas de directives claires pour la bénédiction des couples en situation irrégulière et des couples de même sexe.
«En fait, ce qui est troublant dans cette déclaration, c’est que, d’une part, elle ordonne aux prêtres de bénir ces couples sans préciser exactement ce qui est béni, tandis que d’autre part, elle interdit expressément tout texte rituel qui pourrait le spécifier», a ajouté Mgr Kariuki dans le communiqué.
Il a déclaré que la décision du Saint-Père ouvre une nouvelle porte dangereuse et totalement inacceptable, car elle donne la possibilité d’approuver des formules de bénédiction quasi rituelles qui conduiront l’Église catholique à bénir à l’avenir ces couples en situation irrégulière et les couples de même sexe dans un cadre liturgique.
Le révérend Kariuki a noté que la décision serait «pire encore, en ce 21ème siècle, elle ne fera que soutenir la propagation de l’idéologie mondialiste et impie du genre».
L’évêque Kariuki a déclaré que le Vatican aurait dû mener des consultations plus larges avant de publier de telles déclarations controversées.
«Je suis d’avis que le cardinal Victor Manuel Fernández, de la Doctrine de la Foi, aurait dû faire suffisamment de consultations avant de publier une déclaration aussi controversée. Son idée et sa pensée selon lesquelles les cardinaux et les évêques ne peuvent pas interdire ce que le pape François a permis avec Fiducia Supplicans sont erronées », a-t-il ajouté.
Il a poursuivi en déclarant que l'enseignement de l’Église catholique dit que la famille est une union d’amour fidèle, indissoluble et fructueuse entre un homme et une femme.
Citant des enseignements de la Bible, l’évêque Kariuki a déclaré que le clergé devrait éviter les gestes, les expressions et les concepts ambigus qui déformeraient ou dénatureraient la parole de Dieu et les enseignements de l’Église.
«Nous, évêques, comme les saints Pierre et Jean, nous dirons: «Jugez par vous-mêmes s’il est juste aux yeux de Dieu que nous vous obéissions plutôt qu’à Dieu» (cf. Ac 4, 19-20)», a-t-il déclaré.
Pour des raisons pastorales, j’exhorte donc mes prêtres à inviter ces couples à une vie de conversion par les paroles de l’Évangile: «Repentez-vous et croyez à l’Évangile» (Mc 1, 14-15). Lorsqu’un pécheur se repent, il change d’avis au sujet du péché, du Sauveur et du salut. C’est exactement ce que ces couples, comme tout autre chrétien, devraient rechercher dans les bénédictions. Seul un pécheur repentant qui a la ferme intention de ne plus pécher peut recevoir des bénédictions», a-t-il noté.''
( 972658 )Brésil: Mgr Guimarães interdit la bénédiction des couples de même sexe par Chicoutimi (2023-12-28 20:03:15)
[en réponse à 972219]
Mgr Adair Guimarães, évêque de Formosa (Brésil), interdit dans son diocèse l'application du nouveau document du Vatican Fiducia supplicans sur la bénédiction des couples irréguliers et des couples homosexuels. Source
( 972659 )Le Cardinal Sturla constate que Fiducia supplicans "divise l'Eglise" par Chicoutimi (2023-12-28 20:14:40)
[en réponse à 972219]
Un article d'InfoVaticana traduit sur Belgicatho:
Le cardinal Sturla constate que Fiducia supplicans "divise l'Eglise"
26/12/2023
''Le cardinal Sturla, archevêque de Montevideo, est une autre des voix qui s'ajoute à la critique de Fiducia supplicans, tant pour le contenu du document que pour sa forme.
Dans une interview accordée au quotidien uruguayen "El País", l'archevêque a affirmé que "ce n'était pas un sujet qui aurait dû être abordé à Noël". "Il a attiré mon attention parce qu'il s'agit d'une question controversée qui divise l'Église", a-t-il déclaré dans l'interview.
Le cardinal souligne qu'un prêtre "bénit tout le monde", mais que c'est autre chose de "bénir un couple homosexuel". Mgr Sturla fait partie de ceux qui comprennent que ce document ouvre la porte à la possibilité de bénir des couples "alors que toute la tradition de l'Église, même un document datant d'il y a deux ans, dit qu'il n'est pas possible de le faire".
L'archevêque de Montevideo constate que ce document "crée une confusion, parce qu'il dit qu'il est possible de bénir, mais pas à travers un rite. En résumé, ce que je crois, c'est que les personnes peuvent être bénies, mais que les couples en tant que tels, en tant que couples, ne le peuvent pas. Pour les couples hétérosexuels, c'est le sacrement du mariage, homme et femme".
Mgr Sturla déclare que Víctor Manuel Fernández n'a pas été clair avec ce document: "C'est un non mais oui, et un oui mais non. Le document lui-même dit qu'il ne change pas la doctrine de l'Église. Étant donné le manque de clarté du document, d'après ma lecture, je comprends que nous devons continuer avec la pratique que l'Église a eue jusqu'à présent, qui est de bénir toutes les personnes qui demandent une bénédiction, mais pas de bénir les couples de même sexe", ajoute le cardinal uruguayen.
"Si ce que vous voulez, c'est vous rapprocher des gens et que les homosexuels se sentent membres de l'Église, je pense que c'est bien. Parce que l'Église est pour tout le monde. Mais il existe certaines règles. On ne peut pas non plus bénir un couple non marié. On ne peut pas bénir des unions dont l'Église elle-même dit qu'elles ne sont pas conformes au plan de Dieu", a déclaré le cardinal.
Interrogé sur la nécessité de demander des éclaircissements à Rome, Mgr Sturla a répondu que "ce qui se passe, c'est que le même document dit qu'il ne peut y avoir de rite, que cela ne peut se faire publiquement... Cela crée une situation confuse. Lorsque vous bénissez des personnes, vous ne demandez pas quelle est leur situation. Et c'est toujours fait et pour qui que ce soit. Nous continuerons à pratiquer de la même manière jusqu'à ce que les choses soient clarifiées. Le document a semé la discorde. Les Églises africaines ont dit que dans leurs pays, c'était non".
Dans l'interview, Monseigneur Daniel Sturla évoque également l'un des grands problèmes que ce document entraîne et dont on parle peu: la situation d'impuissance dans laquelle se trouveront de nombreux prêtres. "J'ai entendu des prêtres déconcertés par cela", reconnaît ouvertement le cardinal.''
( 972661 )Le Cardinal Ambongo dénonce ''un désordre moral contraire à la loi naturelle et à la culture africaine'' par Chicoutimi (2023-12-28 20:36:02)
[en réponse à 972219]
Un article de NewsDayfr.com publié sur Belgicatho:
RDC : «l’homosexualité est un désordre moral contraire à la loi naturelle et à notre culture africaine» (Cardinal Fridolin Ambongo)
25 décembre 2023
''La doctrine de l'Église catholique sur le mariage n’a pas changé. C’est ce qu'a déclaré le cardinal Fridolin Ambongo, Archevêque de Kinshasa en RDC et président du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et Madagascar (Sceam), dans son message à l’occasion de Noël 2023 et ce, en réaction à la déclaration du Vatican approuvant la bénédiction des couples de même sexe bien qu’en dehors des rituels liturgiques.
Pour l’archevêque de Kinshasa, l’homosexualité enfreint la loi naturelle du mariage et la culture africaine.
« L’union homosexuelle n’est pas acceptée dans notre église. Même si les personnes homosexuelles devraient être traitées avec respect, compassion et délicatesse, l’homosexualité reste toutefois un désordre moral contraire à la loi naturelle et à notre culture africaine », écrit-il.
Selon lui, le mariage demeure une union hétérosexuelle, selon la doctrine de l’église catholique romaine.
« Comme institution divine, le mariage demeure une alliance entre un homme et une femme. Les deux forment une communauté de vie, ordonnée aux biens des conjoints, ouverte à la [procréation] », a-t-il renchéri.
Dans une déclaration le 18 décembre dernier, le Vatican avait autorisé la bénédiction des couples homosexuels et ceux en situation d’irrégularité en dehors de la liturgie. Cette déclaration a créé un tollé au sein de plusieurs communautés de l'Église catholique à travers le monde, essentiellement sur le continent africain.
A Kinshasa, la Communauté famille chrétienne, une structure rattachée à l’église catholique, milite contre la propagation des conceptions occidentales sur l’homosexualité. Du 5 au 7 décembre dernier, elle a organisé une formation des journalistes sur la famille et le mariage.
«Le mariage n’est pas d’abord un droit positif, simplement édicté par un législateur, l’Etat en l’occurrence, qui l’instaure par le code de famille dans différents pays. Il est surtout un droit naturel par le fait qu’il a été institué par le créateur lui-même et ne doit avoir lieu qu’entre les hétérosexuels », expliquait l’abbé Mathieu Musua, docteur en philosophie et professeur émérite à l’Université catholique du Congo (UCC).''
( 972665 )Evêques d'Angola : interdiction des bénédictions par Johanis (2023-12-28 23:59:27)
[en réponse à 972219]
" En ce qui concerne les bénédictions informelles aux « couples irréguliers » (homosexuels), bien qu'elles soient un sacramental différent de la bénédiction liturgique, nous considérons que, dans notre contexte culturel et ecclésial, elles créeraient un énorme scandale et une grande confusion parmi les fidèles, et c'est pourquoi nous décidons qu'elles ne doivent pas être célébrées en Angola et à São Tomé. Nous trouvons la réponse donnée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi le 22 février 2021. Sur le sujet, cela sera notre option prudente. Elle nous conseille d'accompagner avec charité pastorale les fidèles qui vivent ces situations complexes et nous rappelle que l'Église « ne bénit ni ne peut bénir le péché ».
( 972675 )Dakota du Sud (USA) : les évêques estiment que l'Eglise ne peut bénir le péché par Ptitlu (2023-12-29 16:27:27)
[en réponse à 972219]
(sur RC)
Les évêques du Dakota du Sud ont réagi à Fiducia supplicans dans une lettre publiée le 22 décembre 2023. Pour Mgr Peter M. Muhich, évêque de Rapid City, et Mgr Donald E. DeGrood, évêque de Sioux Falls, « les ministres de l’Église ne peuvent bénir le péché ». Il y a toujours une possibilité de pardon pour ceux qui se repentent de leurs péchés, précisent également les évêques qui rappellent l’enseignement traditionnel de l’Église.
Source: Complicit Clergy
Il y a aussi une position de l'évêque melkite de Newton qui est parue (contre, idem).
État des lieux :
En Afrique, tous contre, les évêques de
- RDC
- Congo Brazzaville
- Angola & Sao Tomé
- Kenya
- Togo
- Bénin
- Côte d'ivoire (l'archevêque d'Abidjan, proche du Pape, avait d'abord sorti un texte comme quoi il fallait attendre les précisions demandées au Vatican)
- Nigeria
Et un ou deux que j'ai oublié
Les évêques du Burkina et du Niger ont annoncé une position, pas sortie.
Europe, pour : évêque de Spire en Allemagne, président de la conférence des évêques en Autriche, conférence des évêques de Suisse (Gmür, ce petit suisse qui a tourné), l'évêque d'Anvers il me semble, certainement celui d'Essen en Allemagne (qui posait avec un drapeau LGBT queer dans une église à Lisbonne cet été)
Europe, contre : Pologne, Hongrie, Ukraine (bon, pour mémoire, car ils dormaient depuis 2014), Kazakhstan (va pour l'Europe)
( 972714 )réponse ambiguë par Johanis (2023-12-30 15:34:02)
[en réponse à 972675]
le problème avec une réponse qui consiste à dire qu'on ne doit pas bénir le péché, c'est que le document affirme qu'en bénissant un couple de même sexe on ne bénit pas le péché. Même si évidemment cette affirmation est de la poudre aux yeux, ce n'est donc pas une réponse claire au document. La réponse claire est de dire comme l'ont fait beaucoup et notamment Mgr Aillet qu'on ne doit pas bénir les couples homosexuels ou « irréguliers ».
( 972696 )Note de Mgr Marc Aillet à propos de la déclaration Fiducia supplicans par Chicoutimi (2023-12-30 04:13:42)
[en réponse à 972219]
Note de Mgr Marc Aillet à propos de la déclaration Fiducia supplicans
29/12/2023
« Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF) vient de publier, le 18 décembre 2023, avec l’approbation du Pape François, la Déclaration Fiducia Supplicans «sur la signification pastorale des bénédictions».
Saluée comme une victoire par le monde laïque, et en particulier par les lobbies LGBT qui y voient enfin une reconnaissance par l’Eglise des relations homosexuelles malgré les multiples restrictions rappelées par le document romain, elle fait l’objet d’une désapprobation publique inédite de la part de conférences épiscopales entières, en particulier d’Afrique et d’Europe de l’Est, ainsi que d’évêques de tous les continents. En outre, de nombreux fidèles, y compris des recommençants, et nombre de prêtres, qui font face, dans une société en perte de repères, à des situations pastorales complexes, en faisant preuve d’autant de fidélité à l’enseignement du Magistère que de charité pastorale, expriment leur trouble et leur incompréhension.
Interpellé par ces réactions et après avoir pris le temps de la réflexion, je souhaite adresser, comme évêque, aux prêtres et aux fidèles de mon diocèse, une note en vue des les aider à accueillir cette déclaration dans un esprit de communion avec le Saint-Siège apostolique, en donnant quelques clés de compréhension, tout en interrogeant respectueusement certains points de la déclaration susceptibles de clarification. Enfin, je voudrais inviter les prêtres de mon diocèse à la prudence, vertu par excellence du discernement. J’ai conscience que cette note est dense, mais il me semble important de traiter la question avec suffisamment de hauteur théologique et pastorale.
Une doctrine inchangée sur le mariage
Fiducia supplicans commence par rappeler que l’enseignement de l’Eglise sur le mariage, comme union stable, exclusive et indissoluble entre un homme et une femme, naturellement ouverte à la génération de nouvelles vies, reste ferme et inchangée (n. 4). C’est la raison pour laquelle, insiste le texte, il est impossible de donner une bénédiction liturgique ou rituelle à des couples en situation irrégulière ou de même sexe, ce qui risquerait d’induire une grave confusion entre le mariage et les unions de fait (n. 5). Il est ainsi précisé que c’est la raison pour laquelle l’ancienne Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dans une réponse ad dubium, le 22 février 2021, avait conclu à l’impossibilité de donner une bénédiction aux «couples» de même sexe.
Distinction entre les bénédictions liturgiques et les bénédictions pastorales
Il est proposé ensuite tout un parcours biblique pour fonder la distinction entre les bénédictions liturgiques (n. 10) et les bénédictions que l’on qualifiera de pastorales, en vue d’éclairer la possibilité d’une bénédiction accordée à une personne qui, quelle que soit sa condition de pécheur, peut la demander à un prêtre, hors contexte liturgique ou rituel, pour manifester sa confiance en Dieu et sa demande d’aide afin de « mieux vivre » et de mieux ajuster sa vie à la volonté de Dieu (n. 20). Cela fait d’ailleurs partie d’une pratique pastorale élémentaire et bimillénaire de l’Eglise, en particulier dans le cadre de la dévotion populaire (n. 23-24), où il ne s’agit jamais d’exercer un contrôle sur l’amour inconditionnel de Dieu envers tous ni d’exiger un certificat de moralité, étant entendu qu’il s’agit ici d’un sacramental, qui n’agit pas comme un sacrement ex opere operato, mais dont l’efficacité de grâce dépend des bonnes dispositions de celui qui la demande et la reçoit. Jusqu’ici, le texte n’apporte rien de nouveau à l’enseignement ordinaire de l’Eglise, en ces matières.
Une bénédiction pastorale étendue aux couples de même sexe
De la pratique multiséculaire de bénédictions spontanées et informelles, qui n’ont jamais été ritualisées par l’autorité ecclésiale, on passe à ce qui a été présenté dans l’introduction du document comme son objet propre : «C’est précisément dans ce contexte [celui de la «vision pastorale du Pape François] que l’on peut comprendre la possibilité de bénir des couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, sans valider officiellement leur statut ni modifier en quoi que ce soit l’enseignement pérenne de l’Eglise sur le mariage» (Présentation). Il sera même précisé que «ce geste ne prétend pas sanctionner ni légitimer quoi que ce soit» (n. 34).
C’est ainsi que dans la troisième partie de la déclaration, on glisse subrepticement de la possibilité de bénir une personne, quelle que soit sa situation, à une bénédiction accordée à un «couple» en situation irrégulière ou de même sexe.
Malgré toutes les précisions sur le caractère non liturgique de ces bénédictions et l’intention louable «de s’associer ainsi aux prières des personnes qui, bien que vivant une union qui ne peut en aucun cas être comparée au mariage, désirent se confier au Seigneur et à sa miséricorde, invoquer son aide et être guidées vers une plus grande compréhension de son dessein d’amour et de vérité» (n. 30), on est bien obligé de constater que cela a été reçu, quasi unanimement par les pro comme par les contra, comme une «reconnaissance par l’Eglise des relations homosexuelles» elles-mêmes. Or, c’est malheureusement souvent dans ce sens qu’est comprise la pratique – déjà en usage dans certaines Eglises locales – de bénir des «couples» de même sexe, notamment en Allemagne ou en Belgique, et de manière parfaitement publique. Il est à craindre qu’ils se sentent ainsi encouragés, comme en témoigne déjà un certain nombre.
Questions qui mériteraient des éclaircissements
On comprend le souhait légitime du Saint-Père de manifester la proximité et la compassion de l’Eglise envers toutes les situations, même les plus marginales : n’est-ce pas en effet l’attitude du Christ dans l’Evangile, «lui qui faisait bon accueil aux publicains et aux pécheurs» (cf. Mt 9, 11), et qui constitue une bonne part de notre ministère ordinaire? Il y a néanmoins quelques questions qui restent en suspens et demanderaient de vrais éclaircissements, tant du point de vue doctrinal que pastoral.
Ces bénédictions ne seraient-elles pas en contradiction avec la notion de « sacramental » qu’assume toute bénédiction ?
Il convient de souligner que la raison avancée par le Responsum ad dubium de 2021 mettait moins en avant le contexte liturgique de la bénédiction que sa nature de «sacramental» qui demeure quel que soit le contexte: «Pour être cohérent avec la nature des sacramentaux, lorsqu’une bénédiction est invoquée sur certaines relations humaines, il est nécessaire – outre l’intention droite de ceux qui y participent – que ce qui est béni soit objectivement et positivement ordonné à recevoir et à exprimer la grâce, en fonction des desseins de Dieu inscrits dans la Création et pleinement révélés par le Christ Seigneur. Seules les réalités qui sont en elles-mêmes ordonnées à servir ces plans sont compatibles avec l’essence de la bénédiction donnée par l’Eglise» (Note explicative du Responsum). C’est la raison pour laquelle l’ancienne Congrégation pour la Doctrine de la Foi déclarait illicite «toute forme de bénédiction» à l’égard des relations qui impliquent une pratique sexuelle hors mariage, comme c’est le cas des unions de personnes de même sexe. Il faut certes reconnaître et valoriser les éléments positifs que comportent ces types de relations, mais ils sont mis au service d’une union qui n’est pas ordonnée au Dessein du Créateur.
N’y a-t-il pas une distinction à faire entre bénir une personne et bénir un « couple » ?
L’Eglise a toujours tenu que «Ces bénédictions s’adressent à tous et que personne ne doit en être exclu» (n. 28). Mais, si l’on se réfère au Livre des Bénédictions et au Directoire sur la piété populaire et la liturgie, on constate qu’ils concernent essentiellement, sinon exclusivement, des personnes individuelles, même réunies en groupes, comme des personnes âgées ou des catéchistes. Mais dans ces cas, ce n’est pas la relation qui les unit, et qui n’est d’ailleurs qu’extrinsèque, qui est l’objet de la bénédiction, mais bien la personne.
Ainsi, nous touchons là à la nouveauté de la déclaration Fiducia supplicans qui ne réside pas dans la possibilité de bénir une personne en situation irrégulière ou homosexuelle, mais d’en bénir deux qui se présentent en tant que «couple». C’est donc l’entité «couple» qui invoque la bénédiction sur elle. Or, si le texte prend soin de ne pas utiliser les termes d’union, de partenariat ou de relation – utilisés par l’ancienne Congrégation pour son interdiction –, il ne fournit pas pour autant une définition de la notion de « couple », devenu ici un nouvel objet de bénédiction.
Une question sémantique s’impose donc qui n’est pas résolue : la dénomination de « couple » peut-elle raisonnablement être donnée à la relation de deux personnes de même sexe? N’a-t-on pas intégré un peu hâtivement la sémantique que le monde nous impose mais qui jette la confusion sur la réalité du couple? Dans son exhortation apostolique Ecclesia in Europa (2003), Jean Paul II écrit: «On observe même des tentatives visant à faire accepter des modèles de couples où la différence sexuelle ne serait plus essentielle» (n. 90). Autrement dit: la différence sexuelle n’est-elle pas essentielle à la constitution même d’un couple? C’est une question anthropologique qui mériterait d’être précisée pour éviter toute confusion et ambiguïté, car si le monde a élargi cette notion à des réalités qui n’entrent pas dans le Dessein du Créateur, la parole magistérielle ne doit-elle pas assumer une certaine rigueur dans sa terminologie pour correspondre le mieux possible à la vérité révélée, anthropologique et théologique?
Quid des relations homosexuelles ?
Accorder une bénédiction à un « couple » homosexuel, non plus seulement à deux personnes individuelles, semble cautionner par le fait même l’activité homosexuelle qui les relie, même si, encore une fois, on précise bien que cette union ne peut pas être assimilée au mariage. Cela pose donc la question, qui n’est pas abordée dans cette déclaration, du statut moral des relations homosexuelles. Or l’enseignement de l’Eglise, conformément à l’Ecriture Sainte et à l’enseignement constant du Magistère, tient ces relations pour «intrinsèquement désordonnées» (Catéchisme de l’Eglise Catholique n. 2357): si Dieu ne répugne pas à bénir le pécheur, peut-il dire du bien de ce qui n’est pas conforme concrètement à son Dessein? Cela ne contredirait-il pas la bénédiction originelle de Dieu quand il crée l’homme à son image: «homme et femme il les créa. Dieu les bénit et leur dit: ‘soyez féconds et multipliez-vous’» (Gn 1, 28)?
N’y a-t-il pas des actes qui sont intrinsèquement mauvais ?
Pour mettre un terme aux controverses qui avaient agité les moralistes catholiques depuis les années 70, sur l’option fondamentale et la moralité des actes humains, le pape Jean Paul II a publié une encyclique magistrale, Veritatis splendor (1993), sur quelques questions fondamentales de l’enseignement moral de l’Eglise, et dont nous avons célébré en 2023 le 30ème anniversaire. Cette encyclique, qui vient confirmer la Partie morale du CEC et en développer certains aspects, a rappelé en particulier l’enseignement constant du Magistère sur l’existence d’actes intrinsèquement mauvais (n. 79-83) qui demeurent interdits semper et pro semper, c’est-à-dire en toutes circonstances. Cet enseignement est loin d’être facultatif et il donne une clé pour le discernement des situations auxquelles nous sommes confrontés dans le ministère pastoral. Sans doute un comportement qui est objectivement en désaccord avec le Dessein de Dieu n’est pas nécessairement imputable subjectivement – d’ailleurs «qui suis-je pour juger?», pour reprendre la célèbre expression du pape François –, mais il n’en devient pas moralement bon pour autant. La déclaration Fiducia supplicans évoque souvent le pécheur qui demande une bénédiction – « ceux qui se reconnaissent humblement pécheurs comme tout le monde » (n. 32) –, mais reste muette sur le péché particulier qui caractérise ces situations. L’expérience montre d’ailleurs qu’il n’est pas certain que cette possibilité de bénédiction « sans condition » soit une aide à la conversion.
L’exercice de la charité pastorale peut-il être déconnecté de la mission prophétique d’enseignement ?
Il est heureux que cette déclaration renvoie au ministère du prêtre et il faut rendre grâce au Saint-Père de susciter toutes sortes d’occasions pour permettre à des personnes, éloignées de l’Eglise et de sa discipline, de rencontrer un prêtre, comme il en exprime le souhait dans son exhortation apostolique Amoris laetitia (2016), pour faire l’expérience de la proximité d’un «Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour» (Ps 144, 8). Mais alors, il ne saurait être question pour deux personnes de même sexe engagées dans une activité homosexuelle et se présentant comme telles, ou pour des couples en situation irrégulière, de recourir à une bénédiction accordée, même de manière informelle, sans un dialogue pastoral auquel le pape François encourage précisément souvent les pasteurs.
En ce sens, on ne saurait séparer, dans le ministère du prêtre, l’exercice de la charité pastorale de sa mission prophétique d’enseignement. Et le cœur de la prédication de Jésus demeure l’appel à la conversion, dont on peut regretter qu’il n’en soit pas question dans cette déclaration. Quand Jésus manifeste sa compassion vis-à-vis du pécheur, il l’exhorte toujours à changer de vie, comme on le voit, entre autres exemples, dans le récit de la femme adultère: «Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus» (Jn 8, 11). Que serait une sollicitude pastorale qui n’inviterait pas le fidèle, sans juger ni condamner personne, à évaluer sa vie et son comportement par rapport aux paroles de l’Alliance et à l’Evangile? Ces paroles disent le dessein bienveillant de Dieu à l’égard des hommes, en vue d’y conformer leur vie, avec la grâce de Dieu, et selon un chemin de croissance, appelé par Jean Paul II: «loi de gradualité ou voie graduelle» (cf. Familiaris Consortio n. 34). La bénédiction accordée à deux personnes unies par une relation homosexuelle ou à un couple en situation irrégulière ne risquerait-elle pas de leur faire croire que leur union est une étape légitime dans leur cheminement? Or Jean Paul II a bien pris soin de préciser: «C’est pourquoi ce qu’on appelle loi de gradualité ou voie graduelle ne peut s’identifier à la gradualité de la loi, comme s’il y avait, dans la loi divine, des degrés et des formes de préceptes différents selon les personnes et les situations diverses» (Ibid.).
Peut-on opposer pastorale et doctrine ?
Par ailleurs, peut-on opposer accompagnement pastoral et enseignement doctrinal, comme si l’intransigeance était du côté de la doctrine et des principes, au détriment de la compassion et de la tendresse que nous devons pastoralement aux pécheurs? Face aux pharisiens qui le mettent à l’épreuve, à propos du divorce et de l’acte de répudiation consenti par Moïse, Jésus renvoie sans concession à la «Vérité du commencement» (cf. Gn 1 et 2), affirmant que si Moïse a consenti à leur faiblesse, c’est en raison de «la dureté de leur cœur» (cf. Mt 19, 3-9). C’est Jésus qui apparaît même comme le plus intransigeant. Il faut dire que la loi ancienne ne rendait pas juste: mais avec Jésus, nous sommes désormais sous le régime de la Loi nouvelle que saint Thomas d’Aquin définissait, en s’inspirant de saint Paul, comme «la grâce de l’Esprit Saint donnée à ceux qui croient au Christ» (Somme de Théologie I-II 106, 1). Tout acte de ministère, y compris les bénédictions, devrait donc être placé sous le régime de la loi nouvelle, où nous sommes tous appelés à la sainteté, quelle que soit notre condition de pécheur.
Comme le précisait le Cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dans une lettre adressée aux évêques de l’Eglise catholique sur la pastorale à l’égard des personnes homosexuelles (1986): «Il convient de bien faire comprendre que l’éloignement de l’enseignement de l’Eglise ou le silence à son sujet n’est, dans un effort de prise en charge pastorale, ni la marque d’un vrai sens de la responsabilité ni celle d’un véritable ministère pastoral. Seul ce qui est vrai peut finalement être pastoral. Ne pas prendre en compte la position de l’Eglise, c’est priver des hommes et des femmes homosexuels de l’attention dont ils ont besoin et qu’ils méritent» (n. 15).
Et saint Jean Paul II de prévenir: «La doctrine de l’Eglise et, en particulier, sa fermeté à défendre la validité universelle et permanente des préceptes qui interdisent les actes intrinsèquement mauvais est maintes fois comprise comme le signe d’une intolérable intransigeance, surtout dans les situations extrêmement complexes et conflictuelles de la vie morale de l’homme et de la société aujourd’hui, intransigeance qui contrasterait avec le caractère maternel de l’Eglise. Cette dernière, dit-on, manque de compréhension et de compassion. Mais, en réalité, le caractère maternel de l’Eglise ne peut jamais être séparé de la mission d’enseignement qu’elle doit toujours remplir en Epouse fidèle du Christ qui est la Vérité en personne (…) ‘’En réalité, la vraie compréhension et la compassion naturelle doivent signifier l’amour de la personne, de son bien véritable et de sa liberté authentique. Et l’on ne peut certes pas vivre un tel amour en dissimulant ou en affaiblissant la vérité morale, mais en la proposant avec son sens profond de rayonnement de la Sagesse éternelle de Dieu, venue à nous dans le Christ, et avec sa portée de service de l’homme, de la croissance de sa liberté et de la recherche de son bonheur’’ (Familiaris Consortio n. 34). En même temps, la présentation claire et vigoureuse de la vérité morale ne peut jamais faire abstraction du respect profond et sincère, inspiré par un amour patient et confiant, dont l’homme a toujours besoin au long de son cheminement moral rendu souvent pénible par des difficultés, des faiblesses et des situations douloureuses. L’Eglise, qui ne peut jamais renoncer au principe ‘’de la vérité et de la cohérence, en vertu duquel elle n’accepte pas d’appeler bien ce qui est mal et mal ce qui est bien’’ (Reconciliatio et paenitentia n. 34), doit toujours être attentive à ne pas briser le roseau froissé et à ne pas éteindre la mèche qui fume encore (cf. Is 42, 3). Paul VI a écrit : ‘’Ne diminuer en rien la salutaire doctrine du Christ est une forme éminente de charité envers les âmes. Mais cela doit toujours être accompagné de la patience et de la bonté dont le Seigneur lui-même a donné l’exemple en traitant avec les hommes. Venu non pour juger, mais pour sauver (cf. Jn 3, 17), il fut certes intransigeant avec le mal, mais miséricordieux envers les personnes’’ (Humanae vitae n. 29).» (Veritatis splendor n. 95).
« Ne vous modelez pas sur le monde présent »
J’ai bien conscience que la question est délicate et je souscris pleinement à la volonté du Saint-Père d’insister sur la charité pastorale du prêtre appelé à rendre proche de tout homme l’amour inconditionnel de Dieu, jusqu’aux périphéries existentielles de l’humanité si blessée d’aujourd’hui. Mais je pense à cette parole lumineuse de l’Apôtre Paul à Tite, que nous entendons proclamer dans la liturgie de la nuit de Noël, qui résume toute l’Economie du Salut : « Car la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété (…) Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien » (Tt 2, 11-12. 14). La charité pastorale qui nous presse – «Caritas Christi urget nos» (2 Co 5, 14) – de rejoindre tous les hommes pour leur montrer combien ils sont aimés de Dieu – la preuve, c’est que le Christ est mort et ressuscité pour tous –, nous presse, de manière indissociable, de leur annoncer la Vérité de l’Evangile du Salut. Et la Vérité est ainsi formulée par Jésus à tous ceux qui veulent devenir ses disciples : «Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera» (Mt 16, 24). Saint Luc précise qu’il le disait «à tous» (Lc 9, 23) et pas seulement à une élite.
Une parole de saint Paul résonne encore en moi pour éclairer notre attitude pastorale : «Ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait» (Rm 12, 2). Tous les hommes, y compris les couples en situation irrégulière ou de même sexe, aspirent au meilleur, car l’inclination au bien, au vrai et au beau est inscrite par Dieu dans le cœur de tout homme : c’est respecter sa dignité et sa liberté fondamentale que de le reconnaître. Et cela vaut la peine de «mouiller sa chemise» pour aider tout homme, quelle que soit sa situation de péché ou de contradiction avec le Dessein de Dieu tel qu’il est révélé dans le Décalogue et l’Evangile, à le découvrir et à cheminer, moyennant des processus de croissance et l’aide de la grâce de Dieu, pour y parvenir. Et cela ne peut pas se faire en faisant l’économie de la Croix.
Attitude pastorale pratique
Aussi, en conclusion, et vu le contexte d’une société sécularisée où nous connaissons une crise anthropologique inédite, qui conduit immanquablement à des ambiguïtés tenaces:
– J’invite les prêtres du diocèse, face aux couples en situation irrégulière ou aux personnes engagées dans une relation homosexuelle, à faire preuve d’un accueil plein de bienveillance: il faut que les personnes ne se sentent pas jugées, mais accueillies par un regard et une écoute qui disent l’amour de Dieu pour elles.
– Je les invite ensuite à instaurer un dialogue pastoral et à avoir le courage, pour le bien des personnes et avec la délicatesse qui convient, sans les juger et en s’impliquant personnellement dans la relation pastorale, de leur dire clairement la Vérité que l’Eglise enseigne sur leur situation.
– Enfin, je les invite, si les personnes le demandent, à leur donner une bénédiction, à condition que ce soit à chaque personne individuellement, en les appelant à la conversion et en les invitant à demander le secours de la grâce que le Seigneur accorde à tous ceux qui le lui demandent pour conformer leur vie à la Volonté de Dieu».
Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron
( 972697 )Merci Monseigneur !! par Boufaréo (2023-12-30 06:32:06)
[en réponse à 972696]
Enfin un Evêque français parle.... Enfin une déclaration qui ne désunit pas doctrinal et pastoral... Enfin une déclaration qui pose les vraies question et les vrais problèmes de Fiducia supplicans... Enfin une déclaration qui redit avec force que la loi de la gradualité n'est pas la gradualité de la Loi...
En gros : “chers prêtres de mon diocèse, soyez pasteurs, soyez vrais, ne bénissez pas les couples en situations irrégulières - surtout les couples homo - , mais vous pouvez, après un discernement prudentiel, selon les dispositions de la personnes à recevoir l'enseignement constant de l'Eglise, leur donner une bénédiction personnelle, et seulement personnelle, à toutes ces conditions”... Bref, on ne change rien... Vade rétro Fiducia supplicans !!
( 972708 )Merci Mgr ! par Meneau (2023-12-30 11:44:19)
[en réponse à 972696]
Qu'elles sont peu nombreuses les réactions des évêques de France !
Celle-ci est excellente. Et elle rétablit ce qu'a "oublié" Tucho dans Fiducia Supplicans : la charité pastorale permet de bénir toute personne de bonne volonté, y compris les plus pécheresses, mais certainement pas les couples.
Cordialement
Meneau
( 972719 )Enfin un évêque français par DumVolviturOrbis (2023-12-30 18:26:02)
[en réponse à 972696]
Mais tout ce qui précède la conclusion témoigne du climat de terreur qui règne dans l'épiscopat français depuis la neutralisation de Mgr Rey et de manière plus générale tous les évêques face aux méthodes bergogliesques de ces derniers mois.
Pour donner ses trois conclusions, Mgr Aillet est donc obligé de servir tout un pavé de soupe tiède et espère ne pas s'attirer les foudres du désormais Cardinal Fernandez.
( 972721 )Sérieusement par Leopardi (2023-12-30 19:46:24)
[en réponse à 972696]
Qui va lire une déclaration aussi longue et aussi subtile?
Seuls quelques aficionados de la capillotraction sémantique.
Les autres, dans le meilleur des cas, arriveront à la moitié en se disant que c'est du tripatouillage.
L'immense majorité n'ira pas au delà de la première ligne et restera dans l'idée - juste - qu'un oui doit être un oui et que le reste vient du mauvais.
Des fois je le demande si nos évêques, y compris les mieux pensants, ne sont pas à des années lumière intellectuelles de leurs ouailles...
( 972722 )oui par jejomau (2023-12-30 19:52:04)
[en réponse à 972721]
Vous avez tout dit !
( 972723 )Sérieusement par Meneau (2023-12-30 21:18:10)
[en réponse à 972721]
si vous avez la flemme de lire, ce qui compte, c'est la fin.
Un évêque français ne peut pas réagir de la même façon qu'un évêque africain sur le sujet.
Cordialement
Meneau
( 972749 )Sérieusement par Ennemond (2023-12-31 17:53:33)
[en réponse à 972723]
Je ne suis pas Mgr Aillet et je peux considérer l'omerta que constitue le silence imposé par la conférence des évêques de France. Mais la grande mesure que l'évêque de Bayonne utilise dans son propos paraît particulièrement prudente, en tout cas peu proportionnée par rapport au bouleversement tragique que constitue Fiducia supplicans. Sans doute sauve-t-il l'honneur de l'Eglise de France. Mais je peux comprendre que l'on trouve son message précautionneux alors que les conséquences du texte de la Doctrine de la Foi sont gigantesques. Pour ma part, je trouve que l'intervention la plus proportionnée est celle du cardinal Müller quand il affirmait peu de temps après la publication de FS et quelques heures avant de croiser le pape en personne :
"L'évêque diocésain est également concerné. En tant que pasteur de son église locale, il est tenu d'empêcher ces actes sacrilèges, sinon il s'en rendrait complice et renierait le mandat qui lui a été donné par le Christ de confirmer ses frères dans la foi."
Prions pour que les hommes d'Eglise se lèvent fermement et en grand nombre contre ce véritable brigandage doctrinal.
( 972802 )en réponse : attaque par le lobby homo par Cristo (2024-01-02 14:37:25)
[en réponse à 972696]
Bénédiction des couples homosexuels : SOS Homophobie accuse l’évêque de Bayonne de promouvoir les thérapies de conversion
L’association de lutte contre l’homophobie dénonce la prise de position de Mgr Aillet dans une note qu’il a publiée sur le site de son diocèse a propos de l’autorisation de la bénédiction des couples homosexuels par le Vatican.
Par Le Parisien
Le 2 janvier 2024
L’évêque de Bayonne légitimise-t-il les thérapies de conversion, pourtant illégales en France ? Le 29 décembre, Mgr Aillet a publié une note à l’attention des prêtes de son diocèse « en vue de les aider à accueillir » la déclaration du Vatican qui autorise, avec l’approbation du pape François, la bénédiction hors liturgie des couples de même sexe, et en leur « donnant quelques clés de compréhension ».
À la toute fin de cette dense note notamment relayée par France Bleu Basque, l’évêque invite les prêtes « à leur donner une bénédiction, à condition que ce soit à chaque personne individuellement, en les appelant à la conversion et en les invitant à demander le secours de la grâce que le Seigneur accorde à tous ceux qui le lui demandent pour conformer leur vie à la Volonté de Dieu ». Une prise de position qui ne passe pas pour l’association SOS Homophobie.
Elle y voit « une invitation des personnes LGBT + à modifier ou réprimer leur orientation sexuelle ou leur identité de genre » pour se conformer à la religion, écrit-elle dans un communiqué. Or, c’est selon elle ce qui définit une thérapie de conversation, aussi appelée autrefois thérapies de réorientation sexuelle. Il s’agit d’un ensemble de traitements pseudoscientifiques dans le but controversé de tenter de changer l’orientation sexuelle d’une personne, une pratique rendue illégale en France en 2022 et punie de deux ans d’emprisonnement.
Des conditions discriminantes
SOS Homophobie accuse ainsi l’évêque de Bayonne de « légitimer » la thérapie de conversion et juge également qu’il impose des conditions discriminantes aux couples homosexuels qui souhaiteraient recevoir cette bénédiction. L’association dénonce par ailleurs « la façon dont Monseigneur Aillet, tout au long de sa note, jette l’opprobre et le discrédit sur les personnes homosexuelles et les couples de même sexe ».
Par ce communiqué, SOS Homophobie demande à Mgr Aillet de « retirer la note ou à tout le moins d’en purger les parties qui font la promotion des thérapies de conversion ».
SOS homophobie dénonce et condamne une note de l’évêque de Bayonne, Marc Aillet, appelant à la mise en œuvre de « thérapies de conversion ».
Elle demande le retrait du texte du site internet du diocèse de Bayonne.#LGBTIphobies
Communiqué ⬇️ https://t.co/roQXREl9Ik
— SOS homophobie (@SOShomophobie) January 2, 2024
Contacté par franceinfo, l’évêché de Bayonne pointe « une interprétation erronée » de la note. Il ne s’agit pas de thérapie de conversion mais d’une référence à l’Évangile qui invite « tous les croyants à changer de direction pour prendre le bon chemin », selon lui.
( 972811 )Il y a vraiment des obsédés par DumVolviturOrbis (2024-01-02 17:21:06)
[en réponse à 972802]
Et leur obsession va tellement loin qu'ils en viennent à traquer le mot "conversion" pour l'interpréter selon leurs propres délires. Le monde ne va finalement pas si mal si des gens trouvent encore du temps pour ces basses besognes.
Malheureusement la conversion du cœur ne signifie plus grand chose aujourd'hui, et ce n'est pas en bénissant toutes le fautes graves qu'on réussira à y redonner du sens.
( 972849 )Les propos de l’évêque de Bayonne jugés «homophobes» par NLC (2024-01-03 09:21:26)
[en réponse à 972696]
Article dans le Sud-Ouest de ce jour, je vous laisse vous faire votre avis, le mien est fait !
Mgr Marc Aillet est un habitué des propos polémiques (en légende d'une photo de Mgr Aillet NDNLC).
Mgr Marc Aillet a publié une lettre faisant suite à la décision du Vatican d’autoriser la bénédiction des couples de même sexe hors liturgie.
Hors liturgie, le Vatican autorise désormais la bénédiction des couples de même sexe, avec celle du pape François. Souvent à la pointe du conservatisme, l’évêque de diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, Mgr Marc Aillet, n’aura donc surpris personne en réagissant depuis le Pays basque.
Vendredi dernier, moins de deux semaines après l’annonce du Vatican, il publiait ainsi sur le site de son diocèse une note « à propos de la déclaration ‘‘Fiducia supplicans’’ », dans laquelle il s’adresse à ses prêtres pour leur apporter des « éclaircissements ». Éclaircissements jugés homophobes par l’association SOS Homophobie, qui a demandé le retrait de tout ou partie du texte… A minima les passages faisant la promotion des « thérapies de conversion ».
« L’enseignement de l’Église […] tient ces relations [homosexuelles] pour intrinsèquement désordonnées », estime l’évêque. Et le prélat de publier une sorte de guide appelé « Attitude pastorale pratique » à l’attention de ses curés. Il les invite notamment à « instaurer un dialogue pastoral » et à « avoir le courage, pour le bien des personnes et avec la délicatesse qui convient, sans les juger et en s’impliquant personnellement dans la relation pastorale, de leur dire clairement la vérité que l’Église enseigne sur leur situation ».
« Se conformer… »
Le prélat autorise les prêtres, « si les personnes le demandent, à leur donner une bénédiction, à condition que ce soit à chaque personne individuellement, en les appelant à la conversion et en les invitant à demander le secours de la grâce que le Seigneur accorde à tous ceux qui le lui demandent pour conformer leur vie à la volonté de Dieu » (1).
Sur son propre site Internet, SOS Homophobie dénonce « une invitation des personnes LGBT+ à modifier ou réprimer leur orientation sexuelle ou leur identité de genre ». Et ce, en particulier, via la thérapie de conversion, cette pratique visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité sexuelle d’une personne. Joint par « Sud Ouest », le coprésident de l’association, Joël Deumier, précise que l’évêque « n’a retiré aucun de ses propos » et que, en outre, « il persiste et signe ».De son côté, SOS Homophobie n’exclut pas une action en justice.
Proche du mouvement ultra-conservateur Alliance des cœurs unis et contesté par d’anciens curés locaux, Mgr Marc Aillet a cette année notamment été jugé « obscurantiste » par des parents de catéchumènes d’Anglet.
(1) Nous avons cherché à joindre l’évêque. Sans succès.
On notera la confusion (?) entre appel à la conversion et thérapie de conversion...
( 972938 )France bleue fait l'âne ... par Cristo (2024-01-04 23:52:02)
[en réponse à 972696]
... pour avoir du son : important à la radio, le son, certes ...
( 972698 )Le Pr Buttiglione évoque ''révolution'' et ''retour aux sources'' par Chicoutimi (2023-12-30 08:13:54)
[en réponse à 972219]
Voici un texte bien décevant. Encore une fois, on y décèle la ''double pensée'': on dit d'une part que c'est traditionnel, et d'autre part que c'est révolutionnaire. Plus précisément, on tente de justifier la nouveauté par un soi-disant retour aux sources.
NB: La ''double pensée'' est un terme de George Orwell qui, dans son livre ''1984'', désignait par cela la ''capacité à accepter simultanément deux points de vue opposés et ainsi mettre en veilleuse tout esprit critique. C'est aussi une rupture avec le « principe de non-contradiction », sur lequel repose toute la science démontrable.'' (Voir).
Voici donc le texte du Pr Buttiglione, un proche de Jean-Paul II dont on disait qu'il défendait des valeurs conservatrices concernant l'homosexualité et l'immigration.
Traduction d'un article de Vatican News:
Les bénédictions : un développement pastoral ancré dans la tradition
Le professeur italien Rocco Buttiglione, membre de l’Académie pontificale des sciences sociales, qualifie la DéclarationFiducia supplicans du Dicastère pour la doctrine de la foi de presque révolutionnaire et de retour aux origines de l’Église et à la présence missionnaire du Christ dans l’histoire humaine.
20/12/2023
''La Déclaration « Fiducia supplicans » du Dicastère pour la Doctrine de la Foi sur la signification pastorale des bénédictions marque un développement pastoral authentique, solidement ancré dans la tradition de l’Église et dans sa théologie morale. Le cardinal préfet du dicastère, Víctor Manuel Fernández, a eu la sagesse de préfacer la Déclaration par une brève présentation dans laquelle il explique, entre autres, ce que la Déclaration n’est pas: ce n’est pas un feu vert au mariage homosexuel, et ce n’est pas un changement dans la doctrine de l’Église concernant les relations sexuelles en dehors du mariage qui est toujours une matière grave de péché. Cela ne change donc rien? Non, ça change beaucoup. C’est presque une révolution. Mais dans l’histoire de l’Église, toute révolution authentique est aussi un retour aux origines, à la présence missionnaire du Christ dans l’histoire humaine.
Le point de départ de la réalité que la Déclaration a à l’esprit est celui d’un couple en situation «irrégulière» qui demande une bénédiction. Pour éviter tout malentendu, imaginons qu’ils ne demandent pas à un prêtre mais à leurs parents. Voudriez-vous donner cette bénédiction? Je la donnerais. Je ne bénirais pas la relation sexuelle irrégulière. Néanmoins, je bénirais l’attention qu’ils ont l’un pour l’autre, le soutien qu’ils se donnent mutuellement dans la vie, le réconfort dans les moments de deuil et la camaraderie face aux difficultés. L’amour n’est jamais mauvais. Les relations sexuelles, en revanche, le sont parfois. Dans la vie de ce couple, le bien et le mal sont si étroitement liés qu’il n’est pas possible de les séparer avec une rupture nette. Si l’une de mes filles se trouvait dans une telle situation, je la bénirais et je prierais certainement Dieu pour que, sur le chemin de la vie, il puisse séparer le bon du mauvais dans cette relation en en faisant un pas sur le chemin de la vérité. Dieu écrit droit avec des lignes tordues. Je pense que n’importe quel père ferait la même chose et je ne vois pas comment un prêtre, s’il a un cœur de père pour les membres de sa communauté, pourrait faire autrement.
Bien sûr, il y a le risque de scandale. Il y a le danger que, dans le peuple fidèle de Dieu, les plus pauvres et les plus faibles soient induits en erreur et ne comprennent plus ce qu’est le mariage et pourquoi les relations sexuelles en dehors du mariage sont mauvaises. Il s’agit d’un problème réel qu’il ne faut pas sous-estimer. Et c’est précisément pour cette raison que le cardinal Fernández a ressenti le besoin de faire ses remarques préliminaires. Bien sûr, il serait plus facile de résoudre ce problème s’il n’y avait pas de commentateurs qui, au lieu d’apporter des éclaircissements, sèment la confusion et la méfiance. Si toutes les brebis de l’enclos étaient en sécurité, le berger se défendrait simplement contre les loups à la porte de l’enclos. Mais si beaucoup sont à l’extérieur et perdus, alors il doit aller les chercher, et cela implique des risques et des dangers. La Déclaration est une réponse à une urgence pastorale spécifique de notre temps.
Ceux qui demandent une bénédiction, dans le cas que nous considérons ici, savent qu’ils font quelque chose que l’Église n’approuve pas et qu’elle interdit. Cependant, l’Église veut affirmer un lien, une appartenance. Une appartenance rebelle mais une appartenance quand même. L’Église éteindra-t-elle cette lampe fumante ou la maintiendra-t-elle vivante, dans la mesure du possible?
Quand j’étais jeune (il y a peut-être un demi-siècle), il était impossible d’imaginer cette situation. Les homosexuels ne réclamaient pas le mariage. Ils ne voulaient pas se marier. Ils considéraient le mariage et la monogamie comme des formes d’oppression par la société bourgeoise et exigeaient la liberté sexuelle et la séparation du sexe et de l’amour. Ou mieux: ils pensaient que le sexe était réel et que l’amour n’était qu’une illusion. Une réflexion au sein des mouvements homosexuels a peut-être commencé avec l’apparition du sida (la monogamie est la meilleure défense contre le sida), mais elle est depuis allée bien au-delà. Le sexe n’est pas une simple gymnastique du plaisir: il a une tendance naturelle à impliquer profondément la personne, il a besoin d’être réglementé, de se dérouler dans un contexte normatif. Depuis quelques années, nous assistons à une tentative de recherche d’une «régulation» des relations sexuelles, d’une refonte du sexe au sein d’une relation personnelle, voire d’une redécouverte de l’amour. C’est dans ce contexte que se pose également la question du mariage homosexuel, inacceptable en soi (comme le confirme le cardinal Fernández) mais révélateur d’un malaise et d’une recherche, à laquelle l’Église doit apporter une réponse adéquate.
Au cours du synode, la préoccupation de diverses Églises nationales s’est manifestée face à ces questions. Il y a eu une confrontation tendue au cours de laquelle chacun a librement exposé ses raisons et ses efforts, au-delà des différentes positions idéologiques, pour écouter l’Esprit et discerner ce qui vient de Lui et ce qui vient du Malin. Cette Déclaration offre une première réponse, à la fois conforme à la tradition et ouverte à la nouveauté.''
Rocco Buttiglione est membre de l’Académie pontificale des sciences sociales. Il a publié douze livres et plus de 130 essais savants sur la philosophie et la culture. Il enseigne les sciences politiques à l’Université Saint-Pie V de Rome. Il a siégé au parlement italien et a été ministre des Affaires européennes et ministre de la Culture.
( 972700 )Le P. Longenecker évoque les retombées de Fiducia supplicans par Chicoutimi (2023-12-30 08:35:19)
[en réponse à 972219]
Le père Dwight Longenecker est un prêtre catholique américain. Il fut élevé dans la religion évangélique. Ordonné prêtre anglican après des études de théologie à Oxford, il a été successivement curé, puis aumonier à Cambridge, puis pasteur sur l’Ile de Wight.
Réalisant que l’Église anglicane prenait un chemin divergent, en 1995, lui, sa femme et ses enfants, se convertissent au catholicisme. En décembre 2006, il est ordonné prêtre catholique grâce à une dispense de Benoît. Il est très actif sur internet, et l’auteur de nombreux livres.
Les conséquences prévisibles de Fiducia Supplicans
Publié le 29/12/2023 par Benoît-et-moi
''Le récent document Fiducia Supplicans signé par le pape François est probablement l’œuvre la plus désastreuse de ce qui sera considéré comme le pire pontificat des XXe et XXIe siècles.
(...)
'' Mais quelles seront les retombées? Voici une liste de choses qui se produiront :
- Les catholiques conservateurs chercheront une autre église – la FSSPX, les orthodoxes de l’Est ou l’une des nombreuses sectes traditionalistes.
- Les catholiques ordinaires qui ne verront là qu’une folie politiquement correcte de la part du Vatican s’en iront.
- Les catholiques fidèles voteront avec leur portefeuille. Préparez-vous à voir le «Denier de Pierre» [“Peter’s Pence”] devenir Pierre sans le sou [Peter’s penniless].
- Cette crise financière n’affectera pas seulement le Vatican, mais aussi les paroisses, les diocèses et les apostolats catholiques.
- Les relations œcuméniques avec les dénominations conservatrices non catholiques seront détruites.
- Les relations œcuméniques avec les orthodoxes de l’Est seront sapées.
- Les efforts d’évangélisation parmi les chrétiens non catholiques individuels seront sapés.
- Bien que la « synodalité » soit le mot d’ordre du moment. Le document a été préparé par Fernandez et le Pape sans consultation générale.
- La coopération des évêques, du clergé et du peuple diminuera.
- Plusieurs conférences épiscopales ont déjà déclaré qu’elles n’appliqueraient pas les consignes de Fiducia Supplicans. D’autres seront plus passives et se contenteront de l’ignorer.
- Les catholiques fidèles n’entreront pas en dissidence et ne se rebelleront pas. Au mieux, ils ignoreront simplement tout ce qui vient du Vatican. Au pire, ils lanceront des mouvements de résistance. Ces mouvements seront intelligents, travailleront dur et seront bien financés… et ils provoqueront davantage de divisions dans l’Église.
- La division au sein de l’Église augmentera et pourrait aboutir à un schisme.
- Le schisme peut provenir de catholiques progressistes pour qui Fiducia Supplicans n’est pas allée assez loin ou de catholiques conservateurs qui en ont assez.
- Les prêtres de paroisse, déjà surchargés de travail, se retrouveront dans une situation délicate quand des personnes ayant des «relations irrégulières» appelleront pour organiser des «services de bénédiction». Comment navigueront-ils dans ce champ de mines pastoral?
- Quand les prêtres refuseront de bénir des couples homosexuels, leur diocèse sera-t-il poursuivi en justice? Quelqu’un y a-t-il pensé?
- Le pire, c’est que l’autorité et le respect de la papauté elle-même seront définitivement entamés. (...)''
( 972744 )Le Barroux demande nos prières pour que le texte soit retiré par DumVolviturOrbis (2023-12-31 16:20:02)
[en réponse à 972219]
En ce 31 décembre, au nom du Père Abbé et de toute la communauté de l'Abbaye du Barroux, le célébrant de la messe de ce dimanche a demandé aux fidèles "de prier pour que le Saint Père retire sans retard une telle permission".
Voici la transcription du passage de ce sermon (lien vers le live) :
On discute beaucoup aujourd’hui de la possibilité de bénir des personnes de même sexe vivant en couple. Le document de Rome, d’ailleurs très mal interprété par les médias, stipule que rien n’est changé dans les principes. Il les rappelle. Le malheur est qu’il propose en même temps une pratique qui sera largement perçue en contradiction avec ces mêmes principes, en autorisant à bénir des couples irréguliers.
Quand un texte disciplinaire donne une permission à partir de principes qui, en toute prudence normale, devraient l’interdire. On est présence d’une loi dangereuse. Et avec le soutien de Père Abbé et de toute la communauté, j’invite tous les fidèles à prier pour que le Saint Père retire sans retard une telle permission.
De nombreux épiscopats du monde entier ont d’ailleurs déjà répondu au Pape avec beaucoup de respect. Ils refuseraient de donner à leurs prêtres la permission de bénir des personnes vivant dans des unions illégitimes : polygamie, concubinage ou personnes de même sexe. Une telle bénédiction ne pouvant que semer le trouble dans les esprits. Les évêques africains se sont montrés particulièrement courageux de ce point de vue. Tous ces épiscopats avaient d’ailleurs déjà rejeté la possibilité de bénir des couples irréguliers lors des derniers synodes.
L’enseignement de l’Eglise, résumé par le Catéchisme de l’Eglise catholique, est très clair. Rappelons-le : « un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Ils ne choisissent pas leur condition. Elle constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse ». Voilà pour les personnes. Maintenant les actes. S’appuyant cependant sur la Sainte Ecriture, la Tradition a toujours déclaré que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés. Suivent cinq références de la Bible et de Vatican II. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.
Dans l’entre deux guerres vécut un juif athée, peintre ami de Picasso et artiste qui lança le mouvement surréaliste. Une apparition du Christ l’ayant converti il demanda le baptême. Il s’appelait Max Jacob. Naïvement il pensait que le baptême le guérirait de ses pratiques homosexuelles. Bien vite il découvrit qu’il n’en était rien. Il comprit alors, après quelque temps, que le seul remède qui s’offrait à lui était la fuite des milieux corrompus de Paris pour se réfugier à Fleury-sur-Loire, à l’ombre de Saint Benoît. Là il mena la vie austère d’un pénitent. Lever à 5h. Méditation d’une heure, la plume à la main, sur des sujets propres à nourrir son sujet de conversion (la mort, le jugement, l’enfer). A 6h, chemin de croix. Puis service d’une messe basse. Ensuite, toute la journée, travail intensif d’écrivain ou de peintre. Un jour la Gestapo vint le chercher et le conduisit au camp de Drancy où il mourut en 1944, le chapelet à la main. Mes frères et sœurs, que penserait Max Jacob d’une telle bénédiction encourageant à rester dans une telle situation de péché ? Lui qui a accepté une vie si rude pour en sortir ?
Mais finissons-en. Dieu propose tellement mieux que des plaisirs qui laisse un goût de cendres. Vous ne croyez pas ? Saint Paul nous l’annonçait dans l’Epître du jour : Lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi. Le propre Fils de Dieu est parmi nous. Regardez dans la crèche, c’est lui, c’est ce bébé ! Dieu avec nous, Emmanuel. Afin que nous recevions l’adoption. Nous voilà devenus les propres fils de Dieu, par adoption. Quelle merveille ! « Reconnais, ô chrétien, ta dignité », disait saint Léon à Noël. Et, enfin, cette affirmation de Saint Paul qui donne des ailes à nos prières : nous avons dans « nos cœurs l’esprit de son Fils, lequel crie Abba, Père ! ».
( 973240 )Vidéo privée par Alexandre (2024-01-14 21:34:45)
[en réponse à 972744]
Tout est dans le titre.
( 973242 )Malheureusement les messes ne sont diffusées que pendant 24h par DumVolviturOrbis (2024-01-14 21:38:26)
[en réponse à 973240]
et sont remplacées par la messe suivante le lendemain...
( 972874 )Un autre évêque fidèle et courageux par Johanis (2024-01-04 09:37:50)
[en réponse à 972219]
Lifesitenews rapporte la déclaration courageuse d'un évêque du Pérou : " Un évêque péruvien interdit les "bénédictions" homosexuelles et déclare que la Fiducia Supplicans "nuit à la communion de l'Église".
"L'évêque a qualifié la bénédiction des couples irréguliers et des couples de même sexe de "grave abus du très saint nom de Dieu, qui est invoqué pour une union objectivement pécheresse de fornication, d'adultère ou, pire encore, d'activité homosexuelle""
Il souligne lui aussi le double tour de passe-passe par lequel le pape et son serviteur prétendent ne pas contredire la doctrine de l'Eglise : une bénédiction qui n'aurait pas la même nature que les bénédictions faites jusqu'à présent, et la séparation entre la réalité "couple homosexuel" et la relation homosexuelle ou l'union qui en est le fondement.
"Comme beaucoup d'autres commentateurs, l'évêque de Moyobamba a noté que le document dit de manière confuse que les couples peuvent être bénis, mais pas les unions.
"Cette distinction nous laisse perplexes et confus, car l'acte de bénédiction [...] reste une bénédiction de même nature", écrit-il. "Bénir un couple, c'est bénir l'union qui existe entre eux. Il n'y a pas de moyen logique et réel de séparer une chose d'une autre. Sinon, pourquoi demanderaient-ils une bénédiction ensemble et non deux séparément ?""
( 972883 )Les évêques de la Province ecclésiastique de Rennes (France) ... par Chicoutimi (2024-01-04 10:52:07)
[en réponse à 972219]
demandent de ne pas bénir de "couples" homosexuels, ni non-mariés à l'église mais uniquement des personnes individuelles.
"Dans notre société où le mariage a été banalisé en devenant une notion de droit civil qui ignore la spécificité fondatrice de la différence sexuelle, nous avons la mission d’affirmer de façon prophétique, «avec douceur et respect» (1 P 3,16), la grande beauté du dessein de Dieu qui créa l’être humain, homme et femme, et que le Christ a rappelé. Dans ce contexte, il est donc juste, comme le souligne la Déclaration, de ne pas contribuer à créer de la «confusion» (n. 4, 5, 30, 31, 39) ou du «scandale» (n. 30, 39). C’ est pourquoi, il est opportun de bénir de façon spontanée, individuellement, chacune des deux personnes formant un couple, quelle que soit leur orientation sexuelle, qui demandent la
bénédiction de Dieu avec humilité et dans le désir de se conformer de plus en plus à sa sainte volonté."
Source: Courriel reçu par l'abbé Yves-marie Couët (Voir).
( 972884 )Signé par les évêques suivants... par Chicoutimi (2024-01-04 10:56:41)
[en réponse à 972883]
Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes
Raymond Centène, évêque de Vannes
Emmanuel Delmas, évêque d’ Angers
Laurent Dognin, évêque de Quimper
François Jacolin, évêque de Luçon
Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc
Laurent Percerou, évêque de Nantes
Jean-Pierre Vuillemin, évêque du Mans
Jean Bondu, évêque auxiliaire de Rennes
Frédéric Foucher, administrateur diocésain de Laval
( 972895 )Qui est dupe ? par Pétrarque (2024-01-04 14:17:44)
[en réponse à 972892]
La méthode est rôdée depuis Vatican II...
On ouvre délibérément une porte en sachant très bien ce qui va s'y engouffrer. Aux premiers signes de résistance, on fait semblant de rappeler la doctrine pour se couvrir face à ceux qu'on sait fidèles - et qui ont encore un potentiel certain pour empêcher ou retarder la trahison - mais, évidemment, il n'est pas question de faire machine arrière.
En gros et pour faire court :
"Vous savez que, normalement, faudrait pas le faire, mais on autorise néanmoins à le faire dans quelques cas théoriques pratiquement inexistants. On le fait, donc, et, après-demain tout le monde le fera, parce que nos alliés objectifs qui sont les ennemis de l'Église vont vous mettre dans une position de rupture telle que la plupart d'entre vous n'auront pas le courage d'assumer les conséquences médiatiques, judiciaires et pseudo-pastorales de leur refus.
Et dans dix ans, ceux qui refuseront de le faire seront schismatiques."
( 973041 )Du pain béni par Ptitlu (2024-01-08 22:41:07)
[en réponse à 972895]
Pour les NUC, Williamson, et dans une optique moins occidentaliste, tous sauf les catholiques.
Dans des pays où les évangéliques, les orthodoxes suivent de très près - et n'hésitent pas à critiquer - les amours de Rome avec les LGBTQI, les catholiques, déjà en perte de vitesse (cf. les statistiques sur les vocations ou le recours aux sacrements) sont en train de perdre la bataille du nombre.
( 973035 )Le Cal Sarah s'exprime sur FS dans son message de Noël par Johanis (2024-01-08 11:31:05)
[en réponse à 972219]
C'est un long message dans lequel le Cardinal rejette FS et notamment met en avant le rôle que doit jouer l'Afrique dans cette crise.
Ca a été publié sur Settimo Cielo de Sandro Magister. Quelques extraits :
"… La Vérité faite chair est venue habiter au milieu des hommes. Sa lumière ne trouble pas. Sa parole ne sème pas la confusion et le désordre, mais elle révèle la réalité de toute chose. Il EST la vérité et par conséquent il est « signe de contradiction » et « dévoile les pensées d’un grand nombre de cœurs » (Luc 2, 34).
La vérité est la première des miséricordes que Jésus offre au pécheur. …
Précisément, la confusion, le manque de clarté et de vérité et la division ont troublé et assombri la fête de Noël cette année. …
La Déclaration “Fiducia supplicans” écrit que la bénédiction est au contraire destinée aux personnes qui « demandent que tout ce qui est vrai, bon et humainement valable dans leur vie et dans leurs relations soit investi, guéri et élevé par la présence de l’Esprit Saint » (n. 31). Mais qu’y a-t-il de bon, de vrai et d’humainement valable dans une relation homosexuelle, définie par les Saintes Ecritures et la Tradition comme une dépravation grave et « intrinsèquement désordonnée » ? Comment un tel écrit peut-il correspondre au Livre de la Sagesse qui affirme : « Les pensées tortueuses éloignent de Dieu, et, mise à l’épreuve, la Puissance confond les insensés. Non, la Sagesse n’entre pas dans une âme malfaisante, elle n’habite pas dans un corps tributaire du péché. Car l’Esprit Saint, l’éducateur, fuit la fourberie » (Sg 1,3-5). L’unique chose à demander aux personnes qui vivent une relation contre nature, c’est de se convertir et de se conformer à la Parole de Dieu.
Il me faut remercier les Conférences épiscopales qui ont déjà fait ce travail de vérité en particulier celles du Cameroun, du Tchad, du Nigéria, etc., dont je partage et fais miennes les décisions et l’opposition ferme à la Déclaration “Fiducia supplicans”. Il faut encourager les autres Conférences Episcopales nationales ou régionales et chaque évêque à faire de même. Faisant ainsi, on ne s’oppose pas au Pape François, mais on s’oppose fermement et radicalement à une hérésie qui mine gravement l’Eglise, Corps du Christ, parce que contraire à la foi catholique et à la Tradition….
L’Eglise d’Afrique est la voix des pauvres, des simples et des petits. Elle est chargée de clamer la Parole de Dieu face à des chrétiens d’Occident qui, parce qu’ils sont riches, dotés de compétences multiples en philosophie, en sciences théologiques, bibliques, canoniques, se croient évolués, modernes et sages de la sagesse du monde. Mais « la folie de Dieu est plus sage que les hommes » (1Cor 1, 25). Il n’est donc pas surprenant que les évêques d’Afrique, dans leur pauvreté, soient aujourd’hui les héraults de cette vérité divine face à la puissance et à la richesse de certains épiscopats d’Occident. Car « ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort. … Mais osera-t-on les écouter lors de la prochaine session du Synode sur la synodalité ? Ou doit-on croire que, malgré les promesses d’écoute et de respect, il ne sera tenu aucun compte de leurs avertissements comme on le voit aujourd’hui ? …
Chaque successeur des apôtres doit oser prendre au sérieux les paroles de Jésus : « Que votre parole soit oui si c’est oui, non si c’est non. Tout ce qu’on ajoute vient du Mauvais » (Mt 5, 35). Le Catéchisme de l’Eglise catholique nous donne l’exemple d’une telle parole claire, tranchante et courageuse. Toute autre voie serait immanquablement tronquée, ambiguë et trompeuse. Nous entendons en ce moment tant de discours si subtils et contournés qu’ils finissent par tomber sous cette malédiction prononcée par Jésus : « Tout le reste vient du Mauvais ». On invente de nouveaux sens aux mots, on contredit, on falsifie l’Ecriture en affirmant y être fidèle. On finit par ne plus servir la vérité.
… La liberté que nous avons à apporter aux personnes vivant au sein d’unions homosexuelles réside dans la vérité de la parole de Dieu. Comment oserions-nous leur faire croire qu’il serait bon et voulu par Dieu qu’elles demeurent dans la prison de leur péché ? « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, alors vous connaitrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jean 8, 31-32).…
Un mot du Christ nous jugera : « Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu. Et vous, si vous n’écoutez pas, c’est que vous n’êtes pas de Dieu » (Jean 8, 47)."
( 973066 )Et la conférence épiscopale guinéenne ? par Candidus (2024-01-10 00:22:13)
[en réponse à 972219]
Quelqu'un sait-il si cette conférence épiscopale, dont le Cardinal Sarah a longtemps été le président, a pris position ?
( 973069 )De toute façon par Ptitlu (2024-01-10 12:08:10)
[en réponse à 973066]
Y compris dans les pays où l'homosexualité n'est pas pénalisée. Cet argument est donc inopérant.
Pays africains où l’homosexualité est non pénalisée
Mali – Niger – Burkina Faso – Ghana – Guinée-Bissau – Centrafrique – Gabon – Congo – RDC – Angola – Mozambique – Madagascar – Botswana – Lesotho – Afrique du Sud – Djibouti.
(En gras les pays dont les conférences épiscopales ont rejeté explicitement Fiducia Supplicans).
Dieu écrit droit avec ses lignes courbes : l'unité de l'Eglise peut se (re)faire. Contre François, Tucho, Hollerich et les hérésies de ceux qui occupent actuellement le Vatican. Exeunt omnes !
( 973530 )FS démontée dans la Revue Thomiste par Johanis (2024-01-24 17:28:24)
[en réponse à 972219]
On ne peut douter qu'à travers cet article du P. Emmanuel Perrier dans la Revue Thomiste, ce sont les dominicains de Toulouse qui se prononcent clairement sur FS. Grand merci à eux qui ont une autorité théologique reconnue dans l'Eglise.
L'article est en libre accès.
Voici le début :
« fils de l'église fondée sur les apôtres nous ne pouvons qu'être alarmé du trouble dans le peuple chrétien suscité par un texte venant de l’entourage du Saint-Père[1]. Il est insupportable de voir des fidèles du Christ perdre confiance dans la parole du pasteur universel, de voir des prêtres déchirés entre leur attachement filial et les conséquences pratiques auxquelles ce texte leur imposera de faire face, de voir des évêques se diviser. Ce phénomène de grande ampleur auquel nous assistons indique une réaction du sensus fidei. On appelle « sens de la foi (sensus fidei) » l’attachement du peuple chrétien aux vérités touchant la foi et les mœurs[2]. Cet attachement commun, « universel » et « indéfectible », vient de ce que chaque croyant est mû par l’unique Esprit de Dieu à embrasser les mêmes vérités. C’est pourquoi, lorsque des affirmations touchant à la foi et aux mœurs viennent heurter le sensus fidei se produit à leur égard un mouvement instinctif de défiance qui se manifeste collectivement. Il est cependant nécessaire d’en sonder la légitimité et les motifs. Nous nous en tenons ici aux six raisons qui nous semblent les plus saillantes...