Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales
Le Forum Catholique
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ami de la Miséricorde - 2024-03-17 22:28:23
Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales
CHAPITRE VII
Description de l'amour en général.
Pilate et Hérode souhaitaient de délivrer, l'un le Sauveur, l'autre le Précurseur ; mais parce que ces souhaits étaient incompatibles, l'un avec le désir de complaire aux Juifs et à César, l'autre à Hérodias et à sa fille, ce furent des souhaits vains et inutiles.
Or, à mesure que les choses incompatibles avec ce qui est souhaité, sont moins aimables, les souhaits sont plus imparfaits, puisqu'ils sont arrêtés, et comme étouffés par de si faibles contraires.
Ainsi le souhait qu'Hérode eut de ne point faire mourir saint Jean, fut plus imparfait que celui que Pilate avait de délivrer Notre-Seigneur ; car celui-ci craignait la calomnie et l'indignation du peuple et de César, et celui-là, de contrister une seule femme.
Et ces souhaits, qui sont arrêtés, non point par impossibilité, mais par l'incompatibilité qu'ils ont avec des plus puissants désirs, s'appellent voirement souhaits et désirs, mais souhaits vains, suffoqués et inutiles.
Selon les souhaits des choses impossibles, nous disons: Je souhaite, mais je ne puis; et selon les souhaits des choses possibles, nous disons : Je souhaite, mais je ne veux pas.
CHAPITRE VIII
Quelle est la convenance qui excite l'amour.
Nous disons que l'oeil voit, l'oreille entend, la langue parle, l'entendement discourt, la mémoire se ressouvient, et la volonté aime; mais nous savons bien toutefois que cest l'homme, à proprement parler, qui, par diverses facultés et différents organes, fait toute cette variété d'opération.
C'est donc aussi l'homme qui, par la faculté affective que nous appelons volonté, tend et se complait au bien, et qui a cette grande convenance avec icelui, laquelle est la source et origine de l'amour. Or, ceux-là n'ont pas bien rencontré, qui ont cru que la ressemblance était la seule convenance qui produisit l'amour.
Car, qui ne sait que les vieillards les plus sensés aiment tendrement et chèrement les petits enfants, et sont réciproquement aimés d'eux? que les savants aiment les ignorants, pourvu qu'ils soient dociles; et les malades, leurs médecins?
Que si nous pouvons tirer quelque argument de l'image d'amour, qui se voit ès choses insensibles, quelle ressemblance peut faire tendre le fer à l'aimant? Un aimant n'a-t-il pas plus de ressemblance avec un autre aimant, ou avec une autre pierre, qu'avec le fer, qui est d'un genre tout différent?
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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