Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=806966
images/icones/fleche3.gif  ( 806966 )demande de retrait d'Amoris Laetitia par F. de T. (2016-06-15 12:27:22) 

une très bonne analyse sur la non réception de ce texte pour préparer la suite : des cardinaux (une réserve de 26) et des laïcs.
images/icones/fleche3.gif  ( 806970 )la seule question qui vaille finalement par jejomau (2016-06-15 13:13:55) 
[en réponse à 806966]

c'est celle-ci : quelle valeur Magistérielle a Amoris Laetitia, ce texte qui a causé un tel trouble ?

On se souvient de la bronca causé par Humanae vitae en son temps : mais là, c'était se révolter directement contre l'Enseignement de l'Eglise et du Christ car il s'agissait d'une Encyclique dont la valeur Magistérielle est incontestable....
images/icones/fleche2.gif  ( 806972 )extraits par F. de T. (2016-06-15 13:22:58) 
[en réponse à 806966]

n'étant pas parvenu à mettre le lien, voici deux extraits :


Le jour même de la publication de l’exhortation apostolique Amoris lætitia, le 9 avril dernier, la possibilité immédiatement évoquée dans les milieux cardinalices opposés à son orientation libérale, était celle de la demande de retrait du texte. Non qu’il y ait la moindre chance que le pape François puisse accéder à une telle requête. Mais il s’agit de poser une pierre d’attente pour





Jamais, en effet, depuis le dernier concile, texte pontifical n’aura causé un trouble aussi profond. Le monde dit ratzinguérien, peut-être plus que les traditionalistes, est terrassé. Son contenu remet en question la stabilité de l’enseignement moral, qui semblait le point le plus ferme dans les sables mouvants du post-concile. D’où la multitude de réactions de non-réception, dont la liste devient désormais longue à établir. Or, qui dit non-réception, dit par le fait demande de correction du texte ou demande de son retrait. Non pas tout de suite, mais dès que la situation ecclésiale sera modifiée.

images/icones/1i.gif  ( 806975 )Pas sérieux par Quaerere Deum (2016-06-15 13:47:34) 
[en réponse à 806966]

Demander des corrections, des précisions, à la rigueur mais demander le retrait d'un document pontifical ne parait pas très sérieux.

Cela risque de marginaliser et décrédibiliser encore plus les catholiques qui défendent la foi de l'Eglise, alors qu'ils devraient être plus entendus.
images/icones/fleche2.gif  ( 806979 )Le SB non plus n'aime pas par F. de T. (2016-06-15 15:03:41) 
[en réponse à 806975]

et pourtant le problème c'est bien qu'on puisse aujourd'hui "faire son marché" entre Paul VI-Jean-Paul II-Benoît XVI et François-Kasper.

Qui peut trancher ?

Dans notre apostolat laïc vis à vis des nombreuses personnes impliquées par le problème des divorcés remariés catholiques(les couples eux-mêmes ou leurs enfants, surtout leurs enfants) ,ça devient difficile. les séparés qui veulent rester fidèles vivent le débat douloureusement (c'est un peu comme lorsqu'on se met à discuter en priorité avec les musulmans en "oubliant" les massacres de chrétiens). Et les couples encore formés qui vivent des situations très difficiles et qui tiennent comme ils peuvent, l'interdit est un puissant soutient dans les passages difficiles. où est la miséricorde ?

il me semble que le risque de "discréditer son prédécesseur" est annexe à la défense du mariage et de ceux qui veulent sérieusement se mettre sous son "doux joug". Est-ce que l'enseignement de la loi de la gradualité ne discrédite pas son interdiction par les papes antérieurs ?
images/icones/neutre.gif  ( 806986 )Le commun par Quaerere Deum (2016-06-15 16:51:31) 
[en réponse à 806979]

des mortels n'a pas lu le document.

Donc, autant lui parler de l'enseignement de l'Eglise tel qu'il se trouve dans le CEC.

Franchement, autant mettre le document aux oubliettes en évitant d'en parler. Ca sera plus efficace.
images/icones/fleche2.gif  ( 807030 )détrompez vous le commun lit par F. de T. (2016-06-16 09:10:51) 
[en réponse à 806986]

La Vie, La Croix et les autres médias (plus que le SB et le FC) qui lui expliquent les débats rouverts par le pape et lui ont proposé une lecture d'Amoris Laetitia. Ces médias étaient contre l'enseignement moral des papes antécédents (ils savent donc lire) et pour l'évolution d'Amoris Laetitia : François a donné raison à l'évêque d'Oran contre l'évêque de Bayonne (pour faire alusion à une vidéo du débat qui avait circulé sur internet).
images/icones/macos.gif  ( 807071 )votre consuetudo contra legem n'est pas réaliste par F. de T. (2016-06-16 16:36:54) 
[en réponse à 806986]

d'abord parce que la fameuse petite note (entre autre car la plus scandaleusement manipulatrice de la pensée de Jean-Paul II) qu'il s'agirait d'abolir par le silence

Jean-Paul II, Exhort. ap. Familiaris consortio (22 novembre 1981), n. 84 : AAS 74 (1982), p. 186. Dans ces situations, connaissant et acceptant la possibilité de cohabiter ‘‘comme frère et sœur’’ que l’Église leur offre, beaucoup soulignent que s’il manque certaines manifestations d’intimité « la fidélité peut courir des risques et le bien des enfants être compromis » (Conc. Œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes, sur l’Église dans le monde de ce temps, n. 51).

se trouve au centre des commentaires (qui peut prétendre que ce phénomène n'est pas voulu?)et ne fait que confirmer une pratique largement répandue et "bénie" par une large part du clergé.

Je propose plus modestement un "bref examen critique"

Je revois une personne très proche qui

qui a consenti d’importants efforts pour sauver le premier mariage et a subi un abandon injuste

et qui ne comprend pas le rapprochement des termes suivants

la certitude subjective que le mariage précédent, irrémédiablement détruit, n'avait jamais été valide



doit-il conclure que la destruction irrémédiable bien constatable en l'espèce doit emporter une certitude subjective. Est-il coupable de ne pas chercher un équilibre qu'il pourrait trouver ailleurs pour le bien de ses enfants (actuellement il n'est pas toujours très enjoués). Je puis vous faire part de sa douleur du simple fait de la possibilité à la thèse Kasper d'avoir pu largement s'exprimer.


je trouve le silence clérical actuel très lourd pour nous laïc : je pourrai développer de nombreux exemples personnels d'apostolats mis à mal par ce texte dont la particularité est de relativiser l'enseignement précédent : dans ce domaine, c'est une catastrophe pour ces personnes fragiles par définition.

depuis 1968, nous avons pu mieux comprendre la nécessité de la règle morale claire y compris pour ceux qui la viole : d'expérience je sais combien compte le témoignage du mariage, seul amour vrai vis à vis de ceux qui ne vivent pas cela. Ils savent que cette maison accueillante existe et que si ils le veulent avec la grâce de Dieu, ils peuvent y parvenir (surtout s'ils voient au quotidien comme collègue de travail par exemple la faiblesse humaine de ceux qui vivent cette histoire exceptionnelle). Il est vrai que je n'ai rencontré que des "couples" de divorcés remariés dont la situation paraissait d'une manière ou d'une autre dans le temps comme fausse (que ce soit de la part des "conjoints" comme de leurs enfants). Je n'ai pas eu "la chance" de rencontrer "ces affections profondes" :

"quand de telles unions atteignent une stabilité consistante à travers un lien public, elles sont caractérisées par une affection profonde et une responsabilité à l’égard des enfants"

images/icones/neutre.gif  ( 807073 )Le relativisme par Quaerere Deum (2016-06-16 16:49:09) 
[en réponse à 807071]

précède déjà ce texte.
La communion aux divorcés remariés est déjà accordée en certains endroits, tout comme les bénédictions d'unions illégitimes.
Aujourd'hui, il existe des clercs qui se sentent libres de tout l'enseignement moral de l'Eglise. C'est plutôt le laisser-faire et laisser-dire qui cause le plus de tort.

En tout cas, demander le retrait du texte est irréaliste et contreproductif. C'est la pire manière d'être entendu.

images/icones/neutre.gif  ( 807032 )puisqu'on ne peut laisser de commentaires sur le SB par F. de T. (2016-06-16 09:18:25) 
[en réponse à 806979]

Ce Vian est un farceur : comparer l’opposition soulevée par Humanæ vitæ et celle soulevée par Amoris lætitia, c’est comparer les opposants à Quanta Cura (de Pie IX, qui condamnait le libéralisme catholique) et ceux à Dignitatis Humanæ (la liberté religieuse de Vatican II). Dupanloup et Ottaviani, même combat !
images/icones/iphone.jpg  ( 807003 )Texte complet de cette analyse par La Favillana (2016-06-15 19:18:00) 
[en réponse à 806966]

"Le jour même de la publication de l’exhortation apostolique Amoris lætitia, le 9 avril dernier, la possibilité immédiatement évoquée dans les milieux cardinalices opposés à son orientation libérale, était celle de la demande de retrait du texte. Non qu’il y ait la moindre chance que le pape François puisse accéder à une telle requête. Mais il s’agit de poser une pierre d’attente pour l’après-François.

Jamais, en effet, depuis le dernier concile, texte pontifical n’aura causé un trouble aussi profond. Le monde dit ratzinguérien, peut-être plus que les traditionalistes, est terrassé. Son contenu remet en question la stabilité de l’enseignement moral, qui semblait le point le plus ferme dans les sables mouvants du post-concile. D’où la multitude de réactions de non-réception, dont la liste devient désormais longue à établir. Or, qui dit non-réception, dit par le fait demande de correction du texte ou demande de son retrait. Non pas tout de suite, mais dès que la situation ecclésiale sera modifiée.

Publiquement, c’est le britannique John Smeaton, directeur général de la Société pour la Protection des Enfants à Naître (SPUC), et co-fondateur de Voice of the Family, qui a demandé le premier, le 7 mai, à Rome, dans le discours d’ouverture du Rome Life Forum, le retrait de l’exhortation apostolique. Toute l’assistance s’est alors levée et lui a fait une longue ovation d’approbation. Car il faut préciser que Voice of the Family a été fondée par des membres représentatifs d’une vingtaine des grandes organisations catholiques défendant la vie et la famille dans le monde entier, autrement dit que John Smeaton est le représentant de l’ensemble du monde catholique pro-vie.

Qui plus est, on sait que John Smeaton, après lequel parlait le cardinal Burke, a l’oreille de ces cardinaux qui, lors des assemblées du Synode de 2014 et 2015, ont multiplié les interventions pour éviter que ne soit opérée une brèche dans la doctrine de l’Église sur les sacrements du mariage, de l’eucharistie et de la pénitence. Aujourd’hui, tout le monde a les yeux tournés vers ces hauts prélats qui ont pris, avant que n’intervienne le texte du pape, des positions extrêmement fermes en faveur de la doctrine traditionnelle, mais qui, depuis la publication de l’exhortation, laissent parler prêtres et laïcs, lesquels ne sont pas, répétons-le, des traditionalistes.

La liste en est impressionnante. Pour ne parler que des cardinaux qui sont intervenus publiquement : le cardinal Burke, Patronus de l’Ordre de Malte, le cardinal Arinze, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin, le cardinal Brandmüller, ancien président du Comité pontifical des Sciences historiques, le cardinal Cleemis, archevêque majeur de Trivandrum, le cardinal Collins, archevêque de Toronto, le cardinal Cordes, président émérite du Conseil Cor Unum, le cardinal De Paolis, président émérite de la Préfecture des Affaires économiques, le cardinal Dolan, archevêque de New-York, le cardinal Duka, archevêque de Prague, le cardinal Eijk, archevêque d’Utrecht, le cardinal Erdö, archevêque de Budapest, le cardinal Kutwa, archevêque d’Abijan, le cardinal Caffarra, archevêque émérite de Bologne, le cardinal Meisner, archevêque émérite de Cologne, le cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Onaiyekan, archevêque d’Abjua au Niger, le cardinal Pell, préfet du Secrétariat pour l’Économie, le cardinal Rouco Valera, archevêque émérite de Madrid, le cardinal Ruini, pro-vicaire vénéral de Sa Sainteté pour le diocèse de Rome, le cardinal Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, le cardinal Sarr, archevêque émérite de Dakar, le cardinal Souraphiel, archevêque d’Addis-Abeba, le cardinal Tumi, archevêque émérite de Douala au Cameroun, le cardinal Uroso Savino, archevêque de Caracas, le cardinal Napier, archevêque de Durban. Soit 26 cardinaux qui ont pris parti sans ambiguïté, en 2014 et en 2015 contre la doctrine qui est devenue en 2016 celle d’Amoris lætitia.

Dans son analyse d’Amoris lætitia, Anna M. Silvas, qui enseigne à l’Australian Catholic University, a lancé un appel aux prélats de l’Église notoirement opposés à l’exhortation : « Êtes-vous prêts pour les coups, au sens figuré, que vous pourriez être amenés à recevoir ? Vous pouvez, bien entendu, choisir la sécurité illusoire d’une superficialité conventionnelle et d’une popularité apparente, ce qui est une grande tentation pour les ecclésiastiques comme pour les gens qui travaillent en entreprise. Je ne le conseille pas. L’époque est grave, peut-être bien plus grave que nous ne l’imaginons. Nous allons être mis à l’épreuve. “Le Seigneur est là. Il t’appelle” »."

Publiée sur R*** C***, je ne réussis pas à mettre le lien.
images/icones/neutre.gif  ( 807004 )Les armes ne sont pas les mêmes par Eti Lène (2016-06-15 19:40:51) 
[en réponse à 806966]

Les armes par lesquelles se servent certaines composantes progressistes de l'Eglise ne sont pas les mêmes. A mon avis cette initiative est donc bonne, puisque ce en quoi ils croient le permet.

Le Salon Beige croit encore en l'autorité alors que c'est l'autorité qui ne croit plus en elle-même puisqu'elle ne croit plus trop en certaines histoires pour agir ainsi. Des histoires comme Sodome et Gomorrhe par exemple.

En revanche les autorités actuelles croient au pouvoir de la démocratie, alors que le peuple catholique, pour la majorité n'y croit pas pour ce qui concerne l'Eglise.

Il y a donc asymétrie de foi, du fait d'une certaine foi que certains professent alors que d'autres qui détiennent les clés ont une autre idée de la foi.

Le mot génial de Maurras a été : "La République gouverne mal mais elle se défend bien." Et cette démocratie et cette révolution dans l'Eglise y ressemblent, en ce sens que tout retour devient impossible, car l'idéologie prévaut sur la réalité de l'Evangile.

S'ils croient en la démocratie et au peuple de Dieu magnifié plus que Dieu, pourquoi ne pas leur balancer leurs contradictions?