Le Concile gâché ?

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AVV-VVK -  2021-07-22 07:56:36

Le Concile gâché ?

Dès que Vatican II avait été fini, des difficultés d' interprétation surgirent. P.ex. ARCHIVES
Le cardinal Felici critique à son tour le cardinal Suenens dans " l'Osservatore romano "
Par H.F.
Publié le 04 juillet 1969 à 00h00 - Mis à jour le 04 juillet 1969 à 00h00
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Le pape, écrit le cardinal Felici, ancien secrétaire général du concile, dans l'Osservatore romano, " est vraiment admirable pour la sollicitude avec laquelle il applique les dispositions du concile. Mais c'est l'ensemble de l'Église qui doit en respecter la logique. En revanche, en invoquant une logique présumée du concile, et en vertu d'une collégialité que jamais le concile n'a entendue en ce sens, quelques-uns, non contents de critiquer l'œuvre du pape, semblent vouloir soumettre son activité de primat et de maître suprême de l'Église au contrôle ou à l'approbation des évêques. Parfois, même si on ne le dit pas expressément (car on tomberait alors dans un conciliarisme ouvert), on voudrait le faire comprendre de mille manières... Si la prudence veut que le pape consulte, dans les questions les plus graves, ses pairs dans l'épiscopat ou peut-être même qu'il reçoive leur consentement, ni les consultations, ni le consentement, ne sont strictement nécessaires pour la validité du magistère que le Christ lui a personnellement confié ".

Dans la seconde partie de son article, le cardinal Felici veut donner quelques exemples d'une conduite qu'il ne précise pas autrement : " Certains, dit-il, n'ont d'autre préoccupation que de tout critiquer chez leurs évêques, de tout contester. Le concile a dit que les grands séminaires étaient nécessaires pour la formation des clercs et a beaucoup recommandé les petits séminaires. Or, dit le cardinal, beaucoup de séminaires se forment ou ne fonctionnent pas selon les critères édictés par le concile. "

Bien que le cardinal Suenens ne soit pas cité, il est évident que c'est lui - même et l'interview qu'il a donnée aux Informations catholiques internationales qui sont ici à nouveau en cause. Durant le concile des propos similaires à ceux du primat de Belgique ont été souvent tenus sans qu'ils soulèvent autant d'émotion. La majorité des pères y apportaient leur adhésion, ainsi que le prouvaient les scrutins. En l'occurrence ce sont surtout les opposants à la position du primat de Belgique qui se manifestent, le cardinal Suenens se refusant à publier les lettres de félicitation qu'il a reçues en provenance de divers pays.

Source: Le Monde
Le problème (non seulement sur le plan liturgique), me semble, est la vraie réception du concile.
Un Küng, un théologien "progressiste", avait-il mal interprêté le concile ? Et des cas semblables (donc aussi le cardinal belge)
Le concile comme laissez-passer...
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