Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=908872

( 908872 )
Le Sacré-Cœur des Vendéens interdit par Goupillon (2021-01-16 20:07:37)
L’autocollant avec le cœur vendéen sur les plaques d’immatriculation des voitures pour masquer le logo de la région, c’est fini. La Cour de cassation vient d’interdir, dans un arrêt rendu en décembre, de coller n’importe quel vignette sur nos plaques minéralogiques, sous peine de 135 euros d’amende. Jusqu’ici, c’était toléré, si l’autocollant ne masquait pas le numéro TPPR, le numéro d’agrément marqué en petit sous le numéro du département dans le coin droit de la plaque.
[...]
La justice avait été saisie par un fabricant de plaques qui contestait l'activité de fabricants de logos autocollants. Il s'agit d'une concurrence déloyale, disait-il, puisque ces autocollants ne respectent pas la réglementation. Et qu'ils évitent d'avoir à payer une nouvelle plaque pour changer son numéro de département, ce qui coûte une quarantaine d'euros. La Cour de cassation leur a donné raison. Et désormais, au contrôle technique, certains garagistes enlèvent systématiquement les autocollants.
Source :
France bleu

( 908875 )
Non pas interdit par Meneau (2021-01-16 20:30:26)
[en réponse à 908872]
Il faut simplement ne pas le mettre sur la plaque d'immatriculation. Il me semble qu'il a toujours été illégal de modifier en quoi que ce soit la plaque minéralogique.
Rien n'empêche de mettre l'autocollant ailleurs, il y a suffisamment de place sur l'arrière d'une voiture.
La Cour de cassation vient juste de confirmer une interdiction qui a toujours existé (même s'il y a pu avoir des tolérances).
Cordialement
Meneau

( 908876 )
Et ça concerne surtout le drapeau breton par Ptitlu (2021-01-16 20:36:59)
[en réponse à 908875]
Ou le 44=BZH de plus en plus fréquent en Loire-Atlantique (et c'est bien)
En fait cette jurisprudence part du fait qu'une plaque est un document officiel intangible, comme un passeport ou une CNI.

( 908879 )
C'est désormais interdit par Goupillon (2021-01-16 20:46:44)
[en réponse à 908875]
Auparavant il semble qu'il y avait une certaine tolérance, le numéro du département et son logo ne faisant pas partie de l'identification du véhicule, et figurant à titre accessoire sur la plaque minéralogique.
Désormais, les Vendéens ne pourront plus remplacer le logo "Pays de la Loire" qui est censé représenter leur département (85), par le Sacré-Cœur.
Cette décision de la cour de cassation s'appuie sur des raisons de concurrence : les fabricants de plaques minéralogiques veulent interdire les autocollants qui modifient le département indiqué sur la plaque car cela permet à ceux qui veulent changer de département de ne pas acheter une nouvelle plaque.
On se demande quel est le rapport avec les Vendéens qui mettent le Sacré-Cœur sur leur plaque minéralogique, puisqu'ils ne le font pas pour ne pas acheter une nouvelle plaque. Ils le font pour effacer le logo "Pays de la Loire" qui n'est pas esthétique et qui n'est pas très représentatif d'un département... où la Loire ne passe pas (comme la Mayenne et la Sarthe du reste).

( 908881 )
C'est la pétition des marchands de chandelles contre le Soleil par Ptitlu (2021-01-16 20:50:45)
[en réponse à 908879]
http://bastiat.org/fr/petition.html
Ça fait les affaires du gouvernement des juges et du capitalisme de connivence...
En soi, ça ne change pas grand chose car le département n'est plus un identifiant, ce sont les chiffres de la plaque (même si la police relève aussi le type, modèle et couleur du véhicule, ça facilite l'identification).

( 908883 )
Non pas du tout par Meneau (2021-01-16 21:10:09)
[en réponse à 908879]
Cette décision de la cour de cassation s'appuie sur des raisons de concurrence
C'est faux. Cette décision s'appuie sur le Code de la route.
Cordialement
Meneau

( 908889 )
Si tout à fait par Goupillon (2021-01-16 22:33:06)
[en réponse à 908883]
Le code de la route est un argument de droit invoqué par ceux qui se plaignaient d'une concurrence : « La justice avait été saisie par un fabricant de plaques qui contestait l'activité de fabricants de logos autocollants. Il s'agit d'une concurrence déloyale ». C'est ce qui est dit dans l'article cité dans le premier article. Un deuxième va aussi dans ce sens.
Au delà de l'aspect legislatif, il y avait évidemment un enjeu commercial : pour un automobiliste, il est plus aisé et moins onéreux d'acheter un sticker de bout de plaque que de racheter une paire de plaques.
Les fabricants de ces autocollants ont tenté de préciser qu'ils avaient eux aussi un enjeu commercial et social (l'argument du principe de "liberté du commerce" a été balayé par les juges), il n'en a rien été : pas d'autocollant sur une plaque, dit la Cour de cassation. Peu importe que ce soit juste pour changer le département par un autre (rappelons qu'il est possible de choisir n'importe quel département sur sa plaque), il faudra obligatoirement faire changer ses plaques.
Source
Ce qui est logique : les fabricants de plaque d'immatriculation ne sont pas la Sécurité routière, soucieux de faire appliquer le code de la route. Ils s'en sont servi pour ainsi obliger les usagers à acheter leurs plaques au lieu d'autocollants que leurs fournisseurs ont désormais interdiction de distribuer. L'application du code de la route n'a jamais été leur cheval de bataille : il n'est qu'un prétexte servant leurs intérêts, compréhensibles.

( 908894 )
Sans doute par Jean-Paul PARFU (2021-01-16 23:02:14)
[en réponse à 908889]
Mais la Cour a jugé, en application du Code de la route (arrêté du 9 février 2009 fixant les caractéristiques et le mode de pose des plaques d'immatriculation des véhicules, inséré au Code), que tous les caractères visibles sur les plaques minéralogiques d’un véhicule doivent avoir été intégrés à celles-ci par un fabricant homologué.
Cela signifie qu’un propriétaire ne peut aucunement décider de modifier lui-même ses plaques, entre autres avec un autocollant. Cela veut également dire que les autocollants qui reproduisent à la perfection les logos officiels sont quand même illicites.
L’objectif est évident: “garantir (pour lesdites plaques) le respect de leurs positionnements corrects et de leurs caractéristiques dimensionnelles et visuelles”.

( 908900 )
Non toujours pas par Meneau (2021-01-16 23:22:10)
[en réponse à 908889]
L'argument commercial était invoqué par les plaignants et les défendeurs, oui, les deux, sous des aspects différents (concurrence déloyale versus liberté du commerce dans les traités européens). Le procès en lui-même était sur le plan commercial. Mais voici le début de la réponse de la Cour de Cassation :
Réponse de la Cour
Vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, l’article R. 317-8 du code de la route, les articles 9 et 10 de l’arrêté du 9 février 2009 fixant les caractéristiques et le mode de pose des plaques d’immatriculation des véhicules, et l’article 1382, devenu 1240, du code civil :4. L’interdiction issue de la réglementation française susvisée de modifier les plaques d’immatriculation des véhicules à moteur, sans l’intervention d’un fabricant homologué, ne méconnaît aucun principe ni disposition du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE).
Or l'article R. 317-8 du code de la route stipule :
IV. Le ministre chargé des transports et le ministre de l'intérieur fixent par arrêté les caractéristiques et le mode de pose des plaques d'immatriculation.
(...)
VIII.-Le fait d'exposer, d'offrir, de mettre en vente, de vendre, de proposer ou d'inciter à acheter ou à utiliser une plaque d'immatriculation non conforme aux caractéristiques visées au IV est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. La plaque est saisie et confisquée.
Er les article 9 et 10 de l’arrêté du 9 février 2009 fixant les caractéristiques et le mode de pose des plaques d’immatriculation des véhicules :
Article 9
Modifié par Arrêté du 7 mai 2020 - art. 1
Identifiant territorial.
Les plaques d'immatriculation des véhicules portant le numéro définitif prévu à l'article R. 322-2 du code de la route doivent comporter un identifiant territorial constitué par le logo officiel d'une région ou de la collectivité européenne d'Alsace et le numéro de l'un des départements de cette collectivité territoriale.
Le choix de cet identifiant territorial est libre et peut ne pas avoir de lien avec le domicile du titulaire du certificat d'immatriculation.
L'identifiant territorial doit être intégré dans sa globalité à la plaque d'immatriculation et être situé dans la partie utile de la plaque à l'extrémité droite de celle-ci, sur fond bleu non obligatoirement rétroréfléchissant. Lorsque le véhicule comporte deux plaques, l'identifiant territorial doit être identique sur la plaque avant et sur la plaque arrière.
Les caractéristiques de l'identifiant territorial figurent à l'annexe 1 bis du présent arrêté. Les logos des collectivités territoriales officiels et libres de droit, qui figurent sur le site internet du ministère de l'intérieur : http://www.interieur.gouv.fr/, ne peuvent être reproduits sur les plaques d'immatriculation que par le seul fabricant de plaques ou de matériau réfléchissant titulaire d'homologation.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux plaques d'immatriculation des véhicules immatriculés avec un usage véhicule importé en transit ou véhicule en transit temporaire, ainsi qu'aux plaques spécifiques des véhicules immatriculés avec un usage véhicule de collection, prévues à l'annexe 7 du présent arrêté.
Article 10
Modifié par Arrêté du 2 mai 2018 - art. 1
Dispositions particulières.
I. - Il est interdit de modifier les plaques d'immatriculation ou d'y rajouter un élément.
Les tirets, symbole européen et identifiant territorial sont intégrés dans le processus de fabrication à la plaque ou au matériau réfléchissant utilisé pour sa fabrication, de façon à garantir d'origine le respect de leurs positionnements corrects et de leurs caractéristiques dimensionnelles et visuelles.
Il est interdit d'apposer sur les véhicules automobiles ou remorqués des plaques ou inscriptions susceptibles de créer une quelconque confusion avec les indications de la plaque d'immatriculation.
II. - Des autorisations exceptionnelles peuvent être accordées par décision du ministre de l'intérieur et du ministre chargé des transports permettant, pour les véhicules immatriculés avec un usage "véhicule importé en transit", sur présentation de pièces justificatives, la reproduction du numéro d'immatriculation sur la plaque d'immatriculation dans des caractéristiques n'entrant pas dans le cadre défini à l'annexe 7 du présent arrêté.
L'arrêt de la Cour de Cassation est donc
fondé sur le Code de la route.
Cordialement
Meneau

( 908910 )
Si encore par Goupillon (2021-01-17 00:37:05)
[en réponse à 908900]
L'arrêt de la cour de cassation se fonde sur le code de la route. Cela personne ne le nie, à part vos interlocuteurs imaginaires.
La partie en faveur de laquelle la décision a été rendue ne milite pas pour la sécurité routière ni pour l'application stricte du code de la route : elle défend ses intérêts commerciaux (je renvoie aux citations données qu'il suffit de lire).
Si vous n'êtes pas capable de distinguer les motivations réelles d'un requérant ou défendeur de son argumentation en fait et en droit, la seule sur laquelle la juridiction sollicitée se prononce, pour obtenir une décision judiciaire favorable, il doit vous être en effet difficile de bien comprendre.
Point final.

( 908912 )
Etes-vous imaginaire ? par Meneau (2021-01-17 01:12:02)
[en réponse à 908910]
Cette décision de la cour de cassation s'appuie sur des raisons de concurrence
Source : Goupillon
L'arrêt de la cour de cassation se fonde sur le code de la route. Cela personne ne le nie, à part vos interlocuteurs imaginaires.
Source : Goupillon
Mais c'est bien que vous le reconnaissiez enfin.
Il est clair que les motivations des deux parties sont purement commerciales. Cela personne ne le nie, à part vos interlocuteurs imaginaires.
Cordialement
Meneau

( 908916 )
Je suis bien réel par Goupillon (2021-01-17 09:09:26)
[en réponse à 908912]
Dans la première affirmation, il n'est pas nié que la décision se fonde sur le code de la route, il est indiqué que les raisons des plaignants pris en considération aussi par la cour de cassation relèvent de la concurrence.
Vos chicaneries font « plouf ! »
Vous avez commencé par nier que l'emblème vendéen était interdit. Face aux éléments objectifs vous avez cédé.
Puis vous avez inventé qu'il était nié que la décision était fondée sur le code de la route, ce que l'on ne trouve nulle part dans le fil de discussion. Encore raté.
Que vous ne soyez pas capable de distinguer les motivations réelles d'un requérant ou défendeur de son argumentation en fait et en droit, est une chose déjà inquiétante. Votre rapport difficultueux à la réalité l'est encore davantage.
Cordialement,
Goupillon

( 908926 )
Bah ! par Meneau (2021-01-17 10:47:23)
[en réponse à 908916]
Allez, bon Dimanche à vous !
Cordialement
Meneau

( 908882 )
Oui en effet ! par Jean-Paul PARFU (2021-01-16 20:57:30)
[en réponse à 908875]
Les plaques d'immatriculation non officielles ont toujours été illégales, même si tolérées dans la pratique. La plaque d'immatriculation du département de la Vendée doit comporter le logo de la région "Pays de la Loire", et éventuellement le numéro du département (85), mais qui n'est pas obligatoire. C'est tout !
En Ile de France, le logo officiel, ce n'est pas le drapeau de l'Ile de France, mais ... une étoile rouge ! Cherchez l'erreur !
Il y a en France cette manie de l'abstraction et du déracinement. On ne veut pas se référer à une identité précise, parce qu'elle constituerait un rejet implicite des nouveaux arrivants. Toujours cette identité purement administrative et idéologique, cette identité "républicaine" qui se veut universelle. Elle ne comprend pas qu'il n'y a d'universel que concret ; que, dans l'ordre naturel, on ne va du particulier à l'universel que par des médiations.

( 908893 )
L'étoile rouge est assez bien trouvée par Ptitlu (2021-01-16 22:57:26)
[en réponse à 908882]
Elle symbolise l'agglomération de Paris avec 8 branches comme autant de départements. Simple et géographiquement juste - un bon logo donc.
Les 3 fleurs de lys du drapeau historique sont reprises par d'autres collectivités comme le Loiret (qui en a une sur son logo et dont les couleurs sont bleu et or), elles prêtent à confusion.

( 908898 )
Et le mot Ile-de-France par Jean-Paul PARFU (2021-01-16 23:18:35)
[en réponse à 908893]
Ecrit en cyrillique sur les plaques d'immatriculation, ça ne serait pas mal non plus, vous ne croyez pas ? Après tout, Anne de Kiev était reine de France, "Bistro" vient du russe, il y a le pont Alexandre III à Paris, les emprunts russes et Georges Marchais, la fête de l'Huma et le parti "communisse" !

( 908906 )
Иль де Франс ce serait génial ! par Ptitlu (2021-01-17 00:13:07)
[en réponse à 908898]
D'autant que Paris abrite aussi une splendide cathedrale russe neuve qu'on voit de partout, plusieurs belles églises orthodoxes (rue Daru notamment mais il y en a de moins connues et aussi belles)
Vous avez oublié Meudon, capitale de la Russie en exil dans les années 20 et 30, le corps expéditionnaire russe en 1914, le cimetière russe de Ste genevieve des bois, les églises orthodoxes en province, sur les lieux de villégiature et d'immigration comme dans les implantations industrielles (Colombelles pour les forges de Normandie près de Caen), les descendants des Romanov toujours en France, le ballet russe accueilli en France, Soljenytsine dont l'Archipel du Goulag a tout d'abord été publié en français et non en russe, Maurice Druon, Hélène Carrere d'Encausse, la base russe de Villefranche sur Mer... Et la très notable contribution française à la reconstruction en 1995 de la cathedrale du Christ Sauveur au coeur de Moscou.
Vraiment, la France est le plus russe des pays étrangers !

( 908927 )
Mort de rire par Roger (2021-01-17 10:58:27)
[en réponse à 908898]
Comme disent les jeunes
Merci cher maître
Cela dit les nouveaux blasons des régions sont souvent de purs scandales que l'inculture ambiante rend heureusement peu visibles

( 908918 )
En France, il y a surtout cette manie par Vincent F (2021-01-17 09:25:19)
[en réponse à 908882]
De tour vouloir réglementer ce qui n’a pas besoin de l’être.
Dans la mesure où la plaque est fonctionnelle, c’est à dire qu’elle peut être identifiée par les moyens de contrôle habituels, il ne devrait pas être possible de mettre une amende.

( 908896 )
Interdiction du Sacré-Cœur vendéen : réaction du Département par Goupillon (2021-01-16 23:12:27)
[en réponse à 908872]
Selon la loi, les vignettes aux couleurs du drapeau vendéen collées soi-même à la plaque d’immatriculation sont donc prohibées. « Le Conseil départemental de la Vendée ne peut que regretter cette décision », explique son président, Yves Auvinet.
« Empêcher les Vendéens d’afficher leur attachement à la Vendée quand les autocollants ne recouvrent pas les numéros des plaques d’immatriculation n’a pas de sens », poursuit le président du Conseil départemental. « En quoi l’affichage du bel attachement des Vendéens à leur territoire serait-il nuisible à l’ordre public ? Au contraire, il est une vraie force et un fondement de notre vivre-ensemble », insiste Yves Auvinet.
Source :
Le Courrier de l'Ouest

( 908901 )
C'est un faux débat par Jean-Paul PARFU (2021-01-16 23:39:09)
[en réponse à 908896]
Car la Cour de cassation dit seulement le droit et fait respecter la loi. Si le Conseil général de Vendée souhaite que son logo figure sur les plaques d'immatriculation, il faut changer l'arrêté du 9 février 2009. C'est tout ! Dans aucun pays il n'est permis de se faire sa petite plaque d'immatriculation perso, en tout cas pas en Europe de l'Ouest.
Par ailleurs, et comme le rappelait Meneau, personne n'interdit aux automobilistes vendéens de coller un autocollant de leur choix sur leur pare-brise.

( 908907 )
Vous faites semblant de ne pas comprendre par Goupillon (2021-01-17 00:15:42)
[en réponse à 908901]
La cour a appliqué le droit. Cela n'est pas contestable. Il n'y a pas là de débat.
La question n'est pas non plus de savoir où on peut coller sur son véhicule son petit drapeau vendéen.
Le problème est que le logo régional qui illustre le département de la Vendée sur les plaques d'immatriculation ne convient pas à de nombreux Vendéens. Ils lui préfèrent leur emblème historique et religieux : le Sacré-Cœur.
C'est quelque chose que vous devriez comprendre, vous qui il y a peu dénonciez le jacobinisme parisien destructeur des identités provinciales. Nous sommes en plein dans le sujet.
Jusqu'à présent cette pratique illicite était tolérée car elle n'empêchait nullement l'identification des véhicules, le numéro du département et son logo étant de simples accessoires modifiables de la plaque minéralogique.
Désormais, cela ne sera plus accepté, non en raison d'une application stricte du code la route, mais parce qu'il s'agit avant tout d'un enjeu commercial.
On peut comprendre la réaction du Président du Conseil départemental de la Vendée, sans pour autant remettre en cause la décision de justice qui allait de soi.

( 908930 )
La Vendee serait elle une région? par Roger (2021-01-17 12:23:10)
[en réponse à 908907]
J avais compris que sur la plaque minéralogique devait (ou pouvait ?) Figurer le logo regional - mais pas celui d un département.
Quels sont les catholiques attachés à ces circonscriptions créées en 1790 ?

( 908933 )
Tout le problème par Goupillon (2021-01-17 12:50:48)
[en réponse à 908930]
La Vendée est en effet un département créé de toute pièce à la Révolution.
Ce territoire appartient à la province du Poitou et correspond plus précisément au Bas-Poitou (partie ouest du Poitou). Il comprend plusieurs paroisses historiquement liées à la Bretagne.
La Vendée désigne également toute la partie insurgée contre la République, laquelle ne correspond pas au département, mais s'étend à une partie de la Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire. Sa « capitale » était Cholet (en Anjou). On parlait initialement de guerre d'Anjou, mais c'est l'expression « guerre de Vendée » qui l'a emporté rapidement.
Il y a donc confusion parfois entre la circonscription administrative, la « Vendée départementale », et le territoire qui s'est soulevé pour Dieu et le Roi, la « Vendée militaire ».
Les guerres de Vendée ont eu un tel retentissement que tout le département de la Vendée a hérité de cette histoire. Les catholiques sont donc moins attachés, me semble-t-il, au département qu'à l'identité historique et religieuse de ce pays.
Notons enfin qu'il existe un courant favorable au rattachement de la Vendée départementale à la région Poitou-Charentes, comme il y a en Loire-Atlantique une volonté d'être intégré à la Bretagne.
Tout le problème est que les départements et les régions le plus souvent ne correspondent pas aux provinces historiques de la France.

( 908935 )
La Vendée militaire par Jean-Paul PARFU (2021-01-17 13:22:38)
[en réponse à 908933]
s'étend sur 4 départements :
- Vendée (85), Loire-Atlantique (44), Maine-et-Loire (49) et Deux-Sèvres (79).
A l'origine, le département de la Vendée correspond au Bas-Poitou, par opposition au Haut-Poitou qui englobe les départements de la Vienne (Poitiers) et des Deux-Sèvres (Niort). Une région est "haute" quand elle se situe en amont, à la source des fleuves et des rivières et "basse" quand elle se situe en aval, près des estuaires, voire carrément au bord de la mer.
La région insurgée se situe au sud de la Loire-Atlantique et du Maine et Loire et au nord des Deux-Sèvres et de la Vendée. Elle correspond à la région réévangélisée par St Louis Marie Grignon de Montfort (Montfortains, frères de St Gabriel et soeurs (grises) de la Sagesse) à partir de St Laurent sur Sèvres (49) au début du XVIIIème siècle. Cette région était passée au Protestantisme. D'ailleurs le sud de la Vendée était et restera "républicain" (Clémenceau) et le sud des Deux-Sèvres restera à moitié protestant et "laïc": La Motte St Héray etc ...


( 908937 )
Merci par Goupillon (2021-01-17 13:27:44)
[en réponse à 908935]
Pour la belle carte.
Et de la précision. J'ai oublié de mentionner la partie des Deux-Sèvres qui fait effectivement partie de la Vendée militaire.

( 908938 )
St Laurent sur Sèvre par Jean-Paul PARFU (2021-01-17 13:28:09)
[en réponse à 908935]
se situe dans le département de la Vendée à la limite des Deux-Sèvres et du Maine et Loire.

( 908965 )
Y a des départements qui correspondent tout à fait aux pays historiques par Ptitlu (2021-01-17 23:28:05)
[en réponse à 908933]
Notamment
- la Loire Atlantique citee plus haut : pays nantais (et diocèse de Nantes) de la Bretagne, moins 21 communes des Mauges (on a gardé la Boissiere du Doré et repris Freigné en 2018), 9 actuellement en Vendée, 7 dans le Morbihan, 3 en Ille et Vilaine...
- l'Ardèche : à quelques communes près, le Vivarais
- les Pyrénées Orientales : le Roussillon pris en 1666, sauf 20 communes actuellement dans l'Aude
- le Vaucluse : Comtat Venaissin et l'enclave des papes
Etc
D'autres sont des assemblages, comme le Loiret (moitié orleanais moitié Gâtinais, ça se voit, l'est est plus moderniste et plus industrialisé), ou la Charente Maritime (un peu de Saintonge et beaucoup d'Aunis), Lille et Vilaine (les trois pays et diocèses de Dol, St Malo et Rennes moins les enclaves de Dol et plus une trentaine de communes du diocèse de Vannes)
Certains trop gros ont été scindés - le Berry (36 et 18), le Maine (72 et 53) etc
Il y a peu de départements hors-sol, même si certains les auraient voulu carrés.

( 908908 )
Qu'ils soutiennent la réunification bretonne par Ptitlu (2021-01-17 00:17:02)
[en réponse à 908896]
Et donc la fin des Pays de la Foire : l'Anjou et le Maine iraient à l'ensemble Touraine - Orleanais - Berry appelé Centre Val de Loire (qui ne passe ni dans le 28 ni dans le 36) tandis que la Vendée serait libre de ressusciter le Poitou éternel de Loublande à Saintes.

( 908909 )
Oui et Non par Goupillon (2021-01-17 00:25:22)
[en réponse à 908908]
Les Pays de la Loire n'existent pas. Seulement deux départements sont traversés par la Loire sur les cinq composant la région : Loire-Atlantique et Maine-et-Loire.
La Loire-Atlantique devrait revenir en Bretagne. Sur ce point je vous rejoins.
En revanche l'Anjou et le Maine pourraient s'unir à la Touraine, mais certainement pas avec le Berry et l'Orléanais. Et pourquoi pas avec la Sibérie ? Cela n'a rien à voir. La Loire ne suffit pas pour réunir les régions.
La Vendée fait historiquement partie du Poitou. C'est vrai.

( 908932 )
L'Anjou et l'Orléanais ont plus de points communs qu'avec la Sibérie par Ptitlu (2021-01-17 12:44:54)
[en réponse à 908909]
Les rois de France, les châteaux de la Loire, le rayonnement des grandes abbayes donc des fondations monastiques donc des paroisses etc (Trinité de Vendôme, St Serge et St Aubin d'Angers, Marmoutiers surtout, Fontevrault, Bourgueil...)
Seule la Mayenne penche plus vers la Bretagne et a d'ailleurs failli y être rattachée, notamment pour des raisons économiques, car elle assure la sous-traitance de l'industrie de transformation bretonne.
En revanche une extension du "Centre" vers l'ouest, avec ou sans la Mayenne, renforce le rôle de Tours (directement reliée au Mans et à Angers par Saumur) et de son étoile ferroviaire (directions - Paris en live, Paris via Orléans et Blois, Nantes-Angers, Le Mans, Chartres via Vendôme et Voves, Poitiers par Port de Piles, Bourges et Chateauroux via Vierzon, Chinon, Loches). Pour rappel les régions gèrent les trains et cette question est primordiale pour unifier les grandes régions - voir à ce sujet les notables efforts de l'Occitanie.
Quant à la Vendée les impératifs économiques nécessiteraient son rattachement à la Bretagne réunie, ce qui permettrait de faire d'une pierre deux coups en mettant tous les ingerables ensemble.

( 908934 )
Votre réaménagement du territoire par Goupillon (2021-01-17 13:03:30)
[en réponse à 908932]
C'est une opinion personnelle : je préfère les anciennes provinces qui ont une réalité historique, humaine et culturelle, que les regroupements faits sur la base de considérations économiques fluctuantes.
Je trouve que vous tranchez un peu fort dans la carte de France.
1. La Mayenne est certes proche de la Bretagne, géographiquement et économiquement. C'est un département que je connais bien. Les liens avec la Sarthe sont très forts. Et la conscience d'appartenir à un même « pays », le Maine, est très ancrée encore dans la population. Le Maine était en lien avec l'Anjou. Les Plantagenêt régnaient sur ces deux régions, qui ont beaucoup en commun. Elles forment une unité qu'elles pourraient partager avec la Touraine.
2. La Vendée n'a rien à voir avec la Bretagne. Elle correspond au Bas-Poitou historique. Les Vendéens ne se sentent pas du tout bretons. Ils sont proches des Angevins mais savent qu'ils n'appartiennent pas au même pays. Là aussi la conscience historique demeure. Il est donc plus logique de redonner la Vendée au Poitou, comme il faut redonner la Loire-Atlantique à la Bretagne.
Tout ceci est de la cartographie fiction, mais il n'est pas inutile de repenser nos pays qui sont nos patries locales et constituent l'identité des Français de généalogie dont les ancêtres ont vécu sur ces territoires, et les ont façonnés.

( 908939 )
L'estuaire de la Loire par Jean-Paul PARFU (2021-01-17 13:46:16)
[en réponse à 908934]
Est une frontière géographique et culturelle. Quand on traverse le pont de St Nazaire, par exemple du nord au sud, pour aller de St Nazaire à St Brévin les Pins, on sent que l'on change d'aire géographique et culturelle, même si les deux villes sont situées officiellement dans la même région et le même département.
A St Nazaire, on a l'impression d'être en Bretagne ; à St Brévin les Pins, de l'autre côté de l'estuaire, on a l'impression de se retrouver sur l'Ile d'Oléron en Charente-Maritime (Saintonge - ex Poitou-Charentes, aujourd'hui nord de la Région Aquitaine).
En fait, il faudrait mettre les 3/4 de la Loire-Atlantique avec la Bretagne, la Vendée dans un grand Poitou-Charentes et la Mayenne, l'Anjou, la Sarthe avec l'Orléanais, la Touraine et le Berry.

( 908964 )
Maitre, vous méritez le bonnet d'âne ! par Ptitlu (2021-01-17 23:17:44)
[en réponse à 908939]
L'eau réunit et non oppose - surtout que la Loire, fleuve sauvage vaguant dans son lit, se passe à pied sec plusieurs mois de l'année (ça c'était avant les épis et les dragages, mais à ce moment il y avait déjà bacs et ponts)
Les châteaux de Pornic, Machecoul, la Benate en Corcoué, Clisson et Barbechat sont bretons. Bien qu'au sud de la Loire.
Le vignoble nantais est breton et porte fierement ses hermines. Même si les chais sont couverts de tuiles.
C'est d'ailleurs très fidèle à l'esprit révolutionnaire que de penser la frontière comme une ligne claire entre une zone A et une zone B. La frontière d'ancien régime est une marche fluctuante des deux côtés. Révolutionnaire aussi de penser que l'eau oppose et divise - pour les Bretons la mer a toujours été une cour commune.
Et quoiqu'en pensent les officiels, le fleuve Maroni n'est une frontière de la France (avec le Brésil notamment) que dans leurs esprits tourmentés.

( 908967 )
La mayennaise monte par Ptitlu (2021-01-17 23:38:15)
[en réponse à 908934]
Une géographie ce sont aussi des réalités économiques et politiques du moment - même si on a l'habitude des frontières figées d'après 1945, ce n'est pas "normal" du point de vue historique - les frontières évoluent du fait des rapports de force militaires, sociaux etc
Bref du point de vue des réalités socio-économiques, la Mayenne, la Vendée et l'ouest de l'Anjou avec les bassins de Segré, Angers, Cholet doivent aller à la Bretagne unifiée, Saumur et Bourgueil être donnés à Tours, le Mans et le reste de la Sarthe à la région parisienne (bon debarras).
L'idée de faire un département autour de Saumur émise en 1790 n'était pas dénuée de fondement.
Pour la Vendée encore faut il savoir de quoi il retourne. Avant 1791 il n'y a pas de Vendée et les chouanneries vendéennes ne sont qu'une part d'un grand mouvement aussi breton, du Maine (Jean Chouan), d'Anjou (Catinat), normand... n'en déplaise aux passionarias de "l'identité" vendéenne ça ne suffit pas pour définir ce qu'est la Vendée.
Toujours pour des motifs socio-économiques le nord "catholique et vendéen" dépend de l'agglomération de Nantes dont il est le prolongement (bassins de Montaigu, les Herbiers, les Sables, St Gilles Croix de Vie, la Roche...) tandis que le sud protestant et déshérité (Luçon, Fontenay...) du Poitou.

( 908919 )
Interdiction du Sacré-Cœur : réaction des Vendéens par Goupillon (2021-01-17 09:30:50)
[en réponse à 908872]
Les Vendéens ont toujours été fiers d'afficher leur identité sur leur voiture. Cependant, la Cour de cassation a confirmé que ces stickers ne sont pas autorisés sur les plaques d'immatriculation. Une interdiction que certains qualifient de ridicule. En effet, aux Essarts, on est très attaché au cœur vendéen. "C'est notre cœur, c'est notre sang, et c'est toute notre vie ", confie une habitante. Elle a toutefois ajouté "si on ne peut plus mettre notre cœur vendéen sur la voiture, et bien, on l'enlèvera et puis c'est tout". Marine a retiré ses stickers sur ses plaques d'immatriculation, car ils sont passibles d'une amende. Cette dernière est passée de 90 à 135 euros pour non-conformité. Dans une maison de la presse qui commercialise l'emblème de la Vendée sous différentes formes, le commerçant ne comprend pas cette décision. "Je pense qu'il y a autre chose de plus important que d'enlever ce logo", insiste un habitant.
Reportage télévisé de TF1 :
ici