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images/icones/marie.gif  ( 968409 )05/08 Dédicace de Ste Marie aux Neiges par ami de la Miséricorde (2023-08-04 22:12:04) 



Dédicace de Ste Marie aux Neiges

La basilique papale Sainte Marie Majeure

Sermon pour la fête de la Dédicace du Saint Curé D'Ars

Et intravit Jesus in templum Dei, et ejiciebat omnes vendentes et ementes in templo.

Jésus entra dans le temple, il en chassa tous ceux qui vendaient et achetaient.
(S. Matth., XXI, !2.)


A quoi, M.F., pouvons-nous attribuer cet air de zèle et d'indignation, que Jésus-Christ laisse éclater aujourd'hui sur son visage ? Nous le voyons ailleurs s'établir juge de la femme adultère, mais seulement pour avoir la douce consolation de ne là pas condamner[1] ; nous le voyons pardonner avec bonté tous les scandales et les désordres les plus affreux d'une pécheresse[2] ; il nous montre sa miséricorde envers tous les pécheurs repentants, dans la parabole de l'enfant prodigue[3].

A peine aperçoit-il Jérusalem, cette ville ingrate, qu'il est touché de compassion, et ses yeux adorables laissent couler des larmes amères. « Ah ! ville criminelle qui as tué les prophètes que mon père avait envoyés pour t'annoncer la grandeur de ses bienfaits ! Tu vas mettre le comble à la barbarie, en faisant mourir ton Dieu et ton Sauveur !

Ah ! si tu voulais au moins, en ce jour qui t'est donné, recevoir la grâce que je te présente ! Mais non, c'est en vain que je te presse[4] ! » Vous le voyez, M.F., ce n'est partout que bonté et amour. Qui peut donc aujourd'hui, dites-moi, lui ravir cette clémence, et armer ses mains bienfaisantes des verges de la justice ?

Ah ! c'est que l'on profane la maison de son Père, c'est qu'on en fait une caverne de voleurs, une maison de trafic ! Cette profanation est pour lui un glaive qui perce vivement son tendre cœur. L'amour pour son Père et le zèle de sa gloire ne peuvent plus se contenir ; à peine est-il entré dans la ville de Jérusalem, qu'il se rend aussitôt dans le temple pour reprocher aux Juifs l'horrible profanation qu'ils font du lieu destiné à la prière.

II ne leur donne pas même le temps de fuir ; il prend lui-même les tables, les marchandises, et renverse tout par terre. Ah ! M.F., faut-il qu'elles soient affreuses les irrévérences commises dans les églises, dont le temple de Salomon n'était pourtant que la figure !

Avec quel respect, avec quel recueillement et quelle dévotion ne devrions-nous pas venir dans nos églises ? Afin de mieux vous le faire comprendre, je vais vous montrer quelles sont les pensées qui doivent nous occuper 1° en venant à l'église, 2° pendant que nous y sommes, et 3° lorsque nous en sortons.

I.- Qui pourra jamais comprendre notre aveuglement, si nous considérons, d'un côté, les grâces que le bon Dieu nous prépare dans son saint temple, le besoin que nous en avons, le désir ardent qu'il nous montre de nous les vouloir donner ; de l'autre, notre ingratitude et notre peu d'empressement pour correspondre à ses bienfaits ?

Lorsque notre devoir nous appelle dans un lieu si saint, ne dirait-on pas que nous ressemblons à des criminels conduits devant leurs juges pour être condamnés au dernier des supplices, plutôt qu'à des chrétiens que l'amour seul devrait conduire à Dieu ! Oh ! que nous sommes aveugles, M.F., d'avoir si peu à cœur les biens du ciel, tandis que nous sommes si portés pour les choses du monde !

En effet, quand il s'agit d'affaires temporelles, ou même de plaisirs, l'on en sera tout préoccupé, l'on y pensera d'avance, l'on y réfléchira ; mais, hélas ! quand il s'agit du service de notre Dieu et du salut de notre pauvre âme, ce n'est qu'une espèce de routine et une indifférence inconcevable. Veut-on parler à un grand du monde, lui demander quelque grâce ?

L'on s'en occupe longtemps d'avance ; l'on va consulter les personnes que l'on croit plus instruites, pour savoir la manière dont il faut se présenter ; l'on paraît devant lui avec cet air de modestie et de respect, qu'inspire ordinairement la présence d'un tel personnage.

Mais quand on vient dans la maison du bon Dieu, ah ! ce n'est plus cela. Personne ne pense à ce qu'il va faire, à ce qu'il va demander à Dieu. Dites-moi, M.F., quel est celui qui, en allant à l'église, se dit à lui-même : Où vais-je ? est-ce dans la maison d'un homme, ou dans le palais d'un roi !

Oh ! non, c'est dans la maison de mon Dieu, dans la demeure de celui qui m'aime plus que lui-même, puisqu'il est mort pour moi ; qui a ses yeux miséricordieux ouverts sur mes actions, ses oreilles attentives à mes prières, toujours prêt à m'exaucer et à me pardonner.

Pénétrés de ces belles pensées, que ne disons-nous comme le saint roi David « O mon âme, réjouis-toi, tu vas aller dans la maison du Seigneur[5] », lui rendre tes hommages, lui exposer tes besoin, écouter ses divines paroles, lui demander ses grâces ; oh ! que j'ai de choses à lui dire, que de grâces j'ai à lui demander, que de remerciements j'ai à lui faire !

Je lui parlerai de toutes mes peines, et je suis sûr qu'il me consolera ; je lui ferai l'aveu de mes fautes, et il va me pardonner ; je vais lui parler de ma famille, et il la bénira par toutes sortes de bienfaits. Oui, mon Dieu, je vous adorerai dans votre saint temple, et j'en reviendrai plein de toutes sortes de bénédictions. Suite

Source : Livres-mystiques.com


images/icones/sacrecoeur.gif  ( 968410 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-08-04 22:14:41) 
[en réponse à 968409]



HUITIEME CONFÉRENCE : LE SACRIFICE CHRÉTIEN, MOYEN DE RÉDEMPTION

Caro mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus.
Ma chair est véritablement une nourriture, et Mon sang est véritablement un breuvage. (Jean, I, 56.)


Napoléon, sur le rocher de son exil, disait à un de ses compagnons d'armes : «Je me connais en hommes, et je te dis que Jésus-Christ n'était pas un homme».

Il confessa hautement la présence de Jésus-Christ dans Sa vie sacramentelle, demandant lui-même à recevoir le dernier viatique des mourants, et lorsque, par cet acte auguste, il eut professé solennellement la foi de son enfance, il dit encore au même compagnon d'armes : «Je suis heureux, général, d'avoir accompli mon devoir, je vous souhaite à la mort le même bonheur».

Soyons victimes avec Jésus-Christ. Puisqu'Il Se sacrifie à l'autel, donnons-Lui en retour la totalité de notre être. En Lui donnant nos intelligences, nous les éclairerons de Ses lumières ; en Lui donnant nos cœurs, nous les guérirons de leurs faiblesses et de leur inconstance ; en Lui donnant tout notre être, nous nous assurerons la gloire, et l'indéfectibilité

NEUVIEME CONFÉRENCE : DU MYSTÈRE DE LA SOUFFRANCE DANS SES RAPPORTS AVEC LA VIE FUTURE

Homo natus de muliere, brevi vivens tempore, repletur multis miseriis.
L'homme né de la femme, vit peu de jours, et sa vie est remplie de misères sans nombre. (Job, XIV, 1)


Il est une loi fatale, mystérieuse, universelle, inexplicable à la science. C'est la loi de la souffrance. Cette loi promulguée le jour où le péché entra dans le monde, est conçue en trois termes, qui, dans leur triste généralité, embrassent les maux et toutes les infortunes qui affligent le genre humain. Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, fut-il dit à l'homme. Tu enfanteras dans la douleur, fut-il dit à la femme. Tu sentiras dans la poussière la maladieet les germes de cette décomposition qui se consommera dans la tombe.

A partir du jour où fut fulminée cette triple sentence, la douleur est devenue une grande loi de l'humanité. Semblable à un vaste fleuve, elle a promené depuis six mille ans ses eaux amères à travers les générations.

Tous les mortels, plus ou moins, à la vérité, mais tous sans exception s'y sont abreuvés. «Tout ce qui respire, a dit l'Apôtre, est condamné à pleurer et à gémir ; l'universalité des créatures est livrée aux douleurs de l'enfantement jusqu'à cette heure...»

La race déshéritée d'Adam, pareille à un grand malade, se tourne et se retourne sur son lit de déchirement et d'angoisse. En dépit de ses efforts désespérés, malgré les merveilles de son industrie et l'étendue de ses conquêtes, elle n'a pas cessé un instant de souffrir; jusqu'ici elle n'a pu parvenir à vaincre la pauvreté, les maladies et la mort.

Avant Jésus-Christ, l'humanité offrait l'image d'un grand supplicié, atteint, dit Isaïe, des pieds à la tête, et n'ayant pas en son corps une seule partie restée saine : pour la soustraire à l'inexorable loi qui pesait sur elle depuis sa déchéance, il ne fallait rien moins qu'un médecin descendu du Ciel... L'homme malade ne pouvait guér que par l'application d'un remède supérieur et divin

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde