''La possession ancienne d'un culte lié à la personne à canoniser; l’attestation constante et répandue de ses vertus ou de son martyre par des historiens dignes de foi; et la réputation ininterrompue d’accomplissement de prodiges.''
''Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'accélération sensible des progrès de la médecine a amené le Saint-Siège à relativiser l'importance des miracles dans la procédure de canonisation. On sait maintenant que certains cancers peuvent présenter pendant plusieurs années l'apparence d'une guérison complète, avant de recommencer à se développer. Les miracles authentifiés par l'Église existent toujours, mais ils se font de plus en plus rares. (...) De plus en plus souvent, le Saint-Siège ne cherche pas à obtenir des garanties médicales portant sur un nombre restreint de guérisons, mais se contente d'une simple ''fama signorum''. C'est-à-dire une ''réputation miraculeuse'' attestée par un grand nombre de témoignages ne faisant pas l'objet d'une expertise poussée.''
Éric Suire, La Sainteté française de la Réforme catholique (XVIe-XVIIIe siècles) d'après les textes hagiographiques et les procès de canonisation, Presses Universitaires de Bordeaux, 2001, pages 359-360.