Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
Le Forum Catholique
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ami de la Miséricorde - 2025-12-19 21:45:27
Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
CHAPITRE III
PREUVES DIRECTES DE LA DIVINITÉ DU SAINT-ESPRIT
Quoi de plus clair que ce passage auquel il serait facile d’en ajouter beaucoup d’autres de la même époque ? Ni moins formels ni moins nombreux sont les témoignages des temps postérieurs : un seul suffira. «Nous croyons au Saint-Esprit, dit Rupert, et nous le proclamons vrai Dieu et Seigneur, consubstantiel et coéternel au Père et au Fils, c’est-à-dire absolument le même en substance que le Père et le Fils, mais non le même quant à la personne. En effet, comme autre est la personne du Père et autre la personne du Fils ; ainsi, autre est la personne du Saint-Esprit.
« Mais la divinité, la gloire, la majesté du Père et du Fils, sont la divinité, la gloire, la majesté du Saint-Esprit. Afin de distinguer la personne du Fils de la personne du Saint-Esprit, nous disons que le Fils est le Verbe et la Raison du Père, mais Verbe substantiel, Raison éternellement et substantiellement vivante ; et du Saint-Esprit, nous disons qu’Il est la Charité ou l’Amour du Père et du Fils, non charité accidentelle, amour passager, mais Charité substantielle et Amour éternellement subsistant» (De operib. Spir. sanct., lib. I, c. III).
Et, pour faire ressortir avec éclat la divinité du Saint-Esprit, le profond théologien ajoute : « Voulons-nous avoir quelque idée de cet Amour et de sa majestueuse puissance ? Prenons deux créatures du même genre, et de la même espèce, dont l’une le possède et, dont, l’autre en est privée. Si c’est parmi les anges : l’un est Lucifer ; l’autre saint Michel ; parmi les hommes :
l’un est Pierre, l’autre Judas. La seule chose qui fait la différence entre ces deux anges et entre ces deux hommes, c’est que l’un est participant du Saint-Esprit, l’autre, non. A la majesté du Verbe qui les a créés, l’un et l’autre doivent d’être raisonnables.
Ils ne diffèrent entre eux, comme il vient d’être dit, que par la participation ou la privation de l’amour éternel. Cet exemple fait briller le caractère propre de l’opération du Saint-Esprit : au Verbe éternel, la créature raisonnable doit d’être ; au Saint-Esprit, d’être bien» (Ibid.)
La grande parole des siècles s’est incarnée dans plusieurs pratiques, éminemment traditionnelles : nous voulons parler des trois immersions dans le baptême ; du Kyrie répété trois fois en l’honneur de chaque personne divine ; du trisagion chanté dans la liturgie ; du signe de la croix, de la doxologie et du Gloria Patri.
Ces deux prières surtout sont la proclamation éclatante du dogme de la Trinité, par conséquent de la divinité du Saint-Esprit. Echo terrestre du trisagion éternel des séraphins, ces admirables formules terminent toutes les hymnes et tous les psaumes de l’office.
Depuis les temps apostoliques, elles se répètent jour et nuit, sur tous les points du globe, par des milliers de bouches sacerdotales. Il en est de même du signe de la croix. Ce signe auguste, dont l’origine n’est pas de la terre , redit d’une voix infatigable à tous les échos du monde et à tous les instants de la journée : le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu. Plus ces usages sont populaires, plus ils constatent l’ancienneté et l’universalité de la tradition.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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