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Le lecteur me pardonnera de ne pas entrer dans cette grave question, savoir, si le surplis parisien est plus incommode et de plus mauvais goût que le surplis qu'on appelle, dans ce pays-ci, le surplis romain ; si le bonnet allongé peut compromettre l'Eglise catholique auprès des esprits forts, plus que le bonnet écrasé. Ce que je sais par expérience, c'est que mes bonnets de chœur, sans être écrasés, ont toujours été assez carrés pour tenir sur ma tête.
Un jeune impie n'aurait pas mis plus d'esprit pour ridiculiser des objets dont le respect se confond, dans l'esprit du commun des fidèles, avec celui qui est dû à la religion même. Eh ! quel est le costume qu'on ne puisse de cette manière tourner en ridicule ?
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Du reste, la censure que l'on fait ici de nos costumes religieux est sans fondement ; la forme des chasubles est partout à peu près la même. Celles de France ont sur celles d'Espagne, l'avantage de représenter l'image vénérable de la croix. Les chapes, dans les diocèses qui ont conservé la Liturgie romaine, sont de la même forme que celles des Eglises qui suivent le rit parisien. Nos surplis valent assurément les rochets italiens qui ne descendent pas au-dessous de la poitrine.