Le Forum Catholique

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images/icones/info2.gif  ( 862515 )Finance catholique ? par Julmot (2019-02-22 07:39:16) 

Je sais que dans un autre courant monothéiste, l'usure est interdit, tout comme par aussi l'exemple de l'épargne à taux d'intérêt ou encore les crédits, de type achat en payant un peu tout les mois, sofinco, cetelem ou autres, les pratiquants font donc attention a tout ce qu'ils achètent, qu'en ai t-il des croyants catholiques ? Observent-ils des raisons ou ordres morales judiciaires ou de juriprudences lié aux activités économiques ?
images/icones/1n.gif  ( 862516 )Il n'y a pas de finance catholique par Jean-Paul PARFU (2019-02-22 08:40:12) 
[en réponse à 862515]

Comme il y a une finance islamique halal !

La règle dans le christianisme est la compétence et l'honnêteté dans les affaires. Point !

L'usure est malhonnête puisque les intérêts à payer sont plus importants que le capital prêté. En un mot, celui qui a besoin d'argent s'endette davantage encore et ne s'en sort plus. Avec l'usure, on n'aide pas les gens en faisant un bénéfice ; on profite des difficultés des gens de manière éhontée pour les enfoncer davantage encore.

Comprenez que le christianisme n'est pas une orthopraxie qui ritualise toute la vie de la personne. La propreté, ce n'est pas de respecter telle ou telle règle, mais c'est simplement d'être honnête. Si des règles doivent exister en la matière, elles ne sont pas directement édictées par la religion, mais par les autorités civiles.

Dans le christianisme, on distingue le profane et le sacré. On ne ritualise pas ce qui n'a pas à l'être.

En un mot, le christianisme n'est pas une superstition !
images/icones/info2.gif  ( 862519 )Une petite recherche sur le mot usure par Vianney (2019-02-22 09:32:04) 
[en réponse à 862515]

 
...m’a conduit à plusieurs discussions à ce propos sur le FC (liste non exhaustive, mais que mon devoir d’état m’empêche de prolonger, désolé !) :
usure et subprimes
L'Église et l'économie
Mettez vos lunettes
...et en particulier :

Il s’agit bien d’exiger une indemnité, ou un intérêt, dans le contrat de prêt, mais pour de bonnes raisons.
(...)
Conditions quasiment toujours réunies dans nos économies modernes. Il y a forcément periculum sortis (risque sur le capital) : on n’est jamais certain d’être remboursé.


Conclusion peu réaliste à mon avis : quand les banques nous prêtent, elles créent de l’argent, et par conséquent leur capital ne court à proprement parler aucun risque dans cette opération.

V.
 
images/icones/neutre.gif  ( 862520 )[réponse] par Regnum Galliae (2019-02-22 09:44:13) 
[en réponse à 862519]

sauf qu'au remboursement, il y a destruction monétaire (la banque ne garde pas pour elle le capital restitué) et si le client n'honore pas sa dette, c'est la banque qui paie. Il y a donc un risque à terme. Sauf si in fine les autorités renflouent ladite banque en renonçant de facto à l'étape destruction monétaire.
images/icones/2a.gif  ( 862523 )...en prenant l’argent dans la poche des contribuables par Vianney (2019-02-22 09:57:25) 
[en réponse à 862520]

 
...ou de nos héritiers !

Sauf si in fine les autorités renflouent ladite banque en renonçant de facto à l'étape destruction monétaire.


V.
 
images/icones/neutre.gif  ( 862525 )Il est immoral que l'Etat renfloue une Banque par megnace (2019-02-22 11:11:37) 
[en réponse à 862523]

Si la banque est fichue, la perte doit être imputée aux les actionnaires, comme pour n'importe quelle entreprise. Ce qui justifie symétriquement, au nom de l'équité, que les profits normaux, s'il y en a, leur appartiennent.
La privatisation des profits et la socialisation des pertes, c'est immoral.
La solution usuelle est, en cas de liquidation, de transférer l'activité de crédit à une autre Banque, ce qui est le moins dommageable pour les clients, dont les intérêts ne sont pas ceux des actionnaires. Ce qui est au fond honnête, et moral.
images/icones/1n.gif  ( 862528 )immoral ? par jejomau (2019-02-22 11:55:41) 
[en réponse à 862525]

Si la banque où vous avez vos économies fait faillite et que toute votre épargne est partie en fumée, là vous direz que c'est immoral ! Ce n'est pas les quelques actionnaires qui rembourseront. C'est bien pourquoi l'Etat intervient.. en Europe en tout cas. Pas aux USA où les banques poussent comme des champignons et disparaissent aussi vite quand une grave cris a lieu.

C'est peut-être le fait que la banque se dise que l'Etat interviendra quoi qu'il en soit qui est immoral en effet. Il faudrait peut-être des garde-fous plus sévères avec des contrôles plus efficaces et des sanctions à la clé quand une banque ne respecte pas son cahier des charges
images/icones/neutre.gif  ( 862531 )Pas tout-à-fait vrai par Turlure (2019-02-22 12:21:29) 
[en réponse à 862528]

Vous pensez sans doute à la faillite de Lehman Brothers en 2008 mais la décision de laisser la banque faire faillite était précisément un choix politique de l'administration Bush. Au cours de la crise des Subprimes, d'autres banques ont été renflouées par la Réserve fédérale - comme Bear Stearns avant son rachat par JP Morgan. Les sauvetages de banque existent bien aux Etats-Unis.
images/icones/rose.gif  ( 862543 )j'avais oublié la Lehmann Brothers par jejomau (2019-02-22 14:57:26) 
[en réponse à 862531]

je pensai à tout autre chose. Aux USA, les faillites de Banques sont choses admises régulièrement. Ainsi,

25 banques ont fait faillite en 2008, 140 en 2009, 157 en 2010, 92 en 2011, 51 en 2012, 24 en 2013, 18 en 2014, 8 en 2015, 5 en 2016 et 6 en 2017

Mais il est vrai qu'il y avait deux grands acteurs bancaires en 2008 : la Lehmann Brothers et la Goldmann Sachs.

On retiendra surtout que la Lehmann Brothers a fait une faillite gigantesque de presque une centaine de milliards de dollars, laissant la Goldmann Sachs sans rivale désormais. Mieux, pendant la crise, cette banque s'est enrichie, ayant par conséquent joué la baisse de la bourse pendant le krach…

Comme si elle avait "su" à l'avance ce qui allait se passer…

Or, à l'époque, en 2008, l’ancien patron de la Goldman Sachs occuppait alors le poste de secrétaire au Trésor, poste très important dans le gouvernement fédéral des USA.. A noter aussi que dans les années qui ont précédé et suivi 2008, les directeurs de cette même banque se sont emparés des postes de décision dans l'Union Européenne aux plus hauts sommets des Etats Européens.

Par exemple, Romano Prodi, qui fut à la tête de la Commission Européenne entre 1999 et 2004, avait été recruté pour conseiller la banque américaine entre 1990 et 1993, puis après 1997.
L’Irlandais Peter Sutherland a, lui, été président non exécutif de la filiale européenne de la banque (Goldman Sachs International) entre 1995 et 2015 alors qu'il avait été Commissaire européen à la Concurrence entre 1985 et 1989. De même Barroso est appelé à rejoindre cette banque. Mario Monti, commissaire européen au Marché intérieur, puis à la Concurrence entre 1995 et 2004, est devenu conseiller international de Goldman Sachs dès 2005; il a dirigé l'Italie entre 2011 et 2013. Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE) depuis 2011, a été le vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe entre 2002 et 2005. Ex-membre du directoire de la Bundesbank et chef économiste de la BCE, l’Allemand Otmar Issing a aussi été conseiller de Goldman Sachs. En Grèce, Goldman Sachs a pu compter également sur d’autres employés : l’économiste Lucas Papademos qui, après avoir participé au maquillage des comptes publics sous sa houlette à la fin des années 1990 en tant que gouverneur de la Banque centrale hellénique, a été premier ministre en 2011-2012 

Ouais…!

images/icones/barbu2.gif  ( 862550 )Lehman brothers, dont la faillite a fait les affaires de la... par Regnum Galliae (2019-02-22 16:02:36) 
[en réponse à 862543]

Goldman Sachs, sa grande rivale dont les anciens peuplaient et peuplent encore l'administration américaine à de très hauts niveaux de responsabilité.
images/icones/neutre.gif  ( 862533 )Oui , immoral par megnace (2019-02-22 13:10:11) 
[en réponse à 862528]

surtout quand il existe un fond de garantie des dépôts, et je ne compte pas sur les actionnaires pour me rembourser, leur responsabilité est limitée à leur mise de capital.

Mais je suis tout-à fait d'accord avec votre alinéa 2, connu dans ces milieux sous le nom d' "aléa moral" sic. L'honnêteté n'est sans doute pas naturelle à l'Homme, en tout cas depuis la Chute.
images/icones/fleche2.gif  ( 862567 )IL y a une conférence sur le sujet par Zara (2019-02-22 22:25:30) 
[en réponse à 862533]

par l'Abbé Beauvais via le lien ci-dessous :

L'Usure : conférence Abbé Beauvais