Comment se fait-il que ce "tout" ait été si fragile ?

Le Forum Catholique

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Scrutator Sapientiæ -  2013-12-05 17:51:58

Comment se fait-il que ce "tout" ait été si fragile ?

Bonjour et merci, Lamy.

1. Je souscris à ce que vous écrivez, mais j'essaie de pointer du doigt "une énigme", quitte à ce que je doive constater qu'elle n'en est une que pour moi, ce dont je vous prie de bien vouloir m'excuser.

2. Que je sache, les (futurs) papes Jean XXIII et Paul VI, et leurs frères respectifs, dans l'épiscopat, n'ont, pendant des décennies,

- rien opposé de radical à la dogmatique catholique, ni à la liturgie catholique, qui a été globalement reçue et transmise, au sein de l'Eglise, jusqu'au milieu des années 1960, le Mouvement liturgique n'ayant pas été un mouvement d'opposition à la liturgie,

et

- rien opposé de substantiel à la lex sciendi théologienne sans laquelle nous n'aurions jamais eu le Concile Vatican II que nous avons eu, et qui a (eu) une influence considérable sur la lex orandi et sur la lex credendi dominantes postérieures au Concile.

3. J'y vois la preuve du fait suivant, mais je me trompe peut-être : ce qui est toujours nécessaire, à savoir la fidélité en matière dogmatique et liturgique, n'est pas toujours suffisant, pour faire en sorte que n'apparaisse pas un état d'esprit, qui n'est pas dépourvu d'arguments,

- mais qui, d'une part, doit être canalisé, rappelé à l'ordre de l'essentiel, pour pouvoir donner vraiment du fruit,

- et qui, d'autre part, porte en lui des germes d'infidélité ultérieure, y compris à l'égard de la dogmatique et de la liturgie.

4. Comment se fait-il que les uns et les autres, les évêques et les théologiens qui étaient déjà en fonctions dans les années 1920 et dans les années 1930, n'aient pas VU qu'il y une antinomie fondamentale entre la fidélité respectueuse de la dogmatique et de la liturgie catholiques, et l'ouverture, plus bienveillante que vigilante, sur une manière de faire de la théologie qui découle elle-même d'une manière de faire de la philosophie incompatible avec le substantialisme inhérent au catholicisme ?

Je suis bête, mais pour moi c'est une énigme.

C'est à cause de cette cécité collective là que je suis tenté de dire que "le combat à mener" doit être à la fois intellectuel et liturgique.

Bonne fin de journée et à bientôt.

Scrutator.
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