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Le jour même de la publication de l’exhortation apostolique Amoris lætitia, le 9 avril dernier, la possibilité immédiatement évoquée dans les milieux cardinalices opposés à son orientation libérale, était celle de la demande de retrait du texte. Non qu’il y ait la moindre chance que le pape François puisse accéder à une telle requête. Mais il s’agit de poser une pierre d’attente pour
Jamais, en effet, depuis le dernier concile, texte pontifical n’aura causé un trouble aussi profond. Le monde dit ratzinguérien, peut-être plus que les traditionalistes, est terrassé. Son contenu remet en question la stabilité de l’enseignement moral, qui semblait le point le plus ferme dans les sables mouvants du post-concile. D’où la multitude de réactions de non-réception, dont la liste devient désormais longue à établir. Or, qui dit non-réception, dit par le fait demande de correction du texte ou demande de son retrait. Non pas tout de suite, mais dès que la situation ecclésiale sera modifiée.