Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon
Le Forum Catholique
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ami de la Miséricorde - 2023-08-04 22:14:41
Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon
HUITIEME CONFÉRENCE : LE SACRIFICE CHRÉTIEN, MOYEN DE RÉDEMPTION
Caro mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus.
Ma chair est véritablement une nourriture, et Mon sang est véritablement un breuvage. (Jean, I, 56.)
Napoléon, sur le rocher de son exil, disait à un de ses compagnons d'armes : «Je me connais en hommes, et je te dis que Jésus-Christ n'était pas un homme».
Il confessa hautement la présence de Jésus-Christ dans Sa vie sacramentelle, demandant lui-même à recevoir le dernier viatique des mourants, et lorsque, par cet acte auguste, il eut professé solennellement la foi de son enfance, il dit encore au même compagnon d'armes : «Je suis heureux, général, d'avoir accompli mon devoir, je vous souhaite à la mort le même bonheur».
Soyons victimes avec Jésus-Christ. Puisqu'Il Se sacrifie à l'autel, donnons-Lui en retour la totalité de notre être. En Lui donnant nos intelligences, nous les éclairerons de Ses lumières ; en Lui donnant nos cœurs, nous les guérirons de leurs faiblesses et de leur inconstance ; en Lui donnant tout notre être, nous nous assurerons la gloire, et l'indéfectibilité
NEUVIEME CONFÉRENCE : DU MYSTÈRE DE LA SOUFFRANCE DANS SES RAPPORTS AVEC LA VIE FUTURE
Homo natus de muliere, brevi vivens tempore, repletur multis miseriis.
L'homme né de la femme, vit peu de jours, et sa vie est remplie de misères sans nombre. (Job, XIV, 1)
Il est une loi fatale, mystérieuse, universelle, inexplicable à la science. C'est la loi de la souffrance. Cette loi promulguée le jour où le péché entra dans le monde, est conçue en trois termes, qui, dans leur triste généralité, embrassent les maux et toutes les infortunes qui affligent le genre humain. Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, fut-il dit à l'homme. Tu enfanteras dans la douleur, fut-il dit à la femme. Tu sentiras dans la poussière la maladieet les germes de cette décomposition qui se consommera dans la tombe.
A partir du jour où fut fulminée cette triple sentence, la douleur est devenue une grande loi de l'humanité. Semblable à un vaste fleuve, elle a promené depuis six mille ans ses eaux amères à travers les générations.
Tous les mortels, plus ou moins, à la vérité, mais tous sans exception s'y sont abreuvés. «Tout ce qui respire, a dit l'Apôtre, est condamné à pleurer et à gémir ; l'universalité des créatures est livrée aux douleurs de l'enfantement jusqu'à cette heure...»
La race déshéritée d'Adam, pareille à un grand malade, se tourne et se retourne sur son lit de déchirement et d'angoisse. En dépit de ses efforts désespérés, malgré les merveilles de son industrie et l'étendue de ses conquêtes, elle n'a pas cessé un instant de souffrir; jusqu'ici elle n'a pu parvenir à vaincre la pauvreté, les maladies et la mort.
Avant Jésus-Christ, l'humanité offrait l'image d'un grand supplicié, atteint, dit Isaïe, des pieds à la tête, et n'ayant pas en son corps une seule partie restée saine : pour la soustraire à l'inexorable loi qui pesait sur elle depuis sa déchéance, il ne fallait rien moins qu'un médecin descendu du Ciel... L'homme malade ne pouvait guér que par l'application d'un remède supérieur et divin
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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