Vous n’avez donc rien lu

Le Forum Catholique

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Yves Daoudal -  2013-08-14 13:23:12

Vous n’avez donc rien lu

de ce que je vous avais mis en lien, et vous préférez reproduire des sornettes.

Je répète donc que le chantre incomparable de la Dormition est saint Jean Damascène. Et puisque vous ne voulez pas lire ces pages sublimes, voici les extraits qui parlent, sans la moindre équivoque, de l’assomption corporelle de Marie, qui fait partie de la doctrine « orthodoxe » de la Dormition.

Dans le premier discours

Ton corps sans souillure et très pur ne fut pas abandonné à la terre : mais aux demeures royales des cieux tu fus emportée, toi, la reine, la souveraine, la maîtresse, la Mère de Dieu, la vraie Theotokos.

Aujourd’hui la Vierge sans tache, qui n’a pas entretenu d’affections terrestres, mais s’est nourrie des pensées du ciel, n’est pas retournée à la terre ; comme elle est en réalité un ciel vivant, elle est placée dans les tentes célestes.


Dans le deuxième discours

Et ainsi le corps très saint est placé dans le glorieux et magnifique monument. De là, après trois jours, il est emporté dans les hauteurs vers les demeures célestes.

Il fallait en effet que cette demeure digne de Dieu, la source non creusée de main d’homme, d’où jaillit l’eau qui remet les péchés, la terre non labourée, productrice du pain céleste, la vigne qui sans être arrosée donna le vin d’immortalité, l’olivier toujours verdoyant de la miséricorde du Père, aux fruits magnifiques, ne subît pas l’emprisonnement des abîmes de la terre. Mais de même que le corps saint et pur, que le Verbe divin, par elle, avait uni à sa Personne, le troisième jour est ressuscité du tombeau, elle aussi devait être arrachée à la tombe, et la mère associée à son Fils. Et comme il était descendu vers elle, ainsi elle-même, objet de son amour, devait être transportée jusque dans « le tabernacle plus grand et plus parfait », « jusqu’au ciel lui-même ».

Il fallait que celle qui avait donné asile au Verbe divin dans son sein, vînt habiter dans les tabernacles de son Fils. Et comme le Seigneur avait dit qu’il devait être dans la demeure de son propre Père, il fallait que sa mère demeurât au palais de son Fils, « dans la maison du Seigneur, dans les parvis de la maison de notre Dieu. » Car si là est « la demeure de tous ceux qui sont dans la joie », où donc habiterait la cause de la joie ?

Il fallait que celle qui dans l’enfantement avait gardé intacte sa virginité, conservât son corps sans corruption, même après sa mort. Il fallait que celle qui avait porté petit enfant son Créateur dans son sein, vécût dans les tabernacles divins.

Il fallait que l’épouse que le Père s’était choisie vînt habiter au ciel la demeure nuptiale.

Il fallait que celle qui avait contemplé son Fils en Croix et reçu alors au cœur le glaive de douleur qui l’avait épargnée dans son enfantement, le contemplât assis auprès de son Père.

Il fallait que la Mère de Dieu entrât en possession des biens de son Fils, et fût honorée comme Mère et servante de Dieu par toute la création. L’héritage passe toujours des parents aux enfants ; ici cependant, pour emprunter l’expression d’un sage, les sources du fleuve sacré remontent vers leur origine. Car le Fils a soumis à sa mère la création tout entière.


Dans le troisième discours

apprenons à connaître le surprenant mystère: comment ce corps fut enlevé, puis emporté dans les hauteurs, puis ravi au Ciel, comment la Vierge est placée auprès de son Fils au-dessus de tous les ordres angéliques: rien en effet ne s'interpose entre la Mère et le Fils!



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