[...] Mon amour, que ce cœur te soit à présent un doux lit avant que dans un cri tu ne rendes l'âme au Père sur la Croix.
Repose à présent tes membres jolis, tendres et mignons, parce qu'après entraves et chaînes les feront cruellement souffrir.
Ces mains et ces pieds que tu regardes avec plaisir et joie, comme les clous pointus, hélas, les transperceront de diverses manières !
Ce charmant visage, plus rouge que rose à présent, sera souillé de crachats et souffleté, en proie au tourment et à l'angoisse.
Etc. jusqu'à l'évocation apaisée de l'espérance du Ciel.
Sur le même disque, texte de 1635 pour mon premier exemple, compositeur anonyme et 1638 pour celui-ci, musique de Tarquino Merula (mort en 1665) , mais il existe bien d'autres interprétations, comme ici par la regrettée Montserrat Figueras: