Enseignements du bienheureux Oscar Romero
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Chicoutimi - 2015-09-15 07:05:40
Enseignements du bienheureux Oscar Romero
Il y a quelques mois, j'ai publié sur ce Forum ces Enseignements du bienheureux Oscar Romero.
Puis, peu de temps après, j'ai publié ces Autres enseignements du bienheureux Oscar Romero.
Il a beaucoup prêché, et sur beaucoup de sujets intéressants. C'est pourquoi, encore une fois, je me permets de vous donner ici d'autres enseignements de cet archevêque bienheureux :
1- Danger du purgatoire et de l’enfer : « Le Concile dit : « Tous ceux qui ne travaillent pas dans l’accomplissement fidèle de la loi de Dieu, dans la gestion des choses temporelles, offensent Dieu. » Il offense également l’amour du prochain. Est paresseux celui qui ne fait rien pour son prochain et il met en danger son propre Salut. Il existe ici non seulement le danger du purgatoire, mais aussi celui de l’enfer, pour celui qui pouvant faire le bien ne le fit pas. » (16 juillet 1977)
2- Les paresseux n’entreront pas au Ciel : « Celui qui, avec une espérance du Ciel, néglige ses devoirs temporels, dit le Concile Vatican II, offense Dieu, ne fait pas le bien à son prochain et met en danger son propre Salut. Les paresseux n’entreront pas au Ciel. Ceux qui ne se promeuvent pas et ne travaillent pas, n’entreront pas dans ce Règne de la diligence de l’amour, parce que la première charité, c’est de ne pas être un poids pour les autres. Saint Paul disait : « Prenez exemple sur moi qui, comme apôtre, pourrait vous exiger un salaire afin de me dédier uniquement à la prédication. Regardez, je travaille. » Saint Paul travaillait, il était tisserand. Lorsqu’il ne prêchait pas, il tissait, fabriquant des tissus pour les vendre, et avec cet argent, il se nourrissait et faisait la charité. Il n’était à la charge de personne. C’est pourquoi l’Église n’enseigne pas la subversion. » (13 novembre 1977)
3- Les péchés contre le sixième commandement : « Cette homélie nous donne l’opportunité de voir les aberrations de ceux qui abusent des plaisirs sexuels : la contraception, l’homosexualité, les relations pré- maritales, l’avortement, la prostitution; tout cela c’est mettre uniquement ses fonctions corporelles au service du plaisir, de l’égoïsme. Toutes ces choses, Dieu nous les a données pour des fins très grandes. C’est ici qu’apparaît l’eschatologique, la finalité de toutes choses. Si devant les relations humaines nous pensions toujours à la finalité de notre existence, le désordre de l’explosion démographique n’existerait pas parce que ce n’est pas à l’intérieur du mariage qu’il se produit, sinon, précisément, à l’extérieur de celui-ci. Le machisme, l’homme qui fait et abandonne des enfants un peu partout, c’est ce qui est responsable de l’explosion démographique au Salvador. Si le mariage était ordonné, si tout le pays avait des familles ordonnées, nous ne connaîtrions pas ce phénomène terrible des enfants sans père, enfants qui ne sont que le fruit du plaisir d’un moment de relation sexuelle. » (6 novembre 1977)
4- Célibat sacerdotal, chasteté et mariage : « L’argent, les plaisirs, le pouvoir sont relatifs. Le mariage lui-même, qui semble si stable, est relatif comme l’est le célibat sacerdotal et religieux. Si nous, les prêtres, avons accepté de renoncer au mariage, nous nous devons de demeurer fidèles parce qu’il faut rendre témoignage, au milieu des gens mariés, de la valeur relative des relations sexuelles. Les hommes et les femmes célibataires, ceux qui ne se marient pas et qui vivent leur célibat dans la chasteté, rendent déjà témoignage de ce que sera l’Autre Vie. Nous serons comme des anges nous dit le Christ dans l’Évangile d’aujourd’hui (Lc 20,27-38). Ils ne mourront pas, ils seront éternels. Ils n’auront plus besoin des choses de la chair. Puisse Dieu, frères, faire en sorte que vous m’ayez compris afin qu’un souffle de spiritualité soit la meilleure réponse à tant de problèmes que vivent ceux qui ont fait du sexe le centre de leur vie, le centre de leurs préoccupations. Ce n’est pas le sexe qui est le principal dans le mariage. C’est la formation mutuelle où l’on se prépare à être un jour des anges dans le Ciel, en se sanctifiant , époux, épouses et enfants, dans l’utilisation chaste et honnête, et selon la Loi de Dieu, de cette institution qui se nomme le mariage. » (6 novembre 1977)
5- L’Église, purificatrice du péché : « C’est cela la grande mission de l’Église. C’est pour cela que le Christ a fait Marie sans péché. Il veut que son Église soit chargée de se purifier du péché et de purifier le monde du péché. Ce sont là les grands conflits de l’Église parce qu’elle dénonce le péché, parce qu’elle dit aux riches : « N’abusez pas, ne péchez pas avec votre argent », parce qu’elle dit aux puissants : « N’abusez pas de la politique, n’abusez pas des armes, n’abusez pas de votre pouvoir. Vous ne voyez donc pas que c’est péché! » Parce qu’elle dit aux pécheurs, à ceux qui torturent : « Ne torturez pas, vous êtes en train de pécher, d’offenser Dieu, vous êtes en train d’implanter le règne de l’Enfer sur la Terre. « C’est parce que l’Église condamne tout ce qui est péché, que surgissent contre elle de grands conflits, mais elle ne peut se taire. » L’Église ne sera authentique et persécutée que lorsqu’elle sera davantage unie à Marie Immaculée et sans péché. (…) N’abusez pas de ces choses, mais usez-en selon la volonté de Dieu parce qu’on peut être riche, politicien ou militaire sans pécher. L’Église veut purifier ces hommes qui précisément font de leur charge, assez souvent, un art du péché, de la grossièreté, de l’inhumanité. » (8 décembre 1977)
6- Pourquoi l’Église dénonce le péché : « Lorsque l’Église dénonce le péché, c’est pour dire à l’humanité de ne pas placer leur enchantement dans les choses terrestres. Élevez-vous, faites la promotion des choses du ciel, des valeurs célestes, gagnez-vous l’amitié de Dieu avec les richesses de la Terre. Usez de ces biens conformément à la volonté de Dieu. Repentez-vous de vos péchés et au lieu de mettre votre joie dans les plaisirs du sexe, de la chair, du vice, de la boisson, des choses qui transforment les hommes en bêtes. Élevez-vous à être des hommes de vérité, fils de Dieu comme Marie qui ne mit jamais son enchantement dans les joies terrestres et pécheresses, mais dans les joies du ciel. » (8 décembre 1977)
7- Les Martyrs et la Résurrection : « Lisez le chapitre sept du Second Livre des Maccabées. Vous avez une théologie du martyre, une théologie dont notre peuple a bien besoin aujourd’hui. La théologie du témoignage fidèle à la Loi de Dieu avant d’obéir à ceux qui profanent la Loi du Seigneur, les droits du Seigneur. Si nous retirons de ce texte, l’ensemble des réponses des sept fils – certains étaient plus âgés que les autres, nous arrivons à la conclusion que dans la pensée d’Israël, cette idée primait : à savoir : qu’il faut obéir à la loi de Dieu, même lorsque cela suppose le risque de mourir. Quel principe plus valeureux! Mais il était associé à une grande espérance contenue dans ce second principe : celui qu’ils auront mutilé, auquel ils coupèrent la langue, les bras et qu’ils dépecèrent, sera ressuscité par la loi de Dieu avec tous ses membres et cette vie, où on lui enlève les pouvoirs de la Terre, lui sera rendue, glorifiée par le Seigneur. Les bourreaux aussi ressusciteront, dit la Bible, mais non pas pour recevoir la gloire, mais le châtiment mérité, l’ignominie, s’ils ne se repentent pas de leur péché. » (6 novembre 1977)
8- Rester dans la Vérité et ne pas condamner l’Église : « Faites bien attention, frères, de ne pas vous laisser séduire. Dieu voit que vous avez des critères, c’est-à-dire que vous savez penser. Ne vous laissez pas séduire par ces mensonges qui sont enveloppés dans des convenances politiques, économiques ou sociales. Combien vendent la vérité pour un misérable poste qu’on leur donne pour dénoncer ou pour condamner, pour porter atteinte à la réputation de l’Église. Ce qui leur importe ce n’est pas la vérité, mais l’argent qu’ils vont gagner, les 30 deniers de Judas qui trahit la Vérité du divin Maître. Faites bien attention, je voudrais qu’ici, à Quezaltepeque, il n’y ait aucun traître de la Vérité, sinon des hommes et des femmes fermes dans la Vérité, comme les martyrs, même si cela leur coûte la vie. C’est cela la Vérité. Dieu nous donnera la vie éternelle en échange de cette vie que nous perdons sur la terre. Dieu nous donnera un bonheur très supérieur à celui que peuvent nous offrir les puissants de la terre. Ne nous vendons pour rien au monde et cette Vérité est supérieure à tout autre. C’est pourquoi nous devons la conserver. » (19 décembre 1977)
9- Contre le ‘divorce’ entre la foi et la vie : « Une Église en marge de l’Histoire ne serait pas l’Église rédemptrice des hommes. Une Église qui veut être présente, comme Marie au cœur de chaque homme, de chaque femme et dans le cœur de chaque peuple, c’est la véritable et authentique Église du Christ. C’est pourquoi nous bénissons la Vierge de la Guadalupe de nous avoir fait connaître sa présence sublime et si profonde dans le cœur de notre peuple. Faisons en sorte, chers catholiques, parce que vous et moi sommes l’Église, que l’Église que nous portons par notre foi, soit lumière du monde et sel de la Terre, exemple dans notre foyer, fidélité dans l’accomplissement de notre devoir. Efforçons-nous d’être des Salvadoriens qui font honneur à leur travail, à leur honnêteté, à leur foi afin que ne se produise pas ce qu’évoque le Concile : « Le péché le plus grave de notre temps est le divorce entre la foi et la vie. » Que la foi de notre Église que nous portons depuis notre baptême soit le sel et la lumière du monde dans lequel nous devons vivre. » (12 décembre 1977)
10- Les Chrétiens doivent être des ferments d’actualité : « Cela m’attriste de penser qu’il y a des gens qui n’évoluent pas. Il y a des gens qui disent : « Tout ce que fait aujourd’hui l’Église est mal parce que ce n’est plus comme lorsque nous étions enfants. » Ils se remémorent leurs années de collège et ils voudraient avoir un christianisme statique comme un musée de conservation. Ce n’est pas cela, le christianisme et l’Évangile, les chrétiens doivent être des ferments d’actualité et ils doivent dénoncer non pas les péchés du temps de Moïse et de l’Égypte, ni des temps du Christ et de Pilate, d’Hérode et de l’Empire Romain, mais les péchés d’aujourd’hui, ici au Salvador, ceux que nous vivons présentement, dans notre contexte historique. Ce germe de sainteté et d’unité, fondement de notre communion ecclésiale, nous devons le vivre ici dans la terrible réalité de notre peuple. » (17 juin 1979)
11- La Bible et les Sacrements vont de pair : « Plusieurs ont réduit les sacrements à un rite ou à une cérémonie et les ont prostitués; d’autres ont réalisé un labeur de conscientisation à partir de la foi et ont fait abstraction de la célébration, laissant les gens sans moyens de s’exprimer dans la foi pascale, sans dire leur parole de foi, avec le risque de se méconnaître comme chrétiens et de perdre leur identité. Dans le numéro d’Orientación, on publie une partie de cette instruction et je souscris à ce qui y est écrit : que non seulement la réflexion biblique, ni seulement les sacrements, mais les deux choses unies. Réflexion biblique qui nous permet de découvrir le sens des sacrements et sacrements qui célèbrent et vivent la foi que nous professons dans la Bible. Une Bible sans sacrement, ce serait du protestantisme; des sacrements sans la Bible, ce que plusieurs d’entre nous ont eu : des rites qui ont perdu tout sens. Grâce à Dieu, dans ces communautés que je vais nommer, on est en train de récupérer cette précieuse conjugaison de la Parole de Dieu et de la vie sacramentelle. » (24 décembre 1978)
12- La Présence réelle du Christ dans l’Eucharistie : « Que célébrons-nous dans le Corpus? Nous célébrons le dogme des catholiques, cette foi qui nous a conduits à la messe du dimanche. Puisse Dieu que nous sachions aviver toujours davantage cette foi, au moment où devant l’Assemblée chrétienne réunie dans la cathédrale ou dans l’humble chapelle rurale, le prêtre dit ces paroles que nous avons entendues aujourd’hui dans l’Évangile : « Buvez et mangez, ceci est mon corps, ceci est le sang de l’Alliance qui a été versé pour la rémission des péchés. » Le peuple reconnaît que devant ses yeux se trouvent réellement, dans le signe du pain et du vin, véritablement, réellement et substantiellement présents le Corps et le Sang du Seigneur. C’est une présence vive et vivifiante. » (17 juin 1979)
13- La Messe comme sacrifice et communion : « Il y a deux aspects à la présence du Christ dans l’Eucharistie. Le premier est une présence en tant que victime, comme sacrifice, tout le sacrifice du Christ sur la croix se fait actuel, présent dans chaque messe qui est célébrée. Le second aspect c’est en tant que communion. L’aliment que le Christ nous donne est l’amour, c’est un même pain, comme celui que nous répartissons en famille. Un même pain qu’on répartit aux enfants, ainsi on sent l’unité de la famille réunie autour d’une même table. L’autel qui est un lieu d’holocauste est aussi la table d’un foyer. L’autel de la cathédrale et de n’importe quel temple que nous affectionnons tant, nous l’ornons de fleurs, nous l’encensons, nous le revêtons de tissus luxueux, parce qu’il représente le Christ. Celui-ci se rend présent au moment de la messe, dans l’hostie et dans le calice. Il est une victime qui recueille le sacrifice de tous les hommes pour l’offrir à Dieu et Il est communion qui nous convie tous à former par amour une seule famille, la famille de Dieu qui s’alimente de la chair et du sang de l’Agneau céleste, du pain qui descend du Ciel. » (17 juin 1979)
14- L’Immaculée-Conception de Marie : « Marie aussi est sauvée, mais il y a deux sortes de Rédemption : une Rédemption qui sauve de la chute celui qui est tombé, qui le sort du trou, de l’abîme où il est tombé. C’est ainsi que le Christ nous a tous rachetés parce que nous sommes tous tombés dans l’abîme du péché originel, nous sommes tous nés marqués de cette désobéissance d’Adam. Mais il existe une autre sorte de Rédemption qui consiste à ne pas tomber. Marie te recueille dans ses bras avant que tu ne succombes, elle te soutient hors du danger. Comme tous ceux qui sont tombés, tu devrais avoir succombé, mais tu n’es pas tombé grâce à son amour spécial. C’est le cas de Marie qui a été préservée du péché. Elle devrait être tombée dans le péché originel parce qu’elle est l’héritière d’Adam et Ève. Elle aussi appartient à notre race des pécheurs et c’est pourquoi le Christ l’a rachetée avec cette Rédemption si luxueuse, la Rédemption de préservation. Elle est l’unique à avoir été rachetée d’une telle Rédemption qui l’a protégée du péché originel. » (8 décembre 1977)
15- L’Assomption de la Vierge Marie, origine et modèle de l’Église : « C’est pourquoi également Marie fut emportée corps et âme aux cieux pour constituer là aussi, l’origine de cette Église que nous allons construire après notre mort et lorsque après le jugement final, ressusciteront également nos corps et qu’ils se rencontreront là dans le corps de Marie qui est déjà au ciel comme première pierre de cet édifice glorieux avec lequel Dieu va construire son temple pour toute l’éternité. Marie est ainsi l’origine, le modèle que l’Église a devant elle pour la copier dans le cœur de tous ses chrétiens, l’image que le Christ Rédempteur a voulu faire de tous ses rachetés. » (19 décembre 1977)
16- La Virginité perpétuelle de Marie : « Qu’il est magnifique de lire en cette nuit de Noël, cette prophétie de la Vierge enceinte : elle va donner naissance, elle va être mère, mais elle demeurera vierge. Et cela est le signe, comme nous l’a dit l’Évangile d’aujourd’hui, que pour Dieu, rien n’est impossible. Il rendit possible qu’une femme âgée et stérile comme Élisabeth conçut et donna naissance au précurseur Jean Baptiste, Il peut dire à Marie : « Tu continueras d’être vierge, et tu ne perdras pas ta virginité, par l’œuvre de l’Esprit de Dieu tu vas concevoir et donner naissance à Noël et ton corps demeurera dans le secret de la virginité. » (24 décembre 1978)
17- La Vierge Marie au sein des peuples d’Amérique latine: « Marie est l’image d’une Église qui ne veut pas se sentir en marge de l’histoire, mais qui au contraire veut être en plénitude dans la vie des peuples. L’Amérique venait à peine d’être découverte que Marie s’est insérée dans la vie de ses peuples. Nous en avons ici la preuve. Notre peuple sent que Marie fait partie de l’âme de notre peuple et c’est ainsi que la sentent tous les peuples latino-américains. Personne ne s’est inséré si profondément dans le cœur de notre peuple. Marie c’est également l’image d’une Église qui veut être présente avec la lumière de l’Évangile, comme Dieu la veut, dans la civilisation des peuples, dans les transformations sociales, économiques, politiques. (12 décembre 1977)
18- Le Scapulaire du Mont-Carmel : « Je tiens d’abord à dire que le scapulaire de la Vierge du Carmel est un signe de l’espérance que porte chacun en son âme, en son cœur, dans sa vie. Celui qui meurt en le portant ne verra pas les flammes de l’enfer. Mais je voudrais en détromper plusieurs et leur dire qu’il ne s’agit pas là d’une fausse promesse, c’est-à-dire qu’elle ne s’appuie pas sur notre propre réalité. La promesse de la Vierge veut éveiller dans le cœur de chacun ce sentiment eschatologique, c’est-à-dire cette promesse de l’au-delà : travaillez sur cette Terre avec l’âme et le cœur tournés vers le Ciel en sachant que personne ne peut s’installer définitivement en ce monde, sinon que nous sommes des pèlerins en route vers l’éternité, en nous souvenant que les choses de la Terre passent, que l’éternel est ce qui demeure. C’est cela, avant tout la transcendance!
La Vierge, comme l’Église, comme le Christ, nous offre un message transcendant et c’est ce qui donne à l’Église son originalité que ne possède aucune autre promesse de libération. […] L’Église veut un monde meilleur, mais elle sait que la perfection ne se réalisera jamais dans l’histoire, qu’elle se situe au-delà, ce Salut d’où nous vient la Vierge, cette destinée céleste où notre mère nous attend, cette destinée en ce paradis d’où trouve son origine le scapulaire, lien qui nous rattache à cette éternité. Personne ne porte le scapulaire en ne pensant qu’aux paradis de la Terre, au contraire, en pensant au Salut éternel, où après ma mort je vais être sauvé. Cela est très bien, cultivons cela, ne perdons pas de vue ce premier message de la Vierge, la spiritualité. » (16 juillet 1977)
19- Le Christ est le Roi universel des nations : « Le Christ dit que son Royaume n’est pas de ce monde. Et cela ne veut pas dire, expliqua le pape Pie XI, lorsqu’il proclama la fête du Christ Roi - que le Christ est absent du pouvoir et des richesses de la Terre. Ce qu’Il veut dire, c’est qu’Il jugera, à partir d’une autre dimension, religieuse, les consciences des politiciens, des riches et des pauvres également, à partir d’une perspective eschatologique, de Règne des cieux, de transcendance. Mais tout ce pouvoir – Christ l’a dit – sera jugé par Lui, parce qu’Il est le Messie et le Roi Universel des nations. » (14 janvier 1979)
20- La bataille de Saint Michel Archange contre le dragon : « C’est l’Église qui souffre des menaces du dragon qui veut tuer le fruit de ses entrailles, qui ne veut pas que le Christ naisse sur la Terre, dans les cœurs et dans l’Histoire. C’est ici que se produit cette terrible lutte de l’Archange Saint Michel qui vient affronter ce dragon pour défendre l’Église et ce Christ qui naît dans les cœurs et dans les peuples grâce à la prédication et au ministère des prêtres, des catéchistes, des religieuses qui vont semer la doctrine du Christ, en la faisant naître dans le cœur des enfants, des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. Cela déplaît au dragon, cela le dérange que le Christ naisse de plus en plus sur cette Terre et c’est pourquoi il persécute l’Église, qui donne naissance au Christ qui naît dans les cœurs. Et cette lutte durera toute l’Histoire.
C’est pourquoi nous ne devons pas nous surprendre lorsque l’on dit que l’Église est persécutée. Il appartient à sa nature d’être persécutée. Si dans les pages mêmes de la Bible, il est prophétisé sous la figure de cette femme qui est persécutée par le dragon qui veut l’emporter, elle et son fils. Il s’agit là des forces évidentes de l’enfer qui plusieurs fois, prennent comme ministres, les agents de cette Terre, les gens qui appuyant la persécution n’écoutent pas l’Église, la calomnient, la persécutent. Mais l’Église possède la garantie qu’il existe un prince des milices célestes qui la protège et la défend. Et à la fin des temps, nous raconte l’Apocalypse, le dragon sera vaincu définitivement, et l’enfant de Marie triomphera, avec ce peuple dont nous parlions avant, dans le Règne des cieux. » (29 septembre 1977)
Source :
Homélies du bienheureux Oscar Romero
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=787063