Le Forum Catholique
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( 1004142 )
La FSSPX serait-elle unie ? par JFB33 (2026-08-08 18:41:35)
Certains, ici sur le forum, avaient pourtant annoncé avec une certaine assurance des départs de clercs issus de la FSSPX et de ses communautés amies à la suite des nouveaux sacres.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Pour ma part, je n’ai eu connaissance d’aucun départ, du moins en France.
À l’étranger, il semblerait même que le mouvement soit plutôt inverse puisque l’on parle de quelques prêtres diocésains ayant rejoint la FSSPX.
Dès lors, ne pourrait-on pas constater, avec un brin de prudence mais aussi un minimum d’honnêteté, que la réalité semble pour l’instant assez éloignée des scénarios catastrophistes annoncés ?
La FSSPX paraît au contraire plus unie que jamais face à cette épreuve, que la très grande majorité considèrent comme particulièrement terrible et injuste.
Comme quoi, entre les prédictions de Madame Irma et les faits, il y a parfois une petite différence.

( 1004143 )
Chris par Chouan (2026-08-08 18:56:54)
[en réponse à 1004142]
dans un fil précédent a signalé 4 départs (ce qui reste très marginal)
Nom du lien

( 1004160 )
Est-ce un bruit qui court ? par JFB33 (2026-08-08 22:46:58)
[en réponse à 1004143]
1 mois plus tard, personne ne sait de qui il s'agit.
On a réentendu parler du Père George Elsbett, mais ... c'était il y a 35 ans !

( 1004310 )
Deux prêtres par Ennemond (2026-08-10 21:58:35)
[en réponse à 1004160]
Pour ma part, je n'ai entendu parler que de deux prêtres - et non quatre - qui ont officiellement quitté la Fraternité Saint-Pie X ces dernières semaines. C'est désormais effectif pour tous deux et ils sont désormais remplacés au 15 août, date des mutations. Tous deux appartenaient au district de France et, compte tenu de la gravité de la situation, il n'est pas évident de blâmer ces hommes qui ont donné leur vie s'ils sont habités par de véritables cas de conscience comme ce fut le cas jadis pour l'abbé Bisig et ses compagnons.
Pour ma part, je prie pour eux, pour que leur ministère soit le plus fructueux au service des âmes qui leur seront confiées.
Ailleurs, il ne semble pas qu'il y ait grand mouvement, aucun départ dans le district d'Allemagne, aucun dans celui de Suisse, etc.
Un commentaire sur ce forum estimait que s'il y avait peu départ dans les rangs du clergé, il y en aurait forcément parmi les fidèles. Pour ma part, j'en suis peu convaincu tant les hommes d'Église proposent de si piètres perspectives (exigences de serment anti FSSPX, restrictions générales de toutes les libertés envers les communautés traditionnelles, menace générale d'hétérodoxie depuis les turpitudes intereligieuses jusqu'aux innovations amorales).
Certainement la régularité canonique est un droit pour tout catholique et la FSSPX devrait être pleinement reconnue par les autorités de l'Eglise. Nous ne pouvons que prier pour que les autorités distinguent ceux qui se dépensent pour le salut des âmes et leur sanctification de ceux qui travaillent objectivement à leur perte.

( 1004147 )
En même temps comme dirait le RP Manu... par gguivarch (2026-08-08 19:37:38)
[en réponse à 1004142]
Cela fait vachement envie de quitter la FSSPX ! Pour être accueilli comme un gueux. Il suffit de lire les conditions qui leurs sont accordées. Tucho, son ex-boss et ses potes ont réussi à faire dégager la FSSP de Valence, Dijon et Kemper, diocèse que je connais particulièrement bien... Humainement c'est nullissime !
Alors quitter sa zone de "confort", je comprends que cela soit très très violent en 2026 !

( 1004148 )
À part Tucho par Justin Petipeu (2026-08-08 19:40:58)
[en réponse à 1004142]
Je ne vois pas qui a prédit de nombreux départs de la FSSPX...et certainement personne sur ce forum. Sans doute quelques familles quitteront sur la pointe des pieds dans les mois à venir mais c'est anecdotique.

( 1004152 )
La question des mariages plutôt que celle des départs par Gaudium (2026-08-08 20:15:24)
[en réponse à 1004148]
Je n'ai lu nulle part, et en tout cas pas sur ce forum, que les consécrations épiscopales illicites entraîneraient des départs de clercs de la FSSPX. Pourquoi serait-ce le cas d'ailleurs puisqu'il y a un précédent et qu'il s'agit d'une récidive ? S'ils désapprouvaient la dissidence avec Rome, les clercs de la FSSPX ne l'auraient pas rejointe avant ces consécrations !
En revanche, ce qu'il sera intéressant d'observer, cest la question des mariages célébrés par des prêtresde la FSSPX. Maintenant que Rome parle clairement de sacrement non seulement illicite mais aussi "invalide", beaucoup prendront-ils le risque de s'engager dans un sacrement dont la validité est, depuis l'excommunication générale des évêques et des prêtres de la FSSPX, à tout le moins douteuse. Quand on invoque à corps et à cri le "salut des âmes", on a la prudence de ne pas prendre le risque de se priver (fiancés) ou de priver les autres (prêtres de la FSSPX célébrant des mariages) d'une telle grâce sacramentelle. Cest une question de responsabilité morale.

( 1004166 )
Changement ? par Ennemond (2026-08-08 23:18:34)
[en réponse à 1004152]
Les prêtres de la FSSPX se retrouvent dans la même situation qu'entre 1976 et 2017.
Les prêtres qui ont quitté en 1988 ont-ils eu des doutes sur la validité de tous les mariages et confessions qu'ils avaient administrés jusque là ?
Les fidèles qui ont quitté la FSSPX en 1988 mais qui avaient été mariés devant un prêtre de la Fraternité se sont-ils dès lors estimés en concubinage ? Ont-ils imaginé qu'ils n'avaient procédé qu'à des simulacres de confessions pendant les douze années qui avaient précédé ?
En vrai, je ne suis pas certain que la situation change grand chose. Certaines officialités décrèteront sans doute avec facilité que des mariages sont nuls sous prétexte qu'il a été contracté devant un prêtre de la FSSPX. Pendant les neuf dernières années, elles affirmaient avec autant de facilité que le conjoint était immature pour parvenir aux mêmes conclusions.

( 1004177 )
La différence par Gaudium (2026-08-09 08:56:02)
[en réponse à 1004166]
La différence, avec l'excommunication de juillet 2026 étendue aux clercs de la FSSPX, réside dans le fait que l'avertissement ne résulte pas de la jurisprudence de certaines officialités mais vient désormais d'en haut :
- du pape en personne dans sa lettre du 29 juin 2026 mettant en garde contre la réception illicite mais aussi, dans certains cas, "invalide" des sacrements ;
- du dicastère pour la doctrine de la foi dans sa note explicative du 2 juillet 2026 qui confirme cet avertissement du pape et précise que les sacrements de la pénitence et du mariage célébrés au sein de la FSSPX sont dorénavant invalides.
Le doute sur l'invalidité de ces sacrements ou à tout le moins sur leur validité litigieuse n'est donc plus permis.
Quand on invoque le "salut des âmes", on ne prend pas ce genre de risque. Quel "état de nécessité" y a-t-il à se marier devant un prêtre de la FSSPX plutôt qu'un prêtre qui a reçu juridiction de l'Eglise pour célébrer validement ce sacrement ?
Je pense que, psychologiquement, le problème est différent pour le sacrement de la réconciliation puisqu'il est toujours possible de retourner se confesser auprès d'un prêtre habilité. C'est en revanche une démarche bien plus compliquée d'aller se marier une "seconde fois" pour s'assurer de bénéficier de la grâce sacramentelle du mariage. Raison pour laquelle j'ai tendance à penser que certains y réfléchiront à deux fois avant de se "marier" devant un prêtre de la FSSPX, maintenant que Rome a mis les choses au clair sur le sujet.
Ceux qui baignent dans la FSSPX et sont abreuvés de son discours seront sans doute moins réceptifs à ces considérations. Mais je doute qu'il y ait beaucoup de fiancés dont l'une des parties est extérieure à la FSSPX qui, dans ce contexte, prennent le risque d'un mariage invalide.
Plus largement, pour revenir la question initiale du fil, on peut maginer, au moins en France, qu'il n'y aura guère de départs de prêtres de la FSSPX, mais que, sur le plan des fidèles, la FSSPX va encore davantage fonctionner en vase clos.

( 1004181 )
Une réponse Gaudium par Jean-Paul PARFU (2026-08-09 11:43:34)
[en réponse à 1004177]
1) Le droit de l'Eglise prévoit, dans les deux cas mentionnés par vous : confessions et mariages, notamment l'état de nécessité, sachant qu'alors l'Eglise supplée !
2) Jusqu'à preuve du contraire la FSSPX a formé un recours gracieux qui suspend les effets des décisions prises à son encontre.
3) Sur le fond, la FSSPX n'a fait que renouveler son épiscopat, pour ne pas disparaître. Ni plus ni moins.
4) Que penser de ces confessions-dialogues où le pénitent et le prêtre sont assis dans un lieu vitré, le prêtre étant vêtu d'une aube de Taizé ?
Et cela dans le meilleur des cas, puisque le sacrement de confession a quasiment disparu des églises NOM.
Votre juridisme exacerbé me fait penser aux Pharisiens des Evangiles. Je me demande qu'elle aurait été votre position concernant Jésus si vous aviez été membre du Sanhédrin.

( 1004188 )
État de nécessité et mariage par Gaudium (2026-08-09 13:01:30)
[en réponse à 1004181]
Il va falloir m'expliquer la nécessité de se marier devant un prêtre de la FSSPX.
En quoi le salut des âmes serait-il menacé en se mariant devant un autre prêtre ?
L'Eglise ne supplée pas en l'absence d'état de nécessité.
On voit bien la dérive : vous vous octroyez une juridiction universelle (de suppléance), partout et pour tous. C'est là qu'on s'aperçoit que cette histoire de consécrations episcopales destinées soi-disant à conférer un pouvoir d'ordre et non de juridiction, c'est de l'enfumage.
Maintenant, il faut être très clair. C'est le pape lui-même qui parle de sacrements invalides (au sujet des mariages en particulier), pas Gaudium.
Il n'y a qu'un seul état de nécessité : celui de ne pas jouer avec des sacrements invalides ou douteux. C'est moralement irresponsable pour des couples de prendre le risque de se priver de la grâce du mariage, et pour des prêtres de leur faire encourir un tel risque.
C'est pourquoi je pense (et j'espère) qu'un certain nombre de personnes qui auraient été tentées de se marier devant un prêtre de la FSSPX y renonceront, parce qu'on ne peut pas prendre à la légère le sacrement du mariage.

( 1004191 )
Pour reprendre le fil d'origine par JFB33 (2026-08-09 13:37:38)
[en réponse à 1004188]
Les fidèles de la FSSPX sont attachés aux sacrements traditionnels ainsi qu'à la bonne doctrine délivrée par leurs pasteurs.
Et ça ne semble pas choquer grand monde dans les paroisses de la FSSPX.
Comme indiqué les autres fois, les départs des fidèles ne se font que sur le bout des doigts. Et d'autres sont venus d'ailleurs...
Vous pouvez interpréter toutes les lois canoniques que vous souhaitez, il n'y a absolument aucune cohérence de faire appel à un prêtre qui n'est pas d'accord avec nos convictions doctrinales.
Au fait comme 99% des conversations, tout s'arrête à ce fameux "état de nécessité".
Certains considèrent qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un évêque ayant intégralement la Foi et ne prônant pas des hérésies, d'autres non.
Certains considèrent qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des abbés validement ordonnés, pleinement catholiques, insoumis et qui délivrent des sacrement valides, d'autres non.
Dieu jugera.

( 1004200 )
Mariages et confessions par Roger (2026-08-09 15:06:13)
[en réponse à 1004191]
Sur le mariage le problème le plus probable est celui des unions mixtes ( FSSPX d’un côté et ED de l’autre) les fidèles non FSSPX refuseront probablement le recours à un prêtre FSSPX (ce qui était acceptable auparavant).
Sur la confession on voit dejà à Paris des paroissiens de Saint Nicolas se présenter dans d’autres paroisses pour solliciter une confession (en forme traditionnelle j’entends)
L’état de nécessité est vraiment très difficile à imaginer pour un mariage qui se prépare des mois à l’avance et alors qu’on peut trouver en France des dizaines voire des centaines de prêtres prêts à célébrer un mariage traditionnel - à moins de se trouver dans un bateau sur le point de couler ?

( 1004206 )
Comment dire... par JFB33 (2026-08-09 15:59:46)
[en réponse à 1004200]
Je me demande bien qui vous êtes pour savoir que des fidèles de Saint Nic vont volontairement ailleurs pour se confesser "validement" puis remettre les pieds à St Nic pour un office par exemple. Ça fait très "consommateur"
Je me suis moi-même déjà confessé dans une autre chapelle hors FSSPX alors que j'aurais pu le faire 5 minutes plus loin à la FSSPX. Alors qu'on connait bien mes positions ici. Et ce n'était absolument pas après les sacres. (Comme quoi votre histoire de "vase clos" dans un autre post est faux).
Mais on sort complètement du sujet d'origine !

( 1004210 )
Etrange par MG (2026-08-09 17:47:19)
[en réponse à 1004200]
Sur la confession on voit dejà à Paris des paroissiens de Saint Nicolas se présenter dans d’autres paroisses pour solliciter une confession (en forme traditionnelle j’entends)
Vous êtes voyant ?

( 1004216 )
À l’écoute simplement par Roger (2026-08-09 19:20:57)
[en réponse à 1004210]
Il n’est jamais secret d’indiquer le lieu où lon va se confesser !

( 1004204 )
Ce sujet du mariage est sérieux par Chris (2026-08-09 15:18:41)
[en réponse à 1004188]
Le salut des âmes qu'à mis en avant le supérieur de la FSSPX entraîne maintenant des troubles
Pas ceux qui vivent en vase clos et qui considèrent les sanctions invalides par la Rome néo moderniste mais pour les autres couples tradi ça va causer des pbs: imaginons les tensions entre fiancés fspp et FSSPX
Entre Chrétiens aussi
Songer par ex que des couples qui se séparèraient( rares quand même heureusement): on leur dira pas besoin de divorcer votre mariage est invalide ( des cas existent
J'en veux personnellement au supérieur d'avoir provoqué cela
C'est insensé
Il aurait plus engager le dialogue et repousser d'un an
La Curie Romaine est responsable aussi
Le Pape aurait dû aussi rencontrer le supérieur de la FSSPX
AVEC une minorité sur le FC j'avais espéré que ces sacres n'aient pas lieu
La frat s'enfonce dans le schisme

( 1004208 )
On croit rêver par JFB33 (2026-08-09 16:48:50)
[en réponse à 1004204]
Votre message est d'une incohérence et sonne tout faux.
Parler du salut des âmes n'a rien de plus normal. Ce n'est pas "troublant". Ce qui est troublant ce sont les erreurs modernistes (oui plusieurs papes ont clairement identifié ce que voulait dire le terme modernisme)
Ce qui considèrent les sanctions invalides ne vivent pas en vase clos. Je ne vis moi-même pas en vase clos. Où je ne serais pas là pour en parler !
Le reste de votre "analyse' n'est que du sentiment, rien de constructif, et une fougue bornée anti FSSPX.
Les familles qui auront à choisir entre un prêtre de la FSSPX ou d'une autre communauté (tradies ou pas) se débrouilleront très bien sans vous !

( 1004220 )
Mariage par Candidus (2026-08-09 20:33:27)
[en réponse à 1004181]
Dans le cas du mariage, le cas de nécessité exige qu'il soit physiquement impossible, durant une période que l'on prévoit devoir durer au moins un mois, de recourir à un prêtre pourvu de la juridiction requise par le droit. La FSSPX soutient que cette impossibilité physique s'étend aussi par analogie au domaine moral. C'est soutenable.
Le problème c'est qu'en France, on peut partout trouver un prêtre disposant de la juridiction et en mesure de préparer un couple au mariage d'une manière irréprochable. A qui fera-t-on croire qu'un fidèle versaillais mettrait son âme en péril s'il se mariait à Notre-Dame des Armées que vous fréquentez, ou à la chapelle de l'Immaculée Conception (FSSP), plutôt qu'à la chapelle Notre-Dame d'Espérance (FSSPX) ?

( 1004234 )
Deux choses Candidus par Jean-Paul PARFU (2026-08-09 22:17:04)
[en réponse à 1004220]
1) Il y a des années que je ne fréquente plus Notre-Dame des Armées. En fait, depuis que les clercs qui desservaient cette chapelle l'ont, en quelque sorte, volée à la FSSP, soit donc au plus tard depuis 2006 ou 2007.
2) L'état de nécessité dont on parle ici concerne l'état de l'Eglise dans son ensemble, de manière générale, et la FSSPX ne peut faire une enquête pour vérifier au cas par cas l'état de église dans telle ou telle région pour tel ou tel sacrement.

( 1004236 )
Mouais... par Meneau (2026-08-09 22:54:50)
[en réponse à 1004234]
Vous croyez vraiment que la FSSPX Versailles ignore qu'il y a la FSSP à deux pas ?
Vous faites une généralité de quelque chose qui par essence est particulière et restreinte au cas par cas de chaque fidèle ayant besoin d'un sacrement, à savoir la suppléance en état de nécessité.
En toute logique, la FSSPX Versailles devrait systématiquement adresser à la FSSP Versailles les fidèles qui demandent le mariage à Versailles, et ne les célébrer elle-même qu'en cas de refus. Sauf à affirmer que l'on met en danger sa foi en s'adressant à la FSSP.
Cordialement
Meneau

( 1004238 )
C'est à moi que vous vous adressez ? par Jean-Paul PARFU (2026-08-09 23:00:11)
[en réponse à 1004236]
Ou à Candidus ?
En ce qui me concerne, je ne vous parle pas de la FSSPX à Versailles et, en fait, vous me donnez plutôt raison, il me semble, non ?!

( 1004240 )
Je m'adresse bien à vous par Meneau (2026-08-09 23:08:58)
[en réponse à 1004238]
L'objection de Candidus est valide. Il ne devrait pas y avoir de mariages à la FSSPX Versailles, sauf à affirmer que s'adresser à la FSSP met en danger la foi. Et idem en beaucoup d'endroits.
Cordialement
Meneau

( 1004244 )
Nous vivons une crise sans précédent par Jean-Paul PARFU (2026-08-09 23:20:48)
[en réponse à 1004240]
Et sans la FSSPX il n'y aurait pas de FSSP !

( 1004237 )
La crise de l'Eglise n'est pas un blanc seing par Candidus (2026-08-09 22:58:22)
[en réponse à 1004234]
Une nécessité générale peut être la cause lointaine d’une impossibilité particulière ; elle ne prouve pas, à elle seule, que cette impossibilité existe dans chaque cas.
Vous substituez à la condition précise posée par le droit une appréciation générale de l’état de l’Église. Que la FSSPX estime l’Église placée dans un état général de nécessité peut justifier, selon son raisonnement, l’existence de son apostolat ; cela ne prouve pas que chaque fidèle se trouve personnellement dans l’impossibilité, même morale, de recourir à un prêtre compétent pour son mariage.
Soutenir que la FSSPX ne pourrait pas enquêter au cas par cas est peu convaincant. Tout mariage exige déjà un examen individuel : liberté des parties, baptême, domicile, empêchements éventuels, préparation doctrinale et obtention possible d’une délégation. Vérifier s’il existe à proximité un prêtre traditionnel régulièrement habilité ne constitue donc pas une enquête disproportionnée, mais précisément l’examen rendu nécessaire par le caractère exceptionnel du canon 1116.
Dans le cas d’un fidèle versaillais pouvant se marier, selon le rite traditionnel et avec une préparation irréprochable, à Notre-Dame des Armées ou à la FSSP, il faut donc montrer quel grave danger spirituel concret résulterait de cette solution. Invoquer simplement « la crise de l’Église dans son ensemble » ne démontre aucune impossibilité morale particulière.

( 1004239 )
Le juridisme par Jean-Paul PARFU (2026-08-09 23:05:16)
[en réponse à 1004237]
S'il vous donne des airs savants et raisonnables, n'est plus ou pas de mise dans la situation de crise que nous connaissons dans l'Eglise et d'ailleurs également au-delà.

( 1004241 )
Juridisme ? par Candidus (2026-08-09 23:09:18)
[en réponse à 1004239]
Qualifier de « juridisme » toute demande de vérifier les conditions posées par l’Église permet surtout d’éviter d’y répondre. La crise peut justifier l’application exceptionnelle du droit de nécessité ; elle ne permet pas d’abolir le droit ni de présumer partout la nécessité. Sinon, ce n’est plus l’Église qui détermine l’exception, mais chacun selon sa propre appréciation.

( 1004243 )
Vous posez mal le problème par Jean-Paul PARFU (2026-08-09 23:17:16)
[en réponse à 1004241]
En l'occurrence, il n'y a pas l'Eglise d'un côté et des irresponsables de l'autre, mais des Néo-Modernistes qui utilisent le droit pour démolir la Tradition d'un côté et des Traditionalistes, fidèles catholiques, qui tentent de sauver, avec la Procidence de Dieu, ce qui peut encore l'être, de l'autre !

( 1004247 )
L’état de nécessité ne se décrète pas par Candidus (2026-08-09 23:33:47)
[en réponse à 1004243]
Vous ne répondez toujours pas au cas concret : en quoi se marier validement selon le rite traditionnel à Notre-Dame des Armées ou à la FSSP mettrait-il la foi des époux en danger ? Sauver la Tradition ne dispense pas de respecter le droit de l’Église lorsqu’il peut l’être sans aucun préjudice pour la foi ; sinon, l’état de nécessité devient une justification universelle et invérifiable.

( 1004248 )
Vos arguments par Jean-Paul PARFU (2026-08-09 23:39:15)
[en réponse à 1004247]
de comptable pinailleur ne valent pas tripette et même François l'avait bien compris !
Réginald sort de cet homme !

( 1004250 )
En français par Jean-Paul PARFU (2026-08-09 23:56:33)
[en réponse à 1004248]
Sors de cet homme !

( 1004253 )
François a confirmé le problème canonique par Candidus (2026-08-10 00:20:52)
[en réponse à 1004248]
Justement, François l’avait si bien compris qu’il a accordé des facultés canoniques aux prêtres de la FSSPX afin de garantir la validité et la licéité de leurs mariages. Il n’a donc pas jugé ces règles dérisoires : il a jugé nécessaire d’y remédier. L’invective ne change rien à ce fait.

( 1004249 )
Précision par Ennemond (2026-08-09 23:56:07)
[en réponse à 1004247]
Traditionis custodes a interdit la célébration des sacrements dans le rite traditionnel. Le Motu Proprio a effectivement accordé des exceptions pour les trois paroisses personnelles existantes mais ces permissions sont assorties de conditions qui ont été rappelées par la Congrégation pour le Culte divin en novembre 2021 dans une réponse à des dubia. Le prêtre célébrant devra "accompagner ceux qui sont enracinés dans la forme antérieure de célébration vers une pleine compréhension de la valeur de la célébration dans la forme rituelle que nous a donnée la réforme du Concile Vatican II, à travers une formation appropriée qui permette de découvrir comment elle est le témoignage d’une foi inchangée, l’expression d’une ecclésiologie renouvelée et la source première de spiritualité pour la vie chrétienne." En résumé, la célébration au mariage est conditionnée à une formation sur les bienfaits du Novus Ordo.

( 1004251 )
Cela a effectivement le mérite d'être clair par Chouan (2026-08-10 00:05:02)
[en réponse à 1004249]
et sans appel...

( 1004252 )
La FSSP par Meneau (2026-08-10 00:07:27)
[en réponse à 1004249]
dispense-t-elle une telle "formation" aux candidats au mariage ?
Cordialement
Meneau

( 1004254 )
La FSSP... par Candidus (2026-08-10 00:25:24)
[en réponse à 1004249]
ainsi que tous les instituts ex-Ecclesia Dei sont autorisés à utiliser l'ancien rituel pour la célébration des mariages, et vous savez comme moi qu'ils n'utilisent pas le temps de préparation au mariage pour faire la louange du NOM, alors où est le problème ?

( 1004255 )
Même situation que pendant la période 1976 à 2017 par Ennemond (2026-08-10 07:50:06)
[en réponse à 1004254]
La FSSP a bien reçu un indult du pape François pour continuer à célébrer les sacrements dans l'ancien rite. Mais est-elle pour autant dispensée de la règle édictée par la Congrégation pour le Culte divin à propos de la formation au nouveau rite ? Si ce n'est pas le cas, elle est dans la désobéissance aux yeux des autorités de l'Eglise. C'est encore pire pour les autres communautés qui n'ont pas bénéficié de cet indult du 11 fevrier 2022 et qui, aux yeux de la congrégation, ne peuvent administrer ces sacrements dans l'ancien rite.
Quant aux fidèles de la FSSPX, ils se retrouvent dans la même situation qu'entre 1976 et 2017 pour les mariages, soit pendant quarante et un ans. Y a-t-il eu en 2017 une sanatio in radice pour valider tous les mariages réputés invalides ? En 1988, l'abbé Coiffet ou l'abbé Bisig ont-ils vu reconnaître les mariages qu'ils avaient administrés quand ils etaient encore dans la FSSPX ? Y compris ceux qui furent administrés aux fidèles qui sont restés fidèles à cette même FSSPX ? À l'inverse, les fidèles qui ont suivi la FSSP étaient-ils toujours en concubinage s'ils avaient été mariés avant 1988 devant l'abbé Schmidberger ou l'abbé Laguérie ?
Et pourtant la nécessité de s'affranchir à des nouveautés était moins pressante qu'aujourd'hui. Même Benoît XVI se demandait devant Mgr Fellay en 2005 s'il n'y avait pas effectivement état de nécessité pour la France et l'Allemagne alors même que la FSSP y était implantée et que Traditionis Custodes n'existait pas.

( 1004260 )
Oui merci par Jean-Paul PARFU (2026-08-10 09:40:26)
[en réponse à 1004255]
Pour vos posts et ce post en particulier, cher Ennemond.

( 1004262 )
Un faux dilemme qui ne crée aucune nécessité par Candidus (2026-08-10 10:24:29)
[en réponse à 1004255]
Vous mêlez plusieurs questions distinctes et construisez finalement un dilemme artificiel.
Premièrement, les Responsa de décembre 2021 ne subordonnent pas la célébration de chaque mariage selon l’ancien rituel à une formation préalable des futurs époux sur les mérites de la liturgie réformée. Ils n’imposent pas davantage au prêtre de consacrer la préparation matrimoniale à faire l’éloge du nouveau rite. Ils énoncent une orientation pastorale générale consistant à accompagner les fidèles attachés à l’ancienne liturgie vers une meilleure compréhension de la liturgie réformée. Transformer cette orientation générale en programme obligatoire pour chaque couple préparant son mariage, c’est ajouter au texte.
Deuxièmement, le décret pontifical du 11 février 2022 accorde expressément à chaque membre de la FSSP la faculté d’administrer les sacrements selon le Rituel de 1962. Il ajoute seulement que François « suggère » de tenir compte, « dans la mesure du possible », de Traditionis custodes. Cette formule ne subordonne pas la faculté accordée de célébrer les mariages à un panégyrique du NOM durant la préparation.
L’ICRSP considère que la clarification accordée à la FSSP vaut également pour les instituts dont l’usage des livres anciens appartient au charisme fondateur et aux constitutions, interprétation que Rome, à ma connaissance, n’a jamais publiquement condamnée. En pratique, les deux principaux instituts traditionnels canoniquement reconnus continuent donc, en France, à préparer et à marier les fidèles selon le rite traditionnel sans leur imposer la propagande liturgique que vous redoutez.
Vous répondez qu’ils seraient alors désobéissants. Admettons pour les besoins du raisonnement. Est-ce que ça vous choque ? Pourquoi leur éventuelle désobéissance à une directive pastorale rendrait-elle moralement impossible aux fidèles de recevoir leur ministère, dès lors qu’aucun enseignement dangereux ne leur est imposé ? La faute disciplinaire éventuelle du ministre ne se transmet pas automatiquement au fidèle qui reçoit légitimement un sacrement. Autrement, il faudrait vérifier avant toute confession, communion ou mariage que le prêtre observe parfaitement chacune des prescriptions ecclésiastiques.
Votre alternative se détruit donc elle-même : soit la FSSP et l’ICRSP appliquent la directive d’une manière qui ne présente aucun danger concret pour les fiancés, comme semble le montrer leur pratique ; soit ils ne l’appliquent pas, et le danger moral que vous invoquez disparaît également. Dans aucun des deux cas vous ne démontrez que les fidèles de la FSSPX seraient moralement empêchés de recourir à eux.
Il serait surtout paradoxal d’affirmer que, pour éviter de recevoir un sacrement d’un prêtre prétendument désobéissant sur une directive pastorale particulière, il faudrait nécessairement s’adresser à un prêtre appartenant à une société dont la situation canonique générale demeure irrégulière. Si la désobéissance du ministre constitue véritablement un empêchement moral absolu, cet argument se retourne immédiatement contre la FSSPX.
Quant aux mariages célébrés par celle-ci entre 1976 et 2017, ils ne tranchent pas la question. La décision romaine de 2017 n’a ni déclaré rétrospectivement tous ces mariages invalides, ni reconnu qu’ils étaient tous valides au titre d’un état général de nécessité. Chaque cas pouvait présenter une situation différente : délégation éventuellement reçue, impossibilité particulière, juridiction suppléée alléguée, convalidation ou sanatio ultérieure. Le passage postérieur d’un prêtre ou des époux à la FSSP ne pouvait d’ailleurs créer ni supprimer rétroactivement un lien matrimonial.
Enfin, la phrase attribuée à Benoît XVI nous est rapportée par Mgr Fellay sous une forme interrogative : « Il faudrait voir s’il n’existe pas un état de nécessité… » Une invitation privée à examiner une hypothèse n’est ni une décision juridique ni la reconnaissance que chaque mariage en France remplirait automatiquement les conditions du canon 1116.
La question concrète demeure donc sans réponse : quel grave danger pour sa foi court aujourd’hui un fidèle français qui se marie selon le rite traditionnel, après une préparation pleinement traditionnelle, devant un prêtre dûment habilité de la FSSP ou de l’ICRSP ? Ni l’hypothèse d’une désobéissance de ces instituts ni les incertitudes entourant certains mariages anciens ne permettent d’établir cette impossibilité morale.

( 1004285 )
Je me demande Candidius par Jean-Paul PARFU (2026-08-10 16:18:51)
[en réponse à 1004262]
Comment après tout ce que l'on sait, tout ce que l'on a vu ou même vécu dans l'Eglise depuis 60 ans, vous pouvez encore tenir ce genre de discours. Dans quel monde vivez-vous ?
Expliquez-nous pourquoi aucun prêtre, même "ex-Ecclesia Dei" (hors Mgr Rifan en 2002), n'a été sacré évêque dans et pour le rite traditionnel avec mandat pontifical depuis 1970 ?
Expliquez-nous pourquoi le Pape François a cru devoir promulguer "Traditionis custodes" le 16 juillet 2021, Motu proprio qui condamne à mort le rite bimillénaire de l'Eglise latine ?
Et que dire :
- du culte de la Pachamama, jusque dans la Basilique St Pierre,
- des honneurs rendus à Luther, dont la statue a été exposée dans ce lieu saint.
Ce sont des abominations au sens de l'Ecriture !
- de l'autorisation de la communion aux divorcés remariés, via l’exhortation apostolique "Amoris lætitia" publiée le 8 avril 2016,
- de la déclaration "Fiducia supplicans" du 18 décembre 2023 qui :
. permet aux prêtres de donner des « bénédictions spontanées » à des couples de sexe opposé, « en situation irrégulière » aux yeux de l’Église catholique, c'est-à-dire qui ne sont pas mariés religieusement, ou bien divorcés-remariés ;
. et autorise également la bénédiction de couples de même sexe ;
- des propos pro-immigration du dernier Pape, approuvés par le Pape actuel, qui sont hors sol, dangereux et démoralisants ;
- de l'accord d'Abu Dhabi, sans parler des erreurs enseignées par Vatican II, notamment celles sur la liberté religieuse (c'est-à-dire liberté pour toutes les religions dans l'espace public), déclarations qui justifient l'indifférentisme des Etats quand elles ne sont pas tout simplement hérétiques ?
Conclusion :
Il y a un moment où la coupe est pleine, où on a enfin compris à qui on avait affaire et où on ne suit plus. Il y a des limites à l'obéissance car "il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes" (Actes 5-29) !

( 1004294 )
Et le mariage dans tout cela ? par Candidus (2026-08-10 19:17:06)
[en réponse à 1004285]
Je ne nie ni la gravité de la crise, ni les scandales que vous énumérez, ni la menace que Traditionis custodes et l’absence d’évêques propres font peser sur l’avenir des communautés traditionnelles.
Mais cela ne répond pas à la question concrète : en quoi un fidèle mettrait-il aujourd’hui sa foi en danger en recevant d’un prêtre de la FSSP ou de l’ICRSP une préparation entièrement traditionnelle et un mariage célébré selon l’ancien rite ? Recourir à son ministère n’implique d’approuver ni la Pachamama, ni Fiducia supplicans, ni aucune autre erreur romaine.
Certes, il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes lorsqu’une autorité commande quelque chose de contraire à la foi. Mais ici, quel acte contraire à la foi est demandé aux fiancés ?
L’état de nécessité autorise ce qui est réellement nécessaire, non à écarter indistinctement le droit malgré l’existence d’une solution traditionnelle et régulière. Vous démontrez peut-être la gravité de la crise générale ; vous ne démontrez toujours pas l’impossibilité morale dans ce cas particulier.

( 1004298 )
Ceux qui sont aux commandes à Rome par Jean-Paul PARFU (2026-08-10 19:32:20)
[en réponse à 1004294]
Se plaisent à placer les instituts traditionnels dans des difficultés canoniques. Ils agissent de manière machiavélique. La preuve est leur différence d'attitude lorsqu'il s'agit, par exemple, des consécrations épiscopales en Chine.
Dans ces conditions, et comme le disait Mgr Lefebvre, les peines canoniques qui frappent notamment la FSSPX, sont tout simplement nulles et non-avenues !

( 1004300 )
Les sanctions ne sont pas en cause par Candidus (2026-08-10 19:39:51)
[en réponse à 1004298]
Même en admettant que les sanctions frappant la FSSPX soient nulles, cela ne résout pas la question des mariages. Leur invalidité éventuelle ne découle pas de ces sanctions, mais de l’absence de délégation du prêtre qui reçoit les consentements.
La FSSPX ne peut suppléer cette absence qu’en invoquant l’impossibilité, notamment morale, de recourir à un prêtre dûment habilité. Or, lorsqu’un prêtre de la FSSP ou de l’ICRSP est accessible, disposé à préparer les fiancés et à célébrer leur mariage selon le rite traditionnel sans leur imposer aucune contrepartie doctrinale inacceptable, cette impossibilité morale disparaît.
Dès lors, le recours exceptionnel permettant de se passer de la délégation ne peut plus être invoqué. C’est cette possibilité concrète de recevoir un mariage pleinement traditionnel d’un prêtre pourvu de la délégation, et non la validité ou la nullité des sanctions contre la FSSPX, qui constitue le cœur du problème.

( 1004301 )
Il me semble par Jean-Paul PARFU (2026-08-10 20:00:23)
[en réponse à 1004300]
Que dès lors qu'existe cette situation de crise, la FSSPX peut se passer de délégation. Cela a d'ailleurs toujours été sa position, même après les mesures prises par François à partir de 2015.
Je rappelle, en outre, qu'il n'y aurait ni FSSP, ni IBP ou ICRSP si la FSSPX n'existait pas et n'avait fait les choix qui sont les siens.

( 1004311 )
Un mérite historique qui affaiblit l’argument de nécessité par Candidus (2026-08-10 21:59:16)
[en réponse à 1004301]
L’existence d’une crise générale ne suffit pas à autoriser la FSSPX à se passer partout et toujours de délégation. Il faut encore établir que les fidèles ne peuvent recourir sans grave inconvénient à un prêtre dûment habilité.
Que la FSSPX ait toujours soutenu le contraire, même après 2015, prouve seulement la constance de sa position, non sa justesse. Les mesures prises par François montrent au contraire que Rome ne reconnaissait pas une juridiction de suppléance générale : elle a jugé nécessaire d’accorder expressément les facultés pour les confessions, puis d’organiser en 2017 la délégation pour les mariages.
Enfin, je reconnais volontiers que la FSSP, l’IBP ou l’ICRSP n’existeraient probablement pas sans le combat historique de la FSSPX. Mais ce mérite historique ne leur enlève pas leur existence actuelle. Il produit même un effet paradoxal : en contribuant à faire naître des instituts capables d’offrir validement et sans compromission doctrinale les sacrements traditionnels, la FSSPX a elle-même fait disparaître, là où ils sont accessibles, l’impossibilité morale qu’elle invoque pour se passer de délégation.

( 1004360 )
Si je puis me permettre par Capucin (2026-08-11 15:24:12)
[en réponse à 1004300]
l'homme étant l'homme, il serait bien naïf de penser qu'un couple qui cherche à se marier mais qui, habituellement pour lui et elle, se rendent à la FSSPX, iraient trouver un prêtre Ex-Ecclesia Dei pour les préparer et les marier, puis qu'ils retourneraient ensuite tous les dimanches dans un lieu de culte desservi par la FSSPX. C'est ubuesque. Il faut être un doux rêveur pour imaginer cela.
Ils préféreront évidemment trouver un prêtre cohérent avec leurs idées.
Le manque de crédibilité des actes contradictoires des autorités hiérarchiques romaines rendant invalides les mariages contractés par la FSSPX, puis les autorisant, puis les rendant de nouveau invalides en dit long sur la manière de voir l'ensemble de cette question sous le seul prisme juridique...
L'abbé Gaud, le directeur du séminaire de Flavigny, répond à ce sujet dans ce magnifique sermon qui s'adresse tant aux fidèles de la FSSPX qu'aux autres catholiques
Comment réagir face à la condamnation de la FSSPX - Abbé Gaud

( 1004371 )
Merci par Ennemond (2026-08-11 17:50:03)
[en réponse à 1004360]
Merci Capucin pour vos interventions et pour avoir fait suivre ce propos de l'abbé Gaud. Il cite avec justesse saint Augustin (citation que Signo avait également reproduite
sur le FC.

( 1004306 )
La prudence de ces prêtres regularisés par Ennemond (2026-08-10 21:32:06)
[en réponse à 1004294]
Dès lors que la FSSP n'est pas présente dans un rayon de 50 ou 100 km, le mariage et la confession de la FSSPX deviendraient valides du fait de l'absence de cette alternative mais ne le seraient plus en présence de recours de substitution ? Je ne crois pas que Dieu ait permis que le droit canonique ait institué un système aussi absurde.
D'autant plus que si la Fraternité et ses prêtres venaient à disparaître soudainement et de façon mystérieuse, vous imaginez bien que tous les indults disparaîtraient presque instantanément. Le Motu Proprio de 1988 a été institué pour faciliter le chemin des transfuges et Traditionis Custodes, que Léon XIV compte maintenir, l'a clairement affirmé : toutes les concessions en faveur de la messe traditionnelle sont temporaires puisque tout le monde est appelé à suivre le nouveau rite, tôt ou tard.
À moins d'un revirement (et nous devons prier pour qu'un chemin de Damas soit emprunté par les autorités), nous risquons fort d'assister prochainemenr au calvaire des communautés traditionnelles dépendantes d'autorités si déroutées. La pontcallecisation des esprits risque de se poursuivre, et toute une série de prêtres risque tôt ou tard de vivre des cas de conscience, comme devoir concélebrer aux côtés de diaconesses.
Pour ma part, j'ai trouvé tous ces prêtres assez prudents dans le contexte des sacres de 2026. À part le père de Blignières et une poignée de prêtres de la FSSP, très peu ont disserté sur le sujet. Ils savent bien que leur juridiction est de plus en plus fragile, que leurs confessions seront peut-être réputées invalides si demain on leur impose un biritualisme qu'ils réprouvent. Se retrouvant dans la situation des abbés Bisig et Coiffet entre 1976 et 1988, ils devront peut-être invoquer l'état de nécessité pour confesser et marier. Cela n'empêchera pas de bons amis de leur dire que, dans telle chapelle biritualiste, ils peuvent encore trouver ce qui leur convient pour respecter le droit canon.

( 1004314 )
Le droit de nécessité est nécessairement circonstanciel par Candidus (2026-08-10 22:08:14)
[en réponse à 1004306]
Ce système n’a rien d’absurde : toute législation d’exception dépend des circonstances concrètes. Un prêtre peut absoudre validement sans facultés une personne en danger de mort, mais non la même personne une fois le danger écarté. De même, le canon 1116 permet de contracter mariage sans assistant compétent lorsqu’il est impossible d’en trouver un sans grave inconvénient. La validité peut donc dépendre de la présence d’un prêtre habilité dans une région donnée : c’est expressément ce que prévoit le droit.
Il n’existe toutefois aucun rayon automatique de 50 ou 100 kilomètres. La distance n’est qu’un élément parmi d’autres : moyens de transport, état de santé, coût, situation familiale et possibilité réelle d’obtenir la célébration. Le critère est le « grave inconvénient », apprécié dans chaque cas.
Je vous rejoins davantage sur la fragilité des instituts traditionnels. Traditionis custodes, l’absence d’évêques propres et la dépendance envers les autorités locales font peser une menace réelle sur leur avenir. Mais une menace future, même sérieuse, ne supprime pas les facultés qu’ils possèdent aujourd’hui. Si ces instituts disparaissaient, si leurs facultés leur étaient retirées ou si on leur imposait des conditions doctrinalement inacceptables, la situation devrait être réexaminée et l’état de nécessité pourrait alors devenir invocable.
Vous le reconnaissez d’ailleurs vous-même lorsque vous écrivez que ces prêtres devront « peut-être », demain, invoquer cet état de nécessité. Ce « peut-être demain » signifie précisément qu’ils ne s’y trouvent pas nécessairement aujourd’hui. On ne peut traiter préventivement comme déjà survenue une persécution canonique encore hypothétique.
Enfin, que les concessions aient été historiquement accordées pour faciliter le retour à la pleine communion et puissent être supprimées n’enlève rien à leur réalité actuelle. Un pont demeure praticable même si l’on craint qu’il soit détruit demain. Tant qu’un prêtre traditionnel dûment habilité peut préparer et marier les fiancés sans contrepartie doctrinale inadmissible, l’impossibilité morale n’est pas établie.
Si demain il ne reste effectivement que des chapelles imposant le biritualisme ou des compromissions graves, je ne répondrai pas comme aujourd’hui. Mais c’est précisément parce que l’état de nécessité se juge d’après la situation réelle, non d’après le pire scénario imaginable.

( 1004316 )
Je pense Dieu plus large que les canonistes par Ennemond (2026-08-10 22:21:24)
[en réponse à 1004314]
Devant ce paysage déroutant, Dieu sera certainement très miséricordieux pour les hommes de notre époque, depuis les grenouilles de bénitier de leur paroisse diocésaine jusqu'aux sédévacantistes les plus sincères. Je crains qu'il soit moins complaisant envers tous les juges de circonstance qui auront anathémisé, joué sur la conscience des gens les plus honnêtes, généré dans les esprits des cas de conscience. Cela vaut évidemment pour tous, mais encore plus pour ceux qui sont détenteurs de l'autorité.

( 1004364 )
certes mais par Vauve (2026-08-11 15:50:02)
[en réponse à 1004316]
J'ai beau avoir une grande confiance en la miséricorde du Seigneur (par exemple au sujet du salut des enfants morts sans baptême), je ne peux pas me prononcer à la place du Bon Dieu quant à leur salut.
De même pour ceux qui choisissent la désobéissance selon un état de nécéssité tout relatif, qu'ils définissent selon leur bon vouloir. Je ne nie pas qu'il puisse parfois exister, mais on a souvent l'impression que ce terme est brandi comme un joker permettant de faire ce que l'on veut et de se dispenser de l'autorité ecclésiale. Pour autant, bâtir son Eglise sur les apôtres et en particulier sur Pierre est la volonté de notre Seigneur.
Quant au rôle des canonistes, il consiste à rappeler le chemin du salut, et non de condamner, c'est le sens de ce qu'on appelle une peine médicinale.
Oui, Dieu est plus large que les canonistes, mais à ce sens là, il est plus large que toute liturgie ou toute théologie, qu'elles soient traditionnelles ou bancales...

( 1004370 )
Éviter l'amertume par Ennemond (2026-08-11 17:44:21)
[en réponse à 1004364]
Si la FSSPX faisait n'importe quoi et utilisait cet état de nécessité pour s'affranchir de toute règle par principe, je ne la suivrais pas. Bien entendu, nous pouvons avoir des points de vue divergents. Je ne crois pas qu'il y ait une oeuvre sans défaut ici bas. Il y a quelques tendances chez certains prêtres de la FSSPX dans lesquelles je ne me reconnais pas complètement. Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que les communautés regularisées n'ont que des défauts. Mais, de façon générale, je trouve que, face à cette crise sans précédent, malgré les graves décisions prises, la FSSPX est l'œuvre la plus cohérente. C'est même celle qui permet à tout le monde traditionnel de subsister.
Pouvoir exprimer face à son évêque ou face au pape les mêmes convictions que celles que l'on dispense aux fidèles est un aspect très important à mes yeux. Pour la même raison, je nourris beaucoup d'admiration envers Mgr Schneider.
Je crains que la crise soit encore longue et qu'il est important d'éviter les anathèmes actuellement. Nous risquons de finir enchaînés demain dans les mêmes prisons (c'est une allégorie).

( 1004183 )
Quel fonctionnement en vase clos ? par JFB33 (2026-08-09 12:02:02)
[en réponse à 1004177]
Est-il possible de développer SVP ?
Quel programme imaginaire leur proposez-vous ?
Merci

( 1004202 )
À Paris par Roger (2026-08-09 15:13:08)
[en réponse à 1004183]
Expliquez moi ce qui vous empêche d’assister aux offices de Saint Eugène ou de Saint Roch ?

( 1004205 )
Alors 2 éléments par JFB33 (2026-08-09 15:53:02)
[en réponse à 1004202]
1. La vie de paroisse par exemple ?
« Il faut aimer sa paroisse comme on aime sa famille : avec ses qualités, ses défauts, ses joies et ses difficultés. »
Il est préférable de fréquenter la même paroisse pour y être pleinement impliqué.
2. Êtes-vous des RG ?
Qui êtes-vous pour savoir si les fidèles qui fréquentent Saint Nic ne sont jamais allé à Saint Eugène ou Saint Roch ?
Il n'y a pas de "vase clos" à la FSSPX.
Leurs chapelles sont d'ailleurs ouvertes à tous !

( 1004226 )
Très simple par Ennemond (2026-08-09 21:04:16)
[en réponse à 1004202]
Si tous les fidèles de Saint-Nicolas rejoignaient demain Saint-Roch ou Saint-Eugène, les autorités se diraient que, une étape étant passée, ils pourraient imposer la suivante : le biritualisme, afin de faire revenir à terme tout le monde vers le nouveau rite.
Ce n'est pas simplement une hypothèse construite avec des "si", c'est l'objectif qui a été présenté noir sur blanc dans la lettre d'accompagnement de Traditionis Custodes dont le but était de :
pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente et ont besoin de temps pour revenir au Rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II
Dans son entretien à Elise Allen l'été dernier, le pape Léon XIV estimait que la nouvelle messe traduite en latin devrait suffire à répondre aux aspirations des traditionalistes.
Pour ma part, je ne vois pas pourquoi les autorités ne peuvent pas reconnaitre la FSSPX telle qu'elles est aujourd'hui. Serait-elle moins catholique que l'Église patriotique de Chine, le chemin synodal allemand, la communauté de Taizé, etc. ?
On répondrait sans doute que la FSSPX a procédé à des sacres sans mandat pontifical à deux reprises. La solution est donc simple et consiste à les lui accorder. Sinon il faut dire en quoi ses prêtres ne sont pas catholiques et en quoi ils doivent disparaître.

( 1004232 )
Merci beaucoup pour votre explication par Roger (2026-08-09 22:07:24)
[en réponse à 1004226]
Si je vous suis bien votre approche est purement stratégique - si les fidèles FSSPX se rallient, les évêques persécuteront les paroisses ralliées
Mais je ne vois pas très bien le lien de cet argument (que je considère comme assez pertinent) avec le célèbre état de nécessité !

( 1004246 )
Le lien est pourtant assez direct par Ennemond (2026-08-09 23:30:37)
[en réponse à 1004232]
Il y a nécessité que la FSSPX soit perennisée et dispose d'évêques car si elle disparaissait, il ne resterait plus que quelques indults temporaires visant à laisser un peu de temps aux fidèles pour rejoindre à leur rythme le nouveau missel et les réformes. Mais pour combien de temps ? Tel est l'esprit de Traditionis custodes que Léon XIV souhaite visiblement maintenir. Ce processus vise à faire disparaître le rite antique de l'Église.
Il n'a sans doute échappé à personne que jamais Rome n'a concédé à quelque communauté traditionnelle internationale que ce soit un évêque permettant de pérenniser en toute régularité une structure traditionnelle. Sur ce point la FSSP n'a pas pu appliquer le protocole du 5 mai 1988.
Pour Rome, le monde traditionnel est invité à s'éteindre à plus ou moins court terme, avec tout l'héritage doctrinal et liturgique ramassé dans les caniveaux de l'Église.
Pourtant ce qui est demandé n'est pas bien compliqué. Rome pourrait concéder au monde traditionnel des évêques comme il en est accordé sans la moindre condition à l'Église patriotique de Chine. Pourquoi cela est-il impossible ?

( 1004270 )
Mais pourtant les faits sont différents par Roger (2026-08-10 11:57:00)
[en réponse à 1004246]
Du moins aujourd’hui on trouve sans difficulté des évêques et des cardinaux pour célébrer dans la forme traditionnelle
C’est la FSSPX qui a des problèmes sérieux avec l’évêque de Chartres par exemple - pas les ED
et puis cette façon d’avoir des évêques girovagues est peu sérieuse et pas du tout traditionnelle
Donc pour ne pas inviter le cardinal Burke ou Mgr Aillet la FSSPX préfère des évêques sacrés en violation du droit canon?qu aurait d’ailleurs fait la FSSPX si le pape avait accepté de délivrer un mandat mais en demandant que le sacre soit effectué par un cardinal ?

( 1004273 )
Parce que vous pensez sérieusement par Vincent F (2026-08-10 12:07:57)
[en réponse à 1004270]
Que si la FSSPX n’avait pas d’évêques, les ex-ED trouveraient aussi facilement des évêques pour célébrer la messe traditionnelle ?
Vous croyez qu’ils conserveraient longtemps leur lieux de cultes sauf dans certains diocèses ?

( 1004329 )
SVP par MJP (2026-08-11 08:17:02)
[en réponse à 1004246]
Il n'a sans doute échappé à personne que jamais Rome n'a concédé à quelque communauté traditionnelle internationale que ce soit un évêque permettant de pérenniser en toute régularité une structure traditionnelle. Sur ce point la FSSP n'a pas pu appliquer le protocole du 5 mai 1988.
J'avais déjà posé la question dans un autre fil, sans avoir de réponse:
Quel rapport formel faites vous entre
le protocole du 5 mai et la FSSP ?
A ma connaissance l'érection de la FSSP n'a jamais prévu cela, ni formellement, ni oralement.
Et je ne crois pas, sauf information à nous donner, que la FSSP en ait fait la demande.
Dès lors, écrire que quelque chose de virtuel n'a pas pu être appliqué ne serait-il pas un tantinet abusif?

( 1004330 )
L'argument est plutôt dans l'autre sens par Ennemond (2026-08-11 08:56:54)
[en réponse à 1004329]
Souvent il est indiqué que la FSSP a pu appliquer le protocole du 5 mai 1988, que Mgr Lefebvre aurait dédaigné. Néanmoins un point essentiel du protocole est le sacre épiscopal d'un membre de la Fraternité. C'est la raison pour laquelle il n'est pas exact d'affirmer que ce protocole a été appliqué. C'est même sur la question des évêques et donc de la survie des œuvres à long terme qu'il a échoué.
De façon plus générale, vous constaterez que, depuis cinquante ans, des évêques ont été choisis dans les rangs des Focolari, de Sant'Egidio, du chemin néo-catechuménal, de la théologie de la Libération, etc. Mais jamais aucun évêque n'a été choisi dans les rangs de la FSSP, de l'ICRSP, de l'IBP, de la FSVF, etc. Si on suit l'esprit de Traditionis custodes, ces derniers sont voués à suivre l'exemple des dominicaines du Saint-Esprit ou des Franciscains de l'Immaculée, bref à disparaître à plus ou mois long terme tels qu'ils sont.

( 1004334 )
On c'est un ... par MJP (2026-08-11 11:04:19)
[en réponse à 1004330]
On dit que... Il est indiqué que... D'autres...
Vous avez des exemples de situations ayant empêché l'ordination de prêtres de la FSSP depuis 1988?
Moi pas. Mais je ne suis pas un spécialiste de la question.
Simplement un "tradi" depuis le tout début des années 70.
Bref, en synthèse, tenons nous en aux faits et à rien d'autre.
Merci

( 1004346 )
Factuel par Ennemond (2026-08-11 13:38:13)
[en réponse à 1004334]
Depuis cinquante ans, des évêques ont été choisis dans les rangs des Focolari, de Sant'Egidio, du chemin néo-catechuménal, de la théologie de la Libération, etc.
Mais jamais aucun évêque n'a été choisi dans les rangs de la FSSP, de l'ICRSP, de l'IBP, de la FSVF, etc.
C'est un fait.
On peut toujours se bercer d'illusion sur le fait que le mouvement traditionnel est en train de se voir ouvrir les grandes portes. A moins d'un revirement radical, nous sommes davantage partis dans la direction présentée par
Signo il y a quelques jours.

( 1004351 )
Cher Ennemond, par MJP (2026-08-11 14:23:45)
[en réponse à 1004346]
L'esquive est un art.
La question n'est pas de savoir si je (ou d'autres) se bercent d'illusions, mais de savoir si oui ou non la nomination d'un évêque issu des rangs de la FSSP faisait partie des accords formels ou informels lors de la constitution de la FSSP.
La réponse est NON.
Inutile donc de répandre de fausses informations.
Personne, je pense, ne se fait d'illusion sur le plan d'éradication de la liturgie traditionnelle maintenant bien en place depuis TC.
Mais c'est un autre sujet que celui abordé.

( 1004341 )
L'acte de fondation de la FSSP... par Pétrarque (2026-08-11 12:26:52)
[en réponse à 1004329]

( 1004348 )
Exemption par MJP (2026-08-11 14:10:29)
[en réponse à 1004341]
La référence concerne les exemptions prévues dans le protocole du 5 mai
Dans les statuts propres, avec flexibilité et possibilité inventive par rapport aux modèles connus de ces Sociétés de vie apostolique, on prévoit une certaine exemption par rapport aux évêques diocésains (cf. can. 591) pour ce qui concerne le culte public, la « cura animarum » et les autres activités apostoliques, compte tenu des canons 679-683. Quant à la juridiction à l’égard des fidèles qui s’adressent aux prêtres de la Fraternité, elle sera conférée à ceux-ci soit par les Ordinaires des lieux soit par le Siège apostolique.
Mais en rien la future nomination d'un évêque issu des rangs de la FSSP

( 1004180 )
L'officialité de Paris par Chouan (2026-08-09 11:07:03)
[en réponse à 1004166]
Un prêtre de Saint Nicolas m'avait affirmé dans le début des années 90 que l'officialité (de l'époque) reconnaissait (discrètement) les mariages. Une sorte de modus vivendi.

( 1004275 )
Je confirme par Capucin (2026-08-10 12:20:11)
[en réponse à 1004180]
de la même manière qu'un prêtre ordonné par la FSSPX et qui rejoindrait tel diocèse n'est pas réordonné et ne suit pas un cycle particulier de formation pendant un certain temps. Il se voit attribué une charge ou une responsabilité assez rapidement comme celle de la diffusion de la liturgie tridentine.
Seuls les naïfs pensent qu'il n'y a aucun contact entre la FSSPX et des autorités diocésaines localement.

( 1004279 )
Et la raison de cette reconnaissance ? par Candidus (2026-08-10 13:49:53)
[en réponse à 1004180]
C'est tout simplement parce que l'Officialité de Paris considérait alors la FSSPX comme une secte schismatique qui n'était plus soumis à la forme canonique du mariage catholique ; comme les Vieux-Catholiques, par exemple. Les plus hautes instances judiciaires romaines (Rote et Tribunal de la Signature Apostolique) ne partageaient pas cette position, et chaque fois qu'une procédure de mariage FSSPX remontait jusqu'à elles, elles concluaient à l'invalidité.

( 1004293 )
Je ne crois pas Candidus par Chouan (2026-08-10 19:11:05)
[en réponse à 1004279]
Mgr Lustiger, en dépit de tous ses défauts, était un pragmatique. Il connaissait la force des effectifs tradis dans la capitale et autour. D'ailleurs, à ma connaissance, il n'a jamais demandé à la Préfecture l'évacuation de Saint Nicolas, alors qu'il pouvait le faire en droit.

( 1004295 )
Un souvenir de Mgr Lustiger par Candidus (2026-08-10 19:20:11)
[en réponse à 1004293]
Je me souviens distinctement l'avoir entendu affirmer, lors d'un reportage télévisé, début juillet 1988 : "Désormais, la FSSPX étant schismatique, leurs mariages seront valides."

( 1004299 )
Cela ne l'a pas empêché par Chouan (2026-08-10 19:34:29)
[en réponse à 1004295]
d'intégrer, lui et ses successeurs, des prêtres prétendument "schismatiques" (ex FSSPX) dans ses paroisses parisiennes, sans qu'il y ait eu à ma connaissance "abjuration" du "schisme"

( 1004296 )
D'ailleurs si l'on suit votre logique par Chouan (2026-08-10 19:22:18)
[en réponse à 1004279]
Mgr Lustiger aurait commis une faute grave vis à vis de Rome en ne faisant pas expulser Saint Nicolas !

( 1004297 )
Très faible comme argument par Candidus (2026-08-10 19:31:28)
[en réponse à 1004296]
L’avenir de Saint-Nicolas était déjà scellé à l’époque du cardinal Marty. Celui-ci, comme Chirac et d’autres responsables politiques, craignait qu’une expulsion ne fasse plus de mal que de bien et ne provoque un trouble à l’ordre public bien plus grave que celui causé par l’occupation. Saint-Nicolas constituait en outre un utile abcès de fixation : il était plus facile de surveiller les traditionalistes lorsqu’ils étaient concentrés au même endroit. Enfin, l’épiscopat français n’avait aucune idée du dynamisme que la Tradition manifesterait dans les décennies suivantes. Il n’y voyait encore qu’un feu de paille entretenu par quelques nostalgiques bientôt appelés à disparaître, tandis que le « printemps de l’Église », lui, était censé porter prochainement ses fruits.

( 1004303 )
Votre argument n'a pas beaucoup de sens par Ennemond (2026-08-10 20:24:13)
[en réponse à 1004279]
Jamais les autorités romaines n'ont demandé aux fidèles de régulariser, un à un, leur situation matrimoniale, par exemple lorsque la FSSP ou l'IBP ont eté crées, sous prétexte qu'ils vivaient auparavant en concubinage.

( 1004308 )
Pour des raisons psychologiques et pastorales... par Candidus (2026-08-10 21:51:43)
[en réponse à 1004303]
... Rome a laissé régner un certain flou sur cette question, et l’initiative d’une régularisation a été laissée à la discrétion des intéressés. Une chose est néanmoins certaine : chaque fois que des fidèles mariés devant un prêtre de la FSSPX ont consulté l’autorité romaine, une sanatio in radice a été réalisée.
Une difficulté particulière s’est présentée, notamment en France, pour les mariages célébrés entre 1988 et 2006. Certaines officialités de première ou de deuxième instance estimaient que les fidèles de la FSSPX avaient formellement quitté l’Église catholique et n’étaient donc plus tenus de respecter la forme canonique du mariage. La FSSPX était ainsi assimilée aux communautés protestantes, orthodoxes ou vieilles-catholiques. Sur ce fondement, certains mariages célébrés sans délégation furent reconnus comme valides par ces Officialités. Mais lorsque ces décisions étaient déférées à l’autorité romaine en troisième instance, celle-ci concluait SYSTÉMATIQUEMENT à leur invalidité. J’y ai toujours vu la preuve que Rome ne considérait pas alors la FSSPX comme véritablement schismatique.
En 2006, Rome a précisé les conditions constituant un « acte formel de défection de l’Église catholique ». Cette clarification excluait en pratique la plupart des fidèles de la FSSPX de cette catégorie et confirmait qu’ils demeuraient tenus de respecter la forme canonique. À partir de cette date, les tribunaux ecclésiastiques des différentes instances ont donc considéré comme invalide un mariage célébré par un prêtre de la FSSPX dépourvu de délégation, sauf application démontrée d’une autre exception prévue par le droit.
Cette logique a été rendue encore plus explicite par le motu proprio Omnium in mentem de 2009, qui a supprimé toute exception fondée sur une éventuelle défection formelle de l’Église catholique. Depuis lors, l’obligation de respecter la forme canonique dépend du fait d’avoir été baptisé ou reçu dans l’Église catholique, indépendamment de la conduite religieuse ultérieure.
La déclaration de schisme de 2026 pourrait toutefois soulever une question nouvelle pour les générations désormais baptisées au sein de la FSSPX : dans la perspective des autorités romaines, ces baptêmes devront-ils encore être considérés comme conférés « dans l’Église catholique » au sens du canon 1117, ou comme reçus dans une communauté désormais séparée, à l’image des communautés orthodoxes ou vieilles-catholiques ? Dans cette seconde hypothèse, ces personnes ne seraient pas tenues, à l’âge adulte, par la forme canonique catholique pour contracter validement mariage. Mais il s’agit d’une conséquence qui devra être confirmée par l’interprétation ou la jurisprudence romaine, et non d’un effet que l’on peut dès maintenant tenir pour juridiquement certain. Je rappelle que je me place ici uniquement dans la perspective des autorités romaines et du droit canonique.

( 1004315 )
Percevoir la réalité par Ennemond (2026-08-10 22:14:31)
[en réponse à 1004308]
Je me demande si certains canonistes ne vivent pas sur une autre planète. Par exemple, les explications de l'abbé Jacquemin m'ont toujours étonné tant il donnait l'impression de réfléchir comme si nous vivions sous le glorieux règne de Pie IX, comme si aucune crise ne s'attaquait à l'Église. Le numéro spécial de la Nef sur la FSSPX était même une prouesse. Chaque contributeur évacuait la réalité la plus terrible et évidente.
La réalite actuelle est que les hommes d'Église travaillent à détruitre l'unicité du salut en Jésus Christ, à supprimer le 6e commandement, adopter le mariage homosexuel religieux, entre autres nouveautés. Ce n'est pas une hypothèse saugrenue et infondée. Cette proposition a été votée par une majorité d'évêques allemands qui ne sont pas condamnés. Le pape Léon XIV vient même de nommer un évêque favorable à cette proposition. Que faut-il pour que nos contemporains ouvrent les yeux ?
Pendant ce temps, nous sommes en train de disserter de la validité du mariage de fidèles de la FSSPX entre 1976 et 2017. Certains estiment même qu'il n'y a pas d'état de nécessité car il existerait quelques autres recours. Il n'y a pas d'incendie car on percevrait que certaines zones du brasier ne sont pas encore prises par les flammes.
Pour ma part, je me suis confessé auprès de prêtres de la FSSPX entre 1976 et 2017, et je peux affirmer que j'ai progressé dans la vie spirituelle.

( 1004363 )
Merci cher Ennemond de votre message par Capucin (2026-08-11 15:47:02)
[en réponse à 1004315]
Le droit de l’Église fonctionne parfaitement comme si nous étions dans un temps florissant de la Sainte Église catholique apostolique et romaine. Il n'y a évidemment pas d'état de nécessité qui n'est qu'un vulgaire prétexte.
D'ailleurs, pour nous rassurer tous, visionnons ensemble cette vidéo récente
Eglise Saint-Martin d'Aubière traduisant une situation qui ne connaîtra aucune sanction ... juridique.
L'excès de juridisme aveugle totalement sur la réalité du reste. C'est le but : résumer tout le débat concernant la FSSPX autour de la question de la communion et de telle ou telle pseudo validité émise ou retirée au gré du vent par certains hommes d’Église déviants. C'est le cache-sexe qui permet d'éviter de parler du fond. En temps de crise, le droit et le droit seul n'est pas forcément une autoroute vers le ciel.
Je partage donc intégralement votre analyse sur la question du mariage ou les confessions même si la situation n'est pas parfaite. Ne faisons pas fi de ce sujet mais ne tombons pas dans les fourches caudines de ceux auxquels il ne reste plus que cet argument.