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La première chose à faire, à mon avis, est de cesser d'attendre le jugement du divorce pour commencer la procédure de nullité.
Ce serait une façon de séparer l'Etat de l'Eglise. En effet, c'est un corollaire de l'obligation de "passer à la mairie" avant de se marier religieusement que de ne pas pouvoir faire reconnaître la nullité du mariage avant que le divorce ait été prononcé.
La deuxième chose est de considérer que la plupart des mariages sacramentels en France sont nuls,
...précisément parce qu'en obligeant les fiancés à "passer à la mairie", on met insidieusement dans leur têtre que l'Eglise est d'accord avec l'Etat, donc avec le divorce, la contraception, l'avortement, et bientôt, si on ne se mobilise pas assez, avec le mariage "homo", etc.
Il faut face à ce scandale réagir au niveau de la formation des fiancés. En amont, par une catéchèse digne de ce nom durant l'enfance (vaste programme - mais déjà en insérant une catéchèse sur le mariage dans les programmes où cela ne figure pas, on ferait un grand progrès).
Puis, certains envisagent un "catéchuménat du mariage" et j'y suis favorable, non seulement en raison de la faible valeur, en général, de la catéchèse de l'enfance, mais aussi en raison de la maturité des fiancés qui permet d'aborder des thèmes de façon plus précise.
Il faut savoir que dans des procès en reconnaissance de nullité, il y a des gens qui sont tout surpris en voyant leur signature au bas de la déclaration d'intention : cela montre très clairement que la préparation a été bâclée. On doit faire un effort au niveau de cette préparation.