Le Forum Catholique
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( 970037 )
Quand dans le cinéma français par Jean-Paul PARFU (2023-09-19 20:30:54)
L'Eglise était encore au milieu du village


( 970038 )
ha ha par Lycobates (2023-09-19 20:53:04)
[en réponse à 970037]
Et pouvez-vous, cher ami, identifier ces saints hommes ?

( 970039 )
pour le ... par Lycobates (2023-09-19 20:54:56)
[en réponse à 970038]
ciné-analphabète que je suis ?

( 970043 )
La photo montre évidemment des acteurs par Meneau (2023-09-19 21:32:37)
[en réponse à 970038]
mythiques du cinéma français dans le film (si je ne m'abuse) "Les tontons flingueurs". Je ne sais pas si vous l'avez déjà vu, mais je suis sûr qu'il vous ferait passer un bon moment.
Les acteurs (entre autres Lino Ventura, Bernard Blier, Jean Lefebvre) en question campent des individus tous plus ou moins mafieux. Mais il n'empêche : ils se retrouvent tous à l'Eglise le Dimanche, et c'est l'image qu'à l'époque on ne craignait pas de montrer à l'écran. Je crois que c'est ce que voulait souligner JPP.
Cordialement
Meneau

( 970045 )
A Meneau et Lycobates par Jean-Paul PARFU (2023-09-19 21:54:26)
[en réponse à 970043]
Oui Meneau, vous m'avez parfaitement compris !
Il s'agit d'une photo tirée du film : "Les tontons flingueurs" (1963) et les acteurs en question, très connus en France à l'époque, s'appelaient, de gauche à droite :
- Lino Ventura, Francis Blanche, Robert Dalban, Bernard Blier et Jean Lefebvre.

( 970046 )
Merci par Lycobates (2023-09-19 22:18:08)
[en réponse à 970045]
J'avais bien compris votre intention, qui n'était pas trop difficile à deviner par ailleurs ...
Mais je ne connais pas ce film.
Ce serait donc une autre film français, après Le journal d'un curé de campagne, et dans un autre régistre, Le Grand Restaurant et la Grande Vadrouille, et j'en oublie peut-être un ou deux, mais pas plus, que je devrais découvrir encore.
Mais je préfère la parole écrite aux images mouvantes.

( 970056 )
Cher Lycobates par Jean-Paul PARFU (2023-09-19 23:31:54)
[en réponse à 970046]
Si vous avez vu "La grande vadrouille", je vous conseille un autre chef-d'oeuvre du cinéma français : "Mais où est donc passée la 7ème compagnie ?" Vous verrez comment la France sait rire de sa débâcle de 1940 !

( 970060 )
Est-ce dans 'La Grande Vadrouille'.... par Pol (2023-09-20 07:07:16)
[en réponse à 970056]
que le colonel( je pense, il y a 65 de cela !) déménage de chambre régulièrement et on lui dit 'direction petite chambre' en arrivant, et 'direction grande chambre' l'autre fois. Il arrivait dans une Citroen.
Je me souviens assez bien de ce film. Merci.

( 970142 )
non, non par Lycobates (2023-09-22 22:20:37)
[en réponse à 970060]
il s'agit d'ouvrir le bon tiroir à l'heure de l'entracte ...
ICI

( 970149 )
Merci Lycobates.... par Pol (2023-09-23 06:42:19)
[en réponse à 970142]
..... Bonne jounée sur votre front !

( 970061 )
Le cinéma comme images écrites par Fenestri (2023-09-20 09:23:45)
[en réponse à 970046]
Mais je préfère la parole écrite aux images mouvantes.
Sans vouloir lancer un débat, où je soulignerais que le cinéma proprement exercé en tant qu'art, relève de l'écriture des images (quand il n'est pas une "musique de la lumière" selon l'expression d'Abel Gance), je ne peux que vous recommander Les Tontons flingueurs, car il pourrait vous convenir... Je m'explique : Michel Audiard, qui signe les dialogues du film (dont le scénario est co-écrit avec Simonin), est connu pour sa plume ciselée. Il n'est pas rare de rencontrer des personnes ressortir des dialogues entiers des Tontons flingueurs, justement pour leur qualité d'écriture, qui s'appuie notamment sur un argot hélas disparu aujourd'hui. C'en est presque un axiome : quand on aime la littérature, on aime les Tontons flingueurs.
Enfin, vous qui semblez vous intéresser à la linguistique, le film, comme beaucoup à cette époque, propose des dialogues quasi-exclusivement joués avec l'accent parisien, qui a aujourd'hui totalement disparu. D'un simple point de vue historique, le film vaut le coup d'être vu.

( 970065 )
Merci par Lycobates (2023-09-20 11:19:06)
[en réponse à 970061]
... pour ces précisions intéressantes !

( 970048 )
De gauche à droite par Luc de Montalte (2023-09-19 22:22:34)
[en réponse à 970038]
Lino Ventura, Francis Blanche, Robert Dalban, Bernard Blier et Jean Lefebvre.
Dans les Tontons Flingueurs en effet comme déjà précisé par Meneau. Précisons, qu'il s'agit, pour être précis (sans en dire trop si vous n'avez pas vu le film), d'une messe de mariage qui permet enfin à "l'oncle Fernand" de se débarrasser proprement des affaires (douteuses) du "Mexicain" à l'aide d'un cave, par ailleurs membre du FMI !

( 970049 )
Ah zut par Luc de Montalte (2023-09-19 22:25:28)
[en réponse à 970048]
Me Parfu m'a devancé !

( 970050 )
à l'aide d'un cave ? par Lycobates (2023-09-19 22:32:40)
[en réponse à 970048]
Moi pas comprendre.
(je connais l'adjectif, année cave, joue cave, mais pas de substantif masculin)
Je ne connais que la cave, celle d'où vient de sortir le Pape Clément (heureusement pas le sosie de Montini) ...

( 970051 )
Cave au masculin par Roger (2023-09-19 22:48:40)
[en réponse à 970050]
Argot
A.− (Personne) qui se laisse tromper facilement; niais. Il y avait une femme avec lui [un jeune type], pas trop cave et bien fringuée (Sartre, Le Sursis,1945, p. 163).
B.− (Personne) qui n'est pas du « milieu ». Anton. affranchi, mec.

( 970053 )
Ach so! par Lycobates (2023-09-19 23:13:25)
[en réponse à 970051]
Merci pour vos lumières !
En réfléchissant, je me rappelle avoir vu un bar nommé "Le Cave", sans comprendre, et sans y entrer, peut-être devrais-je le faire, maintenant que je comprends : le quartier est bon, dans l'avenue qui abrite, à Bruxelles, la superbe résidence des ambassadeurs d'Italie et où j'ai des amis.
Je ne manquerai pas la prochaine fois que je passe par là d'y commander un Negroni !

( 970054 )
ah mais ... par Lycobates (2023-09-19 23:20:47)
[en réponse à 970053]
... le bar (et son nom) est peut-être italien, dans ce cas tout notre hypothèse argotique tombe à l'eau !
À vérifier !

( 970055 )
Héhé cher Lycobates par Jean-Paul PARFU (2023-09-19 23:22:29)
[en réponse à 970050]
"Le cave", comme vous l'a dit Roger, c'est de l'argot parisien de truands. Cette expression, cet argot de manière générale, ont quasiment disparu aujourd'hui.
Un film porte le titre : Le cave se rebiffe". Voir
ici

( 970040 )
au moins ... par Lycobates (2023-09-19 21:03:55)
[en réponse à 970037]
ils venaient à l'église (encore au milieu du village, comme vous dites) - mais j'ai le souvenir de cette époque - convenablement (pas plus !) habillés.
On peut rêver.
(on n'a pas chez nous le dress code aussi strict que croient devoir exiger -alors qu'il relève du simple bon sens et du respect de soi et d'autrui, même pas du Bon Dieu- certaines chapelles américaines)

( 970062 )
à propos de "dress code"/code vestimentaire au Sénat américain par Luc Perrin (2023-09-20 10:23:31)
[en réponse à 970040]
Le leader "démocrate" - néo-fasciste est un terme plus adapté pour l'actuel parti dit démocrate aux USA, celui que la majorité des évêques et surtout le Pape et son nonce révèrent - Schumer vient d'abolir le code vestimentaire pour les sénateurs, en le maintenant pour les visiteurs, simples citoyens.
Cette décision, quelque peu hallucinante, est liée à un hurluberlu victime d'AVC, John Fetterman élu en 2022 sénateur de Pennsylvanie, qui est plus déficient mental encore que le président Biden.
Ce dernier, par étrange goût personnel, vient en short de sport et sweat-shirt à capuche aux séances du Sénat et à tous les événements.
Imaginez un peu nos sénateurs en jogging, marcel ou maillots de bain débattant avec componction sous les lambris du Palais du Luxembourg.
Le Sénat est la chambre la plus prestigieuse du Congrès américain.
Personnellement, je n'ai pas souvenir d'avoir vu des paroissiens débraillés ainsi dans les quelques églises tradies ou "ordinaires" que j'ai eu l'occasion de fréquenter aux USA. Pas même les mendiants faisant la manche à la porte, ils avaient plus de tenue que le sénateur Fetterman.
Si on songe que, contrairement à l'adage, l'habit fait toujours un peu (pas en totalité certes) le moine, cela en dit très long sur l'état de décrépitude mentale et morale des "élites" américaines, "élites" qui donnent le ton ... à celles des territoires coloniaux regroupés dans l'OTAN.
Comme je le répète inlassablement, l'Église vit toujours dans le "monde de ce temps" donc ...

( 970072 )
Saurez-vous identifier le sénateur par Gaspard (2023-09-20 15:27:14)
[en réponse à 970062]
le sieur Fetterman donc :


( 970078 )
Vous m'intriguez par Regnum Galliae (2023-09-20 16:53:08)
[en réponse à 970062]
Votre première phrase m'interpelle car j'ai du mal à voir le rapport entre les Démocrates américains et le fascisme. Il se trouve que ce n'est pas la première fois que je lis ce genre d'insulte sous la plume d'hommes de droite (dans le temps, c'étaient les gauchistes qui traitaient leurs adversaires de fasciste ou de nazi). Ainsi, on entend parler des Démocrates néo-fascistes, des nazis ukrainiens, du IVè Reich de von Der Leyen. J'entends un Rougeyron parler de "retour de l'esprit de Vichy" en évoquant l'élection de Giscard. J'ai plutôt l'impression que toutes ces engeances proviennent d'une démocratie à l'anglo-saxonne transformée en une oligarchie népotique.
Certes, le fascisme est un fils de la révolution dite française et n'est donc pas réactionnaire, mais je ne vois pas la filiation entre ce mouvement et l'actuelle offensive mondialisto-LGBTo-totalitaire à l'œuvre sur les peuples occidentaux.
Pouvez-vous expliciter votre pensée ? Certes, les fondateurs du mouvement fasciste étaient souvent d'anciens socialistes, mais c'étaient des socialistes nationaux alors que les Démocrates et autres gauchistes au pouvoir sont des mondialistes. En outre, il existait dans le fascisme un certain ordre, pour ne pas dire un ordre moral que j'ai du mal à retrouver dans l'Euro-Amérique d'aujourd'hui. Enfin, le fascisme était certes athée, voire anticlérical, mais respectait plus la loi naturelle que les régimes actuels. Je ne vous demande pas d'approuver l'un ou l'autre mouvement idéologique, mais assimiler les tares de notre époque au fascisme m'intrigue vraiment.

( 970079 )
Tout simplement… par Luc de Montalte (2023-09-20 17:25:11)
[en réponse à 970078]
… vous mettez le doigt sur la subversion que subit la droite française depuis une vingtaine d'année. Voir des « fascistes » à tous les coins de rue est effectivement un élément de rhétorique classique (et conseillé) des militants communistes. Aujourd'hui encore, entre chapelles trotsko-stalinistes ou stalino-trotskistes, ils aiment se lancer ces noms d'oiseaux. Quand on connaît par ailleurs la généalogie idéologique dudit souverainisme, ça n'a rien d'étonnant.
Voir des hommes de droite s'en revendiquer est plus étonnant en effet. Comme
le notait naguère Luc Perrin, il est facile d'exhiber une poignée de « néo-nazis » réels ou supposés pour justifier tout et n'importe quoi.

( 970082 )
Pour le coup par Regnum Galliae (2023-09-20 18:18:59)
[en réponse à 970079]
je ne vois pas ce que vous (ou, sauf erreur de ma part) avez contre le souverainisme. La souveraineté nationale est essentielle au respect du principe de subsidiarité et n'exclut pas que certaines compétences soient au cas par cas mutualisées à l'échelon supranational.

( 970084 )
Je parle bien... par Luc de Montalte (2023-09-20 18:30:55)
[en réponse à 970082]
... des souverainistes, et non du concept de souveraineté qui est sain bien évidemment (mais dont ils n'ont cure, cf. leurs financements par exemple, ou leur mépris de la souveraineté de certains États. Voir le livre de C. Vaissié, Les réseaux du Kremlin en France). Vous citiez en effet Rouge yron qui en est un bon exemple.

( 970091 )
C était un bon livre par Germanicus (2023-09-20 21:17:24)
[en réponse à 970084]
Mais l URSS a vécu et s est installée en partie chez nous ,sans l ordre stalinien en plus Résultat: c est le chaos..
Reste à ecrire un livre donnant les réseaux américains chez nous,ceux des Islamistes puis ceux de la Chine qui n est pas à négliger.
Bref : existe t il encore une politique vraiment française ?

( 970108 )
L'avez-vous lu ? par Luc de Montalte (2023-09-21 19:07:56)
[en réponse à 970091]
Visiblement pas, vu le hors-sujet...

( 970118 )
je pourrais faire un cours d'histoire du parti "démocrate" mais par Luc Perrin (2023-09-21 23:47:51)
[en réponse à 970078]
ce serait bien trop long et par trop décalé par rapport au sujet qui est de la tenue ou de l'absence de tenue (à tous les sens du mot) dans les "élites" de l'empire américain (OTAN).
J'ai employé plus couramment le terme qui n'est pas de moi de "libéralisme totalitaire". Maffesoli a développé cela entre autres.
Le parti "démocrate" a une longue histoire et on peut avoir une certaine admiration pour les frères Kennedy (John F. et Robert) comme pour le candidat Robert F. Kennedy jr, fils du second.
Il a été longtemps le champion de l'esclavagisme et très lié au Ku Klux Klan jusqu'au retournement des années 1960 justement.
Toutefois il en va de ce parti comme de beaucoup d'autres : il évolue. C'est N. Sarkozy qui se voulait héritier du gaullisme qui a ramené la France dans le giron atlantiste et trahit le référendum de 2005. Pourtant ces deux points étaient des piliers du gaullisme AOC.
Il est frappant aujourd'hui de constater, si vous suivez l'actualité américaine, que le parti démocrate est celui de "Big Corp", de la censure sur le net et de pratiques de contrainte sur les media, d'un dévoiement du FBI et du ministère de la justice en branches du parti (comme Mussolini), en traficotant les élections partout où il le peut (vote par correspondance sans contrôle par ex. et sans identification pour ne prendre qu'un aspect) comme Mussolini pour la période 1922-1925. C'est Bernie Sanders, un compagnon de route sans être membre, qui a repopularisé aux USA la formule de "socialisme démocratique", un tabou depuis la fin du XIXe.
C'est ce même parti dont la Gouverneure du Nouveau Mexique vient de déclarer que son serment constitutionnel et le Bill of Rights (équivalent américain des droits fondamentaux) ne l'engageaient pas du tout ... comme Mussolini.
Le parti démocrate d'aujourd'hui a beaucoup de traits similaires au fascisme italien : association entre le grand capital et l'état, parti monolithique (RFK jr est marginalisé et la direction a déjà dit que Biden était LE candidat officiel avant les Primaires), contrôle des media, état policier...
La genèse est différente, je vous l'accorde, mais je parlais du parti démocrate hic et nunc.
L'anti-religion des "démocrates" me semble assez évidente à tous les niveaux à commencer par le transgenrisme forcé dans les écoles, le FBI a placé les "catholiques traditionnels" sur sa liste de surveillance des "terroristes intérieurs" et ce fut débattu au Congrès. LCI n'en a sans doute pas parlé, La Croix non plus ... ou dans un entrefilet entre deux nouvelles sportives.
Le parti démocrate a lancé des actions violentes contre tous ceux qui manifestent contre la culture de mort, des églises et des temples sont maculés, saccagés mais le FBI ne fait rien.
En revanche il vient à 6h du matin lourdement armé pour arrêter un père de famille que le procureur local avait innocenté.
Deux vieilles dames de plus de 70 ans sont en prison pour avoir simplement manifesté contre les avortoirs ...
Pendant la plandémie les lieux de culte ont été fermées arbitrairement dans de nombreux états, villes et comtés : les tribunaux ont souvent condamnés bien après ces actes de violence des pouvoirs locaux démocrates le plus souvent (quelques RINOs aussi).
Bref ce n'était pas écrit au hasard ni sans solides raisons.
Un essayiste et juriste féroce sur le sujet vient de publier un livre complet :
Mark Levin, The Democrat Party Hates America, Threshold Editions, 2023.

( 970119 )
Un peu n'importe quoi par Luc de Montalte (2023-09-22 12:33:34)
[en réponse à 970118]
Le divorce avec les dixiecrats (résumer ce courant à l'esclavagisme résulte d'un bon lavage de cerveau sur les tenants et aboutissants de la guerre civile mais passons) date de la fin des années 60 (candidature de Wallace notamment). Le parti démocrate actuel est l'héritier de ce schisme, la frange restante évoluant vers toujours plus d'égalitarisme jusqu'aux délires actuels. Aujourd'hui, le Sud vote désormais républicain, ce qui pourrait être vu comme paradoxal historiquement si on oubliait ce schisme.
Le fascisme est un anti-égalitarisme, ce qui suffit à détruire votre comparaison. L'idéologie "woke" est au contraire simplement un avatar de marxisme culturel.
Enfin, juste en passant, Sarkozy n'était pas issu du gaullisme mais du courant libéral de la droite. Au prix de fortes sueurs froides de la gauche après sa campagne, le gaullisme leur convenant au contraire très bien depuis 1945.

( 970127 )
Pour une fois à peu près d'accord mais je note un détail par Regnum Galliae (2023-09-22 17:15:09)
[en réponse à 970119]
Vous avez raison de lier le wokisme au marxisme mais vous remarquerez que cette idéologie prospère dans l'occident euro-américain et non en Russie que vous qualifiez pourtant (à tort à mon avis) de néo-soviétique.
Les vrais héritiers de l'idéologie marxiste-léniniste ont toujours été les trotskystes, lesquels dominent idéologiquement en Occident. L'ancien monde stalinien (ex-URSS et républiques dites démocratiques d'Europe de l'Est) n'a absolument plus rien de marxiste aujourd'hui.

( 970128 )
Le communisme est scindé… par Luc de Montalte (2023-09-22 17:45:22)
[en réponse à 970127]
… en d'innombrables chapelles se qualifiant les unes les autres de fascistes. Cela n'est pas nouveau. Rassurez-vous quand ils sont au pouvoir, ils sont d'accord sur un point : nous mettre au goulag. Cela est constant.
Quant à la Russie actuelle, ce n'est pas l'URSS ni même un régime officiellement communiste mais c'est un État qui a à sa tête une mafia issue du KGB (pour faire simple, la réalité est plus complexe, comme l'a montré l'épisode Prigojine). Et il y a évidemment, comme je l'ai répété à plusieurs reprises, la volonté de revenir à l'ordre ancien (pas le bon !), voyez
mon énumération ici :
Il n'y a pas que la réhabilitation continue de l'URSS, de ses emblèmes (le drapeau, l'hymne), de ses structure (commissions idéologiques dans l'armée, élections truquées…), des criminels communistes (Staline, Lénine…). Il faut aussi évoquer la justice aux ordres, les empoisonnements d’opposants, les attaques contre les historiens cherchant à enquêter sur les crimes des communistes (association Mémorial dissoute en décembre dernier par la "justice" russe), la soumission à l'islam et l'immigration de masse (de 2% à 20% de musulmans à Moscou en 20 ans, construction d'une mosquée géante à Moscou, inaugurée par Erdogan, la charia en Tchétchénie), etc. etc.
Ou encore ici :
1. Pour ce qui est des mouvements d'opposition, ils sont inexistants. Les communistes soutiennent la politique de Poutine comme les autres. Les quelques vélléités d'oppositions ont été annihilées au début des années 2010, depuis l’extrême-gauche (Ilyukhin mort dans des circonstances pour le moins troubles en 2011…) jusque, à un niveau bien supérieur, les mouvements nationalistes qui s'étaient constitués autour de la Marche russe et dont les dirigeants ont tous été mis au pas un par un (emprisonnés, assassinés ou suicidés) et leurs mouvements interdits (lois sur l’extrémisme).
Bref, pas besoin de me répéter et nous nous éloignons du sujet de ce fil et je n'ai pas envie d'indisposer notre hôte !

( 970129 )
Etes-vous sûr que l' ex- URSS par AVV-VVK (2023-09-22 17:46:36)
[en réponse à 970127]
est assez désovietisée dans sa mentalité politique, ses cadres, son armée, ...?

( 970131 )
réponse : oui par Luc Perrin (2023-09-22 18:14:37)
[en réponse à 970129]
la mentalité "soviétique" est bien plus présente dans l'empire américain OTAN-UE.
La décision bureaucratique qui ne passe pas par la "représentation" nationale est bien plus nette en 2023 au sein de cet empire en décapilotade sur la scène mondiale.
Dîtes moi qui donc a élu, quels sont les peuples et avec quelle majorité, sur quel programme, a été "élue" Mme von der Leyen et les Commissaires européens ?
C'est pourtant elle qui décide de fermer des media, d'intimider les citoyens avec la DSA, de conclure des contrats épouvantables avec Big Pharma pour des sommes colossales et dans l'opacité la plus totale, on attend toujours ses SMS avec Bourla and C°, qui organise via M. Breton une guerre avec la Russie ... que pourtant aucun état membre n'a légalement déclarée...
L'OTAN-UE ressemble pour beaucoup à feu l'URSS en attendant le modèle (sic) chinois de surveillance généralisé, de monnaie électronique centralisée, de "crédit social"... de cités C 40 (sans viande, ni produits laitiers, ni voitures individuelles, un voyage avion tous les 3 ans) ... Paris est la seule ville française dans le C 40 mais il y a beaucoup de villes européennes Amsterdam, Berlin, Rotterdam, Lisbonne ...
L'étatisme des "démocrates" qui était ancien, s'est accru considérablement aux USA : le président Biden a battu le record des "executive orders", décrets présidentiels qui sont sans valeur légale mais s'imposent par force et inertie car il faut des décisions de justice longues et difficiles pour les renverser. Ainsi les mandats vax qui ont été démantelés par plusieurs tribunaux puis la Cour suprême des Etats-Unis.
Actuellement le Pouvoir use de règles (illégales) pour annihiler le Second Amendement via des agences ATF, FBI et IRS surtout. Pareil l'agenda 2030 (absurde) des "climato-fantaisistes" qui voient dans l'action humaine l'alpha et l'omega du climat est imposé par force via des agences fédérales : interdiction de gazinière, restriction sur les véhicules à carburant classique, interdiction de la prospection pétrolière et gazière, des gazoducs/pipe lines nouveaux ...
Je ne vois pas l'équivalent au sein de la très décentralisée Fédération de Russie où le parti présidentiel vient d'être plébiscité aux élections locales.
Quant aux attaques sur la liberté religieuse, elles sont incomparablement plus fortes aux USA bien davantage qu'en Russie où le respect des Autorités pour les grandes religions de la Fédération est manifeste.
Là encore le parti démocrate, autrefois disons entre 1960 et 2001, était pour les droits de l'homme, contre les excès policiers, pour la liberté religieuse. L'ACLU une association qui menait ces combats dans son sillage est aujourd'hui aussi muette que la Ligue des droits de l'Homme a pu l'être en France depuis les atrocités commises contre les gilets jaunes, le vaxisme etc.
Les défenseurs des droits aux USA sont les Républicains principalement, surtout ceux qui se situent dans la mouvance du président Trump. Ce type de renversement s'observe dans les colonies européennes de l'empire dans une moindre mesure au plan de la militance.

( 970136 )
Il faudrait savoir par Regnum Galliae (2023-09-22 19:20:28)
[en réponse à 970131]
Un coup l’Amerique est fasciste, un coup elle est soviétique. A moins que le soviétisme fasse partie de la galaxie fasciste. Pour quelqu’un qui reproche de voir une filiation intellectuelle et politique entre le fascisme et le nazisme, ce serait cocasse!

( 970159 )
mentalité "soviétique" notez les guillemets par Luc Perrin (2023-09-23 12:55:14)
[en réponse à 970136]
vous savez le sens des guillemets n'est-ce pas... comme le mot "mentalité", culture du recours à l'État en contexte.
La suite explique le sens et je parle d'étatisme.
Tout est clair à qui prend le temps de lire et sans a priori.
Le fascisme est un "étatisme", c'est évident et ce point n'est pas l'objet de débat parmi les historiens du Ventennio fasciste italien.
L'évolution (effroyable) du libéralisme à visage totalitaire, "démocrature" si vous préférez, tend aussi à majorer les pouvoirs étatiques - régulations pousées à l'extrême - et supra-étatiques (ONU, OMS-Gates, UE, OTAN...) d'où mon expression mentalité "soviétique".
Je ne vais pas vous réexpliquez la notion de totalitarisme qui unit fascisme-nazisme-communisme/socialisme, je pense que vous savez que l'étatisme y est essentiel.
ps. un conseil en outre : quand vous lisez une "réponse à", lisez ce qui précède, le post auquel on répond, cela aide beaucoup à comprendre l'enchaînement des idées et le contexte.

( 970120 )
Pardonnez-moi mais je ne vois toujours pas le rapport entre les deux par Regnum Galliae (2023-09-22 13:16:53)
[en réponse à 970118]
L'autoritarisme et les abus de pouvoir du parti démocrate que vous citez ne sont pas propres au fascisme mais on les retrouve dans tout régime autoritaire ou dictatorial. Ce n'est pas étonnant car les néo-cons RINO et leurs frères démocrates sont idéologiquement d'origine trotskyste. Ce qui correspond bien à leur internationalisme, contrairement à la mouvance fasciste qui est nationaliste. En outre, cette dernière promeut l'ordre, l'héroïsme, le don de soi, le sacrifice. Vous direz sans doute que la promotion de ces valeurs est un attrape-gogos, mais on ne les retrouve pas dans la démocrature américaine actuelle.
Par ailleurs, quel est le rapport entre l'esclavagisme et le fascisme ? Je dirais plutôt le contraire, en pensant à l'athlète noir américain Jesse Owens qui s'est senti mieux accueilli dans l'Allemagne de 1936 que dans son propre pays.

( 970132 )
vous avez des notions confuses cher Regnum par Luc Perrin (2023-09-22 18:42:56)
[en réponse à 970120]
ce qui explique sans doute vos difficultés à comprendre : quand on mélange fascisme (mussolinien) et nazisme (hitlérien), on est déjà dans le fossé.
Les historiens s'accordent pour définir le fascisme (italien de Mussolini et il y a des formes dégradées dans une série de régimes autoritaires qui s'en sont inspiré - Brésil de Vargas, Portugal de Salazar, phalangisme espagnol, la dictature royale de Carol II en Roumanie puis le régime du Conducator ...) de la façon suivante :
- alliance entre le grand capital/les propriétaires terriens et l'État
(c'est le cas pour les "démocrates" et les RINOs)
- un étatisme économique qui accroît la place de l'État et de la régulation étatique dans l'économie sans pour autant abolir la propriété privée (différence majeure avec le communisme)
- un parti unique ou qui tend à le devenir comme pour 1922-1925
(quand un parti fait tout pour emprisonner - sur la base de procès de Moscou - son principal opposant cela tend tout de même vers cela objectivement) ; il y a encore un pluralisme relatif aux USA et dans les colonies quoique l'éventail politique y soit en fait réduit à presque rien (ex. la France où tous les partis sauf un député à l'AN sont pour la guerre, l'OTAN, l'UE, l'euro, la folie verte ...quelques nuances seulement les distinguent ce qu'a célébré récemment le président Macron après le fameux dîner consensuel).
- un monopole des média : c'est le cas pour 95% des grands media US et 100% en Europe. Fox News surtout avec le fils Murdoch Lachlan grand admirateur de Biden et d'Hillary Clinton est dans le pool des media sous contrôle. Même Newsmax a été payé pour la propagande vax par l'administration OANN est la seul chaîne du câble qui a refusé...
- une mainmise sur la jeunesse via le système scolaire : c'est un fait avec quelques poches de résistance ici et là.
- surtout le Duce voyait dans la guerre le principe unificateur du peuple, dépassant la lutte des classes, elle-même mise sous contrôle via des accords de branches (corporations) et un syndicalisme aux ordres (c'est le cas partout dans l'Empire OTAN).
Or l'OTAN, comme l'UE aujourd'hui, c'est la guerre, la guerre ... "nous sommes en guerre" (E. Macron 2020).
Parler de "paix" est tabou, c'est inacceptable et les vautours de la propagande se jettent sur vous à ce seul mot.
Un régime autoritaire peut avoir plusieurs de ces traits caractéristiques pas forcément tous. La guerre comme colonne vertébrale est une donnée essentielle du fascisme et c'est bien le parti démocrate - à l'inverse des années 1960-2001- qui porte cette idéologie belliciste. On la retrouve dans les colonies de l'empire américain à l'identique.
C'est pourquoi j'avais détaillé dans un autre fil dans un post charpenté (qui a été supprimé) la politique de PAIX de François et sur ce point, le Pontife romain a fait un sans faute.
Pour qui est anglophone, il faut lire écouter le discours d'adieu (Farewell Address de janvier 1961) du président Eisenhower et le grand discours qui a sans doute précipité la machination par la CIA et le FBI qui a mené à l'assassinat de JFK en 1963, le discours "A strategy of Peace" du 10 juin 1963 à l'Université américaine de Washington DC.

( 970155 )
Aucune confusion par Regnum Galliae (2023-09-23 11:33:51)
[en réponse à 970132]
Votre post confirme ce que j’écrivais, à savoir que le fascisme est un socialisme national, comme l’est d’ailleurs le nazisme que l’on traduit improprement par national socialisme. La démocrature américaine est bien un socialisme international, dans lequel le capitalisme de connivence et de cooptation tient lieu de l’objectif marxiste d’un monopole d’Etat des moyens de production.

( 970158 )
on peut le dire ainsi mais par Luc Perrin (2023-09-23 12:44:10)
[en réponse à 970155]
Démocrature est une bonne formule étant entendu que le parti dit démocrate avance de plus en plus vers une dictature : quand on prône l'élimination des opposants, qu'on condamne comme "terroriste" quelqu'un qui n'était pas à Washington le 6/1/2021 à 22 ans de prison, un journaliste à 60 jours de prison pour exprimer ses opinions abolissant ainsi le Premier amendement (c'est soumis à appel), on glisse au-delà de ce qui est reproché à V.Orban et V. Poutine.
On glisse vers la "démocrature" à la rwandaise de pure façade.
J'observe que vous vous ralliez finalement à ce que j'écrivais quant aux caractères de type fasciste mussolinien du parti démocrate. Vous préférez "démocrature" à "fascisme", je ne chipoterai pas les deux termes me semblent bons ici.
La "démocrature" a l'avantage, j'en conviens, de pouvoir être compatible avec le mondialisme : le fascisme était plus centré sur une nation sans perspective d'une fusion des nations ou de leur élimination. Le fascisme italien a cependant fait des émules (hors nazisme) et a inspiré plusieurs régimes autoritaires, il a pu s'exporter donc.
Dans le cas de la "démocrature" américaine, on a la perspective impériale : les USA dominent leur espace colonial (OTAN-UE) et cherchent à dominer la planète via leurs multiples bases, flotte, le dollar US, organismes plus ou moins relais (OMS-Gates, ONU, FMI, OMC ...). Les néocons américains sont plus ambitieux qu'Hitler qui n'avait pas de projet pour le monde (pour la grande Europe oui) et sont plus sur la ligne de l'Internationale socialiste/communiste. Mais sous forme impériale : les "alliés" des USA sont des pions. Dans le Komintern, ou la Seconde Internationale socialiste, les partis nationaux étaient à égalité en droit.
Un point de divergence quant au "national-socialisme" ou socialisme national, c'est exactement pareil NSDAP en allemand soit on garde l'ordre des mots allemands soit on use de la liberté du français quant à l'adjectif le sens demeure inchangé : le coeur du nazisme est un racisme antisémite et une classification des "races" et peuples.
Rien de tel dans le fascisme qui n'est pas racialiste.
La "démocrature" américaine a été marquée, il est vrai, par le racisme dès ses origines (prédominance des WASP white anglo-saxon protestants) et l'esclavagisme envers les Noirs américains jusqu'en 1865 puis plus d'un siècle de ségrégation féroce dans les états du Sud plus subtile dans les autres états qui en théorie ne la pratiquaient pas mais en fait ... Pour comprendre cet dernier aspect, je conseille de lire l'excellent roman (très auto-biographique) de Richard Wright, Black Boy, paru en 1945. C'est plus percutant que 100 traités de sociologie et d'histoire sur le sujet.
Il est frappant que le Wokisme de plus en plus agressif et totalitaire prend des accents racistes anti-blancs (avec un certain mépris envers les Asiatiques) cette fois.
La décision récente en 2023 de la Cour suprême de déclarer anti-constitutionnelle les discriminations envers les étudiants blancs/asiatiques dans les écoles et universités a suscité bien des oppositions chez les wokistes et n'est pas appliquée par beaucoup d'institutions scolaires encore même si les postes de chargé de DEI (diversity, equity, integration enrobage lexical du wokisme discriminatoire) sont en régression.
Paradoxalement aussi, l'électorat hispanique, longtemps pro-démocrate, se détourne progressivement du parti notamment à cause du transgenrisme forcé et des attaques de plus en plus poussées envers le christianisme en général et la liberté religieuse.
Bref il y a une composante racialiste/raciste dans la "démocrature" américaine mais elle est très différente du nazisme.

( 970160 )
En résumé par Jean-Paul PARFU (2023-09-23 13:00:03)
[en réponse à 970158]

( 970165 )
A propos de Benito... par Sacerdos simplex (2023-09-23 21:18:52)
[en réponse à 970132]
Quand il est parvenu au pouvoir, qu'ont dit les médias étrangers ?
L'ont-ils qualifié de gauche, de droite, de socialiste, ou autre ?...
Merci...

( 970181 )
Drôle de "définition" pardon par Luc de Montalte (2023-09-24 22:41:45)
[en réponse à 970132]
Votre message s'appelle un raisonnement par l'absurde. Le parti démocrate et ses aspirations sont très clairement une extension du marxisme culturel, aux antipodes donc du fascisme.
C'est donc que votre définition est mauvaise. Si vous en doutez encore, songez simplement que votre liste de caractéristique pourrait s'appliquer au régime communiste chinois actuel (étatisme économique sans abolition totale du droit de propriété, parti unique, monopole des média, mainmise sur la jeunesse, etc.).
→ Quod est absurdum.
---
Maintenant, si on veut définir le fascisme, c'est effectivement difficile, car il n'y a pas un fascisme mais des fascismes. Tous s'accordent toutefois assez bien avec la définition de Mussolini : « une conception religieuse de la vie, dans laquelle l'homme est perçu dans son rapport immanent à une loi supérieure, à une volonté objective, qui transcende l'individu et l'élève au rang de membre conscient d'une société spirituelle ».
On voit alors une fois de plus à quel point votre comparaison est absurde. Au passage, votre premier point, le fascisme comme « bras armé du capitalisme » en somme n'est même pas le consensus des historiens marxistes (cf. p. ex. Hobsbawn, The Age of Extremes), alors des historiens en général, n'en parlons pas !

( 970199 )
Le problème de la définition du fascisme par Peregrinus (2023-09-25 19:40:51)
[en réponse à 970181]
Pour Roger Griffin, le fascisme est une révolution globale, idéologiquement articulée, mobilisant les masses par la pratique de la religion politique et promettant une renaissance de la nation. Traian Sandu reprend cette définition pour qualifier de fasciste la Garde de fer roumaine.
Ce qui complique beaucoup les choses, ce sont les différences considérables qui existent entre l'idéologie fasciste originelle, avec son programme républicain, anticlérical et nettement révolutionnaire, et le régime fasciste italien avec tous les compromis consentis par Mussolini dans de nombreux domaines. C'est ce qui a conduit les historiens à la Paxton à minorer la composante idéologique du fascisme et à taxer de fascisme tous les régimes de l'entre-deux-guerres qui n'étaient ni démocratiques, ni communistes : ce qui sous couvert d'historicisation du phénomène fasciste revient en fin de compte à faire droit à l'usage stalinien de l'épithète, ce qui ne me paraît pas particulièrement satisfaisant.
Ce qui me paraît clair, c'est qu'on ne peut en aucun cas qualifier de fasciste ni même de fascisant l'Estado novo salazariste, qui relève d'une tout autre tradition.
Peregrinus

( 970230 )
Bon exemple en effet par Luc de Montalte (2023-09-27 13:06:41)
[en réponse à 970199]
L'Estado Novo est un bon exemple de régime autoritaire et corporatiste qui en tout cas ne se voulait ni fasciste ni autoritaire (malgré des caractères communs et des inspirations bien sûr).
Pour ce qui est de définir le fascisme, c'est difficile évidemment (comme tout mouvement idéologique/intellectuel en réalité, il n'est pas plus facile de définir le romantisme etc.). On peut retenir à mon avis la volonté de remplacer l'homme asservi, téléguidé par un homme nouveau, libre. Cet homme nouveau, qui, ayant la liberté de son destin, est alors vu comme libre et fort.
On voit bien à quel point c'est un idéal sans rapport aucun avec le marxisme culturel prôné par certains démocrates aujourd'hui. Mal nommer les choses, c'est les combattre sans efficacité. Voire les encourager.

( 970241 )
Ce qui brouille encore les choses par Peregrinus (2023-09-27 22:24:49)
[en réponse à 970230]
Ce qui brouille encore les choses, c'est le badigeon à la romaine de nombreux régimes autoritaires qui n'avaient pas grand-chose de fasciste.
Il y a eu de plus, au-delà du décorum, des influences fascistes plus ou moins nettes sur certains régimes ou gouvernements. C'est le cas pour l'État corporatif chrétien de Dollfuss et Schuschnigg en Autriche, qui avait besoin du soutien de la Heimwehr à l'intérieur et de Mussolini à l'extérieur. Pour autant, Chapoutot, qui n'a pas grand-chose d'un extrémiste de droite, dit clairement qu'à ses yeux le régime corporatiste autrichien ne peut être adéquatement qualifié de fasciste (Paul Pasteur dira le contraire, mais ses travaux sont si ouvertement orientés que j'aurais quelque peine à comprendre le crédit qu'on lui prête si je n'avais pas une idée des sympathies politiques qui prévalent dans la profession), mais est très proche du régime portugais, dont la Constitution lui a servi d'inspiration.
Mais ce qui a le plus brouillé les choses, c'est l'usage stalinien du fascisme comme étiquette infamante commode qui a permis de taxer de fasciste tout ce qui avait quelque antipathie pour le communisme (ce qui m'amuse le plus, d'ailleurs, dans de pourtant fort sérieux manuels universitaires sur cette période, ce sont les inévitables références à la "peur irrationnelle du communisme", comme s'il était alors irrationnel d'en avoir peur).
Peregrinus

( 970279 )
La Gauche nomme fascisme par Jean-Paul PARFU (2023-09-29 10:07:53)
[en réponse à 970241]
Tout ce qui s'oppose vraiment à elle.
Dans nos pays, et spécialement en France, il n'y a eu face à la Gauche, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qu'une non-Gauche gestionnaire. Dès que l'on s'oppose réellement à la Gauche sur le plan des idées, des valeurs, la Gauche le traite de fascisme !