Le Forum Catholique

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images/icones/ancre2.gif  ( 700957 )Mariage "homo" : vers la fin de l'anglicanisme par Paterculus (2013-01-16 15:19:53) 


Toronto, 16 janvier 2013 (Apic) L’évêque anglican James Cowan permet dès à présent la bénédiction des unions civiles homosexuelles dans son diocèse de Colombie-Britannique, à l’extrême ouest du Canada. La décision du prélat anglican, communiquée début janvier 2013, met ainsi en application la volonté du synode diocésain de mars 2010, précise dans sa dernière édition "Anglican Journal" (AJ), le journal national de l’Eglise anglicane du Canada.


Article complet sur Apic.

On nous y dit :

Les prêtres réticents sont dispensés


En fait, à chaque fois qu'il y a une décision dans ce sens au sein de la communion anglicane, cela fait des tas de ralliements à l'Eglise catholique.
L'ordinariat pour les catholiques anciens anglicans va encore se renforcer !

Votre dévoué Paterculus
images/icones/nul.gif  ( 700965 )l'église anglicane autorise l'ordination d'évèques homosexuels unis civilement par jejomau (2013-01-16 16:31:17) 
[en réponse à 700957]

A découvrir dans cet article de La Croix.

Dès lors, il est manifeste qu'ils ne peuvent pas ne pas faire aux autres ce qu'ils s'appliquent déjà à eux-mêmes !

L'Eglise Anglicane est morte, oui !
images/icones/3c.gif  ( 700988 )bishops homos "chastes" mais excusables si obstinés hypocrites par Presbu (2013-01-16 18:49:50) 
[en réponse à 700965]

et donc en pratique "generally accepted": C'est le commentaire très 'british' d'un journaliste influent: selon le nouvel archbishop de Cantorbery, l'important reste seulement de ne pas scandaliser les faibles et les arriérés "catholicisants", on pourra ordonner bishops des gays ou des lesbiennes pourvu qu'ils déclarent vivre désormais chastement. Comme l'a dit Oscar Wilde, l'un de leurs grands ancêtres, faire ce genre de promesse "c'est tirer un chèque sur une banque où l'on n'a pas de compte."
images/icones/hein.gif  ( 701016 )C'est quoi ça ? par Steve (2013-01-16 20:54:41) 
[en réponse à 700957]

Mon Père, bonsoir.

Une "bénédiction des unions civiles homosexuelles", qu'est-ce que ça signifie ? Des gens du même sexe qui se sont unis civilement, sont bénits par un prêtre (anglican) ?

Simple geste de bienveillance vis-à-vis des personnes... Ou encouragement public ? Encouragement à quoi ?

Ce n'est ni un mariage ni une reconnaissance du mariage. Tout au plus une simagrée "pastorale". Au risque de déstabiliser l'institution et les gens qui suivent un mode vie plus conforme à leur dignité humaine (et leur dignité d'enfant de Dieu).
Dans la contrée où je vis (loin de la Colombie britannique), ces cas-là me semblent assez rares : les mariés homo. n'ont pas souvent envie de demander la bienveillance publique de l'Eglise.

Par contre, les bénédictions de mariés dont un (les) conjoint (s) est (sont) divorcé (s) sont plus fréquentes. Qu'ils soient bénits, ça leur fait plaisir et ça ne mange pas de pain (?).

Mais, s'agit-il vraiment de lâcher le troupeau pour partir à la recherche de la brebis perdue ?
Excusez le glissement.

Avant d'entrer dans ces démarches pastorales, publiques mais fictives... Avant ou simultanément ? Ne faudrait-il pas examiner la possibilité de libérer le conjoint trompé d'un lien qui - pour elle ou lui - n'aurait été qu'un leurre, une tromperie dès l'origine ? Comme souvent, ce serait moins facile et plus correct.
images/icones/ancre2.gif  ( 701021 )Avec vous, je change de sujet. par Paterculus (2013-01-16 21:24:32) 
[en réponse à 701016]

Cher Steve,

Oui, il y a - en France notamment - des bénédictions de couples de divorcés. Il y a même eu des cas où des prêtres ont été forcés de donner ce genre de bénédictions alors que c'est interdit. Ce fut d'ailleurs l'un des rappels les plus remarqués de Benoît XVI lors de sa visite en France en 2008.

Ces bénédictions (de "couples" d'homosexuels ou de couples de divorcés) ont quelque chose de sacrilège : on ne peut bénir que ce qui est bien, et là on bénit des baptisés qui ont l'intention d'avoir des relations sexuelles en dehors du sacrement de mariage, ce qui est un péché mortel.

Ce que vous suggérez est juste, à condition de bien comprendre les termes.

S'il s'agit de libérer le conjoint qui a été trompé par l'autre, celui-ci ayant eu des relations extra-conjugales, la tradition catholique est unanime et ne peut par conséquent pas varier : l'adultère d'un des conjoints ne supprime pas le lien du mariage.
La raison me paraît en être que Dieu lui-même reste disponible au pécheur repentant, même après un péché mortel.
Je pense que dans le sacrement de mariage on doit avoir conscience de représenter Dieu pour le conjoint.

Mais s'il s'agit de libérer le conjoint qui a été trompé dans le moment même du mariage (vous dites "dés l'origine"), parce que les intentions de l'un ou de l'autre, par exemple, n'étaient pas les bonnes, alors il y a la possibilité de faire reconnaître cette invalidité des intentions et donc du mariage.
Je regrette certaines lourdeurs de la procédure, mais pour être juste il faut être prudent, donc lent.
La première chose à faire, à mon avis, est de cesser d'attendre le jugement du divorce pour commencer la procédure de nullité. Ce serait une façon de séparer l'Etat de l'Eglise. En effet, c'est un corollaire de l'obligation de "passer à la mairie" avant de se marier religieusement que de ne pas pouvoir faire reconnaître la nullité du mariage avant que le divorce ait été prononcé.
La deuxième chose est de considérer que la plupart des mariages sacramentels en France sont nuls, précisément parce qu'en obligeant les fiancés à "passer à la mairie", on met insidieusement dans leur têtre que l'Eglise est d'accord avec l'Etat, donc avec le divorce, la contraception, l'avortement, et bientôt, si on ne se mobilise pas assez, avec le mariage "homo", etc.
Il faut face à ce scandale réagir au niveau de la formation des fiancés. En amont, par une catéchèse digne de ce nom durant l'enfance (vaste programme - mais déjà en insérant une catéchèse sur le mariage dans les programmes où cela ne figure pas, on ferait un grand progrès).
Puis, certains envisagent un "catéchuménat du mariage" et j'y suis favorable, non seulement en raison de la faible valeur, en général, de la catéchèse de l'enfance, mais aussi en raison de la maturité des fiancés qui permet d'aborder des thèmes de façon plus précise. Il faut savoir que dans des procès en reconnaissance de nullité, il y a des gens qui sont tout surpris en voyant leur signature au bas de la déclaration d'intention : cela montre très clairement que la préparation a été bâclée. On doit faire un effort au niveau de cette préparation.

Cela dit, il restera sans doute toujours un petit nombre de gens dont le mariage aura été nul malgré les précautions, et parmi eux une certaine proportion pour lesquels on ne pourra pas prouver la nullité.

Courage, donc, et abandon à la volonté de Dieu : notre espérance est qu'Il nous conduit vers Lui par les moyens qui nous sont adaptés.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/abbe1.gif  ( 701031 )Mariage : Oui, mais... par Père M. Mallet (2013-01-16 22:06:01) 
[en réponse à 701021]

Merci Cher Paterculus pour vos excellentes interventions.
Juste quelques petits bémols pour cette fois :

La première chose à faire, à mon avis, est de cesser d'attendre le jugement du divorce pour commencer la procédure de nullité.


Cela, c'est une décision de certaines officialités, pour éviter d'une part que la procédure ecclésiastique ne soit manipulée et utilisée comme argument ou preuve dans le procès civil ; et dans l'espoir d'une réconciliation encore possible (c'est rare, mais ça arrive).


Ce serait une façon de séparer l'Etat de l'Eglise. En effet, c'est un corollaire de l'obligation de "passer à la mairie" avant de se marier religieusement que de ne pas pouvoir faire reconnaître la nullité du mariage avant que le divorce ait été prononcé.


Non, ce n'est en rien un corollaire, c'est totalement indépendant, c'est un choix libre des officialités.

La deuxième chose est de considérer que la plupart des mariages sacramentels en France sont nuls,


...j'ai bien peur que vous n'ayez raison, beaucoup de couples étant souvent des non-pratiquants qu'il faudrait pouvoir rechristianiser pour leur mariage.

...précisément parce qu'en obligeant les fiancés à "passer à la mairie", on met insidieusement dans leur têtre que l'Eglise est d'accord avec l'Etat, donc avec le divorce, la contraception, l'avortement, et bientôt, si on ne se mobilise pas assez, avec le mariage "homo", etc.


Pas sûr, j'ai l'impression qu'ils comprennent bien que c'est une obligation légale imposée par l'état.

Il faut face à ce scandale réagir au niveau de la formation des fiancés. En amont, par une catéchèse digne de ce nom durant l'enfance (vaste programme - mais déjà en insérant une catéchèse sur le mariage dans les programmes où cela ne figure pas, on ferait un grand progrès).
Puis, certains envisagent un "catéchuménat du mariage" et j'y suis favorable, non seulement en raison de la faible valeur, en général, de la catéchèse de l'enfance, mais aussi en raison de la maturité des fiancés qui permet d'aborder des thèmes de façon plus précise.


Oui !

Il faut savoir que dans des procès en reconnaissance de nullité, il y a des gens qui sont tout surpris en voyant leur signature au bas de la déclaration d'intention : cela montre très clairement que la préparation a été bâclée. On doit faire un effort au niveau de cette préparation.


Dans la paroisse où je suis, on leur donne un canevas, ils rédigent leur déclaration d'intention à la main, le prêtre contrôle et éventuellement s'entretient avec chacun des deux pour s'assurer qu'ils ont bien compris ce que propose l'Eglise et que c'est cela qu'ils veulent. Et au besoin on leur fait rajouter une phrase - pourvu qu'ils soient pleinement convaincus.
Par exemple dans un couple qui vivait déjà ensemble (et avait un enfant), la femme écrit qu'elle était d'accord pour avoir un deuxième enfant. Surpris, je l'interroge : elle avait eu tellement de mal à avoir le premier, un deuxième serait déjà fantastique ; et d'autres encore, elle n'osait en rêver ! Elle a donc rajouté une petite précision...

images/icones/ancre2.gif  ( 701036 )Eh bien ! par Paterculus (2013-01-16 22:17:51) 
[en réponse à 701031]

Merci pour votre intervention bienvenue et vos précisions !

Mais je ne pouvais croire que ce fût une décision des officialités d'attendre que le divorce soit prononcé avant d'entamer les démarches pour la reconnaissance de nullité.
Car j'ai connu un cas où, consciente que son premier mari attendait cette reconnaissance pour se marier (cette fois validement), une femme faisait traîner le procès de divorce, de sorte que l'âge où la fiancée de son ancien mari aurait pu avoir des enfants soit passé avant le mariage. Si vous me suivez, c'est un peu compliqué...

Je ne m'expliquais pas autrement cette attitude de l'officialité que je considère injuste si elle est appliquée à tous les cas indifféremment.

VdP