Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=972791
images/icones/tele.gif  ( 972791 )L'abbé Proux, de l'Emmanuel, rejoint les sédévacantistes par Chicoutimi (2024-01-02 00:44:22) 

L'abbé Claude Proux a un parcours particulier. Lorsqu'il est devenu veuf, et que ses 3 enfants furent autonomes, il devint prêtre en 1995 pour le diocèse de Fréjus-Toulon. Il était membre de la Communauté de l'Emmanuel. Âgé maintenant de 80 ans, il dit qu'il fut attiré par les traditionnalistes lorsqu'il vit à quel point ces derniers étaient persécutés par François. Il rencontra Mgr Williamson qui accepta de le ré-ordonner (car il en était au point qu'il se demandait s'il était vraiment prêtre). Il célèbre dorénavant ''non una cum'' et affirme être maintenant ''heureux comme un roi''. Il dit aussi qu'il ''faut sortir de Babylone'' et ''combattre''. Il croit aussi qu'il y a beaucoup de choses à faire vis-à-vis des conciliaires en raison de François,

Voici le témoignage de l'abbé Proux à ce sujet:



Vidéo
images/icones/1f.gif  ( 972794 )Bof... par Pétrarque (2024-01-02 11:05:12) 
[en réponse à 972791]

Au demeurant très sympathique, l'abbé Proux...

Mais, à la base, on ne sent pas une formation doctrinale extrêmement solide. Le fait qu'un prêtre se pose des questions sur Bergoglio, rien que de très normal.

Mais qu'il ne découvre la Tradition que par l'intermédiaire d'Adrien Abauzit, cela fragilise un peu à mes yeux la fiabilité globale de la démarche...

images/icones/fleche2.gif  ( 972803 )formation doctrinale par Lycobates (2024-01-02 15:03:58) 
[en réponse à 972794]

Le problème d'une formation doctrinale solide est assez généralisé, et pas seulement chez les conciliaires, mais aussi chez les "tradis" à des degrés divers, les informations imparties aux séminaristes, même si elles sont fondamentalement correctes (mais pas toujours !) se puisant essentiellement de sources secondaires ou indirectes, parfois biaisées, ce qui est a priori un problème.
Je ne connais qu'un seul ou deux centres de formation (ou séminaires) pour futurs prêtres dans le monde, qui puissent plus ou moins satisfaire aux exigences d'antan.

Ceci dit, concernant l'abbé Proux (que je ne connais pas), vu son âge et le fait qu'il a été d'après ses dires professeur de philosophie, il a certainement dû bénéficier d'une formation encore solide, que même la formation pour vocations tardives Vatican d'Eux n'a pas trop su vicier.

On doit lui souhaiter bonne chance et les grâces nécessaires pour entamer son ministère (décidément l'effet Bergoglio porte de plus en plus de fruits), mais votre remarque me rappelle la mienne concernant Mgr Williamson : il ne suffit pas de rémédier aux défauts sacramentels (encore faudrait-il qu'on le fît selon des prémisses ecclésiologiques avérés, mais c'est un autre débat, nous sommes concernés ici par la question de la validité d'abord), il faut ensuite aussi encadrer de façon suffisante les ecclésiastiques ainsi gagnés pour la collation de sacrements valides, et ne pas les laisser dans la nature.
images/icones/1n.gif  ( 972804 )avérées par Lycobates (2024-01-02 15:07:52) 
[en réponse à 972803]

prémisses avérées
bien entendu
images/icones/c_nul.gif  ( 972799 )Hum par Luc de Montalte (2024-01-02 13:01:58) 
[en réponse à 972791]

La promotion du sédévacantisme est prohibée sur ce forum. Surtout que son parcours a l'air bien délirant comme il faut, dans la lignée du n'importe quoi anarchique de ces milieux.
images/icones/1i.gif  ( 972808 )Sont-ils sedevacantistes ? par JFB33 (2024-01-02 16:45:42) 
[en réponse à 972799]

Je ne suis pas un adepte de Mgr Williamson mais je ne crois pas qu'ils soient sedevacantistes. Où alors il faut m'éclairer sur le sujet.
images/icones/fleche2.gif  ( 972814 )Williamson par Ptitlu (2024-01-02 18:13:57) 
[en réponse à 972808]

Est de la Résistance, ou fidélité, une dissension de la FSSPX à l'origine contre les accords avec Rome.

Mais l'abbé Proux est allé plus loin après un tour dans plusieurs chapelles de la Résistance et est maintenant NUC, avec l'abbé Roger à Rennes.

Bonne et sainte année à tous !
images/icones/1n.gif  ( 972828 )"L'abbé Roger" par Justin Petipeu (2024-01-02 22:13:09) 
[en réponse à 972814]

hum ! comme dirait l'autre...
images/icones/livre.gif  ( 972822 )C'est dans le message en tête… par Luc de Montalte (2024-01-02 20:12:59) 
[en réponse à 972808]

… de ce fil (ainsi que dans la vidéo) :

Il célèbre dorénavant ''non una cum'' et affirme être maintenant ''heureux comme un roi''.



C'est-à-dire qu’il revendique ne pas être en communion avec Rome. Je me permets de recopier ici un passage de la Comparaison de la constitution de l’Église catholique avec la constitution de la nouvelle Église de France par G-N Maultrot (p. 79 et seq) pour un rappel assez évident sur ces prêtres qui croient pouvoir exercer de leur propre chef hors du corps de l’Église :


L'ordre donne le pouvoir de faire les fonctions sacrées subordonnément à l’autorité de l’Église. Elle vient immédiatement de Jésus-Christ cette autorité, aussi bien ue le pouvoir sacramentel. Chaque apôtre a sans doute reçu le pouvoir des clefs ; mais il l'a reçu dans l'unité, il a été donné immédiatement & directement au corps pastoral, quand Jésus-Christ l'a donné à saint Pierre et aux autres apôtres.

« La raison pourquoi un seul l’a reçu, dit saint Augustin, tract. 30, 208, in Joan. n. 4 & 108, de divers. n. 4, c’est parce que l'unité est dans tous. Pierre, dit-il ailleurs, tract. 124, n. 25, était toute l’Église en image et en représentation, quand il lui fut dit : Je vous donnerai les clefs du royaume des cieux. C'est donc cette Église fondée sur Jésus-Christ, qui a reçu de lui, en la personne de saint Pierre, les clefs du royaume des cieux. Saint Pierre, dit saint Fulgence, était l'Église en figure et par représentation, l.2 de remed peccat. c. 20. »

C’est sur cette unité, dit Gerson, qu'est établie la puissance de juridiction dans l’Église. De pot. eccl. config. 4. Jean, patriarche d’Antioche, en concluait au concile de Bâle, qu’à l’Église appartenait la souveraine autorité, et que comme la maîtresse et la souveraine, elle est au-dessus de Pierre, comme son ministre. Jésus-Christ n'a pas dit : Si quelqu'un a quelque chose contre vous, dites-le à l’évêque ni au supérieur ecclésiastique, mais dites-le à l’Église; disent Tostat et Mangot.

Ce premier, évêque d'Avila, ajoute que la juridiction est dans l’Église, selon son origine et sa vertu. Secundum originem et secundum virtutem ; quia omnes personæ accipientes juridictionem ex virtute communitatis accipiunt, defensoris ; cap. 69,70, et in num. 515, q. 48.

À qui les clefs ont-elles été données, suivant le concile de Trente ? À l’Église. Sess. 14, can. 15, c. 5 et 21.

De qui êtes vous le ministre ? De L’Église. Col I 24-25.

« Il est évident, dit le P. Alexandre, que le principe puisé dans l'écriture et la tradition, enseigné si souvent et si persévéramment par saint AUgustin demeure inébranlable, savoir : que Jésus-Christ a donné les clefs à l’Église ; que le pouvoir de lier et de délier a été accordé immédiatement à l'Église par Jésus-Christ, son époux ; que la puissance de juridiction réside principalement dans l’Église » Diss. 8, n 54, ad 15 et 16, sec

Si donc quand un prêtre lie ou délie, c’est l’Église entière, c'est la colombe qui lie ou qui délie (saint Augusint, sermon 295, c. 3). Qui peut douter qu'une absolution donnée sans sa mission ne le soit d’une manière contraire à l’institution de Jésus-Christ, & qu'elle ne doive être d’aucune considération devant Dieu et devant les hommes, au ciel et sur la terre, comme l’ont enseigné trois conciles généraux ?

Ainsi l’ordre donne tous les pouvoirs, mais pouvoirs subordonnés par Jésus-Christ lui-même à la souveraineté de l’Église, à peine de nullité. (…) Quiconque divise le corps de Jésus-Christ, est lui-même un antéchrist.



images/icones/c_nul.gif  ( 972826 )hum par Lycobates (2024-01-02 21:29:06) 
[en réponse à 972822]


C'est-à-dire qu’il revendique ne pas être en communion avec Rome.



Ce n'est pas du tout exact. Et vous devriez bien sûr le savoir.
Un "sédévacantiste", s'il est catholique, est évidemment "en communion avec Rome" **, mais il n'est pas en communion avec l'usurpateur (à ses yeux) du Siège romain. La nuance est de taille.

S'il se trompe sur ce fait, et l'usurpateur n'en est pas un, mais est praeter exspectationem bien le Pape légitime, il y a schisme matériel, mais il n'y a pas schisme formel, tant que l'intéressé est de bonne foi (comme jadis Savonarole), mais victime d'une erreur de fait (à Dieu de juger si les grâces de son état auraient dû le faire voir clair sur ce point -- l'inverse d'ailleurs vaut aussi, je l'ai toujours maintenu).

Il n'y a donc aucune raison de s'exciter.

** Il y a même eu des prêtres "sédévacantistes" (je mets entre guillemets, car il s'agissait simplement de prêtres catholiques ayant compris précocement l'enjeu ecclésiologique de notre époque) qui dans le passé (années 70) priaient dans le canon "una cum Sede apostolica", en omettant les noms des modernistes du moment, dans un esprit, en soi louable, d'éviter la confusion. Ce fut une erreur, car le Bon Dieu (le seul à entendre ces paroles et à sonder le coeur de celui qui les dit) ne saurait être confus ; et, ce qui est décisif à ce titre, les rubriques ne prévoient pas cette possibilité, mais seulement l'omission pure et simple (verba praedicta omittuntur) en cas de non-Pape ou non-Ordinaire.
images/icones/fleche2.gif  ( 972868 )D’accord mais par Luc de Montalte (2024-01-03 23:28:00) 
[en réponse à 972826]

… je pourrais admettre cette position prudentielle ainsi que votre distinction du droit et du fait (j'y reviens quand même en PS après cette réponse) à condition de s’y tenir réellement.

Toutefois, le prêtre en question ne s’en tient pas là à ce qu’il me semble, puisque c’est l’ensemble de la hiérarchie de l’Église visible qu’il prétend fausse, ainsi en vient-il à se faire réordonner. Du coup qu’est ce qu’il reste de sa communion avec Rome s’il n’est même pas en communion avec l’évêque qui l’a ordonné ? Et à ce qu’il me semble c’est la position aussi de l’immense majorité des sédévacantistes, en témoigne les arbres compliqués (et un peu scandaleux) des sacres, resacres, reresacres… des évêques de cette tendance (y compris pour certains par des lignées apostoliques notoirement hérétiques) :
https://i.imgur.com/UPRbbSF.jpg, https://i.imgur.com/bdkJzvL.jpg (je mets les images en lien car elles sont trop grosses, l’arbre avait été partagé ici il y a quelques mois).




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PS : Je note quand même que vous récusiez ce type d’argumentation fondée sur la distinction du droit et du fait, en vous basant sur le concept de fait dogmatique. L’élection du pape est en effet généralement admise par les auteurs ultramontains comme étant un de ces « faits dogmatiques ». Par exemple, voir le P. Sylvester Joseph Hunter s.j., Outlines of dogmatic theology, vol. 1, p. 309 :

First, then, the Church is infallible when she declares what person holds the office of Pope ; for if the person of the Pope were uncertain, it would be uncertain what Bishops were in communion with the Pope; but according to the Catholic faith, as will be proved hereafter, communion with the Pope is a condition for the exercise of the function of teaching by the body of Bishops (n. 208) ; if then the uncertainty could not be cleared up, the power of teaching could not be exercised, and Christ's promise (St. Matt, xxviii. 20; and n. 199, II.) would be falsified, which is impossible.

This argument is in substance the same as applies to other cases of dogmatic facts



Bref, je trouve cela un peu étonnant de récuser cela sous votre plume. Cela ne me semble pas très cohérent pardon.
images/icones/1j.gif  ( 972816 )Parcours délirant ? par Gereo (2024-01-02 18:35:52) 
[en réponse à 972799]

Claude Proux a été avec sa femme une figure de l'Emmanuel. J'ai bien connu ses 3 enfants qui étaient des camarades de jeu. Au décès de sa femme, il a voulu devenir prêtre, il l'avait évoqué avec elle quand elle se mourait d'un cancer, comme dit dans la vidéo. Je ne vois rien de délirant à cela. J'avoue que l'information m'a cependant surpris. Le pape régnant que j'ai à l'occasion défendu ici, voire systématiquement, a fait tourner les têtes, dont la mienne, jusqu'à ce qu'un dominicain spécialisé dans le S.A.V de François me fasse changer d'avis en 2019-2020 au moment où je m'inscrivais ici.
F.S qui parle de couple à propos des homos a clairement franchi la ligne rouge. De droit naturel un couple homme-femme, même irrégulier, est un couple. En revanche confondre cela dans une déclaration avec des homos qui cohabitent est un mensonge, mais j'enfonce ici des portes ouvertes.
Sur mon parcours, délirant sans doute aussi, j'ai pensé (en lisant un blog bien connu qui aime Benoît XVI autant qu'il déteste François) à partir de 2015 que François était potentiellement un usurpateur, et peut-être pas l'unique. J'ai dit à mi-mot mon trouble devant ce pape dès ma présentation que chacun peut relire. Car en remontant la généalogie, Jean Paul II et son baiser au Coran, inconnu du commun des catholiques, était un acte extérieur d'apostasie. J'ai lu les livres de Mgr Lefebvre, regardé (confiteor) des sites sédévacantistes, ai réétudié le Concile sous un autre angle (à moins d'être né dans "la tradition", pour un catholique ordinaire, l'Eglise est née du Concile, ce qui a précédé n'est qu'obscurantisme) qu'en conscience, finalement, je ne rejette pas, en dehors de son côté protestant, je veux croire par souci d’œcuménisme, le côté "concile en formica" pour parler comme Guillaume de Tanoüarn. En revanche son esprit oui. Et François, malheureusement incarne jusqu'à la caricature cet esprit : dialogue interreligieux périlleux, mépris de la doctrine au profit du pastoral qui s'émancipe de plus en plus de la foi, conception progressiste qui contamine même le dominicain, plus du côté pourtant de Communio que de Concilium, qui évoque sans réserve un texte magistériel et un nouveau pas sur le chemin d'une Église miséricordieuse (quel sera le suivant ? j'ai cru rêver en lisant cela).

Je dois être un génie car je change souvent d'avis, sur des questions perturbantes comme le discours de ce pape confus à souhait dont on ne sait pas trop de qu'il faut retenir, des erreurs manifestes ou des intuitions véritables. J'écoute facilement d'autres points de vue (altera pars audiatur), mais mon opinion est faite : ce pontificat vire à la catastrophe, comme j'en ai eu l'idée, sans me tromper finlement, sous la conduite d'un dictateur qui met son copain à la tête du DDF. Le katechon qui a nom Benoît, levé il y a un an, y est-il pour quelque chose ? Ce qui est rassurant, c'est que F.S fasse des remous, c'est déjà ça. Claude Proux est âgé, il est certainement revenu du charismatisme, même s'il en loue encore la ferveur, il s'évite dans la position sédévacantiste l'inconfort de bien des pb de conscience qui devraient atteindre tout catholique critique (il n'y en a, hélas, pas beaucoup parmi les fidèles, devenus papimanes depuis le pape vedette qu'était Jean-Paul devenu santo subito à sa mort. Je m'inclus dans le lot jusqu'en 2013-2015.
images/icones/idee.gif  ( 972825 )Réponse par Luc de Montalte (2024-01-02 20:35:25) 
[en réponse à 972816]

1. Ce passage « à moins d'être né dans "la tradition", pour un catholique ordinaire, l'Eglise est née du Concile, ce qui a précédé n'est qu'obscurantisme » est franchement caricatural. La référence permanente à Vatican II me semble plus être le fait de quelques extrémistes progressistes qu’une tendance générale chez les catholiques non-traditionalistes. Ou alors j’ai eu beaucoup de chance.

2. Quant au reste de votre message, vous ne m’avez pas compris. Le délire est plutôt de remettre en cause son ordination, de se faire réordonner par un évêque d’ailleurs non sédévacantiste (mais en roue libre depuis son exclusion de la FSSPX), puis de décider unilatéralement de se couper de la communion d’avec le reste de l’Église.

3. Quant à Fiducia supplicans, il ne faut pas se troubler et c’est l’occasion de rappeler ce qu’est l'infaillibilité pontificale. Voir par exemple cet éditorial du curé de saint Eugène à Paris :




A l’heure de la sortie de documents romains confus, je souhaiterais rappeler ici le cadre de l’infaillibilité pontificale. C’est le concile Vatican I qui en définit le dogme le 18 juillet 1870, dans la constitution Pastor Aeternus. Le texte dit exactement ceci : « Le pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Église, jouit… de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Église lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale. »

L’infaillibilité ne joue que dans des conditions très restrictives :
1/ Il faut que le pape s’exprime comme pasteur universel : est donc exclue la prise de position sur des problèmes particuliers.
2/ Il faut ensuite qu’il engage explicitement son autorité apostolique, celle qu’il détient comme successeur de Pierre : sont ainsi exclues les prises de position personnelles et les enseignements de circonstance, même très officiels comme les encycliques.
3/ Enfin, il faut que les « définitions » touchent à la foi et aux mœurs : sont ainsi exclues les questions politiques.

L’infaillibilité du pape est un aspect de l’infaillibilité de l’Église.

Le Christ a promis à ses disciples de leur envoyer l’Esprit Saint pour leur « rappeler tout ce que je vous ai dit » et pour les « mener vers la vérité tout entière » (Jn 14, 26 ; 16, 13). C’est sur Pierre, après sa profession de foi, que le Christ promet de construire son Église sur laquelle les forces des enfers ne l’emporteront pas. Le Seigneur a prié spécialement pour que la foi de Pierre ne défaille pas.

Depuis 1870, l’infaillibilité pontificale semble n’avoir joué que deux fois.
1/ D’abord pour la définition de l’Assomption de la Vierge Marie, à la Toussaint 1950.
2/ Ensuite, de manière moins probante, lorsque le Pape Jean Paul II proclame solennellement dans Evangelium Vitae : « je déclare que l’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d’un être humain innocent.»

Que notre foi ne défaille pas ! Que Noël soit l’occasion de notre plus grande joie !

Abbé Julien Durodié, + curé

images/icones/tao.gif  ( 972827 )Un peu baroque effectivement par Gereo (2024-01-02 22:04:32) 
[en réponse à 972825]

que ce ralliement au sédévacantisme. J'ai exprimé ma surprise. Si j'étais mauvaise langue, je dirais que le charismatisme étant d'origine protestante, le sédévacantisme étant une forme de protestantisme, cela a déjà été dit sur ce forum, je prends le risque, son trajet est cohérent. (J'en connais un autre, chantre de l'Emmanuel qui est devenu luthérien, pour des raisons opposées, cela dit.) Sa citation de l'Apocalypse "Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n'ayez point de part à ses fléaux." relève d'une interprétation typiquement luthérienne.
Si vous venez de "l'Eglise conciliaire" je ne remets pas en compte votre expérience, mais sans avoir des parents progressistes (à moins que l'Emmanuel soit progressiste), l'Eglise d'avant Vatican d'eux, c'est terra incognita. ce que vous appelez peut-être le manque de formation.
Même s'il ne convient pas sans doute pas de se troubler inutilement, quel est le degré d'autorité de cette déclaration contresignée par le pape ? Malgré tout, sans parler d'infaillibilité, je renvoie au n°826 du CEC

L’assistance divine est encore donnée aux successeurs des apôtres, enseignant en communion avec le successeur de Pierre, et, d’une manière particulière, à l’évêque de Rome, Pasteur de toute l’Église, lorsque, sans arriver à une définition infaillible et sans se prononcer d’une " manière définitive ", ils proposent dans l’exercice du Magistère ordinaire un enseignement qui conduit à une meilleure intelligence de la Révélation en matière de foi et de mœurs. A cet enseignement ordinaire les fidèles doivent " donner l’assentiment religieux de leur esprit " (LG 25) qui, s’il se distingue de l’assentiment de la foi, le prolonge cependant.


F.S se prononce sur une question de mœurs, et tend à changer la morale traditionnelle sur cette question de "couple". Je ne donne pas mon assentiment à un texte qui sape non seulement la doctrine, mais la loi naturelle.
images/icones/fleche2.gif  ( 972819 )Il ne s'agit pas... par Chicoutimi (2024-01-02 19:42:45) 
[en réponse à 972799]

de faire de la promotion. Je n'ai fait que rapporter un fait, à savoir qu'un prêtre de l'Emmanuel soit devenu ''non una cum''.
images/icones/musique.gif  ( 973769 )présentation sur le site du diocèse d'Autun par Cristo (2024-01-31 21:20:02) 
[en réponse à 972791]

comme si de rien était ... :


PROUX Claude
Prêtre

1943 : Né à Paris le 23 août

Ecole publique

Petit séminaire

Philosophie à la Sorbonne et obtient le CAPES

Rentre dans l’enseignement catholique à Montélimar et Aix-en-Provence

1965 : Mariage avec Danielle, trois enfants

1975 : Engagé à la Communauté de l’Emmanuel à Paray-le-Monial

1983 : Sa femme décède à l’âge de 40 ans

1995 : Ordonné prêtre par Mgr Madec dans le dioècese de Fréjus Toulon le 6 mai à 52 ans

Vicaire à la paroisse de la Gabelle à Fréjus

1997-2000 : Vicaire à la paroisse de Sainte-Maxime

2014 : Avec l’accord du modérateur de la Communauté de l’Emmanuel et de l’évêque de Fréjus-Toulon, est nommé solidairement curé (canon 517 § 1) des trois paroisses de Saint-Lazare en Autunois (Autun), Notre-Dame de la Drée (Epinac), Notre-Dame du Morvan (Lucenay-l’Evêque) au doyenné de l’Autunois. Il sera plus particulièrement chargé de la paroisse Notre-Dame du Morvan.

2022 : En accord avec le modérateur de la Communauté de l’Emmanuel, il entre dans la période de la retraite. Il résidera à Paray-le-Monial

Je suis né à Paris le 23 Août 1943. J’ai perdu un petit frère né quelques années avant moi. En fait je n’ai connu ni frère ni sœur et ai vécu en enfant unique.

Mes parents travaillaient dans le grand hôtel parisien du Crillon, place de la Concorde. Ils étaient d’un milieu modeste ; ma mère de Vendée, mon père des Deux-Sèvres. La première : bonne chrétienne ; mon père : plutôt indifférent.

J’ai été élevé très tôt par ma grand’mère maternelle dans un petit village vendéen près de Chantonnay. Notre maison était tout près de l’Eglise. Très jeune j’y allais souvent pour prier puis pour y être enfant de chœur. Il n’y avait qu’une école – l’école publique – l’instituteur formé à l’Ecole Normale, professant de solides idées républicaines, nous autorisait pourtant, nous les enfants de chœur, à quitter la classe chaque fois qu’il y avait des obsèques pour assurer notre service. Je garde de lui le souvenir d’un homme droit et exigeant. J’ai perdu mon père à 9 ans. Ce fut une réelle blessure.

Un curé de cette paroisse m’a beaucoup marqué vers l’âge de 10 ans. Sans qu’il y ait eu cependant de conversations profondes entre nous, j’aimais aller dans son bureau et me tenir là en silence près de lui. Il est mort d’un accident de moto. Cela m’a beaucoup peiné.

Etudes : quand son successeur est arrivé, comme beaucoup de jeunes de ce temps-là, je suis rentré au petit séminaire. J’en suis ressorti à 15 ans car la crise d’adolescence commençait. Le supérieur avait écrit à ma mère à mon sujet : « capable du meilleur comme du pire ». La pauvre maman affolée m’a pris à ce moment-là avec elle à Paris et a fait des pieds et des mains pour me trouver une bonne école chrétienne tenue par des Oratoriens.

J’y ai fait la fin de mes études secondaires, marqué par de bons professeurs en particulier l’un d’entre eux qui enseignait la littérature, la latin et le grec. De même l’aumônier du collège qui nous faisait la catéchèse et nous poussait à aller animer des messes dans des paroisses de banlieue m’a aidé à rester dans la voie du Seigneur.

Mais c’est surtout en terminale, un professeur de philosophie, allemand d’origine, résistant, mariée après la guerre à une juive française qui a eu sur moi une influence déterminante. Il était chrétien, sa foi, sa philosophie réaliste, son accueil des élèves m’ont aidé à surmonter mes interrogations, à désirer devenir enseignant à mon tour.

J’ai commencé des études de philosophie en Sorbonne avec Jankélévitch, Tresmontant, Jean Guitton, et j’ai ai obtenu le CAPES de philosophie. Je suis rentré dans l’enseignement catholique et ai enseigné en région parisienne, puis dans le Sud (Montélimar et Aix-en-Provence )

Mariage. Vie professionnelle : en Sorbonne comme beau-coup d’étudiants chrétiens, j’ai fréquenté le centre Richelieu dont le directeur était un certain Jean-Marie Lustiger. Dans les équipes, j’ai connu une jeune fille : Danielle. Elle s’était posée la question de la vocation religieuse. Nous avons compris que le mariage était aussi une voie de sainteté. Nous voulions ensemble nous aider à être des saints (pas moins que cela !). Nous nous sommes mariés en 1965. Nous avons eu trois enfants : Benoît , Véronique, Agnès .

La crise que l’Eglise traversait en même temps que ce temps de grâces du Concile Vatican II, nous les avons vécus aidés par des prêtres qui venaient souvent à la maison et par un groupe autour de ce professeur de philosophie dont j’ai parlé.

La découverte des foyers de Charité – Châteauneuf en particulier avec le père Finet et Marthe Robin – puis les groupes de prière de Renouveau à Paris ont été déterminants dans notre parcours spirituel à cette époque. Nous avons vraiment expérimenté qu’un chrétien qui ne s’appuie pas sur d’autres et ne s ‘engage pas avec eux est véritablement en danger ou au moins risque de rester tiède. Celui qui s’appuie sur d’autres frères pour recevoir d’eux et leur apporter peut, au contraire, avancer avec confiance et assurance dans la mission.

L’expérience de l’effusion de l’Esprit en 1975 (prière de renouvellement du don de l’Esprit Saint donné au baptême et à la confirmation) reçue dans le groupe des dominicains du Faubourg St-Honoré a constitué pour nous une véritable étape avec un avant et un après : le Seigneur Jésus est pour Danielle et moi comme devenu vraiment Quelqu’un. Nous voulions en retour et avec sa grâce nous donner radicalement à Lui et servir profondément l’Eglise. C’est à ce moment-là que s’est constituée la communauté de l’Emmanuel. Nous avons connu son fondateur Pierre Goursat et très vite nous avons compris que nous ne serions fidèles à l’appel de Dieu sur nous et notre famille qu’en nous engageant dans cette communauté.

L’aventure « missionnaire » et les épreuves : étrangement, alors qu’une mise en place de la vie fraternelle et de la mission commençait, nous avons senti un appel fort à quitter Paris. Le père abbé de la Trappe d’Aiguebelle dans la Drôme nous proposait une petite ferme près du monastère en pleine garrigue. Nous y avons vécu deux ans de 1975 à 1977. J’ai trouvé un poste de philo dans un collège catholique de Montélimar. Près de l’hôtellerie des moines nous recevions des prêtres, des religieuses, des couples et des jeunes en difficulté, Ces derniers venaient d’une maison en Ardêche « La Demeure Notre Père » où un prêtre diocésain et un frère recevaient des marginaux . Dans une vie au rythme monastique et dans le travail de l’élevage des chèvres ils se rééquilibraient autour du Seigneur. Près des frères protestants de la région renouvelés dans la grâce du Renouveau, nous avons organisé des week-ends en faisant venir des intervenants, prêtres pour la plupart – afin de leur proposer une formation d’approfondissement de leur foi catholique. Les prêtres des paroisses ne s’en occupaient pas. Ils les traitaient de « chachas » sans chercher à les aider dans leur expérience de « re-conversion ».

En 1977 nous sommes descendus à Aix-en-Provence. Tout en continuant l’enseignement nous avons poursuivi l’organisation de ces week-ends et rencontres de formation. L’évêque d’alors Mgr de Provenchère nous a proposé une maison diocésaine vétuste mais assez grande située magnifi-quement sur les hauteurs de la ville « Les Genêts » Là, tout près du carmel, a commencé pour nous avec un autre couple et des personnes consacrées, une maisonnée « résidentielle » : tout en maintenant l’autonomie des familles et notre vie professionnelle, nous menions une vie de prière, de partage, d’accueil de nombreuses personnes et tout particulièrement des couples.

A cette époque, nous avons connu des épreuves : j’ai eu un cancer du sang que j’ai surmonté. Et ma femme Danielle un cancer de la peau. Elle en est décédée à 40 ans en 1983.

Bien sûr ce fut une rude épreuve mais son départ dans la joie et une grande foi nous a marqués pour toujours.

Après le décès de Danielle avec les enfants je suis resté en-core deux ans à Aix. Puis nous sommes remontés sur Paris. J’ai complété à Bruxelles à l’IET ma formation théologique.

J’ai continué mes activités professionnelles et ai enseigné à Tournon-sur-Rhône (Ardèche) de 1986 à 1992. Une fois que mes enfants aient pris leur autonomie, j’ai été ordonné prêtre par Mgr Madec dans le diocèse de Fréjus Toulon le 6 mai 1995 à 52 ans.

J’ai d’abord été vicaire à la paroisse de la Gabelle à Fréjus puis l’évêque, voulant confier une paroisse à la Communauté, il m’a nommé vicaire à la paroisse de Ste-Maxime de 1997 à 2000. Nous avons là travaillé à deux puis à trois prêtres dont le curé. L’Emmanuel comprend des engagés de tout état de vie : familles, célibataires, sœurs et frères consacrés, prêtres. Nous avons aidé les paroissiens à exercer dans la confiance et la joie leurs responsabilités. L’objectif n’étant pas de rester sur nous-mêmes bien au chaud, encore moins de faire du recrutement ad intra (!) mais de permettre à tous dans la paroisse de devenir réellement une communauté, de s’investir efficacement dans la vie de charité, la joie et le zèle apostolique.

Ici peut-être me faut-il dire que nous avons découvert cela en particulier par l’expérience de Marseille et par l’encouragement du cardinal Etchegaray.

Alors que nous venions d’arriver dans le Sud, (fin des an-nées 70) je n’étais pas prêtre à cette époque – Pierre Goursat, le fondateur de l’Emmanuel, nous avait invité à aller voir le cardinal et à lui présenter l’évangélisation de rue que nous faisions chaque samedi soir devant les cinémas de la Canebière.

Le cardinal s’est montré très intéressé. Il nous a demandé : « Quel est votre attirail ? » (sic) – Nous lui avons expliqué comment nous faisions : – nous mettons une icône de Marie, une photo de Jean-Paul II (pour que l’on ne nous prenne pas pour une secte !) – nous chantons et quand des personnes s’arrêtent pour nous poser des questions, nous les écoutons (elles en ont très souvent des choses à dire – contre l’Eglise et contre les prêtres ! Elles ont un grand besoin de vider leur sac !) Ensuite, peu à peu, le plus délicatement possible, nous témoignons de Jésus en disant essentiellement qui Il est pour nous – puis nous les invitons à revenir à l’Eglise – Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? nous demande alors pour finir le Cardinal ?- Monseigneur, est-il possible d’ouvrir la crypte de l’église en haut de la Canebière ? Nous pourrions inviter les personnes qui le veulent à venir prendre un temps de prière après cette rencontre – et la deuxième chose que nous vous demandons : « «N’auriez-vous pas un presbytère désaffecté où nous pourrions réunir une maisonnée qui s’installerait là pour être au cœur du « quartier ? ».

Le Cardinal a été d’accord sur les deux points. Il nous a envoyé rencontrer les prêtres responsables du centre-ville. Non seulement ces derniers ont bien voulu ouvrir l’église à 10 h du soir le samedi pour faire cet accueil mais – chose que nous n’attendions absolument pas ! – ils nous ont suppliés de venir travailler avec eux dans l’animation des messes, les services et l’accueil des paroissiens. Sans le chercher, et même y avoir songé, nous sommes ainsi entrés dans le ministère paroissial.

Je réalise maintenant que nous avons fait en quelque sorte nos premières armes pastorales dans un contexte beaucoup plus large que celui de la Communauté. En nous frottant à des prêtres d’une tout autre sensibilité, nous nous sommes ouverts à une pastorale soucieuse de tous. Cette ville si cosmopolite de Marseille a servi de creuset à cette expérience si précieuse.

J’en termine par l’évocation de ma mission des dix années en Chine (de 2000 à 2010). Avec Danielle, jeunes étudiants, nous parlions souvent de la Chine dont l’exotisme et la pensée philosophique lointaine et mystérieuse nous attiraient ! La vie familiale et professionnelle, l’aventure communautaire dont j’ai parlé n’avaient pas permis de concrétiser ce désir de s’y rendre et de la connaître.

Pendant sa maladie, Danielle offrait ses souffrances pour la Chine. Cela m’avait frappé. Signe providentiel (?) elle est décédée un 3 décembre en la fête de saint François-Xavier, apôtre de l’Asie, mort à la porte de la Chine.

J’ai senti alors comme l’appel pressant à y aller, une sorte de devoir suite à son offrande . Après avoir eu l’accord de Mgr Madec et celui du modérateur de l’Emmanuel, j’y suis parti à 57 ans. Puisque il n’est pas possible à un prêtre étranger d’y exercer un ministère pastoral ordinaire, j’ai proposé mes compétences d’enseignant et j’ai eu un poste de lecteur de français dans la capitale d’une province reculée (et une des plus polluées !) : une petite ville de 4 millions d’habitants comme on sait les faire là-bas.

Pour eux j’étais « Mr Proux, le professeur de français ». Les autorités savaient sûrement qui j’étais. On sait tout dans ce régime ! Mais on ne dit rien, on fait comme si on ne sait pas. Le premier ministre à Pékin m’a même décoré de la médaille de l’amitié, celle donnée en récompense de leurs loyaux services à ceux qui se sont dévoués pour la Chine. Au moment de la remise de la médaille dans le grand hall du Peuple, place Tian An Men à Pékin , je n’ai pas pu éviter de penser à Pépone et à Don Camillo ! Décidemment Dieu a de l’humour…)

Vous le devinez, les étudiants chinois sont très travailleurs, passionnés d’apprendre, respectueux de leurs maîtres (Confucius est passé par là…).

Ces années près d’eux m’ont apporté beaucoup de satisfaction. J’ai essayé de les ouvrir, à travers des moyens audiovi-suels, puis l’étude des beaux textes de notre littérature, au génie français et à la réflexion. J’ai même pu commencer avec eux l’étude du latin, négligé chez nous mais maintenant enseigné dans les grandes universités chinoises ! Je reste en contact avec beaucoup d’entre eux en particulier ceux partis travailler en Afrique dans les pays francophones ou venus en France compléter leurs études.

Je pouvais dire, bien sûr, que j’étais chrétien ; en classe déjà ( à travers tant d’influences du christianisme sur notre littérature …) puis dans des contacts privés, je pense en avoir éveillé pas mal à la personne de Jésus. J’ai des témoignages forts de collègues et d’étudiants disant qu’ils voient à travers notre façon d’être déjà que les chrétiens sont différents des autres.

Je les confie tous à votre prière en particulier en ce 24 Mai qui approche. C’est le jour plus particulier où le Saint Père demande à toute l’Eglise de prier pour la Chine et de confier cette Eglise à Marie vénérée près de Shanghai sous le vocable de Notre-Dame de Sheshan, secours des chrétiens.

Fait à Paray-le-Monial le 19 mai 2012 – Claude Proux

https://www.visages-diocese-autun.fr/visage/proux-claude/
images/icones/carnet.gif  ( 973772 )Je ne comprends pas la phrase initiale. par AVV-VVK (2024-01-31 21:58:41) 
[en réponse à 973769]

Et je découvre aussi ceci: http://spiritains.forums.free.fr/defunts/prouxc.htm
images/icones/carnet.gif  ( 973801 )Il manque une négation par Quodvultdeus (2024-02-01 11:58:26) 
[en réponse à 973772]

Vous ne comprenez pas cette phrase parce qu'il manque une négation, le petit adverbe négatif ne (n').

Peut-être comprendrez-vous mieux ainsi :

Comme si de rien n'était.

C'est-à-dire : comme s'il n'y avait rien, comme s'il n'y avait pas de problème.

En flamand :

Alsof er niks is gebeurd, alsof er niets gebeurd is, alsof alles normaal is.
images/icones/fleur.gif  ( 973811 )Merci ! par AVV-VVK (2024-02-01 15:35:07) 
[en réponse à 973801]

Tout est dans le titre.
Dank u !