Le Forum Catholique
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Lycobates - 2015-12-12 22:41:16
Curieux en effet
Mais cette mention de "Notre Dame de Guadalupe, troisième classe" ne se fait que si on tape "1960" et "1960 nouveau calendrier", ce sera donc une intrusion du NOM ou du pré-NOM.
À ma connaissance cette fête n'est pas célébrée en Pologne et si je me souviens bien le fondateur (décédé) du site Divinum Officium était Hongrois, pas Polonais. Le mystère demeure.
De toutes façons, même si cette fête (comme l'a rappelé Mingdi) est célébrée comme (double de) Ie classe en Amérique latine (et j'ajoute comme double de IIe classe en Amérique du Nord), comme messe festive, pas comme messe votive, cela ne veut pas dire qu'elle se transporte, mine de rien, en Europe.
D'abord il existe, même pour un prêtre en déplacement, une obligation très réelle et très stricte de suivre le calendrier universel, puis, s'il y a, local, du diocèse, et le cas échéant, de la maison religieuse où il célèbre, s'il s'agit d'un oratoire public. Dans un oratoire privé ou semi-public (si ce dernier n'est pas l'oratoire principal d'une institution, p.ex. école, séminaire, prison, hôpital) il peut et doit célébrer selon son propre calendrier, s'il diffère de l'universel. Mais ce ne sont que les cardinaux et évêques qui jouissent du privilège de célébrer partout selon leur propre calendrier.
On nous a parlé de messes votives de la Vierge.
Or, comme messes votives de la Vierge, il n'y a, sauf indult, que les cinq messes au Missel pour le samedi (B.M.V. in sabbato), et la messe de l'Immaculée, du Coeur Immaculé (depuis 1943), et des Sept Douleurs. Toutes les autres messes des fêtes de la Vierge sont inéligibles comme messes votives, tout comme les messes pro aliquibus locis qui par ailleurs ne sont concédées que pour les lieux en question (selon 1920, c'est un peu différent en 1962).
Mais la fête de Guadalupe ne figure pas entre les messes pro aliquibus locis, pas en 1920 et pas en 1962. On peut le déplorer, mais c'est ainsi.
Ces messes pro aliquibus se sont réduites considérablement dans l'édition typique de 1920, il en reste 62, avec interdiction d'en rajouter (sous le pape Pie XI il y a eu encore quelques remaniements). Dans l'édition typique de 1900 il y en avait 212 et dans certaines éditions dérivées même davantage. C'est énorme et surtout inutile, puisque on ne peut pas les célébrer en dehors de leurs lieux, et il suffit donc de les mettre dans les appendices diocésains où elles peuvent être célébrées, exclusivement.
Personnellement je déplore beaucoup que cette fête du 12 décembre ne puisse pas être célébrée dans nos latitudes, à l'instar de l'Immaculée et celle des Douleurs, comme votive (les jours où c'est permis), et même, qu'elle ne soit pas étendue à l'Église universelle (comme double majeur, p.ex., sans mémoire de l'Octave, mais avec mémoire de la férie de l'Avent).
C'est ainsi et nous n'y pouvons rien pour le moment.
Mais de grâce, gardons-nous de verser, par une piété mal ordonnée, dans l'anarchie liturgique ou l'autarkie rubriciste.
Ce serait une aberration, et ce serait très mal servir Notre Dame.
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