
( 807071 )
votre consuetudo contra legem n'est pas réaliste par F. de T. (2016-06-16 16:36:54)
[en réponse à 806986]
d'abord parce que la fameuse petite note (entre autre car la plus scandaleusement manipulatrice de la pensée de Jean-Paul II) qu'il s'agirait d'abolir par le silence
Jean-Paul II, Exhort. ap. Familiaris consortio (22 novembre 1981), n. 84 : AAS 74 (1982), p. 186. Dans ces situations, connaissant et acceptant la possibilité de cohabiter ‘‘comme frère et sœur’’ que l’Église leur offre, beaucoup soulignent que s’il manque certaines manifestations d’intimité « la fidélité peut courir des risques et le bien des enfants être compromis » (Conc. Œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes, sur l’Église dans le monde de ce temps, n. 51).
se trouve au centre des commentaires (qui peut prétendre que ce phénomène n'est pas voulu?)et ne fait que confirmer une pratique largement répandue et "bénie" par une large part du clergé.
Je propose plus modestement un "bref examen critique"
Je revois une personne très proche qui
qui a consenti d’importants efforts pour sauver le premier mariage et a subi un abandon injuste
et qui ne comprend pas le rapprochement des termes suivants
la certitude subjective que le mariage précédent, irrémédiablement détruit, n'avait jamais été valide
doit-il conclure que la destruction irrémédiable bien constatable en l'espèce doit emporter une certitude subjective. Est-il coupable de ne pas chercher un équilibre qu'il pourrait trouver ailleurs pour le bien de ses enfants (actuellement il n'est pas toujours très enjoués). Je puis vous faire part de sa douleur du simple fait de la possibilité à la thèse Kasper d'avoir pu largement s'exprimer.
je trouve le silence clérical actuel très lourd pour nous laïc : je pourrai développer de nombreux exemples personnels d'apostolats mis à mal par ce texte dont la particularité est de relativiser l'enseignement précédent : dans ce domaine, c'est une catastrophe pour ces personnes fragiles par définition.
depuis 1968, nous avons pu mieux comprendre la nécessité de la règle morale claire y compris pour ceux qui la viole : d'expérience je sais combien compte le témoignage du mariage, seul amour vrai vis à vis de ceux qui ne vivent pas cela. Ils savent que cette maison accueillante existe et que si ils le veulent avec la grâce de Dieu, ils peuvent y parvenir (surtout s'ils voient au quotidien comme collègue de travail par exemple la faiblesse humaine de ceux qui vivent cette histoire exceptionnelle). Il est vrai que je n'ai rencontré que des "couples" de divorcés remariés dont la situation paraissait d'une manière ou d'une autre dans le temps comme fausse (que ce soit de la part des "conjoints" comme de leurs enfants). Je n'ai pas eu "la chance" de rencontrer "ces affections profondes" :
"quand de telles unions atteignent une stabilité consistante à travers un lien public, elles sont caractérisées par une affection profonde et une responsabilité à l’égard des enfants"

( 807003 )
Texte complet de cette analyse par La Favillana (2016-06-15 19:18:00)
[en réponse à 806966]
"Le jour même de la publication de l’exhortation apostolique Amoris lætitia, le 9 avril dernier, la possibilité immédiatement évoquée dans les milieux cardinalices opposés à son orientation libérale, était celle de la demande de retrait du texte. Non qu’il y ait la moindre chance que le pape François puisse accéder à une telle requête. Mais il s’agit de poser une pierre d’attente pour l’après-François.
Jamais, en effet, depuis le dernier concile, texte pontifical n’aura causé un trouble aussi profond. Le monde dit ratzinguérien, peut-être plus que les traditionalistes, est terrassé. Son contenu remet en question la stabilité de l’enseignement moral, qui semblait le point le plus ferme dans les sables mouvants du post-concile. D’où la multitude de réactions de non-réception, dont la liste devient désormais longue à établir. Or, qui dit non-réception, dit par le fait demande de correction du texte ou demande de son retrait. Non pas tout de suite, mais dès que la situation ecclésiale sera modifiée.
Publiquement, c’est le britannique John Smeaton, directeur général de la Société pour la Protection des Enfants à Naître (SPUC), et co-fondateur de Voice of the Family, qui a demandé le premier, le 7 mai, à Rome, dans le discours d’ouverture du Rome Life Forum, le retrait de l’exhortation apostolique. Toute l’assistance s’est alors levée et lui a fait une longue ovation d’approbation. Car il faut préciser que Voice of the Family a été fondée par des membres représentatifs d’une vingtaine des grandes organisations catholiques défendant la vie et la famille dans le monde entier, autrement dit que John Smeaton est le représentant de l’ensemble du monde catholique pro-vie.
Qui plus est, on sait que John Smeaton, après lequel parlait le cardinal Burke, a l’oreille de ces cardinaux qui, lors des assemblées du Synode de 2014 et 2015, ont multiplié les interventions pour éviter que ne soit opérée une brèche dans la doctrine de l’Église sur les sacrements du mariage, de l’eucharistie et de la pénitence. Aujourd’hui, tout le monde a les yeux tournés vers ces hauts prélats qui ont pris, avant que n’intervienne le texte du pape, des positions extrêmement fermes en faveur de la doctrine traditionnelle, mais qui, depuis la publication de l’exhortation, laissent parler prêtres et laïcs, lesquels ne sont pas, répétons-le, des traditionalistes.
La liste en est impressionnante. Pour ne parler que des cardinaux qui sont intervenus publiquement : le cardinal Burke, Patronus de l’Ordre de Malte, le cardinal Arinze, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin, le cardinal Brandmüller, ancien président du Comité pontifical des Sciences historiques, le cardinal Cleemis, archevêque majeur de Trivandrum, le cardinal Collins, archevêque de Toronto, le cardinal Cordes, président émérite du Conseil Cor Unum, le cardinal De Paolis, président émérite de la Préfecture des Affaires économiques, le cardinal Dolan, archevêque de New-York, le cardinal Duka, archevêque de Prague, le cardinal Eijk, archevêque d’Utrecht, le cardinal Erdö, archevêque de Budapest, le cardinal Kutwa, archevêque d’Abijan, le cardinal Caffarra, archevêque émérite de Bologne, le cardinal Meisner, archevêque émérite de Cologne, le cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Onaiyekan, archevêque d’Abjua au Niger, le cardinal Pell, préfet du Secrétariat pour l’Économie, le cardinal Rouco Valera, archevêque émérite de Madrid, le cardinal Ruini, pro-vicaire vénéral de Sa Sainteté pour le diocèse de Rome, le cardinal Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, le cardinal Sarr, archevêque émérite de Dakar, le cardinal Souraphiel, archevêque d’Addis-Abeba, le cardinal Tumi, archevêque émérite de Douala au Cameroun, le cardinal Uroso Savino, archevêque de Caracas, le cardinal Napier, archevêque de Durban. Soit 26 cardinaux qui ont pris parti sans ambiguïté, en 2014 et en 2015 contre la doctrine qui est devenue en 2016 celle d’Amoris lætitia.
Dans son analyse d’Amoris lætitia, Anna M. Silvas, qui enseigne à l’Australian Catholic University, a lancé un appel aux prélats de l’Église notoirement opposés à l’exhortation : « Êtes-vous prêts pour les coups, au sens figuré, que vous pourriez être amenés à recevoir ? Vous pouvez, bien entendu, choisir la sécurité illusoire d’une superficialité conventionnelle et d’une popularité apparente, ce qui est une grande tentation pour les ecclésiastiques comme pour les gens qui travaillent en entreprise. Je ne le conseille pas. L’époque est grave, peut-être bien plus grave que nous ne l’imaginons. Nous allons être mis à l’épreuve. “Le Seigneur est là. Il t’appelle” »."
Publiée sur R*** C***, je ne réussis pas à mettre le lien.